Bonjour à tous ! Voici le chapitre 6 !:) Alors ? Qu'est-ce qu'on dit ?... « T'en as mis le temps » ?... Hem... Je ne m'attendais pas à une réponse comme ça... Bon d'accord, puisque vous le voulez : je vous présente mes plus plates excuses pour avoir mis autant de temps à poster ce chapitre. Que voulez-vous, avec les exams et tout et tout... J'ai malheureusement pas trop eu le choix. :s Voilà, je suis pardonnée ? (Dites oui, dites oui siouplait !:D )

Enfin bref, je voulais encore une fois vous dire un gros MERCIIIIIII pour toutes ces reviews et tous ces compliments ! Ha la la, si vous saviez à quel point ça me fait plaisir... mais si vous saviez ! ;)

Et sans plus attendre je vais vous donner le nom de celle à qui je dédicace ce chapitre. Il s'agit pour cette fois-ci de... ... ALMA77 !:D Je te fais de gros bisous, ma petite Alma adorée, et j'espère que ce chapitre te plaira ! En passant (toujours très subtils mes coups de pub, n'est-ce pas ? ), je vous conseille à tous d'aller lire les fics d'Alma, qui sont très agréables, notamment celle intitulée A la recherche des elfes, d'un style tout nouveau dont vous me direz des nouvelles !:p Bonne lecture à toi, Alma !

Et bonne lecture à tous ! Bizouch !

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Chapitre 6 : Le début du voyage

Deux mois jour pour jour s'étaient écoulés, pendant lesquels Sidawethiel ne se mêla pas aux autres races présentes à Imladris, ni même à sa propre race d'ailleurs.

Sitôt le Conseil terminé, on lui attribua une chambre d'hôte, et ce fut Maeghen qui lui servit de guide jusqu'à la chambre, tâche dont il se serait bien passé si elle n'avait été commandée par le Seigneur Elrond en personne...

De cette chambre, Sidawethiel ne sortit que très peu, ne recherchant aucune compagnie et vivant presque en totale autarcie au beau milieu d'une cité elfique en pleine effervescence. Ses repas lui étaient servis directement dans sa chambre, et les va-et-vient discrets de la domestique formaient les seules visites de l'elfe. Sidawethiel profita de ce laps de temps pour se reposer et se remettre totalement de sa chute, tout en méditant sur ce qui s'était passé ces derniers jours, notamment sur son admission dans la Communauté...

- « Un vrai coup de tête, admit Sidawethiel avec beaucoup de remords, et les Valar seuls savent combien ce n'est pas dans mes habitudes... Je ne sais même pas ce qui m'a prit : dès qu'il y a eu cette révélation sur Sauron et l'Anneau, je n'étais plus moi-même... Il fallait... Oui, il fallait que je me rende utile, pour une fois, que je fasse tout, que je tente tout pour détruire définitivement cet Anneau. Même si je sais que nous n'y arriverons pas... C'est une cause perdue... »

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Le Seigneur Elrond, ainsi que bon nombre d'elfes importants d'Imladris, fut présent lors du départ de la Compagnie, au crépuscule du 25 décembre de l'an 3018 du 3° Age selon le calendrier des Hommes.

Après avoir recommandé la petite troupe aux Valar, et après lui avoir personnellement souhaité la réussite dans sa périlleuse entreprise, Elrond annonça à tous que le départ était imminent. Tous dirent au revoir, ou plutôt adieu à ceux qui comptaient pour eux, tandis que Sidawethiel se contentait d'ajuster ses bagages sur le dos du seul poney qui allait manifestement les suivre dans leur périple.

Dès que tous furent prêts, la Communauté de l'Anneau prit la route du Mordor, quittant la belle citée d'Imladris par la porte principale cette fois. Leur voyage à travers la Terre du Milieu pouvait commencer...

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Cela faisait à présent plusieurs jours que les dix compagnons s'étaient mis en marche. Sidawethiel ressentait beaucoup de déception, car ils avançaient beaucoup moins vite qu'espéré. Cela était dû à la présence des hobbits, peu habitués à de tels voyages et à un rythme trop accéléré. L'elfe devait donc se contraindre à modérer son impatience. Impatience due à quoi ? Sidawethiel soi-même ne savait pas vraiment. Impatience des combats, probablement. C'est tout ce que l'elfe n'avait jamais connu. Mais surtout impatience de mener à bien cette mission, pour que sa vengeance soit enfin accomplie et que la vie puisse reprendre son cours...

- Sidawethiel ? Vous êtes avec nous ?

Sortant brutalement de sa rêverie, l'elfe, en tête de la troupe, se retourna et leva les yeux sur ses compagnons qui lui jetaient des regards étonnés. Le nain avait un air narquois où se mêlaient arrogance et fatigue. Les hobbits, un peu plus loin, étaient renversés sur le sol, apparemment incapables de faire un pas de plus.

- Je disais, reprit Aragorn, que nous allions faire une pause. Il nous faut nous ménager avant de commencer l'ascension du mont Caradras...

- Une pause ? désespéra Sidawethiel. Encore ? Mais nous nous sommes assez reposés cette nuit, me semble-t-il ! Il n'y en avait pourtant pas l'intérêt !...

- Alors vous savez parler, elfe ! coupa Gimli, visiblement d'humeur sarcastique. Pendant un moment j'ai bien cru qu'un orc ou une autre créature malfaisante vous avait coupé la langue au cours d'une quelconque bataille ! Haha !

En effet, Sidawethiel n'avait pas ouvert la bouche depuis le début du voyage, confirmant le bruit qui courrait quant à la grande discrétion des elfes. Mais à cette seconde précise, Sidawethiel avait plutôt envie de faire mentir la rumeur selon laquelle les elfes savent garder en toutes circonstances un sang-froid hors du commun...

- Tout le monde n'est pas exempt de dormir, Sidawethiel ! lui répondit Boromir sans prendre garde à l'intervention de Gimli, tout en s'asseyant lourdement sur le sol. Il semblait lui aussi exténué sans vouloir le montrer. Tout le monde n'est pas elfe ! Nous arriverons bien assez tôt au Mordor, n'ayez aucune crainte. Mais il faut nous y rendre frais et dispos, prêts à combattre.

Sidawethiel abandonna le dialogue, sachant qu'il ne mènerait à rien, et se mura de nouveau dans le silence. A ce rythme là, il leur faudra des mois et des mois pour atteindre le Mordor, et ce même en ligne droite ! Quelle difficulté y avait-il pourtant à marcher ? Ce n'était pas comme s'ils devaient sans cesse être aux aguets, craignant chaque seconde une attaque d'orcs, et redoutant chaque fois qu'ils soient suffisamment supérieurs en nombre pour...

Sidawethiel préféra soudain arrêter de penser, ou plutôt de se remémorer sa propre expérience, et s'assit sur une pierre plate, prenant pour une fois le temps d'admirer le paysage sous ses yeux. Leur route traversait une plaine immense, à perte de vue. Le soleil illuminait cette plaine et faisait ressortir les quelques roches dispersées çà et là, tranchant avec la monotonie du paysage. Une petite forêt plus à l'ouest se détachait de l'horizon pour des yeux experts ou elfiques. Ces bois semblaient bien différents de la dense et sombre forêt de Mirkwood, que Sidawethiel n'avait alors pas quittée depuis fort longtemps. L'elfe en avait même oublié le chaud contact du soleil sur sa peau...

Une ombre lui cacha le soleil quelques secondes, et en relevant la tête Sidawethiel croisa le passage du magicien Gandalf, qui alla s'asseoir à côté de Frodon pour le réconforter. C'est à ce moment que l'elfe se rendit compte de son égoïsme : les hobbits étaient fatigués, mais ils avaient bien de quoi l'être. C'était de braves créatures, qui malgré leur manque d'expérience dans les champs de bataille n'hésitaient pas à braver tous les dangers pour une cause juste. Ils étaient vraiment courageux... en particulier Frodon. Quel fardeau que celui du Porteur ! Peu d'elfes auraient démontré une telle bravoure, c'est évident...

Après avoir passé une bonne dizaine de minutes à converser à ses côtés, Gandalf tapota sur l'épaule de Frodon qui semblait avoir retrouvé un peu de confiance, puis il se releva tant bien que mal à l'aide de son bâton et fit face à la Compagnie.

- Allons mes enfants, courage ! dit-il d'une voix paternelle. Il nous faut arriver au pied du mont Caradras avant la nuit. Là nous reprendrons nos forces, car nous en aurons bien besoin pour effectuer l'ascension...

Tout le monde se prépara alors à repartir, plus ou moins de bonne grâce. Sidawethiel, se levant, jeta un dernier coup d'œil à la lisière de la forêt. Alors que l'elfe avait détourné la tête, quelque chose lui revint en mémoire, et d'un mouvement plus rapide que la vue humaine Sidawethiel braqua de nouveau son regard sur les arbres, avec la certitude d'avoir vu bouger par là autre chose qu'un simple écureuil ou qu'un chétif oiseau. Plissant les yeux pour mieux examiner les arbres, l'elfe commençait à faire quelques pas pour s'en approcher, mais la voix du sage magicien retentit.

- Sidawethiel, l'interpella Gandalf. Aidez donc ce pauvre Frodon à monter sur le dos de Bill, voulez-vous ? Je crois qu'une trop longue marche à pied l'épuise plus que personne...

Sidawethiel obéit sans discussion au magicien, cachant avec difficulté sa déception. Frodon se laissa faire, la lassitude se percevant déjà sur ses traits. Il se retrouva donc à califourchon sur le dos du poney, son grand ami Sam à ses côtés pour diriger la brave bête. Sitôt fait, et avant de laisser le temps au hobbit de prononcer le moindre remerciement, Sidawethiel rejoignit Legolas à son poste habituel d'éclaireur, tout en gardant fraîchement en mémoire l'épisode étrange de tantôt...

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Il faisait froid. Sidawethiel ne le ressentait pas, mais il faisait très froid. Les éléments semblaient être contre la Communauté, à n'en pas douter. Depuis qu'ils avaient commencé leur ascension du mont Caradras, il y a quelques jours, il n'avait cessé de tomber de la neige. Et plus ils approchaient du sommet de la montagne, plus les bourrasques se faisaient violentes et glacées.

Sidawethiel et Legolas étaient les moins incommodés par la situation, car leur nature elfique leur permettait de ne pas s'enfoncer dans la neige. Leur rôle d'éclaireur s'était modifié, et à présent ils étaient chargés de tester les sentiers sûrs pour permettre à la compagnie de progresser.

Soudain, le Prince de Mirkwood se figea net. Sidawethiel, ne comprenant pas tout de suite sa réaction, décida une fois à son niveau de l'imiter, et tendit l'oreille.

- Vous l'entendez aussi, n'est-ce pas ? lui murmura Legolas en tournant dans sa direction son doux visage aux traits fins.

- En effet, c'est Saroumane ! comprit l'elfe, se laissant envahir par la crainte et la colère.

Saroumane ! Le magicien blanc ! Un être d'une grande puissance, mais qui malheureusement n'était plus de leur côté. Une grande perte que la sienne ! Car avec lui, Sauron aurait eu un adversaire de poids ! Mais faute d'être un ennemi farouche, il lui était un fidèle allié...

- Nous ne pouvons pas continuer ! Les hobbits courraient à leur perte ! cria soudain Boromir en essayant de couvrir le bruit du vent, tout en soutenant avec mal Merry et Pippin, visiblement transis de froid.

Même Gimli, dont la nature naine en faisait un être fort et robuste, sembla accueillir cette phrase avec soulagement.

- Il le faudra pourtant, lui répondit Sidawethiel avec une grande détermination. Il n'a jamais été dit que ce périple serait facile. C'est notre chemin, nous n'avons pas d'autre choix que de le suivre !

- Nous avons le choix, maître elfe ! objecta Gimli. Nous pouvons passer par les mines de la Moria !

Les mines... Elles symbolisaient l'enfermement, le tombeau pour Sidawethiel ainsi que pour chaque être de race elfique. Cela semblait une alternative bien peu réjouissante...

En jetant un coup d'œil à la Communauté pour pénétrer l'avis de chacun, Sidawethiel se rendit compte que la grande majorité des membres désirait aussi faire demi-tour.

- Alors quoi ? Vous abandonnez dès la première difficulté ? dit l'elfe d'un ton ferme en s'adressant à l'ensemble des compagnons. Ne vous rendez-vous donc pas compte que reculer devant l'ennemi, ce serait montrer de la faiblesse ! Il faut au contraire aller de l'avant, pour lui prouver qu'il ne nous fait pas peur !

- Il n'est pas question ici de faiblesse, mais de sagesse, corrigea Aragorn d'une voix forte, tandis que la tempête se faisait de plus en plus menaçante. Vous nous conseilleriez donc de continuer, et ce uniquement pour tenir tête à notre ennemi ? Mais à quoi cela avancerait-il, si nous devions tous mourir dans cette entreprise ?

- Il ne me plait pas de pénétrer dans les mines, avança Legolas de sa voix claire, sous le regard noir de Gimli. Mais si c'est l'unique solution qu'il nous reste, alors je ne reculerais pas.

Tous les regards se tournèrent vers Gandalf, considéré comme le plus sage et le plus expérimenté des membres de la Compagnie, et qui était resté jusque-là muet sur la question, comme perdu dans des songes anciens...

- Gandalf ? demanda Gimli avec un regard plein d'espoir, alors que la neige battait toujours plus furieusement le flan de la montagne.

Le magicien sembla sortir de sa torpeur, et doucement celui-ci se retourna pour fixer Frodon.

- C'est au Porteur de l'Anneau que revient cette lourde décision, annonça Gandalf résolument. Allez, Frodon, choisissez la voie à suivre, nous vous suivrons.

- « Frodon ? », se demanda Sidawethiel, perplexe. « Gandalf le sage demande à Frodon de choisir la route ? Quelle imprudence ! Il est beaucoup trop fatigué par le voyage et affaiblit par l'Anneau ! Et il est bien trop jeune pour faire un choix judicieux. Il n'a aucune idée de l'impact que cela peut avoir !... Gandalf restera décidément toujours aussi énigmatique quant au pourquoi de ses actes... »

- ... Je choisis de passer par la Moria, déclara après un court instant de réflexion le hobbit, sous l'approbation muette de ses congénères, gelés par les bourrasques de neige.

Sidawethiel n'en revenait pas. Quelle perte de temps inutile que ce détour ! Les longues journées qu'ils avaient passées à se surpasser pour avancer toujours plus vite dans la neige n'avaient ainsi servit à rien, il leur fallait à présent revenir sur leurs pas...

Alors que tous se retournaient, se résignant quelle que fut leur intime conviction à redescendre le mont Caradras, Sidawethiel n'esquissa pas un mouvement et déclara haut et fort :

- Vous faites une grave erreur, jeune hobbit. Cela ne servira qu'à nous faire perdre du temps. Peut-être sous-estimez vous trop votre endurance ? En tout cas il ne sera pas dit que j'aurais reculé devant la première difficulté.

Aragorn s'arrêta, soudainement inquiet.

- Allons Sidawethiel... Venez, nous ne pouvons rien rétorquer à la décision du Porteur...

L'elfe allait faire un geste, mais se retint au dernier moment. Une pensée s'attarda sur sa famille, dans les bois de Mirkwood, qui devait attendre son retour. Sa famille ! Elle comptait sur Sidawethiel, elle lui accordait toute sa confiance. Est-ce que l'elfe oserait encore se présenter devant eux si à la première épreuve imposée par les Valar, la Communauté avait échoué ? Valait-il mieux redescendre avec les autres compagnons, ce qui revenait à courber l'échine devant la puissance de l'ennemi, ce que Sidawethiel s'était juré de ne jamais plus refaire ?

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Ca y est ! Le chapitre est fini ! Alors, qu'en pensez-vous ? Que signifie la dernière phrase, à votre avis, ainsi que l'emploi du mot « refaire » à la toute fin ? Quel choix va donc faire Sidawethiel ? Toutes les reviews seront les bienvenues, je n'attends que ça ! ;D

Et encore merci à vous tous de suivre patiemment cette fic, même si les uploads sont un peu longues à venir... Je vous fais de gros bisous, et rendez-vous au prochain chapitre ! ... ze vous aime !:D

Caladwen