Bonjour, me revoilà avec la partie 3 ! Je suis ravie de vous la publier car il y a pas mal d'angst dans ce chapitre ;)
Important /!\ Sinon j'aurais un service à vous demander : je ne sais pas si vous le savez mais Les Satellites, ma fanfiction française préférée de tous les temps, a disparu du site, et son auteure également. Ça me peine vraiment de me dire que je ne pourrai plus jamais la lire donc je voulais vous demander si l'un d'entre vous l'aurais sauvegardé quelque part, ou si vous connaissiez un site où il était possible de la retrouver. Si oui, envoyez moi un message privé et je vous passerez mon mail pour que vous puissiez me l'envoyer. Merci d'avance :)
[Reviews :
CeliaCom7 : Merci, ravie de voir que t'adore cette histoire, c'est aussi l'une de mes préférées :) Heureuse de revoir tes reviews, j'espère que tu aimeras ce chapitre ;)
KlaineGlee : Ravie de voir que ça ne change pas ta vision des personnages ! Pour moi, les fanfictions sont un moyen de garder des personnages avec la même apparence et le même amour l'un pour l'autre, et changer diamétralement l'univers dans lequel ils sont et leur personnalité, c'est ça qui est génial :) En tout cas je n'ai pas lu Romance Politique et la fin ne me donne pas envie de la lire haha, pour l'application Wattpad, je me suis créé un compte ! Je m'appelle Temporina, et je posterai mes fanfics et mes fictions, si tu veux me suivre là-bas ;) Et non, Natalie ne connaît rien du trafic... pour l'instant :p Merci beaucoup, et enjoy !
Alex : Merci ! Il n'y a pas de fréquence malheureusement, comme il n'y aura qu'entre 6 et 10 chapitres et que je suis actuellement en train de bosser sur la chapitre 4, et qu'en plus je suis en terminale donc le boulot me tue :/ Il faut impérativement suivre la fic pour pouvoir connaître les updates...
Saika124 : Bienvenue, et merci beaucoup :) Enemies to lovers est ma trope préférée de tous les temps juste à côté de Best friends to lovers haha, je me devais d'écrire une histoire dessus ;) Encore une fois, merci beaucoup, en espérant relire une review de toi bientôt !]
/!\ Violence.
/!\ Klaine et Glee ne m'appartiennent pas.
Bonne lecture !
Partie 3 : La lutte.
« Kurt, ma fille rentre demain. » annonça Blaine durant le dîner, la table mangeant dans un silence relatif.
Cela faisait bientôt deux mois que Kurt et Finn étaient retenus par le millionnaire, et ça ne ressemblait presque plus à une rétention. Ils se tutoyaient tous, à présent, et commençaient tous à bien s'entendre, ce terme étant probablement relatif.
Ils avaient perfectionnés, à quatre, une petite routine : réveil général à 6 heures du matin, Kurt et Blaine partant courir ensemble tandis que Finn et Santana commençaient leur entraînement intensif. A 7 heures, ils petit-déjeunaient tous ensemble et le duo masculin se rendait à la serre pour cultiver les plans de cannabis donnant de la marijuana, du pavot devenant ensuite de l'héroïne et de la coca pour faire de la cocaïne jusqu'à midi. Ils préparaient ensuite à manger, et les deux sportifs revenaient de leur entraînement.
Kurt avait suggéré à Blaine que Finn et Santana récupèrent la marchandise pour eux, étantr plus imposants. Puis les deux tueurs à gages se rendaient dans la forêt pour s'entraîner à tirer. L'après-midi de Kurt et Blaine consistait à préparer les paquets de drogue pour le lendemain. C'était un travail fastidieux, mais Kurt y était finalement habitué.
« Okay. » répondit Kurt.
« Kurt, tu sais ce que ça signifie. » souffla le brun. « A ses yeux, tu seras mon petit-ami. Finn jouera toujours son rôle de Sam Evans, le garde du corps , et Santana sera se petite-amie qui vit ici. »
« Okay. » continua le châtain.
« Ça te convient ? Satan et toi allez devoir changer de chambres. » s'étonna Blaine.
« Rien de ça ne me convient, mais je ferais avec. » conclut Kurt en haussant les épaules.
« Oh. » souffla-t-il.
En un jour, la maison était prête à recevoir Natalie.
Blaine alla la chercher à l'aéroport, demandant au reste de la maisonnée d'être dans le jardin pour 11 heures. 15 minutes avant leur arrivée, Kurt ne tenait plus en place.
« Hey, » souffla Finn, « est-ce que ça va ? »
« Pas vraiment, non. » répondit Kurt, se tournant vers son frère. « Même si Blaine nous traite bien ce n'est que le début, et j'ai peur de ce qui va arriver. A partir d'aujourd'hui, on aura une adolescente dans cette maison, croyant que je baise avec son père qui veut vraiment qu'on couche ensemble, et croyant que tu couche avec une bonne grosse lesbienne. » confia-t-il.
« Ta gueule, Hummel. » grogna Satan en roulant des yeux.
« Blaine m'a dit ce qu'il visait, Finn, et je suis plutôt certain qu'on aura à tuer des gens pour y arriver. Nos vies sont en danger. » murmura-t-il la voix tremblante.
Depuis qu'ils étaient arrivés dans l'énorme maison du millardaire, les deux frères n'avaient pas pu trop parler, Blaine les empêchant de ''comploter contre lui'' selon ses dires.
« On est à la maison ! » lança Blaine du bout de l'allée.
Kurt regarda Finn une dernière fois, avant de plâtrer un sourire sur son visage.
« Sam ! » s'écria Natalie, sautant dans les bras du grand dadais.
Lorsqu'elle s'en détacha, Blaine posa une main sur son épaule et la guida vers Kurt. « Natalie, je te présente Kurt, mon petit-ami. »
La jeune fille scruta longuement l'homme se tenant devant elle, avant de déposer un baiser sur sa joue en criant : « Enfin ! Depuis le temps que j'attends un beau-père ! »
Blaine éclata de rire, rapidement suivi par Kurt. « D'ailleurs, c'est Santana, la petite-ami de Sam. Elle habitera aussi avec nous. »
« Salut : » sourit Natalie, déposant également un baiser sur la joue de la brune. « Ça va être trop cool ! » lança-t-elle, faisant sourire son père avec joie.
« La semaine prochaine, on partira en week-end à Las Vegas. » annonça Blaine lorsqu'ils se retrouvèrent dans ''leur'' chambre ce soir-là.
« Oh… okay. » répondit Kurt, enfilant son pyjama. « Qu'est-ce qu'on va faire là-bas ? »
« Officiellement, on va rencontrer cette entreprise dans laquelle je vais investir. » sourit le brun. « Officieusement, on va vendre énormément de matos au plus grand hôtel de la ville. »
« Est-ce qu'on en aura assez ? » interrogea le plus jeune.
« Facilement. Ce qu'on prépare depuis deux semaines devrait partir en une nuit pour 5 millions. » dit-il, la jouissance se lisant sur son visage. « C'est ce qu'on fait en un mois avec mes investissements, mais on a tellement récolté qu'il y en a pour 5 millions ! » s'exclama-t-il avec joie.
« C'est la première fois que tu vends en-dehors de la Californie ? »
« Seconde fois. »
« Okay. Cool. » souffla Kurt, rentrant sous les couvertures de l'énorme lit.
Blaine le suivit de près, essayant de se rapprocher de lui. « Reste où tu es, okay ? » lança-t-il.
Le millionnaire se figea et se retourna de son côté du lit. Après un instant, Kurt entendit une voix.
« Je n'ai jamais prévu de t'apprécier autant. »
« Quoi ? » demanda-t-il, feignant de n'avoir rien entendu.
« Rien. » dit Blaine.
Les couloirs de l'hôtel étaient larges, longs, bordés de cadres en or et recouverts de tapis de velours rouge. Blaine suivait l'assistante du parton, la tête haute et un costume gris lui donnant l'air important. Il était suivi de ses trois employés, tous trois aussi habillés que lui, mais tout de même moins en confiance.
« Mr. Anderson ! » lança l'homme assis à son bureau lorsque la porte fut ouverte. « Quel plaisir de vous recevoir ! »
Blaine leur avait parlé des situations où il était obligé de conclure les deals lui-même. Il leur avait dit que c'est pour ça qu'ils étaient là, pour le protéger lorsqu'il ne savait pas ce que l'adversaire préparait.
« Mr. Johnson, enchanté ! » lança également Blaine en serrant la main de l'homme. « Je vous présente mes associés, ils ont tenus à m'accompagner pour veiller à ce que leur investissements dans mon – hum – entreprise soient pris au sérieux. » sourit-il, laissant ses employés saluer l'homme.
« Eh bien, Anderson, allons-y : je vous donne 2 millions pour 300 kg de cannabis. Vous les transférerez à mes employés dès la sortie de mon bureau. » expliqua-t-il, fumant un cigare.
Blaine l'observa un instant avant d'éclater de rire. « Vous êtes fou, Johnson. Ils valent 5 millions. »
« 5 millions n'arrivera jamais, ce sera eux. » répliqua le patron avec un sourire narquois.
« Mr. Johnson, si je puis me permettre, vu les 3 millions de marge que vous vous ferez en vendant la drogue achetée à 5 millions, ce serait un peu gonflé de vous la vendre à 2. » intervint Kurt, sentant Blaine fulminer.
« Écoutez... » souffla l'homme. « soit vous me les vendez à 2 millions, soit j'appelle la police pour venir fouiller les quatre véhicules dans mon parking. »
Blaine sourit. « Seriez-vous en train de me menacer, Mr. Johnson ? »
« C'est vous qui le dites, pas moi. » répliqua celui-ci. « Acceptez-vous ou pas ? »
« 4 millions. C'est le prix le plus bas que je vous ferai. »
« 2 millions. » répondit Johnson en secouant la tête. « Pas un centime de plus. »
« Jamais. » siffla le millionnaire.
« D'accord. »
Johnson posa sa main sur son téléphone, mais sentit immédiatement le pistolet de Santana contre sa tempe, rapidement suivit par celui de Finn.
Il sourit. « Je savais bien qu'ils n'étaient pas des associés. »
« Je ne peux pas vous laisser partir maintenant. » souffla Blaine. « Vous n'êtes pas digne de confiance. »
« Est-ce que vous allez me tuer ? » demanda-t-il.
Le millionnaire secoua la tête. « Je ne peux pas, ça ferait trop de bruit. Et j'aurais à tuer tout ceux qui sont au courant de notre rencontre. »
« Donc qu'est-ce que vous allez faire, Mr. Anderson ? » susurra Johnson avec un air coquin.
« Je vais vous laisser partir. » souffla Blaine, vaincu. « Mais sachez que si vous me vendez à la police ou à qui que ce soit d'autre, votre femme et votre fils seront les premiers à y passer. » menaça-t-il.
« D'accord. » répondit le patron avec un sourire, ne semblant pas préoccupé le moins du monde par les deux armes pointées contre ses tempes.
« On y va. » annonça Blaine, partant à pas vifs du bureau, laissant à peine le temps à ses employés de le suivre.
« Putain ! » hurla-t-il dans l'ascenseur. « Je me suis mis encore plus en danger ! »
Kurt allait lui demander de quoi il parlait lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent pour laisser apparaître un homme en costume lui aussi, regardant Blaine d'un air amusé. Kurt sentit le millionnaire se tendre à ses côtés, tout en laissant un grand sourire éclairer son visage.
« Blaine Anderson. » souffla l'inconnu.
« Sebastian Smythe, quelle surprise. » répliqua Blaine.
L'homme sourit doucement et rentra dans l'ascenseur, Blaine accélérant à nouveau le pas, chuchotant aux trois autres : « C'était un piège. Il n'a jamais prévu de signer le deal. Je suis sûr que nos voitures seront vides, et on ne va pas pouvoir récupérer la drogue. »
« On pourrait. » dit Santana.
« A 4 contre la centaine d'hommes de Smythe ? Aucune chance. Mon jeu, c'est le bluff, mais en toute honnêteté, n'importe qui pourrait me battre avec assez d'hommes. »
« Comment peut-être le plus grand dealer de Californie en bossant tout seul ? » s'étonna Kurt, leur pas résonnant dans le couloir menant au parking.
« Encore une fois, bluff. Satan, Finn, tenez-vous prêts. Je crois qu'on va essayer de nous tuer. »
Au moment où il prononça ce mot, une balle s'éclata contre le mur à côté de sa tête.
« Merde ! » grommela Satan, dégainant son pistolet et poussant Kurt, Blaine et Finn derrière les voitures. « Finn, si tu ne m'aide pas tout de suite, je te tire une balle ! » s'écria-t-elle, continuant à viser son adversaire sans visage.
Finn la rejoint, se mettant à tirer, jusqu'à ce que l'homme pousse un cri et s'étale par terre.
« Oh mon dieu... » souffla Finn s'effondrant sur le sol après une longue pause, réalisant ce qu'il venant de faire. « J'ai tué quelqu'un. »
« Rentrz chacun dans une voiture et cassons-nous d'ici ! » cria Blaine.
« Blaine, Finn ne peut pas conduire ! » répliqua Kurt, regardant son frère étalé par terre.
« Okay, embarque-le vite. » concéda le milliardaire, rentrant dans sa propre voiture et démarrant. Kurt soupira, et s'exécuta.
« Oh mon dieu ! » hurla Finn, sortant en vitesse de la voiture et courant à l'intérieur de la villa.
« Sam, ça va ? » demanda Natalie, levant la tête de ses cahiers de révision en le voyant passant devant ses yeux.
Celui-ci ne répondit pas, fonçant dans sa chambre, suivi de près par Kurt.
« Finn. » souffla-t-il en ouvrant la porte, tombant sur le plus grand faisant une crise de panique sur son lit.
« Oh mon dieu, oh mon dieu. » répétait-il en boucle, les yeux écarquillés et souffle court.
« Finn, ça va aller. » dit le châtain, posant une main sur son épaule.
« Comment – oh mon dieu – comment est-ce que tu veux que – ça – aille ? J'ai – tué – quelqu'un. » hoqueta-t-il avec peine.
« Finn - »
« Pars, Kurt, s'il-te-plaît. » supplia son frère. « J'ai besoin d'être seul. »
Kurt se retint de protester et s'en alla, se sentant migraineux.
« Est-ce qu'il va bien ? » demanda Blaine derrière lui.
« Il vient juste de tuer quelqu'un, qu'est-ce que tu crois ? » répliqua Kurt.
« Je crois qu'il aura à tuer beaucoup plus de gens dans le futur. » insista le millionnaire. « Il devrait s'y habituer. »
« Laisse-le partir. » supplia le plus jeune. « Tu sais bien qu'il ne dira rien. »
« Pas maintenant que je sais qu'il est doué. » répondit-il.
« Blaine... »
« Tu verras, dans quelques mois, il ne pourra plus s'empêcher de tuer. C'est dans la nature de l'homme. » sourit doucement Blaine.
Kurt secoua la tête, écœuré, et monta dans sa chambre.
Les semaines qui suivirent, Kurt passa son temps dans le bureau de Blaine, cherchant un moyen de renforcer le cartel du millionnaire. Depuis l'incident de Las Vegas, il régnait une atmosphère glacée. Finn ne parlait presque plus, Blaine se sentait humilié et s'enfermait dans la serre, et Santana se retrouvait au milieu de tout, n'étant pas la personne la plus sociale qui soit.
« Hey. » dit Blaine, tenant un plateau. « Je t'apporte ton repas. »
« Merci. » souffla le châtain, ne levant pas le regard.
Le plus âgé resta debout un instant avant de souffler. « Est-ce que je peux manger avec toi ? »
Kurt hésita un moment avant de hausser les épaules. « Si tu veux. »
Blaine acquiesça et partit chercher son propre repas. Ils mangèrent en silence, se lançant occasionnellement des regards en biais.
« J'ai besoin de toi, Kurt. » souffla-t-il brusquement.
« Je te l'ai dis, toi et moi n'auront jamais lieu. » répliqua Kurt.
« Je sais, je sais… mais ce n'est pas ce que je veux dire. » affirma-t-il. « Je me sens humilié et blessé dans mon estime. Je ne peux pas en parler à Natalie, et Finn et Satan ne me portent aucune affection. »
« Qui te dit que je te porte de l'affection ? » demanda Kurt en roulant des yeux.
« Kurt... » sourit Blaine, posant sa main sur la sienne. « Tu ne sais pas mentir. »
« Eh bien, je suis désolé que tu te sente comme ça. » murmura le plus jeune. « Mais je bosse pour que tu sois le meilleur baron de la drogue des États-Unis. »
« Je sais ce que tu pense, tu sais. » continua-t-il. « Que je suis un mec riche au passé louche qui a trop confiance en lui et qui vit illégalement, et tu as raison, je le suis. Mais je suis plus que ça. Je suis fou, certes, mais je ne suis pas une mauvaise personne. S'il-te-plaît, dis-moi que tu me crois. »
Kurt se prépara à nier, avant de voir l'émotion présente dans les yeux du brun. « Tu n'es pas une mauvaise personne. »
« Tu sais, quand j'étais enfant, j'étais tout le temps heureux. Jusqu'à mes 7 ans je souriais tout le temps. On m'appelait le soleil. A l'âge raison, j'ai découvert ce que ma famille faisait pour faire de l'argent. On était une famille nombreuse. J'avais un frère de plus vieux de 10 ans de plus que moi, et quatre oncles et quatre tantes. J'avais plein de cousins/ K'vais encore mes quatre grand-parents. Ils travaillaient tous ensemble, à partir de 18 ans, mais je l'a découvert 11 ans trop tôt. Je me souviens, je jouais avec mes poupées et j'ai cherché le reste de mes jouets dans le sac de mon père. J'y ai trouvé un sac de drogue et avant que je puisse l'ouvrir mon père me l'a arraché des mains.
Il m'a dit : ''Blaine, tu sais qu'on travaille tous ensemble ici, en famille. Eh bien, notre métier est dangereux. La loi ne l'autorise pas, parce que la loi est idiote. Mais on le fait quand même parce que ça nous rend heureux. Tu en sauras plus quand tu sera plus grand.'' Après ça, jusqu'à mes 18 ans j'ai vu des choses se produire, mais on ne m'en a plus parlé. Lorsqu'un homme ou une femme Anderson atteignait ses 18 ans, on organisait une grande fête. C'était mon anniversaire, et à l'époque ma famille avait beaucoup agrandit le cartel, se faisant des ennemis. La fête battait son plein, et mon petit-ami de l'époque, Sebastian - »
« Sebastian ? Sebastian Smythe ?! » s'exclama Kurt avec surprise.
Blaine hocha la tête, avant de reprendre : « Il m'attendait en bas de ma rue pour que personne ne nous voit. Personne ne savait qu'on était ensemble. Cela faisait 3 heures que la fête avait commencé lorsque Sebastian m'a appelé pour me dire qu'il devait me voir. Je l'aimais tellement que j'ai quitté ma propre fête pour le voir. A peine arrivé devant mon petit-ami, j'ai entendu une explosion. J'ai couru jusqu'à chez moi pour trouver ma maison en feu. Sebastian m'a empêché de retourner à l'intérieur. Je me souviens exactement du regard qu'il m'a lancé en me disant : ''Je devais te sauver. Je suis désolé, je t'aime, Blaine.'' »
Kurt posa sa main sur celle du plus âgé, promenant son pouse sur ses phalanges.
« Ma famille entière, plus de 50 personnes, était morte. Pas un seul survivant. » souffla Blaine, la voix tremblante. « Des bébés et des enfants, mes cousins, morts. J'ai été abandonné à moi-même, mais je savais que je devais tuer le clan responsable de ce massacre. Je devais me venger du clan de Sebastian. Son cartel n'était pas sa famille, pas du tout, mais dès l'aube je me rendais dans leurs quartiers avec une bombe dans mon sac. Je l'avais acheté sur le marché noire. Seulement dix personnes sont mortes. Ça a mené Sebastian au poste de chef 10 ans plus, à seulement 29 ans. Il était contre des hommes beaucoup plus vieux et avec plus d'expérience. Il est parti à Las Vegas. »
« Blaine, je suis désolé... »
« J'ai perdu tout le monde cet après-midi-là, mais tout ça m'a encouragé à être plus fort. J'ai tué tellement de gens depuis cette époque. Je me suis mis avec des femmes parce que je savais que c'était ce que mon père avait voulu. J'ai reconstruit ma maison. J'ai élargi la fortune de mes parents. Je ne suis plus cet enfant qui souriait tout le temps, je suis dur, un peu taré, mais ce n'est pas que de ma faute Je veux que tu sache qui je suis, Kurt, parce qu'on va rester partenaires jusqu'à notre mort. Je veux que tu me connaisse et que tu me comprenne. Est-ce que tu le veux ? »
« Oui. » dit Kurt, la voix rauque.
« Je sais que ça peut paraître bizarre que je te raconte mon passé larmoyant, mais j'ai besoin que tu comprenne pourquoi je ne peux pas supporter que Sebastian m'ait battu à nouveau.
« Blaine, viens-là. » ordonna doucement Kurt en se levant et ouvrant ses bras pour y accueillir le millionnaire. « Je travaille sur un plan. Dans cinq ans, tu seras milliardaire et Sebastian Smythe ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Laisse-moi une semaine de plus et je t'expliquerai tout. » promit-il.
« Merci. » souffla le plus âgé, déposant un bref baiser sur sa joue.
Une semaine plus tard, Santana faisait venir ses ''amis'' tueurs à gage. Blaine les engageait tous, les vingt d'entre eux. Le millionnaire payait aussi des immigrants illégaux pour construire une autre maison dans le fond de sa propriété. C'était un risque, vraiment, de faire loger ses dealers sur sa propriété, mais Kurt lui avait assuré que c'était la première étape vers la victoire face à Smythe. Quant aux quatre criminels, ils se mirent à agrandir leur serre souterraine.
Au bout d'un mois, la propriété était prête à accueillir plus d'hommes et plus de drogue.
« Est-ce qu'on est prêt pour les tests ? » interrogea Blaine.
« Oui. Dans quelques jours on saura à qui tu peux faire confiance. » acquiesça Kurt, allumant son ordinateur. Finn et Santana s'étaient déguisés en policiers pour aller faussement arrêter les hommes travaillant pour Blaine.
« C'est bon ? » demanda Finn à travers son oreillette.
« Oui, allez-y. »
Le premier homme s'appelait Mike Chang. C'était un étudiant dans la plus grande école de danse de Californie, lit Kurt. Depuis un an il avait du mal à payer son école et s'était donc mis à dealer. Il ne semblait pas à sa place sur la liste d'employés, et Kurt ne doutait pas qu'il serait facilement intimidé.
Il se tenait dans une ruelle sombre, attendant son prochain client, lorsque Finn et Satan arrivèrent. « Mike Chang, vous êtes en état d'arrestation. » annonça Santana tandis que Finn l'attrapait et le menottait.
L'homme se débattait : « Mais je n'ai rien fais ! Je vous assure ! »
« Si vous n'avez rien fait, d'où vient cette drogue ? » sourit malicieusement Finn en faisant tomber de ses poches des paquets de drogue. »
« C'est pas à moi, je le jure ! » Le jeune homme n'avait plus aucune couleur sur son visage.
« Il va sûrement prendre 5 ans de prison, qu'est-ce t'en pense, Finn ? » railla la latina.
« Facilement. Peut-être même 10, si on peut prouver qu'il deale. »
Mike gémit. « S'il-vous-plaît... »
« Peut-être que s'il nous disait pour qui il dealait on pourrait réduire sa peine... » suggéra Santana.
« Je ne peux pas, il tuera ma mère ! » hurla le jeune homme.
« Et si on la place sous protection, hein ? Tu veux pas couper ta peine en deux ? » demanda Finn.
« Si, mais... »
« Pour qui est-ce que tu deale ?! » coupa Santana.
« Blaine Anderson. » souffla-t-il.
Blaine arracha l'oreillette de Kurt et ordonna : « Tuez-le. »
Santana sortit son pistolet, et tira. Finn étouffa un sanglot et détourna le regard.
« Finn, calme-toi. » lança Kurt à travers l'oreillette.
Santana posa une main sur son épaule et souffla : « C'était un traître. Un lâche. Il le méritait. »
Finn hocha la tête à travers ses larmes et moucha dans sa manche.
« On enchaîne. » ordonna Blaine. « Un traître de moins, mais il reste encore beaucoup à évaluer. »
Après une semaine, des 35 dealers travaillant pour Blaine Anderson, il n'en restait que 10.
Dix d'entre eux n'avaient pas trahis le milliardaire, gagnant donc sa confiance et changeant de poste. Maintenant, ils étaient distributeurs. Ils recevraient un entraînement physique requis pour être préparé à toute adversité. Chaque distributeur devrait s'occuper d'engager 25 dealers qui ne connaîtraient donc rien de leur chef Blaine Anderson. C'était le plan parfait, et le brun se tâchait bien à complimenter son partenaire à ce sujet.
A partir de janvier, les tueurs de Satan et les distributeurs arriveraient dans la maison encore en construction, mais avant, Blaine se devait de préparer sa fille à la venue de tous ces étrangers dans sa maison. Noël était la fête préférée de Natalie, Blaine avait expliqué. Il devait donc être parfait.
« Qu'est-ce que – oh ! » s'exclama Natalie, saisissant la guitare que Kurt lui avait offert. « Oh, Kurt, c'est parfait ! » Elle l'enlaça avec vigueur, déposant deux baisers sur ses joues.
« Tu m'avais dis que tu voulais apprendre la guitare. » répondit humblement le châtain.
« Ton petit-ami est trop cool, papa ! Tu devrais le garder ! »
« J'y compte bien. » sourit Blaine, laçant ses doigts avec ceux de Kurt et lui embrassant la joue.
« J'espère. » répliqua Kurt avec humour pour masquer son malaise, comme à chaque fois que Blaine et lui devaient se montrer de l'affection en public.
« Ma chérie, je dois t'annoncer quelque chose d'excitant. » annonça Blaine. « Comme tu le sais, j'ai construit une autre maison derrière la nôtre. Elle est pour accueillir des hommes dans le besoin. Ils vont habiter ensemble là-bas pour quelques temps. » expliqua-t-il avec aisance.
« Okay. C'est vraiment bien que tu fasse ça papa. » sourit la jeune fille, retournant à ses cadeaux.
Ils se rapprochaient.
Ça n'était pas étonnant, au fond, ils passaient la majorité de leur temps ensemble : ils dormaient dans le même lit, s'embrassaient la joue devant Natalie, complotaient et cultivaient la marchandise ensemble.
Kurt n'aimait pas ça. Ils ne devaient pas se rapprocher de cette manière, seules de mauvaises choses pouvaient arriver. Blaine le complimentait souvent, un petit sourire joueur apparaissant sur son visage. Il l'appelait son ''partenaire'' et posait sa main sur son épaule.
Kurt se sentait souvent laisser aller à apprécier ces petits moments, avant de réaliser que ceux-ci n'étaient qu'illusion.
Même si Blaine avait gagné sa confiance ces derniers mois, sa sympathie le jour où il lui avait révélé son passé, et son affection parce qu'il était occasionnellement l'homme le plus adorable ue Kurt ait jamais connu, il avait toujours peur. Le châtain n'avait pas oublié les circonstances de sa présence et celle de son frère dans la villa du millionnaire.
Kurt fut réveillé par son téléphone se mettant à sonner, sautant presque du lit et arrivant à réveiller le brun.
« What the fuck ?! » grommela-t-il, ignoré par Kurt.
« Allô ? » demanda Kurt, faisant signe à Blaine de se taire.
« Kurt, désolé de t'appeler si tôt, mais je n'ai pas pu dormir. On doit parler. » annonça Burt Hummel de l'autre côté de la ligne.
« Papaaaaa... » gémit Kurt. « Il est 4 heures du matin ! »
« Décalage horaire, désolé, mais on doit quand même parler fiston. Je sais que t'as beaucoup de boulot dans ta compagnie d'informatique, et puis tu vis à LA, je comprends, mais… tu avais l'habitude de m'appeler plusieurs fois par semaine et maintenant c'est à peine si tu m'appelle une fois par mois. Finn me manque aussi. Carole veut vous entendre encore plus que moi, elle vous adore. »
Kurt resta silencieux un instant, le temps de laisser passer la douleur qu'il ressentait. « Je suis désolé, papa, mais comme tu l'as dis je suis occupé avec mon boulot et... »
« Bébé, à qui tu parle ? » demanda soudainement Blaine.
Kurt se figea. « Hum, Kurt, qui est-ce ? » interrogea Burt, la suspicion visible dans sa voix.
« Hum… Ouais… » se reprit le châtain. « Et j'ai un petit-ami. »
« Depuis quand ? »
Kurt savait que son père fulminait intérieurement. « Hum, 6 mois ? » tenta Kurt.
« Kurt Elizabeth Hummel ! Comment oses-tu me cacher quelque chose d'aussi important ! » hurla-t-il soudainement, le faisant sursauter.
« Je suis désolé papa, c'est juste que - »
« Est-ce que tu l'aime ? »
Kurt devint cramoisi, voyant le sourire narquois de Blaine à ses côtés. « Hum, quoi ? »
« Est-ce qu'il t'aime ? »
Blaine arracha le portable des mains de Kurt et souffla, son regard ne quittant pas une seule fois celui du plus jeune. « Je l'aime, monsieur Hummel. »
« Bien, gamin. » répondit Burt. « J'espère te rencontrer bientôt. »
« Je l'espère aussi, monsieur. » sourit-il avant de rendre son portable à Kurt.
« Maintenant papa, si ça te gêne pas, j'aimerais retourner au lit, donc - »
« Je suis fier de toi, mon fils. » interrompit-il. « Vraiment. Je sais que ça n'a pas toujours été facile pour toi et que tu ne vis pas la vie de tes rêves, mais tu as un bon job, tu vis avec ton frère et tu as un petit-ami. Je suis fier de toi, et je t'aime. »
« Je t'aime aussi papa. Merci. » murmura Kurt, les larmes aux yeux.
« Au revoir. »
Kurt raccrocha, et resta silencieux un petit moment.
« Tu pleure. » remarqua Blaine, essuyant les larmes coulant sur ses joues.
« C'est juste que… j'aime mon père plus que tout et il me manque. » déclara Kurt avant d'éclater de rire. « Je sais, je sais, j'ai 36 ans et je réagis comme un bébé. » rit-il.
« Ton anniversaire est passé. » réalisa Blaine.
« Je n'avais pas envie de le célébrer. » répondit-il en haussant les épaules.
« Peut-être que j'en avais envie, moi. » répliqua-t-il avec un sourire tendre. « Je le pense vraiment, tu sais. »
« Quoi ? »
« Je ne le répéterai pas avant que tu le ressente aussi. » sourit-il malicieusement.
« Ça donne… 1.200.000$ ! » s'exclama Blaine. « Putain Kurt, c'est le double de ce qu'on gagne habituellement ! »
« Et encore, tout l'espace de la serre n'est pas utilisé et on n'a pas encore trouvé un laboratoire pour fabriquer des drogues chimiques. » répondit le châtain avec un sourire.
« Je savais que tu serais génial à ce job. » sourit tendrement le millionnaire.
« Merci. » rougit Kurt. « Je - »
« Blaine ! » s'écria Finn, rentrant en courant dans son bureau. « Les hommes vont tuer quelqu'un ! »
« Je sais, Finn, c'est moi qui leur ait ordonné. » répondit Blaine.
Finn écarquilla les yeux et Kurt perdit son souffle. « Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?! » s'écria ce dernier.
« Parce que tu gère les sous, pas les choses en dehors. » répliqua sèchement le brun. « Ce détective privé commence à se rapprocher un epu trop de nous. » expliqua-t-il en haussant les épaules.
« Et tu ne pense pas que la police va se douter que c'est toi qui l'a tué ?! » hurla Kurt, sentant la colère exploser à travers sa poitrine.
« Oui, c'est pour ça que mes hommes vont faire croire que le crime a été commis par un voyou qui voulait voler son porte-feuille. » dit-il calmement.
« Tu sais quoi ? Tu peux pas faire ça ! » hurla Kurt. « Soit je suis ton partenaire jusqu'au bout, sot je ne le suis pas ! »
Le plus âgé resta silencieux un long moment, avant de concéder : « Tu as raison. Je suis désolé. »
Kurt le regarda avec surprise, essayant de reprendre son souffle. « Connard. » souffla-t-il, se laissant sourire à nouveau, ignorant le regard inquiet de son frère.
« Tout est paqueté, boss. » annonça l'un des hommes de Blaine.
« Bien. Avancez-vous sur le travail de demain, dans ce cas. »
Il était 15 heures. A 17 heures, les distributeurs partaient donner la marchandise à leurs dealers et récupérer l'argent. 15 heures était aussi l'heure où les hommes de main rentraient de leur entraînement afin d'accompagner la récupération de l'argent et ''punir'' les dealers n'ayant pas fait correctement leur travail.
« Kurt, est-ce que tu pourrais - »
Blaine s'arrêta brusquement en apercevant sa fille observant la serre, des larmes coulant sur ses joues.
« Natalie... »
Elle ne dit mot, sortant en courant de la cachette. Santana s'élança à sa poursuite, Blaine emboîtant son pas. Dans le jardin, Satan l'empêchait de se débattre et de crier, la poussant dans la villa sous la proposition de Blaine.
« Comment as-tu osé ?! » hurla-t-elle, tapant Santana pour qu'elle la lâche.
« Natalie, s'il te plaît, laisse-moi t'expliquer... »
« C'est ça que tu fais ? T'es un baron de la drogue ?! Tu me dégoûte ! » cracha-t-elle. « Je rentrais plus tôt pour célébrer ton anniversaire, et à la place je vois ça ! Mon père est un criminel ! » sanglota-t-elle.
« Natalia, chérie - »
« Ne m'adresse plus la parole. » murmura-t-elle, montant les marches menant à sa chambre en courant.
Et voilà pour se chapitre rempli de drama et d'angst, où on en apprend plus sur Blaine :) La partie 4 risque d'arriver dans quelques semaines, donc suivez cette fic pour savoir quand elle arrivera ;)
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A la prochaine,
Axelle
