Coucou ! Vous m'avez manqué, dis donc !:) J'ai profité des vacances pour m'avancer un peu dans la rédaction, et, résultat : voici le chapitre 12 ! Je le trouve un tout petit peu plus long que d'habitude, ce chapitre. Je sais pas pourquoi, disons que dès que je l'ai commencé je ne pouvais plus m'arrêter !:D

Alors, c'est avec un grand plaisir que je déclare dédier ce chapitre 12 à ... EWINA ! Bravo Wiwi, et merci pour toutes tes gentilles reviews ! J'espère que je ne te décevrai pas. :) Et allez voir la fic de Wiwi, parce que, si elle est une grande lectrice, elle s'est aussi lancée dans l'écriture ! Je te pousse d'ailleurs à continuer, ça te va si bien ! ;p

'Vous inquiétez pas : je suis sadique, mais il y a des limites. (si si !) Vous allez savoir dès le début de ce nouveau chapitre d'où vient la flèche, et à qui elle est destinée. Alors place au nouveau chapitre ! Je vous souhaite une très bonne lecture.

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Chapitre 12 : La dissolution

Boromir et Aragorn n'eurent pas le temps de bouger, et bien leur en prit, car la flèche les évita de peut pour aller se planter... dans l'épaule de Gollum ! Ce dernier croassa de douleur, et arracha la flèche d'une main pour essayer de contempler sa blessure. Pendant ce temps les deux Hommes, paralysés par l'étonnement, virent Sidawethiel surgir de l'orée du bois derrière eux, son arc à la main. On pouvait clairement lire sur ses traits de l'incrédulité et de la colère.

- Par tous les Valar ! s'écria Sidawethiel dans un juron. Je n'ai jamais raté de cible par le passé ! Comment se fait-il que je ne l'ai atteint que superficiellement, lui ? La main des Valar a été à l'œuvre, assurément !

Sidawethiel eu le temps d'encocher une nouvelle flèche et de la brandir en direction de Gollum avant qu'Aragorn ne se précipite pour lui baisser impérieusement son arc.

- Mais que faites-vous ? lui demanda Sidawethiel sans chercher à cacher son irritation, détournant à regret son regard de sa proie.

Gollum, quant à lui, profita de ce petit contretemps pour aller se cacher en claudiquant tant bien que mal dans les fourrés de la rive adverse du fleuve. Après cet épisode, il aura de quoi en vouloir aux elfes pour tout le restant de sa misérable vie...

- C'est plutôt à moi de vous poser cette question, rétorqua le rôdeur sans prendre garde à la contrariété de l'elfe.

Sidawethiel enragea.

- Ne voyez-vous pas que Gollum est un serviteur du mal, un espion ? Consciemment ou non, il l'est ! Auriez-vous préféré que nous restions sagement sans agir en attendant qu'il nous dérobe l'Anneau ?

L'espace d'un instant, l'Anneau lui revint à l'esprit dans toute sa beauté. Si beau... si brillant... Il ne pourrait appartenir qu'aux elfes, et non pas à cette créature visqueuse !... A cette pensée Sidawethiel eu subitement mal à la tête.

- Qui sait si en le tuant nous n'aurions pas justement montré à l'ennemi que nous sommes sur nos gardes, et que nous avons découvert ses plans ? Il est toujours plus judicieux d'en savoir d'avantage que l'ennemi en temps de guerre, et de contrôler les informations qu'il croit nous voler...

La réponse d'Aragorn ne satisfaisait pas Sidawethiel. L'elfe s'approcha tout près du rôdeur, et le fixa de son regard perçant.

- Et bien je n'ai aucun regret, Aragorn, déclara simplement Sidawethiel d'une voix posée et ferme, de manière à couper court à la discussion. Et sachez qui si vous ne vous étiez pas interposé, Gollum ne représenterait plus une menace à l'heure qu'il est.

Aragorn, qui ne désirait pas entrer en conflit avec un membre de la Communauté pour éviter de créer une tension, préféra ne rien répondre à l'elfe. Boromir ne disait rien non plus, mais il exprima clairement son point de vue en adressant à Aragorn un lourd regard de reproche à la dernière phrase de l'elfe.

Après un instant de silence, Sidawethiel s'éloigna et laissa les deux Hommes à leurs réflexions, préférant rejoindre le campement de la Communauté. Une fois atteint, l'elfe s'adossa contre un arbre un peu à isolé, l'air sombre, et tenta de calmer sa fureur. De quel droit cet Humain se permettait-il de lui donner des ordres ? Surtout des ordres aussi peu avisés ! Cela était indigne d'un homme qui se prétendait le meneur de cette quête !... Si seulement Gandalf était toujours en vie...

- Est-ce que tout va bien ?

Sidawethiel, qui savait que cette question lui était adressée, tourna à contrecœur la tête du côté de son interlocuteur. L'expression de son visage devait être impressionnante, car le pauvre Sam se détourna fébrilement et murmura un « pardon » inaudible et maladroit avant de s'éloigner pour rejoindre ses compagnons hobbits.

Gimli, assis non loin des hobbits, et Legolas, qui se trouvait accroupis à ses côtés, discutaient ensemble sans sembler se soucier de quoi que ce soit. Néanmoins, Sidawethiel cru voir qu'ils lui jetaient de temps en temps de petits coups d'œil à la dérobée.

- J'ai faillit tuer Gollum... dit Sidawethiel en réponse à la question de Sam, d'une voix neutre.

Il y eu un moment de flottement, et les hobbits s'entre-regardèrent, paraissant ébahis.

- Et à présent il est blessé, probablement enragé, et près à nous attaquer à n'importe quel moment, continua Aragorn alors qu'il revenait tout juste au campement, accompagné de Boromir.

Ces paroles eurent pour effet de rafraîchir sans attendre la bonne humeur naissante des hobbits et des autres compagnons.

Ce fut au tour de Sidawethiel de ne rien daigner répondre au rôdeur. Leurs relations devenaient manifestement bien tendues, car ils n'abordaient apparemment pas les problèmes de la même façon. Là où Sidawethiel voyait un coup audacieux, tuer Gollum, Aragorn ne repérait qu'une imprudence. Mais pour qui se prenait-il donc, cet homme, pour croire sa stratégie supérieure à la sienne ? Avait-il traversé des millénaires de combats, lui ? Oui c'était risqué, mais croyait-il vraiment qu'ils réussiraient à détruire l'Anneau sans prendre un minimum de risques ? Et puis avaient-ils seulement la moindre chance de détruire l'Anneau ?

A ces pensées, Sidawethiel ne put s'empêcher de regarder l'Anneau, et alors, en un éclair, alors que ses yeux croisaient l'éclat doré du joyau, l'elfe ressentit l'Appel. Ce n'était pas l'appel d'un simple anneau, non... C'était l'appel de la Force, de la Puissance, du Pouvoir...

... de la Vengeance...

Alors Sidawethiel eu une énorme envie de s'emparer de cet Anneau. Oui, personne d'autre ne pourrait mener à bien leur mission, et certainement un pauvre petit perian comme Frodon. Un perian ! Ces créatures sont si basses, si stupides ! Elles ne peuvent même pas imaginer tout ce qui leur serait possible de réaliser avec un tel Pouvoir... N'y tenant plus, Sidawethiel se leva, l'épée à la main, et s'apprêta à fondre sur les hobbits pour les exterminer, tous...

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Alors que les hobbits commençaient à s'inquiéter en voyant une si grande fureur dans les yeux de Sidawethiel, Legolas rejoignit l'elfe en un instant et se positionna en face, la main dressée, tout en lui murmurant d'étranges paroles elfiques. La magie fit bien vite son effet, et Sidawethiel lâcha son épée avant de s'écrouler à terre, perdant connaissance...

... A son réveil, il faisait nuit, et la Communauté formait un cercle à ses côtés. Quand Sidawethiel commença à se dresser sur son séant, tous les compagnons s'entr'appelèrent et lui accordèrent toute leur attention. La première personne que Sidawethiel vit fut Legolas, qui scrutait son visage intensément.

- Tout va bien, dit-il après quelques instants, plus à l'encontre des autres compagnons qu'à la sienne. A présent le poison a totalement disparu de son corps, cela ne se reproduira plus.

Les hobbits gardèrent un air craintif, et s'éloignèrent bien vite de Sidawethiel dès qu'ils le purent. Les autres compagnons se contentèrent d'hocher la tête, mais semblaient perdus dans leurs réflexions. Sidawethiel comprit en scrutant le visage de Legolas qu'il ne croyait pas ce qu'il venait de dire, et qu'il savait que cela avait un rapport avec l'Anneau...

Car il n'y avait plus de poison dans son corps depuis bien longtemps déjà...

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Le lendemain, la Communauté reprit son chemin sans événement marquant. Tout le monde semblait avoir oublié le passage inquiétant de la veille, se fiant au mensonge du Prince Legolas. Mais ce dernier, lui, ne quittait plus des yeux Sidawethiel. En effet, l'elfe sentait une grande méfiance dans son regard, qui restait braqué dans son dos tout au long de la journée. Sidawethiel n'osait même plus porter son regard sur la barque de Frodon, et lorsque par hasard cela arrivait sa vue déviait immédiatement. C'est dans cet état de tension que la Communauté aborda finalement la rive ouest du fleuve, juste avant les chutes de Rauros. A présent, la Communauté n'avait plus le choix : soit elle choisissait de continuer à l'est du fleuve, ce qui l'emmènerait directement au Mordor, soit elle préférait prendre à l'ouest pour rejoindre le Gondor. Devant l'indécision générale, il fut décidé que ce serait le Porteur de l'Anneau qui résoudrait le dilemme. Le pauvre Frodon ne savait pas plus que ses autres compagnons quelle décision prendre, et il demanda qu'on lui accorde une heure pour faire son choix. Il s'enfonça alors dans le bois bordant la berge, afin de réfléchir en paix.

Sidawethiel, qui s'occupait d'allumer un petit feu pour le repas, l'avait suivit des yeux alors qu'il s'éloignait. L'elfe se rendit compte trop tard que Legolas n'avait rien perdu de cette scène, et donc ce fut sans aucune surprise que l'elfe entendit le Prince de Mirkwood s'approcher et lui parler.

- Vous savez que je devrais prévenir les autres... murmura-t-ilde façon à n'être audible que par une ouïe elfique.

- Que voulez-vous dire ? lui demanda Sidawethiel de mauvaise grâce, sur le même ton.

- Vous le savez bien. Votre conduite aurait pu nous mettre tous en danger, vous rendez-vous compte ? J'ai vite reconnu cette envie de meurtre dans votre regard, et j'ai bien comprit pourquoi vous vous dirigiez vers Frodon. Vous désiriez l'Anneau. Vous n'auriez eu aucun scrupule à tuer le perian pour l'avoir. Cela pourrait passer pour de la trahison.

- Et c'est la raison pour laquelle vous ne cessez de me surveiller depuis lors ? dit Sidawethiel en levant la tête et en soutenant son regard.

- Bien évidemment, lui répondit le prince de Mirkwood d'une voix claire. Je ne crois pas à une trahison délibérée. Il m'apparaît plutôt que l'Anneau a décidé de vous prendre pour cible, et qu'il cherche par tous les moyens à vous tenter. Il marqua une pause. Vous devez lui résister, pour notre bien à tous.

- Ainsi donc vous ne croyez pas que c'est ce que j'essaie de faire ? lui répondit amèrement Sidawethiel, comme à part soi.

Puis l'elfe se dit compte que le Prince avait sans doute raison. Depuis le début de la quête, ses idées de vengeance ne lui quittaient pas l'esprit. Sidawethiel y pensait jusque dans ses instants de repos elfique. L'Anneau avait dû le sentir, et utiliser cette rage pour manipuler l'elfe à sa guise. Sidawethiel eut une désagréable sensation de vulnérabilité.

- Bien sûr que si, lui répondit Legolas. Vous pouvez lui résister. Et de toutes manières il le faudra bien, ajouta-t-il avant de s'éloigner pour aider Merry et Pippin à décharger de la nourriture des barques.

Ces paroles ne quittaient plus Sidawethiel. L'elfe avait la regrettable impression d'avoir déçu le Prince de Mirkwood, son Prince. Il lui faudrait donc regagner sa confiance, ainsi que celle des autres compagnons. Rien ne disait qu'ils croyaient complètement dans l'alibi que lui avait fourni Legolas...

Sidawethiel préféra cesser d'y penser pour l'instant, et chercha à faire le vide dans son esprit. Une fois le campement préparé, tous les compagnons se réunirent autour du feu, attendant le résultat de la délibération du Porteur. L'attente devint pesante, et finit par être inquiétante. Ce fut au moment où Sam remarqua que Boromir était absent que tous se levèrent et décidèrent de s'enfoncer dans le bois à la recherche de leurs deux compagnons. Legolas et Sidawethiel ne furent pas les seuls à ressentir le mal qui grondait dans la forêt, et Aragorn pressa le pas, une partie de la Communauté sur ses pas.

C'est alors que les premiers orcs apparurent.

Sidawethiel laissa s'enflammer son désir de vengeance, et l'elfe dégaina son épée avant de pourfendre tous les orcs à sa portée, les uns après les autres. Mais un détail troubla l'elfe : ces orcs étaient bien plus charnus que leurs autres semblables, et ils se déplaçaient à la lumière du jour. Ce n'était donc pas des orcs, mais des guerriers bien plus redoutables : des Uruck-Hai. Sidawethiel se mit à avoir peur pour Frodon, et espéra que Boromir était avec lui. Au même moment, le son d'un cor déchira le ciel comme un appel suppliant. C'était le cor de Boromir. Aussitôt, Sidawethiel pressa le pas ainsi qu'Aragorn, Legolas et Gimli. Sidawethiel voulu se retourner pour recommander aux autres periannath de rester près d'eux, mais l'elfe remarqua à ce moment que ceux-ci avaient disparu !

Se tournant vers Gimli, qui courait à ses côtés, Sidawethiel lui cria :

- Les hobbits ! Ils ne sont pas là ! Où sont-ils ?

Gimli jeta alors un coup d'œil perplexe derrière lui, puis il continua à courir tout en tranchant des ennemis de sa hache, la mine soudain plus assombrie. Lui non plus n'avait pas remarqué l'absence des semi-hommes. Ils avaient dû être distancés par la bataille. Sidawethiel hésita et voulu retourner sur ses pas pour les rechercher, mais l'appel répété du cor de Boromir l'en dissuada. Il devait être dans une bien fâcheuse position.

Aragorn semblait rendu fou par le son du cor. Il courait à perdre haleine, freinant à peine sa progression pour repousser les urucks toujours plus nombreux à se fondre sur lui. Sidawethiel décida alors d'abandonner son épée et de fier à ses compagnons sa protection tandis que de son arc l'elfe abattait les urucks qui s'approchaient trop dangereusement du rôdeur. Il y avait toujours plus d'ennemi. En son for intérieur, l'elfe sentit que la situation était critique. Tout à coup, Sidawethiel, Legolas et Gimli furent assaillis par un grand nombre d'urucks, qui les séparèrent d'Aragorn, et Sidawethiel dû abandonner le rôdeur à son sort pour se concentrer sur sa survie. La bataille semblait interminable. Lorsque soudain, à force d'acharnement, le nombre d'ennemis fini par s'amenuiser, et les derniers encore debout finirent par s'enfuir. Ils s'enfuyaient comme ça, sans raison ? Etrange...

Les deux elfes et le nain en profitèrent pour courir rejoindre Aragorn, qu'ils trouvèrent à genoux...

... et devant lui se trouvait Boromir, agonisant. Trois flèches l'avaient transpercé de part en part, mais au lieu de se tenir tranquille il cherchait à se redresser et voulait savoir ce qu'étaient devenus les hobbits. C'est à travers son ultime confession que Sidawethiel apprit que l'Anneau l'avait lui aussi tenté, plus sournoisement peut-être qu'il ne l'avait fait pour l'elfe. Il avait donc essayé de le prendre de force à Frodon alors qu'ils étaient tous deux seuls, mais il avait heureusement échoué et c'est en revenant sur ses pas qu'il avait entendu les Uruck-Hai approcher. Sur son trajet il avait rencontré Merry et Pippin qu'il avait défendus du mieux qu'il a pu. Merry et Pippin... Après avoir prononcé ces mots, Boromir demanda dans un spasme pardon à Aragorn de ne pas avoir su tenir pour les protéger. Il semblait avoir de plus en plus de mal à prononcer chacun de ses mots.

Sidawethiel s'approcha en tremblant et s'accroupit près de Boromir, incapable de parler. L'elfe voulait le voir une dernière fois, voulait voir l'Homme qui avait voulu protéger son peuple, et avait pour cela payé de sa vie.

- « Le Gondor et la race des Hommes peuvent être fiers de vous avoir compté parmi eux, Boromir le vaillant, fils de l'Intendant du Gondor. »

Sidawethiel aurait voulu le lui dire, mais avant d'avoir pu esquisser le moindre geste Boromir fut secoué par une ultime convulsion, et son expression se figea.

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+soupir+ Vous pouvez vraiment pas savoir à quel point le passage de la mort de Boromir me touche, me fait souffrir. Pourquoi l'avoir laissé mourir dans cette fic, alors, me direz-vous ? Et bien je vous répondrai que... heu... hem... gné... arg... Et bien... disons que ça devait être comme ça, que Boromir devait peut-être expier de cette manière ses fautes. Et puis... peut-être que mon sadisme n'est jamais très loin aussi, hum ? ;D

Alors, que pensez-vous de l'emprise que l'Anneau a eue sur Sidawethiel, ainsi que de sa tentative de meurtre sur les petits hobbits ? Et pensez-vous que Legolas a bien fait de ne pas dire aux autres compagnons la vraie raison de la « folie » de Sidawethiel ?...

J'espère que ce chapitre vous a plut. Si vous voulez me faire une remarque de n'importe quel ordre qu'elle soit, je vous en prie, appuyez sur le ptit bouton en bas du chapitre, il est là pour ça !:D Gros bisous à tous, et encore merci de me suivre si fidèlement. Je vous adore, vous le saviez ? ;p A bientôt !

Caladwen