Un enorme merci pour vos reviews, ca me fait vraiment plaisir tt plein

Gro bisous pour toi ma tite Ishtar, parce que sans toi… sans toi ca ferai mal au yeux de me lire tellement je fais de faute :s

Supre gros poutoux tt pour vous

CHAPITRE 6

Jamais Severus n'avait connu une attraction magique aussi puissante. La vague que le jeune Potter avait laissé déferler l'avait désorienté à un point tel que sa vision devint de plus en plus floue. Il savait où il se trouvait mais c'était bien la seule chose dont il avait conscience.

Lorsque son prénom fut prononcé il aurait dû réagir et sortir de l'état comateux dans lequel il se plongeait peu à peu, mais l'appel qui lui était lancé demeura plus intense et précieux que tout le reste.

Ce fut en s'écroulant sur les dalles de sa classe qu'il rejoignit celui qui le désirait tant.

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Harry était à terre, recroquevillé en chien de fusil, et tremblait de tous ses membres lorsque Severus le vit. En deux enjambées il fut à ses côtés.

- Monsieur Potter ?

Aucune réponse. Tendant une main incertaine, il tenta de lui faire prendre conscience de sa présence.

- Potter ?

- …

- … Harry ?

Le garçon leva enfin ses yeux pour poser son regard perdu dans celui de son professeur. Les larmes coulaient encore silencieusement sur ses joues déjà trop humides aux goûts de Snape, qui, d'un geste tendre, les sécha d'un revers de la main. Cependant, la réaction qui suivit ne fut pas celle à laquelle il s'attendait.

- C'est votre faute, commença Harry à voix basse. C'est à cause de vous que je suis ici, à cause de vous que je vais mourir… Je vous hais, JE VOUS HAIS !

Tout en disant cela le jeune homme s'était jeté sur son enseignant pour lever et abattre ses poings là où il le pouvait, répétant en hurlant que tout était de la faute de l'homme.

- C'est votre potion ! C'est vos cours ! C'est vous, vous m'entendez ? VOUS !

Bien que les coups fussent douloureux, Severus ne fit rien pour endiguer la rage de son élève et se protégea uniquement le visage et le ventre.

Puis le silence revint aussi vite qu'il était parti. Un corps chaud et toujours tremblant s'effondra sur Snape tandis que des bras rageur le retenaient dans une étreinte forte et désespérée. En oubliant le mal que lui procuraient encore les coups, Severus referma les siens autour de la taille du gryffondor et laissa glisser ses mains sur toute la longueur de son dos, sur sa nuque, dans ses cheveux, calmant du mieux qu'il pouvait son Ha-… élève.

- Je suis désolé, murmura-t-il à l'oreille de ce dernier.

- Me laissez pas…

- Je…

- Non s'il vous plaît, ne me laissez pas encore tout seul.

Le serrant plus fort contre lui, Severus le berça lentement jusqu'à calmer les soubresauts d'Harry, et son étreinte lui fut rendue avec remerciements et plaisir par le jeune homme à bout de tout. Après quelques minutes passées ainsi à même le sol, ils se relâchèrent et s'éloignèrent afin de se relever, mais la tâche s'avéra plus difficile à réaliser pour un certain professeur endolori par la colère de son étudiant. Comprenant la raison de ses mouvements lents et précautionneux, Harry l'aida doucement à se remettre sur pied tout en détournant un regard empli de honte.

Une fois debout, Severus prit le visage de son ancienne Némésis entre ses mains et se noya dans le tourbillon de sensations qu'il découvrit dans les yeux couleur poison. Gêné, Harry détourna son regard et d'une légère pression le maître des Potions l'obligea à replonger dans ses orbes noirs.

- Monsieur Potter regardez-moi. Le ton était doux mais imposait l'obéissance. Potter je…

- Pardon.

- De quoi ?

- Pour vous…vous avoir…

- Pour m'avoir quoi ?

- Frappé.

- C'est déjà oublié Po-…

- Harry. Je m'appelle Harry, professeur, pas Potter… pas ici.

- Très bien, dans ce cas puis-je vous offrir quelque chose…Harry ?

Alors que le propriétaire du nom allait répondre, une certaine partie de son corps le fit à sa place. Son ventre laissa échapper un gargouillis digne de ce nom. C'est alors qu'il proposa sa réponse.

- Des spaghettis à la carbonara… ?

Autant étonné qu'amusé, le professeur Snape entraîna son protégé dans des cuisines fraîchement imaginées, le fit s'asseoir et s'occupa de repas sous le regard insistant de son étudiant.

A ce moment-là, au plus profond de son cœur, le Survivant se promit de ne jamais oublier le sourire qui étirait les lèvres de son enseignant.

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Quelque part dans la réalité, un directeur courait dans les couloirs d'une école de sorcellerie suivi par un corps flottant. En effet, le grand Albus Dumbeldore se précipitait en direction de l'infirmerie afin d'y déposer l'homme qu'il considérait comme son propre fils, Severus Snape.

- Pompom ! Pompom !

A peine son prénom prononcé, une tornade blanche s'immobilisa en voyant le professeur inconscient. Le prenant immédiatement en charge, elle demanda ce qui s'était passé.

- C'est une longue histoire ma chère Pompom… Disons simplement que la magie de monsieur Potter l'a... affecté.

- Encore des cachotteries Albus ! Que se passe-t-il avec Snape et Potter à la fin ?

- Et bien ils ont comme…

Un gargouillis bruyant s'éleva subtilement dans la pièce. Tandis que Pomfrey observait le fin sourire qui ornait les lèvres de l'enseignant, Albus poursuivit.

-… une complicité grandissante.

Tout sourire, le directeur de l'école laissa ses deux protégés entre les mains de l'infirmière, et partit sans oublier de marmonner de façon joyeuse certaines choses concernant un léger manquement au règlement.

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De leur côté, les deux hommes savouraient la plus délicieuse des illusions magiques, à savoir la gastronomie. Severus se révéla être un cuisinier doué et Harry n'en était pas moins ravi. Le silence entre les deux n'était pas lourd, mais une légère gêne restait présente malgré tout.

Après tout, qui aurait pu imaginer que le professeur le plus cruel et redouté de toute l'école serait en train de faire à manger pour l'élève qui l'insupportait le plus. Il est vrai que cette situation était plus qu'étonnante.

Cependant, Severus ne comprenait pas pourquoi le garçon s'était emporté de la sorte. Il lui poserait la question plus tard et exigerait une réponse.

Une dernière minute de cuisson et le repas fut prêt.

- Prenez des couverts pour deux Harry, nous allons manger dans le salon… si cela vous convient.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Harry avait sorti ce dont ils auraient besoin et attendait déjà d'être servi pour se remplir le ventre. Il avait faim, et l'odeur qu'il imaginait sentir lui chatouillait agréablement les narines.

Quand Severus se retourna, le spectacle d'un Harry en train de saliver avec une assiette tendue le fit sourire une nouvelle fois, et sans plus attendre il leur servit à manger.

Le repas fut tout aussi silencieux que la préparation, et la gêne était encore présente. Snape décida d'attendre la fin du repas pour enfin lui poser les questions qui lui tournaient dans la tête. En attendant, il fallait vite briser cette atmosphère trop silencieuse, sinon rien ne sortirait du garçon.

- Vous avez l'air d'apprécier on dirait…

C'est stupide ce que tu viens de dire…s'il n'aimait pas ça il ne t'en aurait pas demandé !

- Heu oui… c'est vraiment très bon monsieur.

- Vous savez Harry, ici, nous ne sommes pas réellement à Poudlard. Vous pouvez m'appeler par mon prénom si cela peut vous faire plaisir.

- C'est que heu… merci prof- Severus…

Un rire léger s'échappa des lèvres du dit professeur. Cet élève était vraiment le contraire de l'image qu'il s'était construite de lui durant toute ces années.

Et cela lui plaisait.

Les couverts furent déposés dans la cuisine avec de petits cliquetis, et dès cet instant, l'un comme l'autre sentirent le temps des questions arriver. Harry prit la parole le premier à la surprise de Snape.

- Je suis vraiment désolé pour tout à l'heure. C'est juste…

Il ne finit pas sa phrase.

- Harry, pourquoi avoir réagi de la sorte ? Vous savez pourtant que je ne vous ferais pas de mal.

- Je sais.

- Alors pourquoi ?

Harry prit une grande inspiration, et après avoir pris plusieurs profondes respirations, il se lança dans son explication.

- Par moments, j'entends comme un bourdonnement. Au début je n'y prêtais pas attention, mais à force j'ai reconnu des paroles.

- Qu'avez-vous entendu ? L'infirmière ? Proposa Severus avec une note d'espoir dans la voix.

- Je ne sais pas, peut-être.

Une petite pause s'installa pendant que le garçon revivait ce qui s'était passé. Severus ne l'interrompit pas et lui laissa le temps nécessaire pour s'ouvrir enfin sur ce qu'il avait vécu.

Après plusieurs minutes, Harry revint à lui et continua.

- Quand vous êtes partis tout à l'heure, je suis resté seul et des souvenirs me sont revenus. J'ai eu peur et je vous cherchais. J'ai tellement pensé à vous que je vous ai vu, vous déambuliez entre ce que j'ai pensé être les tables de votre salle de classe dans les cachots.

Et puis quand tout fut fini, j'ai entendu à nouveau des voix. J'ai reconnu le professeur Dumbledore et le professeur McGonagall. Avec eux il y avait quelqu'un que je ne connaissais pas.

Les yeux à nouveau dans le vague, sa voix commença à trembler. Voix triste. Homme qui souffre.

- Je ne voulais pas écouter mais j'ai pas pu arrêter les paroles… il a parlé de moi et… et…

Les larmes étaient présentes dans les yeux verts et elles ne passèrent pas inaperçues. Harry ne vit rien venir. Des bras puissant l'encerclèrent avec force et réconfort tandis que le corps chaud et protecteur de Severus était pressé avec douceur contre le sien.

La main fine et blanche du professeur caressait lentement la nuque de son élève, et sans prononcer un mot il l'incita à continuer.

Amorphe, Harry poursuivit d'une voix morte.

- Et il a dit que si je ne me réveillais pas d'ici deux semaines au maximum, le coma m'emporterait à force de me vider de ma magie.

Le temps se figea brusquement. Le Golden Boy allait mourir…

Jamais…

Severus le releva soudainement et le maintint par les épaules afin qu'il puisse plonger dans ses yeux. D'une voix forte et sûre il tenta de réveiller le garçon.

- Ecoutez-moi bien Harry, vous n'allez pas partir comme ça vous m'entendez ?

- …

- Potter soit vous vous réveillez soit je vous promets que vous n'aurez jamais reçu pareille retenue de toute votre vie !

Le garçon trembla.

- Regardez-moi Harry !

Il leva les yeux.

- Je vous interdis de me faire une chose pareille vous m'entendez ?

- …

- Est-ce bien clair !

- Oui…

Harry fondit en larmes et se jeta contre son enseignant. Ses bras s'accrochèrent avec désespoir à son cou et sa tête s'y réfugia également. Severus quant à lui l'enserra plus fort, et poussé par des sensations étranges, il lui embrassa les cheveux tout en lui murmurant qu'il l'aiderait de toutes ses forces.

Le Garçon qui a survécu va mourir… Par ma faute ? Merlin qu'ai-je fait ?

La respiration de Harry commençait à se calmer sous les caresses et les paroles réconfortantes de Severus. Mais un moment aussi agréable compte tenu de la situation ne dure jamais longtemps.

Un léger picotement, comme une démangeaison, apparut sur l'avant bras gauche du maître des potions. Cependant il n'y prêta pas attention, préférant garder contre lui la chaleur tremblante du corps de son élève… et de ce fait il allait arriver en retard et devrait assumer la punition qui s'en suivrait.

Il frissonna.

Pour Harry cela ne passa pas inaperçu. Après tout, comment un homme autant maître de lui-même pouvait-il montrer un sentiment ? L'homme dont il était question gardait toujours tout pour lui.

Décidé à savoir ce qu'il se passait, il releva la tête des robes de son professeur pour le lui demander.

- Professeur…

- Non Severus.

- Pardon.

Un petit silence s'installa entre eux, l'un amusé par la réaction du plus jeune, et ce dernier honteux de ne pas pouvoir appeler son professeur par son prénom. Un soupir sortit doucement d'entre les lèvres de Severus puis il posa lui-même la question.

- Que voulez-vous savoir Harry ?

- Heu… rien Monsieur ! Heu je veux dire Severus…

- Harry je ne vais pas vous mangez ! Je griffe, je mordille, mais je ne mange pas.

Une grosse rougeur s'empara du visage aux yeux verts alors qu'il déchiffrait un beau quiproquo entre les paroles de son enseignant et celles que son cerveau lui transmettait. Severus n'en rit que plus fort, augmentant la superbe teinte qui se propageait maintenant jusqu'à la racine des cheveux de Harry.

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Dans le monde des éveillés, l'infirmière ne savait plus que penser des étranges teintes que prenait le visage de son patient favori, et encore moins les sourires de plus en plus fréquents du maître des potions.

- Que Merlin me vienne en aide sinon je vais me retrouver chez les fous…

Déconcertée mais résistante, Pompom entreprit de continuer toutes sortes d'examens pour essayer de trouver une solution au problème Potter, ainsi que la raison pour laquelle Severus se retrouvait également ici.

Alors qu'elle allait terminer son travail, un détail la frappa. La manche légèrement relevée sur le bras du professeur laissait voir la hideuse marque qui noircissait et semblait vibrer sur la peau blanche.

Inquiète et alarmée, elle se précipita vers la cheminée et appela d'urgence Albus. Il fut à peine arrivé qu'elle lui expliquait déjà ce qu'elle avait vu, dires vérifiés de visu par le directeur.

- Il faut le ramener Pompom, ou je risque de perdre un fils à la prochaine réunion.

Il n'en fallut pas plus pour que l'infirmière se lance dans un combat inconnu pour ramener l'espion, utilisant ainsi toutes ses connaissances en médicomagie.

Au bout de 30 minutes de lutte, Severus ouvrit enfin des yeux papillonnants.

- Harry… ?

Qu'est-ce qui se passe encore… ?

Dumbledore s'avança doucement de son lit et lui prit la main de manière à ce qu'il ne s'énerve pas.

- Severus sais-tu où tu es ?

- Harry…

- Non Severus, Harry est toujours dans le coma. C'est Albus mon garçon.

- Albus ?... MERDE !

Dans un grand sursaut le patient se releva pour chercher du regard où était le jeune Potter. Une forme allongée dans des draps blancs interpella son regard sombre. D'un pas chancelant et fébrile il se dirigea vers lui sous le regard étrange de son mentor.

Severus s'approchait doucement du corps endormi et l'atteignit après quelques petites glissades mal assurées. A peine était-il arrivé que son bras le lançait déjà dans un rappel de son devoir de Mangemort, rappel hideux du rôle qu'il devait tenir et des conséquences qui s'en suivrait.

Il s'accroupit lentement au niveau du lit pour que son menton repose sur le matelas, accompagné par une main légèrement tremblante qui parcourait les cheveux en bataille du jeune homme.

Un murmure plus tard, le sombre professeur quitta l'infirmerie sous le regard triste de son employeur et ami. Tout au fond de lui, ce dernier espérait simplement que son protégé allait lui revenir vivant, car intact n'était pas un mot approprié dans cette situation, et encore moins un luxe dont il pouvait se permettre de rêver.

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La pièce dans laquelle il transplanait à chaque fois le fit presque frissonner tant elle était froide. Alors qu'il se hâtait auprès de son « Seigneur », Snape barricada son esprit comme à chaque réunion, souhaitant faire tenir ses murs et autres tromperies aussi longtemps que possible.

Suivant un dédale de couloirs tristement décorés, il rencontra plusieurs « compagnons » sur la route. Quelques uns le regardaient avec colère, d'autre avec envie de par la place qu'il occupait malgré les soupçons, tandis que certains possédaient une lueur malsaine dans leur regard.

Finalement les deux grandes portes se dressèrent sur son chemin.

Cependant, la seule chose qu'il put apercevoir en les ouvrant fut qu'il ne serait pas le seul puni se soir. Alors qu'il comptait déjà trois hommes apparemment moldus à terre, le premier d'une longue série de sort le frappa en pleine poitrine.

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Harry n'avait pas compris pourquoi son professeur avait disparu aussi rapidement et pas progressivement comme d'habitude.

Après la révélation qu'il lui avait faite, ils s'étaient finalement installés sur le balcon fraîchement créé pour discuter. Alors qu'une douce ambiance de confiance était établie entre eux, Severus s'était volatilisé, laissant derrière lui un vide oppressant.

Harry ne réalisa pas tout de suite ce départ précipité tant il était abasourdi, et quand ce fut le cas, il se replia sur sa confortable chaise et fixa l'horizon qu'ils avaient choisi ensemble.

Au bout de quelques minutes, un léger courant d'air lui souleva les cheveux de façon douce et rassurante… la main de son enseignant.

Un murmure…

Un sourire…

Il allait revenir. Il venait de lui promettre à sa manière. Les paupières lourdes, Harry s'assoupit en même temps que la somptueuse vue qui s'offrait à lui disparaissant doucement, ne gardant en mémoire que les mots qui lui avaient été adressés.

- Vous me devez un dessert Monsieur Potter…un fraisier serait parfait.

Tite question … Vous voulez une Happy end ou pas ? Dites moi quoi TT