Bonjour ! Me revoilà ! Et je suis désolée, vraiment désolée pour avoir prit ce retard. Je sais que quelques jours de retard ce n'est rien, mais quand on se donne deux mois pour un chapitre ça ressemble à du laisser-aller. :s Je vous promets d'essayer d'être dorénavant la plus régulière possible dans les publications. Encore pardon...

Vous, par contre, vous êtes toujours au rendez-vous, et vous ne pouvez pas savoir comme ça me fait plaisir ! Je vous remercie pour vos reviews, et pour votre fidélité. Quand je vous dis que je vous aime !... +love+ ;p

Je dédie ce chapitre à Uruviele et Elysabeth, qui m'ont bouleversée par leur review si profonde et si touchante. Je vous convie tous encore une fois à aller lire les fics de ces deux auteurs géniales, qui me font tant vibrer dans chacune de leurs fics. Merci à vous, mes chers modèles, et très bonne lecture +gros bisous+

Bon, j'ai déjà pris assez de retard comme ça, je ne vais pas non plus m'enfoncer en blablatant pendant des heures. Alors : bonne lecture à vous ! ;p +calins+

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Chapitre 14 : Le Roi de la Marche du Rohan

Le doux parfum boisé de la forêt de Fangorn ne parvenait pas tout à fait à détourner Sidawethiel de ses préoccupations. Merry et Pippin... Mais qu'étaient-ils devenus ? Sidawethiel gardait à peine espoir sur le fait qu'on les retrouve en vie. Il y avait eu tant d'obstacles sur leur route à tous depuis la dissolution de la Communauté... Leur survie tiendrait du miracle. Deux hobbits seuls ne peuvent venir à bout de tant d'épreuves, Sidawethiel le savait. Il se s'agissait probablement que d'un fol espoir, et Sidawethiel n'aimait pas espérer en vain. Enfin ! Ces mortels devaient mourir de toutes façons, cela ne servait à rien de se lamenter sur leur sort.

- Sidawethiel ? lui demanda le nain, qui avançait à ses côtés.

L'elfe se rendit compte que son regard était devenu dur et froid, et apparemment inquiétant.

- Abaissez votre hache, maître nain, se contenta de lui répondre Sidawethiel d'une voix inexpressive. Les arbres de Fangorn ne doivent pas voir d'un bon œil une telle arme se faufiler entre leurs branches...

Le nain s'exécuta, un peu à contrecoeur. Il n'avait pas l'air à l'aise dans cette forêt, ce qui n'était pas surprenant pour quelqu'un de sa race. Même Legolas et Sidawethiel ne pouvaient s'empêcher d'éprouver une once de crainte respectueuse envers cette si vieille forêt. De par sa noirceur, ce lieu rappelait beaucoup à Sidawethiel Mirkwood. L'elfe retrouvait ici cette sensation constante d'insécurité, de malaise, et se demandait si le prince Legolas le ressentait aussi. Peut-être pas. Après tout, il vivait au cœur du royaume sylvain, et non pas dans un endroit isolé, au beau milieu de la forêt sauvage et de ses habitants inamicaux. Malgré cette vague ressemblance, Fangorn était incontestablement plus ancienne que Mirkwood, et semblait emprunte de beaucoup plus de douleur, et de colère. Leur passage serait peut-être plus compliqué que prévu...

La communauté avait pénétré dans Fangorn depuis une heure à présent, suivant Aragorn qui pistait la trace des deux hobbits le long d'une petite rivière. Les quatre chasseurs avançaient désormais à pied, car le soir d'avant leurs chevaux s'étaient échappés, abandonnant leurs cavaliers à leur sort. Legolas avait signalé au groupe que leurs hennissements lui semblaient plutôt synonyme de retrouvaille que l'expression de leur terreur. Sidawethiel s'étonnait de voir que le Prince s'était déjà assez lié à son cheval pour connaître ses émotions. Pour sa part, l'elfe n'avait rien voulu partager avec Arothain. Ce n'est qu'un cheval. Un bref souvenir de Bararoch s'imposa vicieusement à Sidawethiel, souvenir aussitôt refoulé et oublié. Après avoir poussé un soupir pour se redonner courage, Sidawethiel continua la route en observant les environs.

Tout à coup, l'elfe tomba en arrêt devant un arbre de la forêt. Ce hêtre aux longues branches... ne serait-ce pas celui qui avait arrêté sa chute, en Imladris ? La chute avait été rapide, et il faisait très sombre, mais Sidawethiel aurait juré qu'il s'agissait de cet arbre. Mais... comment se retrouverait-il là, si c'était le cas ?

L'elfe aurait voulu grimper pour vérifier si des traces de sang, de son sang, se trouvaient encore accrochées aux feuilles de cet arbre... ou quoi que ce soit. Mais soudain le rôdeur poussa un cri, et fit signe à ses compagnons de le rejoindre. Suivre ses compagnons était sa priorité, mais Sidawethiel se promit de venir régler cette question plus tard. Après avoir fait un tour sur soi, pour mémoriser l'emplacement dans son esprit, Sidawethiel rejoignit le rôdeur. Il montrait du doigt une trace de pas qu'il identifiait comme celle d'un hobbit. Sidawethiel se rendit compte qu'il avait raison. Les orcs ne laissaient jamais d'empreinte si petite, et une odeur putride flottait toujours dans l'air bien après leur passage.

- Ici, les hobbits ont quitté le bord de la rivière, déclara Aragorn. Je ne sais vraiment quelle direction ils ont prise ensuite.

- Atteignons le sommet de la colline, proposa Legolas, oppressé par l'atmosphère sombre de la forêt. De là, peut-être pourrons-nous apercevoir un chemin qu'ils seraient susceptibles d'avoir emprunté ?

Les membres de la Communauté suivirent son avis, et après avoir grimpé jusqu'au sommet ils purent, du haut de leur observatoire, scruter à loisir l'horizon boisé de la forêt. Il n'y avait guère que le sommet des arbres visible depuis leur emplacement. Bien que, en regardant mieux, Sidawethiel remarqua qu'une silhouette se dirigeait du nord dans leur direction.

Regardez ! Entre les arbres ! alerta Sidawethiel.

Les mortels mirent plus de temps à voir ce que l'elfe avait perçu, mais ils finirent par comprendre le danger.

- Le magicien blanc... murmura Legolas.

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En effet, les quatre compagnons pouvaient voir un vieil homme se diriger d'un pas très rapide vers eux. Plus il se rapprochait, et plus sa puissante aura était percevable. Bientôt, même Aragorn et Gimli n'eurent plus guère de doute sur son identité. Mais c'est uniquement cette mince, cette faible probabilité qu'il ne s'agisse que d'un vieillard qui les empêcha de frapper immédiatement.

- Heureuse rencontre ! s'exclama le nouveau venu, et il y avait quelque chose de grand et de terrifiant dans sa voix.

Les quatre membres de la Communauté se demandaient comment réagir, et le nain Gimli fut le plus prompt.

- Servez-vous de votre arc, Legolas, Sidawethiel, dit-il pressement. Empêchez-le d'approcher plus avant !

Les deux elfes prirent leur arc, mais Sidawethiel ne put faire un geste de plus. Une force, une force incroyable bloquait ses gestes. C'est la première fois que Sidawethiel se trouvait dans un tel état d'impuissance, et l'elfe sentait son cœur battre de plus en plus vite. C'est la première fois, et ce sera probablement la dernière.

L'elfe ne pouvait donc faire aucun mouvement, et, à en juger par le manque de réaction de ses camarades, ils devaient eux aussi se trouver dans le même cas. C'est ainsi que l'inconnu pu grimper jusque vers les quatre compagnons sans se faire inquiéter. A mesure qu'il avançait, on pouvait voir un tissu miroitant briller sous ses haillons sales et poussiéreux. Son visage était caché par l'ombre de son chapeau, mais il n'était pas nécessaire de le voir pour deviner qui il était... Saroumane...

Une fois qu'il fut face à eux, Sidawethiel retrouva comme par enchantement l'usage de son corps, et l'elfe ne se fit pas prier pour brandir immédiatement son arc et y encocher une flèche. Tous les compagnons eurent la même réaction, mais tout fut fait en vain, car en un geste, leurs armes tombèrent avec fracas à leurs pieds. C'est alors que l'inconnu fut couvert d'un halo lumineux, si clair et brillant que tous durent détourner les yeux. Pourtant, les deux elfes purent reconnaître un visage derrière cette clarté aveuglante.

- Mithrandir ! s'écrièrent Legolas et Sidawethiel.

Les autres n'avaient pas encore compris, mais ils ne tardèrent pas à comprendre le cri de surprise de leurs deux compagnons alors que la lumière baissait en intensité. Gandalf était en vie.

Sidawethiel tomba à genoux. Tant de moment de doutes, de peur, d'égarement... Cela ne pouvait être possible ! Et pourtant Gandalf était là, plus rayonnant et dégageant plus de sagesse qu'on ne pourrait le dire. Son souffle était court, ses bras tremblaient. Etait-ce donc cela, le poids que l'elfe gardait sur son cœur depuis la disparition du magicien ? Un mélange de rancune contre soi-même, de désespoir violent et de haine envers le monde entier. Puis, ces sensations s'envolèrent, avec ses derniers doutes sur la mort de Gandalf, et Sidawethiel se releva lentement, fixant avec admiration le nouvel être qu'il était devenu. Car Gandalf le Gris, lui, était bien mort, et s'élevait à présent l'ère de Gandalf le Blanc.

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Une fois la surprise des retrouvailles passée, Gandalf prit la tête de la troupe et conduisit ses compagnons à travers la forêt, tout en leur demandant de lui raconter les événements qui se sont déroulés après sa chute. Ce fut Aragorn qui s'exécuta, n'omettant aucun détail, sachant que Gandalf voudrait tout analyser en profondeur. Quand ce fut au tour des quatre compagnons de questionner Gandalf sur sa mystérieuse réapparition, ce dernier leur répondit :

- Il n'y a pas le temps pour de plus amples explications. Je vous raconterais comment je suis devenu, tel que vous me voyez, Gandalf le Blanc. Mais allons ! Cela se fera sur le chemin d'Edoras.

- Edoras ? s'enquit Gimli. Cela fait assurément un bien long trajet à parcourir à pieds, et je pense, Gandalf, que vous aurez le temps nécessaire pour tout nous raconter, et avec d'amples détails !

- Qui vous a dit que nous ferons le voyage à pieds ? le reprit Gandalf, alors que la Communauté débouchait sur une grande clairière.

Alors, par trois fois, Gandalf se mit à siffler, et le son qui sortait de ses lèvres était tel que Sidawethiel cru entendre un écho de ce que fut la Grande Musique composée par les Ainur, au commencement de tout. En réponse, les cinq compagnons entendirent un long hennissement, suivit d'un bruit de galop s'intensifiant. Peu après, les quatre chasseurs purent apercevoir leur trois chevaux revenir vers eux. Hasulfeld et Arod étaient côte à côte et galopaient d'un pas vif, tandis qu'Arothain semblait se déplacer avec moins de fougue. Et, à leur tête, se trouvait un étalon tel que Sidawethiel n'en avait jamais vu sa pareille auparavant.

- Gripoil, prononça Gandalf avec tendresse, en flattant de sa main l'encolure de la bête quand elle arriva à sa hauteur. C'est un Méaras, mes jeunes compagnons. Un Seigneur des chevaux...

Le magicien monta alors prestement sur son puissant destrier, prenant devant lui Gimli, car Gripoil serait plus à même de porter deux cavaliers qu'un autre cheval. Il fut imité par les trois autres compagnons, et dès que tous furent montés une longue chevauchée commença. Les membres de la Communauté ne firent halte qu'à une heure avancée de la nuit, pour permettre aux chevaux de se reposer.

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Ce fut au lever du soleil, le jour suivant, que la Communauté arriva en vue d'Edoras. Sur un haut plateau, à l'horizon, se dressait un grand château, que Gandalf désigna comme s'appelant Meduseld. C'est ici, dit-il, que se trouvait le Roi de la Marche du Rohan, Théoden. Gandalf désirait lui parler pour le prévenir de la situation alarmante de son pays, et lui prodiguer tous les conseils dont il aurait besoin. Sidawethiel n'avait encore jamais rencontré de peuple humain, et il lui tardait de voir s'ils étaient si faibles qu'on lui avait laissé entendre. L'elfe talonna alors son cheval, qui reprit en soufflant la route jusqu'au château.

Dès que les cinq compagnons arrivèrent à Edoras, ils sentirent une atmosphère lourde s'abattre sur eux. Les habitants semblaient méfiants à leur égard, et ils n'étaient manifestement pas les bienvenus en ces terres. Tout en avançant, Sidawethiel regardait les habitants de ce lieu et analysait leur expression. De la peur, mêlée à de l'étonnement et de la méfiance à son égard. Il était loin le temps de Numénor, où tous les hommes tenaient les elfes en haute estime, où ils les respectaient et louaient leur amitié... A présent, les elfes n'étaient plus les bienvenus sur ces terres mortelles... A cette pensée, Sidawethiel fixa son regard droit devant et se désintéressa de ces humains. Qu'ils pensent ce qu'ils veulent, ces faibles enfants d'Iluvatar. Bientôt leur destin sera complètement indifférent à leurs aînés elfes, et ils se rendront compte de ce qu'ils ont perdu...

Les membres de la Communauté descendirent de leurs chevaux, et ils se dirigèrent seuls vers le château. Tout en haut des escaliers menant à Méduseld se trouvaient deux gardes postés de chaque côté de l'entrée. Un troisième soldat sortit de la porte principale, et il attendit que les cinq compagnons arrivent pour prendre la parole :

- Salutations, étrangers ! Je m'appelle Hama. Je vous invite à laisser vos armes à l'extérieur du château, car nul ne doit pénétrer en Méduseld armé. Ordre de Grima Langue de Serpent.

- Et pourquoi devrions-nous obéir aux ordres de Langue de Serpent ? demanda judicieusement Gandalf. C'est à Théoden que nous voulons avoir à faire.

- C'est la volonté de Théoden, répondit Hama.

Cet ordre déstabilisa Sidawethiel, ainsi que ses compagnons. Ainsi donc ils devraient abandonner leurs armes ici, et accorder leur confiance à des hommes qui n'en ont aucune envers eux ?... Legolas, le premier, posa à terre son arc, en demandant aux soldats d'en prendre grand soin, car il lui vient de la Dame de Lumière, Galadriel de Lorien. La mention de ce nom surprit ces hommes, mais ils acquiescèrent silencieusement.

- Qu'il en soit ainsi ! soupira Gandalf, et il déposa Glamdring à terre, prenant appuis sur son bâton.

Aragorn était très rétif à l'idée de se séparer d'Anduril, mais il accepta finalement à contrecœur. C'est à ce moment seulement que Gimli et Sidawethiel se séparèrent de leurs armes, non sans quelques regrets. Sidawethiel se sentait à nu sans armes. C'est qu'à Mirkwood, le danger est partout et constant, alors se déplacer sans arme est du suicide.

- Votre bâton ? demanda vivement Hama au magicien.

- Allons ! répondit celui-ci. Je suis vieux. Voudriez-vous me priver de mon appui, et m'empêcher de me déplacer ?

L'homme réfléchit un instant, et pendant ce temps un des soldats gardant la porte se baissa pour déplacer les armes de Sidawethiel, posées négligemment sur le sol. Sidawethiel le toisa du regard, et le prévint fermement :

- Ne portez pas la main sur mes armes, jeune humain. Elles furent forgées bien avant votre naissance, et vous ne sauriez mesurer leur valeur.

Sur le visage du garde, la surprise se mélangeait à l'indignation, mais il se reprit vite. Le Rohirrim avait trop de fierté pour reculer, et sous le regard médusé de Sidawethiel il exécuta sa tâche et manipula ses armes. Jamais de telles armes n'avaient été touchées par une autre main que la sienne, et Sidawethiel en ressentit un profond sentiment de souillure. Sidawethiel, dont le regard étaient une seconde auparavant fixe et brillant, reprit aussitôt toute sa contenance, et l'elfe se promit une chose : cet homme mourrait. Une fois cette résolution prise et son honneur retrouvé, l'elfe releva fièrement la tête et se prépara à entrer. Hama venait tout juste de décider de faire confiance à Gandalf, c'est pourquoi il s'écarta de leur chemin et donna ordre aux autres gardes de les laisser passer. Les cinq guerriers, désarmés, pénétrèrent alors d'un pas peu rassuré dans le château humain.

La salle où ils arrivèrent était vaste et sombre, et tout au fond se trouvait un haut trône d'or, habilement sculpté pour un ouvrage humain. Là se tenait l'homme qui devait être le roi du Rohan. Sidawethiel le regarda, et ses yeux s'agrandirent un peu sous la surprise. L'elfe n'avait jamais vu d'Homme d'apparence si vieux. Il était rabougri dans son siège et bougeait à peine, comme si chaque mouvement lui demandait effort surhumain. L'elfe eut alors pitié des Hommes et de leur condition de mortels, qui leur faisait vivre des jours bien amers avant qu'ils meurent, inexorablement.

Derrière le roi se tenait une jeune femme, très droite et au visage noble. Sur les marches menant au trône était assis un homme aux longs cheveux noirs et au visage pâle, qui les observait d'un air suspicieux.

- Que venez-vous faire ici, Gandalf Maisongrise ? demanda le roi d'une voix fatiguée.

- C'est évident, oui... murmura l'homme assis sur les marches en se levant. Il vient vous demander de l'aide, il vient vous demander de se battre pour lui, alors que nous avons déjà tant à faire dans notre royaume.

- Je viens vous libérer ! dit Gandalf au roi Théoden, s'avançant pas à pas, tout en ignorant les remarques de celui qui devait être Grima. Cette époque est loin d'être aussi désespérée que vous le croyez. Regardez le ciel.

Alors qu'il prononçait ces mots, le magicien leva son bâton, et tous purent voir un rayon de soleil transpercer les lourds nuages du ciel et tomber par la fenêtre au sol, sur les dalles de la salle.

- Je vous avais dit de lui enlever son bâton ! cria Grima, qui se sentait à présent impuissant devant l'enchaînement des événements.

- Allons ! dit Gandalf tout en faisant tomber sa cape grise, et en dévoilant ses vêtements blancs. Trop longtemps êtes-vous resté dans l'ombre, roi Théoden ! Venez, sortez voir vos gens et portez à nouveau votre épée ! Ils ont plus que jamais besoin de leur roi !

Théoden se leva alors de son trône, et tandis qu'il avait l'air si chétif quelques minutes auparavant, tous purent admirer sa grande stature de roi. Il vacilla juste un instant, temps suffisant pour que la jeune fille qui se tenait, silencieuse, derrière lui accoure lui donner son bras. Après quoi le roi put alors marcher dignement jusqu'à la grande porte de son château. Arrivé là, tous les habitants présents furent surpris et heureux de revoir enfin leur seigneur, en bonne santé, c'est pourquoi ils s'agenouillèrent tous en signe de respect. Le roi avait en effet reprit toute sa force, et la jeune femme lâcha son bras, émue. Hama, qui s'était absenté quelques secondes, revint auprès de son seigneur et, un genou à terre, il lui tendit son épée. Brandissant son épée dans les airs, Théoden avait retrouvé toute la majesté de son vieil ancêtre, Eorl le Jeune, premier de sa lignée et fondateur de Méduseld. Le roi resta un instant dans cette position, pensif, puis, se tournant vers la jeune fille à ses côtés, il lui dit :

- Va Eowyn, mon enfant. Je suis libéré, à présent, et de bien nombreuses affaires m'attendent, dit-il en jetant un regard noir à Grima.

Cette dernière, obéissant à l'ordre de son roi, quitta la salle, non sans avoir posé un long regard sur Aragorn. Le fait que cette femme regarde de la sorte Aragorn semblait à Sidawethiel être un affront à la race des elfes. Car Sidawethiel avait vu le collier elfique qu'Aragorn portait autour du cou. Un bien bel objet, qui symbolisait l'Etoile du Soir, si chère aux elfes. Et un si bel objet elfique n'avait pu tomber en possession d'Aragorn que par amour. Sidawethiel se promit alors de surveiller la jeune humaine de très près.

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Et voilà ! Je suis contente, car je ne m'attendais pas à ce que le chapitre soit de cette taille. ;D Alors maintenant, dites-moi ce que vous pensez du chapitre ! Est-ce que l'arbre qu'a vu Sidawethiel est celui qui lui a sauvé la vie à Imladris ? Et est-ce que vous pensez que l'elfe va vraiment attaquer et tuer le garde qui lui a manqué de respect ? (Héhéhé, moi je sais... ;p) Et puis, que pensez-vous de la méfiance de Sidawethiel envers Eowyn ?...

Merci pour avoir lu ce chapitre, et je vous donne rendez-vous bientôt pour la suite ! (non non, ça ne sera pas en retard cette fois ! Enfin... je vais essayer. :) ) Namarië, chers lecteurs. +s'incline+

Caladwen