Après les Weasley
-Pourquoi on ne peut pas aller faire du Quiddicht ? geignit Ron
-Peut-être parce qu'on a un examen important demain ? siffla Hermione. Après, rien ne t'empêche d'y aller, Harry et moi on reste ici pour réviser.
Pour toute réponse, Ron soupira sans bouger de place.
Depuis qu'ils n'étaient plus dans la même classe, Ron avait dû recevoir l'ordre de s'incruster dans les séances de travail pour faire pression sur le brun pour qu'ils puissent être ensemble dans la même classe. Ce que le roux ne comprenait pas, c'était que même si Harry le demandait, les professeurs refuseraient car sa classe comprenait toutes les personnes qui n'avaient pas le niveau pour devenir Auror et il était clairement l'un d'entre eux. Contrairement aux deux autres classes qui avaient une ambiance studieuse, la sienne était presque un camp de vacances. Et puisqu'il était persuadé qu'il obtiendrait son diplôme sans rien faire, il ne faisait aucun effort.
Comme ils devaient supporter leur boulet, Hermione et Harry avaient pris le parti de l'ignorer. Ils discutaient rapidement, prenant d'abondantes notes des livres de la bibliothèque de l'école et s'entraînaient régulièrement dans la salle de Duel que le manoir avait à disposition. Avec Kreattur, Harry avait fait en sorte que la salle soit disponible dès que quelqu'un en avait besoin. Mais bien sûr, pour Ron, c'était trop loin.
-Pourquoi … recommença Ron.
Les deux bruns firent comme s'il n'était pas là. Entendre ses récriminations chaque soir devenait barbant et s'ils le voulaient vraiment, ils pourraient toutes les réciter à la virgule près.
-Bonsoir Harry, fit une voix.
Harry refusa net de montrer qu'il l'avait entendu. Ginny Weasley avait visiblement pour but de devenir à tout prix lady Potter-Black et dans son projet, tout l'Ordre était derrière elle, Dumbledore et sa mère en tête. Pour cela, dès qu'Harry était dans les pièces accessibles, elle se jetait littéralement sur lui et accaparait la place autour de lui. Chaque matin, elle l'accompagnait à l'école des Aurors et chaque soir, elle venait l'y cherchait, comme un gosse. Beaucoup d'élèves lui avaient demandé s'ils étaient ensemble et Ron se faisait un devoir de faire circuler la rumeur que c'était le cas.
A force de la voir traîner autour d'eux, Hermione s'était demandé quelle école avait des horaires aussi souples. Tous les deux avaient découvert le pot aux roses très rapidement : aucune … Ginny Weasley avait tout simplement abandonné ses études. Georges leur avait confirmé que la petite garce – il ne la considérait plus comme sa sœur depuis qu'elle avait osé se réjouir de la mort de Fred – avait pour unique objectif de devenir une lady – une Potter-Black pour être exact – et qu'elle allait s'atteler à ce projet dès que possible. Harry avait reniflé à ces mots mais savait qu'il allait devoir endurer l'enfer à la supporter. Si au moins elle avait du talent pour la séduction mais non, elle était plus que vulgaire et autres qualités déplaisantes …
-Que puis-je pour toi, Ginny ? soupira Harry. Et je t'arrête tout de suite, j'ai un important examen demain donc je ne ferais rien d'autre ce soir.
La rousse se figea, faisant comprendre aux deux bruns qu'elle avait effectivement l'intention de demander à Harry de l'accompagner quelque part.
-Mais je ne peux pas sortir seule, se plaignit Ginny.
-Demande à ton frère, il n'a pas l'air de vouloir travailler, persifla Hermione.
Les deux roux la fusillèrent du regard mais la brune les fixa droit dans les yeux, les défiant de faire quoi que ce soit.
-Maman m'a certifié que tu serais d'accord, fit Ginny.
-Alors que je ne l'ai pas vu depuis que je suis arrivée ? railla Harry. Si tu me l'avais demandé directement, j'aurais peut-être réfléchi à l'éventualité de t'accompagner mais puisque tu ne l'as pas fait …
-Est-ce que tu veux m'accompagner ce soir ? se précipita Ginny
-Non, refusa net Harry. J'ai déjà des projets pour ce soir.
-Mais tu viens de dire … protesta Ginny.
-J'ai changé d'avis, coupa Harry. Autre chose ?
-Mais je dois absolument y aller ! tapa du pied Ginny
-Et ça me concerne parce que ? demanda Harry
-Tu ne laisserais pas une fille se balader seule dans les rues de Londres ! s'écria Ginny. Tu ne laisserais pas Hermione le faire, non ?
-Ah, j'existe maintenant à tes yeux ? fit Hermione sans lever les yeux de son grimoire. Contrairement à toi, si je devais me rendre quelque part, je m'arrangerai depuis longtemps et je ne chercherai pas un bouche-trou à la dernière minute, comme ce que tu es en train de faire. Oh, et avant que je n'oublie, les Vance savent qu'Harry ne sera pas présent à cette fête où tu comptes le traîner.
-Mais non … protesta Ginny.
-Qu'est-ce qui te fait croire qu'il ne va pas y aller ? cracha Ron en même temps
-Peut-être le fait que je lui ai dit que je n'irai pas peut-être ? grinça Harry
-Mais c'est la fête de l'année ! s'exclama Ginny
-Comme toutes les fêtes auxquelles tu assistes, haussa des épaules Harry. Et surtout, auxquelles je n'ai pas assisté et je n'assisterai pas. Ne te fais pas d'illusions, je ne bougerai pas ce soir.
-Maman le saura ! rugit Ginny en sortant telle une furie du salon
-Qu'est-ce qui t'empêchais de l'accompagner au moins une fois ? grogna Ron
-Peut-être le fait que je n'en ai pas envie ? fit Harry
Lassé, il commença à remballer ses affaires, tout comme Hermione.
-Vous faites quoi ? s'étonna Ron
-J'ai mal à la tête, mentit Harry. Je vais aller m'allonger en attendant le repas.
-Je rentre chez moi, répondit Hermione. Je veux pouvoir réviser sans qu'on vienne m'emmerder tous les quatre matins.
Filant rapidement dans l'entrée, Harry embrassa son amie avant de grimper les marches. Il était loin d'être volontaire pour un sermon d'une heure pour avoir refusé de satisfaire un caprice de Ginny.
§§§§§
Hermione se baladait dans le quartier Sorcier. C'était avec un rictus malicieux qu'elle avait abandonné Harry avec les Weasley. Elle savait qu'elle allait le payer mais en attendant, il avait toute une maison pour se cacher, lui.
-Granger !
La jeune femme se retourna et tomba nez à nez avec Théo Nott.
-Nott, salua Hermione.
Il s'était retrouvé dans la classe d'Harry et tous les trois étaient en assez bons termes.
-Que puis-je pour toi ? demanda Hermione
-Est-ce que tu aurais du temps à m'accorder ? demanda Théo. J'aimerai te montrer quelque chose.
Intriguée, Hermione le suivit dans un salon de thé et quand leur commande leur fut apportée, Théo lui tendit un parchemin qu'elle lut rapidement.
-Où l'as-tu trouvé ? demanda gravement Hermione
-Remercie Draco pour cela, fit Théo. Il est en stage chez les juristes du Département de la Justice.
-Harry ne va pas être content, pronostiqua Hermione.
-C'est ce que je me suis dit, fit Théo. Mais ce qui nous a le plus choqué, c'était la date.
Hermione regarda l'information. En fait, la décision avait été prise avant même qu'ils ne mettent les pieds à l'école des Aurors.
-Il nous reste trois mois pour changer cela, réfléchit Hermione. Ça va faire juste. Merci Théo.
-Pas de quoi, sourit Théo.
Tous les deux continuèrent à discuter et finirent par passer une bonne partie de la journée ensemble.
§§§§§
Harry avait fait en sorte que tout le monde le voit s'enfermer dans sa chambre avant de se rendre en secret à Gringotts.
-Monsieur Potter, salua Ragnok. Que puis-je pour vous ?
-Votre avis sur ceci, fit Harry en lui tendant un document.
Le Gobelin faillit lâcher une bordée d'insultes en voyant qu'il s'agissait d'un contrat de travail qui clouait littéralement Harry à la protection d'Albus Dumbledore pour les dix prochaines années. C'était le document qu'avait trouvé Draco Malfoy et transmis par Théo Nott.
-Nous sommes d'accord que vous n'êtes pas d'accord avec cela, fit Ragnok. De plus, le document est illégal puisque qu'il a été rédigé après que vous vous soyez émancipé. Cela fera une preuve de plus pour le dossier du CIS. Mais ce qui m'inquiète le plus, c'est votre signature.
Harry se renfrogna. Lui aussi avait noté que le document avait été signé par un certain Harry Potter. Sauf qu'il n'avait jamais vu cette feuille.
-Comment ils ont pu faire ? demanda Harry. Surtout que j'ai l'impression qu'il y a mon sang.
-C'est exact, confirma Ragnok. Une simple Plume de Sang avec un bon faussaire peuvent suffire. Peut-être un léger anti douleur pour ne rien sentir aussi.
La magie d'Harry commença à s'emballer mais il la calma très vite.
-On peut l'annuler, j'espère ? demanda Harry
-Il faudrait que vous signez un contrat bien plus avantageux, songea Ragnok.
-Ce que je projette de faire conviendra, j'espère, fit Harry.
-Si vous réussissez les tests, vous serez envié par tout le monde, assura Ragnok. Il n'y a rien de plus prestigieux que la voie que vous souhaitez emprunter. D'ailleurs, j'allais justement vous envoyer les dates.
Le Gobelin lui donna une feuille qu'Harry empocha après y avoir jeté un coup d'œil.
-Pourquoi un weekend ? s'étonna Harry
-Pour permettre aux candidats d'être dégagés d'un maximum de contraintes, répondit Ragnok. Vous souhaitez toujours le faire ?
-Bien sûr, sourit Harry. Et avec ce torchon, plutôt deux fois qu'une. Qu'en est-il du CIS ?
-Avec ce que vous venez de m'apporter, il sera très facile de l'accuser d'abus de pouvoir, puisque ce contrat est totalement en votre défaveur, assura Ragnok.
-Faisons comme cela, alors, sourit Harry.
§§§§§
Théo se sentit projeté contre un mur. Il rencontra un regard bleu assez furieux. Ronald Weasley, bien évidemment.
-Tu veux quoi, Weasley ? siffla doucereusement Théo
-Tu vas laisser Harry tranquille ! gronda Ron. Il n'a pas besoin d'un Death Eater comme toi en train de le suivre comme un chien !
-Parce que c'est ton rôle ? railla Théo. Ce n'est pas mon problème.
-Laisse-le ! rugit Ron
-Nous avons été mis en binôme en classe, rappela Théo. Et même si je pouvais, il faudrait qu'Harry le veuille et que le prof l'autorise.
-C'est moi qui aurait dû être avec lui ! cracha Ron
-Alors pourquoi tu n'es pas dans notre classe ? pointa Théo. Si tu y tiens vraiment, tu sais ce qui te reste à faire.
Ron voulut lui mettre son poing en pleine figure mais Théo expulsa sa magie hors de son corps, le faisant violemment reculer.
-QU'EST-CE QUI SE PASSE ICI ?! rugit Kylian Skar, le professeur de Défense
-Il m'a attaqué avec la magie ! geint Ron
Tout comme à Hogwarts, l'usage de la magie dans les couloirs était proscrit. Mais tout comme à Hogwarts, pas vu, pas pris. Alors la délation …
-Il m'a agressé, déclara Théo en défroissant sa tenue.
-Il a utilisé la magie sur moi ! beugla Ron
-Où se trouve votre baguette, monsieur Nott ? demanda Kylian
Pour toute réponse, le jeune homme la sortit de son étui. Le professeur n'en attendit pas plus pour lancer un Prior Incantatem dessus. Seuls les sorts réalisés dans sa classe apparurent.
-Je note que votre baguette se trouve dans votre main, fit Kylian. Tendez-la.
Boudeur, Ron s'exécuta et le sort lista certains sorts … assez éloquents.
-Des sorts à caractère sexuel ? ne put s'empêcher Kylian. Sachant que vous deviez être en cours de droit … Vous nous montrez là à quel point vous vous souciez de votre futur métier. Votre professeur avisera des conséquences de votre comportement pendant son cours. Quant à l'affaire actuelle … Le directeur tranchera. Mais même si vous criez qu'on vous a attaqué, je tiens à vous signaler que vu vos antécédents, la présomption d'innocence n'est pas en votre faveur.
-Mais … protesta Ron.
-Il suffit, coupa Kylian. Rendez-vous à l'infirmerie pour vérifier que votre chute n'a pas eu de conséquences graves. Vous autres, circulez !
Les élèves se dispersèrent et Théo fila sans demander son reste. Mais une main sur son épaule l'arrêta. Hermione le poussa dans un recoin où attendait Harry.
-On a vu ce qui s'était passé, sourit Harry. S'il le faut, on racontera au directeur ce qui s'est passé.
-Merci, fit Théo. Mais nous savons tous les trois que si Dumbledore met le nez dedans, je serais accusé d'agression alors que c'est le contraire qui s'est passé.
-On sait, soupira Hermione. Mais les enseignants savent à quoi s'en tenir avec lui.
-Théo n'a pas tort, souffla Harry. Avec Dumbledore dans les parages, il va tout faire pour manipuler les choses à son avantage. S'il estime que mon amitié avec un ancien Slytherin pourrait lui porter préjudice, il fera tout pour qu'il soit écarté. Peu importe le prix.
Tous les trois grimacèrent. Rien que le comportement du directeur concernant les Slytherin à Hogwarts parlait pour lui.
-Tu comptes faire quoi ? demanda Théo
-Rien, haussa des épaules Harry. Si je n'ai pas activement milité pour que Ron vienne dans notre classe, ce n'est pas pour rien. S'il veut me coller comme une sangsue, qu'il se débrouille. Je ne vais pas non plus l'aider à l'avoir pour boulet, non ?
-C'est compréhensible, sourit Théo. Bon, je vais vous laisser. Je suis impatient de raconter à Draco qu'on a découvert qu'il se branlait en cours.
-Sérieusement, il aurait pu faire ça autre part, renifla Hermione, dégoûtée.
-Ça a ses avantages de le faire en cours, ricana Harry. L'excitation de se faire surprendre.
-Tu parles en connaissance de cause, sourit Théo. Allez, je file.
-Harry ? questionna Hermione, soupçonneuse
-On va être en retard pour le prochain cours, esquiva Harry.
-HARRY ! pesta Hermione
Mais le brun avait déjà filé.
-Je me demande dans quel cours il a essayé de se faire plaisir, bougonna Hermione en lui emboîtant le pas.
§§§§§
Hermione et Harry avaient fini par se laisser convaincre de se rendre à une fête. Bien évidemment, ils avaient fait en sorte que personne à Grimmaud Place ne l'apprenne mais avec une telle fouineuse que Ginny, à l'affût de toutes les fêtes, on aurait pu croire que c'était un espoir vain. Cependant, à leur plus grande surprise, personne ne sut pour leur escapade.
Enfin, jusqu'à ce qu'ils y croisent ladite fouineuse.
-Harry ! s'exclama Ginny en voulant se jeter dans ses bras
Le cri avait alerté tout le monde. Donc, personne ne put rater le fait que ledit Harry avait fait un pas de côté pour ne pas se prendre la rousse de plein fouet et cette dernière s'étaler de tout son long. Sous les rires des invités, elle se releva et lança un regard qui se voulait séducteur au brun. Brun qui se retenait de vomir.
-Je savais que tu ne me laisserais pas seule, papillonna Ginny.
-Ce n'est pas l'impression que tu donnais avec ta langue dans la bouche de Corner, susurra Hermione.
C'était d'ailleurs la première chose sur laquelle Harry et elle étaient tombés en arrivant. Sa langue dans sa bouche et les mains de Corner sous sa robe. Et la fête n'avait commencé que depuis une heure.
-Je pensais que tu étais avec Ginny, fit Lucinda Groves, qui organisait la fête.
-Non, fronça des sourcils Harry. Je suis venu avec Hermione. Il n'a jamais été question d'autre chose.
-Ce n'est pas ce qu'elle raconte, lança une voix dans la foule qu'Hermione reconnut comme étant celle de Tracey Davies.
-Ça doit être un malentendu, puisque nous ne sommes pas ensemble, haussa des épaules Harry.
Les deux bruns savourèrent la gêne de la rousse qui voyait ses mensonges se retourner contre elle. Mais considérant qu'il y avait un peu trop d'attention autour d'eux, Hermione lança un regard noir aux alentours et les discussions reprirent … en apparence.
-Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu venais ? Et surtout, avec Hermione ? cracha Ginny
Hermione admira la technique. La rousse cachait ses fautes par une crise de jalousie qui restait quand même injustifiée et déplacée.
-En quoi tu serais concernée ? demanda Harry. Je suis majeur donc je ne dépends de personne, que je sache.
-Mais nous vivons ensemble à Grimmaud Place ! s'exclama Ginny
La foule se figea et Hermione se pinça le nez d'agacement. La présence des Weasley chez Harry n'était pas un secret en soi mais la localisation du manoir Black, si, surtout depuis que les sorts de Dumbledore avaient sauté. Et cette greluche venait de foutre en l'air l'apparente tranquillité d'Harry.
-Je vous héberge le temps que votre maison soit de nouveau sûre, fronça des sourcils Harry. Toi et ta famille. Techniquement parlant, nous vivons ensemble, mais pas parce que nous sommes un couple ou je ne sais quelle invention de ton esprit.
Le brun respira profondément.
-Je pense que je vais partir, annonça Harry. Je ne suis pas venu pour me prendre la tête avec qui que ce soit et encore moins avec Ginny qui me harcèle déjà assez chez moi.
-Attends, l'arrêta Hermione. Tu avais promis qu'on se détendrait ce soir.
-Tu peux me promettre qu'il n'y aura pas de problèmes avec elle ? fit Harry en désignant Ginny qui fulminait de rage d'être ainsi ignorée
-Ce n'est pas faux, concéda Hermione. Mais la plupart de nos camarades de classe sont ici et tu as toujours voulu les connaître en dehors de l'école …
Harry soupira. Tout à sa scolarité et à échapper au contrôle constant des Weasley et de Dumbledore, le brun ne prenait même pas le temps de dire plus que bonjour à ses camarades. Seul Théo Nott y échappait parce que Ron était très prudent avec l'ancien Slytherin dans les parages.
-On fait un essai alors, décida Harry. Mais s'il y a quoi que ce soit …
Hermione lui offrit un grand sourire avant de lui prendre le bras. Tournant des talons, ils s'enfoncèrent dans la foule environnante, ignorant totalement la rousse humiliée. Ils se détendirent, burent un peu d'alcool, dansèrent beaucoup, discutèrent avec tout le monde, enfin bref furent des jeunes de leur âge.
Mais bien entendu, tout ne pouvait pas bien se passer. La soirée était bien avancée quand Ginny décida de revenir à la charge. Harry, qui dansait avec Tracey Davies, ne se préoccupait pas d'elle alors qu'elle se trémoussait contre lui. Mais quand elle se permit de passer ses mains sous sa chemise, il lui attrapa les mains et la fusilla du regard.
-Je peux savoir ce que tu fous ? siffla Harry
-Mais Harry … minauda Ginny.
-Tu peux répondre ?! cracha Harry
L'altercation attira les invités et même la musique baissa. Lucinda Groves, inquiète, se rapprocha.
-Harry ? appela Lucinda
-J'apprécie d'être tripoté mais je choisis par qui, gronda Harry. Et certainement pas par Ginny.
-Mais on est ensemble ! s'écria Ginny
-Je ne crois pas, non, déclara sèchement Harry. Sinon, je t'aurais peut-être accompagné à toutes ces fêtes dont tu raffoles et je m'afficherai ouvertement avec toi. Mais ce n'est pas le cas et ça ne le sera jamais.
-Je suis faite pour toi ! rugit Ginny
-Comme toutes les filles qui m'envoient des lettres d'amour et qui me demandent en mariage, railla Harry. Tu te fais du mal toute seule.
Et pour bien montrer qu'il n'en avait rien à faire d'elle, il prit Tracey dans ses bras et l'embrassa langoureusement. La jeune femme fut étourdie quelques instants tant le baiser fut intense.
-Waouh ! souffla Tracey. Si j'avais su que tu embrassais comme un dieu …
-Merci, sourit Harry. Tu attendais une réponse à ta demande, la voilà.
-Parfait, sourit Tracey.
-Tu ne peux pas sortir avec elle ! hurla Ginny
-Pourquoi ? Tu es ma mère ? demanda Harry
-Mais … protesta Ginny. Si tu avais besoin de sortir avec une fille, j'étais là !
-Si j'ai envie de sortir avec quelqu'un, je préfère choisir moi-même avec qui, grinça Harry. Nous sommes sortis ensemble il y a plusieurs années, si j'avais eu envie de recommencer, je l'aurais fait depuis longtemps, tu ne crois pas ?
Les rires s'élevèrent.
-Aux dernières nouvelles, tu n'as pas ton mot à dire dans ma vie, cingla Harry. Il serait temps que tu connaisses ta place et que tu y restes !
Ginny écarquilla les yeux alors qu'Hermione fut gênée. Harry avait parlé comme un Sang Pur. Or, selon les directives de Molly Weasley et d'Albus Dumbledore, Harry ne devait strictement rien savoir de son héritage. Donc des cours d'élocution n'entraient pas dans le CV d'une bonne marionnette.
Ginny tourna des talons et s'en alla, ivre de rage. Fronçant des sourcils, Harry embrassa tendrement Tracey pour lui souhaiter une bonne soirée avant de rejoindre Hermione.
-Je crois que c'est trop tard, soupira Harry.
-De toute façon, les examens sont dans trois semaines et les résultats dans quatre, haussa des épaules Hermione. Tu comptes vraiment sortir avec Davies ?
-Non, sourit Harry. Elle m'a juste demandé si je savais embrasser, puisque je n'étais sorti avec quasiment personne.
Hermione eut un grand sourire.
-Tu adores embrouiller le monde, dis-moi, taquina Hermione.
-Ce n'est pas ma faute s'ils tirent des conclusions fausses, répondit Harry.
§§§§§
Pour beaucoup, la remise des diplômes était la fin d'une période intense. Pour Hermione et Harry, c'était le début d'une nouvelle aventure.
Durant la dernière semaine, après les examens, les professeurs avaient prodigué bon nombre de conseils pour que tout le monde puisse bien appréhender l'après école. Bien entendu, ils avaient gardé bouche close concernant ceux qui auraient leurs diplômes et ceux qui seraient recalés. Ces derniers devraient soit redoubler soit quitter l'école mais très peu prenaient la seconde option. Cependant, s'ils réussissaient au deuxième coup, ils étaient automatiquement écartés des postes disponibles les plus prestigieux.
Vêtus de l'uniforme de l'école, les deux bruns se tenaient l'un à côté de l'autre, leur magie créant une discrète bulle qui empêchait de les embêter. Ils savaient que tout allait se jouer à la cérémonie. Tous leurs plans, toute leur vie future était conditionnée par leur diplôme. Ils ne s'en faisaient pas réellement mais il y avait toujours cette angoisse. Ils avaient déjà sacrifié leur scolarité pour une guerre qu'ils n'auraient jamais dû mener, ils refusaient de sacrifier leur vie pour satisfaire les caprices de d'autres. Il était temps qu'ils pensent à eux.
Quand la cérémonie commença, tous les élèves étaient assis aux premiers rangs de l'amphithéâtre. Ils savaient comment ça allait se dérouler : chacun sera appelé selon son classement. D'après les vociférations du directeur, Dumbledore avait tenté de mettre son nez dedans mais Maximilien Eden avait tenu bon.
Ron fut le premier appelé sur scène. Bombant le torse, il s'avança le nez en l'air. Il ne nota pas les sourires narquois des différents professeurs et celui condescendant du directeur de l'école.
-Ronald Weasley, salua Maximilien. Vous êtes le premier à vous présenter devant moi pour la fin de votre scolarité.
Il lui tendit un rouleau de parchemin.
-Ce document va conditionner la suite de votre carrière, poursuivit Maximilien. Ronald Weasley … vous êtes recalé !
L'information mit du temps à atteindre son cerveau. Pendant ce temps, sans pitié, le directeur Eden continua.
-Vos résultats sont les plus bas de votre année, déclara impitoyablement Maximilien. Nous n'avons jamais vu autant de mauvaise volonté à exécuter les exercices demandés, à un point que toute l'équipe enseignante s'est demandée pourquoi vous avez demandé à faire cette école. Vous n'avez pas le minimum de bon sens pour ne serait-ce vous protéger des coups que pourraient vous porter un adversaire. Vous ne connaissez même pas les sorts de base, pas même un bête sort de Bouclier ! Les professeurs sont tous unanimes, quand vous ne voulez pas apprendre, vous n'apprenez pas, point. Je suis tenu par le règlement de vous proposer de faire une nouvelle année mais les appréciations vous concernant sont sans appel, vous n'avez rien pour devenir Auror ! Veuillez retourner vous asseoir !
Ron voulut s'insurger mais la présence ouverte de la baguette de Kylian Skar, qui n'avait jamais caché le fait qu'il n'appréciait pas le roux, l'en empêcha. Il jeta un regard perdu vers Dumbledore qui décida de se lever dans la salle silencieuse.
-Je ne crois pas … fit Albus.
-Dumbledore, aux dernières nouvelles, vous êtes le directeur d'Hogwarts et non celui de l'école d'Aurors, cingla Maximilien. Vous n'avez donc pas votre mot à dire sur les capacités de MES élèves dans le programme d'apprentissage des Aurors. Je n'ai que trop toléré que vous mettiez le nez dans mes affaires mais maintenant, c'est terminé ! Si vous tenez tant à ce qu'il devienne Auror, je vous conseille très fortement de lui donner une excellente remise à niveau avant qu'il ne songe à se représenter à l'école. En attendant, avec ses connaissances actuelles, il serait plus un boulet qu'un atout pour le corps des Aurors !
Albus fut troublé qu'on le renvoie dans les cordes aussi ouvertement. Il voulut ouvrir la bouche mais une nouvelle voix le coupa.
-Dumbledore ! tonna le ministre de la magie. Il suffit ! J'ai également entendu parler de votre ingérence cette année à l'école des Aurors et comme l'a souligné Eden, ce n'est pas du tout votre domaine ! J'ai également assisté aux examens de fin d'année et il est évident que les commentaires sur ce jeune homme sont totalement justifiés, voire même en dessous de son niveau réel.
Conscient qu'il n'aurait pas gain de cause, Albus reprit sa place, maugréant dans sa barbe sous le lourd réconfort de Molly Weasley.
Le directeur de l'école des Aurors continua de remonter le classement. Personne ne fut aussi impitoyablement mis à terre, mais les douze autres cités après Ron Weasley – dont Zacchariah Smith – en eurent pour leur grade et il leur fut fortement conseillé de se mettre en cause avant de songer à devenir Auror. Pour les suivants qui n'avaient pas eu leur diplôme, seul un manque de pratique était à déplorer et ils furent vivement invités à revenir à l'école l'année suivante.
Vint alors les diplômés. Eden les félicita mais quand ils venaient devant le directeur pour récupérer leur sésame, il leur résumait en quelques mots à voix basse les points sur lesquels ils devraient travailler afin de devenir meilleurs. Théo Nott obtint la quatrième place, Hermione Granger la septième et bien évidemment, Harry Potter fut déclaré major de promotion.
-Bien, bien, bien, fit Maximilien Eden alors que tous les élèves avaient leurs résultats. Je félicite encore chaleureusement ceux qui sont diplômés et souhaite à ceux qui ne le sont pas de suivre attentivement les conseils qui leur ont été donnés tout au long de l'année et encore aujourd'hui.
Le directeur ne se gêna pas de fixer Ron du regard pour bien lui faire comprendre qu'il n'avait pas intérêt de passer outre le fait qu'il n'avait rien à faire dans le corps des Aurors, sous les rires de ses camarades.
-Comme vous le savez tous, les trois premiers ont la possibilité de choisir leur future affectation, continua Maximilien. Plusieurs propositions me sont parvenues. La première d'entre elles est que la cellule de Protection des Personnalités du Bureau des Aurors a émis le souhait d'engager le major de promotion pour une formation de trois ans de garde du corps.
Des murmures s'élevaient parmi les élèves. La Cellule était l'une des seules à ne pas faire de campagne de prospection. Dès qu'un élément les intéressait, ils le prenaient sans que les autres bureaux ne puissent dire quoi que ce soit. Etre Garde du Corps était l'une des spécialisations les plus prisées par les Aurors.
Hermione et Harry se jetèrent un coup d'œil équivoque. Nul doute que c'était encore un plan de Dumbledore pour que le brun soit pieds et poings liés.
-Les Langues de Plomb sont également intéressés de pouvoir recruter certains d'entre vous … signala Maximilien.
Le directeur lista ainsi tous les services du Ministère qui étaient intéressés par la promotion qui venait d'être diplômée. Bien évidemment, dès qu'on avait su qu'Harry Potter ferait la formation, tout le monde avait voulu se l'arracher.
-J'ai un dernier organisme qui a fait une proposition, fit Maximilien.
Les oreilles d'Hermione et d'Harry se dressèrent. Le choix de mots était important. Le directeur avait insisté sur les propositions des services du Ministère mais un organisme n'en faisait pas forcément partie.
-La Guilde de Défense a assisté aux examens de cette année, ce qui est une première depuis 1890, annonça Maximilien.
Tout le monde était pendu à ses lèvres. La Guilde de Défense était LA référence en Défense et Duel. Les membres les plus importants étaient limite vénérés comme des dieux. C'était le rêve de chaque Auror dans le monde que d'entrer dans la Guilde.
-Les représentants ont particulièrement été intéressés par trois d'entre vous, déclara Maximilien. S'ils acceptent la proposition qui leur est faite, ils pourront d'ors et déjà préparer leurs bagages pour rejoindre la session annuelle de formation de Mage de Combat.
Le choc s'inscrivit sur tous les visages. Il s'agissait du titre le plus haut auquel on pouvait prétendre dans le monde de la défense. Pour postuler à la formation, il fallait généralement au moins une dizaine d'années dans les forces de défense, qu'elles soient officielles ou non. Il existait bien certains qui la faisaient bien avant l'âge moyen – la plus jeune avait commencé sa formation à l'âge de sept ans suite à un accident de magie très violent et était devenue officiellement Mage de Combat à quinze ans – mais il fallait avoir des compétences et des aptitudes exceptionnelles.
-Mademoiselle Hermione Granger, monsieur Théodore Nott, monsieur Harry Potter, vous avez trois jours pour vous décider, déclara Maximilien Eden.
§§§§§
Ce qu'on ne pouvait pas nier au professeur Dumbledore, c'était sa rapidité d'improvisation.
La pertinence des décisions prises, par contre …
Molly, Ginny ainsi qu'Albus s'étaient rapprochés d'Hermione et d'Harry pour les féliciter de leur classement. Ron, comme s'ils s'y étaient attendus, était en train de bouder de l'injustice qu'il était en train de vivre et les fusillait du regard pour avoir mieux réussi que lui, et avec les honneurs s'il vous plait. Ils prirent tous le chemin de Grimmaud Place et Hermione les y quitta pour un rendez-vous chez le Médicomage.
Le piège s'était refermé dès qu'Harry avait posé le pied dans Grimmaud Place.
Quand le brun avait voulu se changer, l'accès aux étages supérieurs lui avait été refusé. Serviable, Molly lui avait prêté les vêtements neufs de Ron et l'avait envoyé se changer dans la chambre du roux. Harry avait obéi et il était allé manger avec les Weasley. Quand il avait voulu étudier toutes les propositions qui lui étaient faites, l'apocalypse s'était déchaînée.
-Pourquoi tu ne veux pas devenir garde du corps ? s'exclama Ginny
-Je n'ai jamais dit que je ne voulais pas, soupira Harry, se répétant pour la troisième fois. Je veux savoir quelles opportunités me sont proposées.
-Depuis que Vous Savez Qui est mort, ce poste est assez tranquille, fit remarquer Molly. Tu devrais choisir ça, tu adorerais.
-J'ai envie de voir ce qu'on me propose, répéta Harry en s'emparant des différents parchemins qui étaient arrivés pour lui avec les postes qu'il pourrait choisir.
Le brun partit s'installer dans un petit salon désaffecté qu'il remit rapidement en état pour se calmer. Mais à peine il eut posé une fesse sur un fauteuil que Ginny et Ron débarquèrent.
-Alors, qu'est-ce que tu choisis ? demanda Ron
-Je n'ai même pas commencé à regarder, soupira Harry.
Ginny ne se gênait pas pour farfouiller.
-Beurk ! verdit la rousse. Travailler pour le Département des Créatures Magiques ? Sérieusement ?
-C'est une affectation de merde, lâcha Ron.
Sans se préoccuper de savoir si c'était poli ou non – la rousse ne s'était pas gênée pour fouiller dans ses affaires – Harry lui arracha des mains le parchemin avant de le lire. Bien sûr, le poste était extrêmement intéressant puisqu'il s'agissait de faire le lien entre les différentes races magiques. Il fallait être diplomate mais aussi savoir se défendre en cas de tension. Un Auror n'était pas spécialement requis mais Harry avait eu d'excellents résultats en sociabilité.
Faisant la sourde oreille sur les commentaires des deux roux, il lut attentivement tous les parchemins qu'on lui avait envoyés. Sans surprise, celui de la Guilde de Défense avait disparu.
-As-tu choisi, mon garçon ? intervint une voix une heure plus tard
Fatigués de ne pas recevoir de réponse, Ginny et Ron avaient finalement décidé de s'en aller, la jeune fille à une énième soirée, le garçon dans la cuisine pour s'empiffrer. La tête dans les papiers, Harry n'avait pas tenu compte de leur départ. Par contre, l'arrivée de Dumbledore ne pouvait pas être loupée.
-Professeur, salua Harry. Je ne fais que regarder.
-Tu n'as que trois jours pourtant, signala Albus.
-Je commence par tout regarder avant de faire un tri, expliqua Harry.
-Qu'est-ce qui t'intéresse ? demanda Albus
-Le Département de la Coopération Magique, celui des « Créatures Magiques » et celui des Mystères, cita Harry.
Le directeur fronça des sourcils. Il s'agissait de Départements où il n'avait que très peu d'influence et surtout, qui pouvaient envoyer le brun aux quatre coins du monde, donc hors de sa coupe directe.
-Ce ne sont pas des services prestigieux, déclara Albus.
Harry se retint de renifler d'ironie. Après la Protection des Personnalités, le Département des Mystères était le poste le plus prestigieux recherché par les Aurors.
-Justement, je ne veux pas être cherché parce que j'ai tué Voldemort, fit Harry. Ces postes pourraient me garantir une certaine tranquillité.
S'il n'était pas concentré à ne pas regarder le directeur et à forcer sa magie à rester tranquille, il aurait manqué le bref éclair d'agacement de son interlocuteur.
Mais une explosion ébranla toute la bâtisse. Alerte, Harry se jeta sur ses pieds et se mit à couvert, ne voulant pas être pris au dépourvu. Il nota du coin de l'œil que Dumbledore avait adopté la même stratégie que lui mais qu'il tentait de prendre l'avantage.
Malgré les efforts déployés par le vieux Sorcier, la fumée mit un moment avant de se dissiper. Pendant ce temps, le brun avait noté que Molly, Ginny et Ron Weasley seuls autres présents au manoir Black, s'étaient précipités aux côtés de Dumbledore pour être protégés.
Quand tout le monde put voir à plus de trois mètres devant lui, une silhouette familière se détacha de la lumière des réverbères de l'éclairage public.
-Harry ?
-Hermione, soupira Harry. Je suis là.
-Désolée pour le bazar mais les protections que Dumbledore a placé pour vous isoler étaient assez coriaces, expliqua Hermione en époussetant sa robe. Et comme je leur ai dit que tu n'étais pas spécialement fan de la déco, je leur ai dit qu'ils pouvaient y aller à fond.
-Tu as eu raison, rit Harry en quittant son refuge.
-Pouvez-vous me dire ce que vous avez fait, mademoiselle Granger ? gronda Albus
-Albus Dumbledore ? intervint une silhouette
-C'est moi, se redressa Albus.
-Vous êtes en état d'arrestation pour la séquestration d'un membre de la Guilde de Défense, annonça l'Auror.
-Je vous rappelle que je suis le président du Magenmagot, fronça des sourcils Albus. Vous n'êtes donc pas habilité à m'arrêter comme bon vous semble. A moins que vous ayez un ordre signé du Magenmagot dans sa totalité ?
C'était l'une des petites lois qu'il avait fait voter pour ne pas être embêté. Maintenant qu'elle pouvait servir …
-Je crains que vous vous méprenez sur une point, sourit l'Auror. Nous sommes mandatés directement par le CIS donc nous sommes tout à fait habilité à vous arrêter, monsieur Dumbledore. Je vous conseille donc de ne pas vous y opposer et de nous suivre sans faire d'histoire.
-Mais … protesta Albus.
Distraitement, il leva sa baguette.
Ce fut sa perte.
Douze Stupefix fusèrent dans la nuit pour frapper le vénérable Sorcier qui ne put se défendre. Voyant leur maître à terre, les Weasley voulurent se porter à son secours mais ils furent immédiatement immobilisés.
Pendant ce temps, Harry arrangeait sa tenue.
-Vous n'avez pas tellement tardé, constata Harry.
-Dès que mon hibou est revenu sans réponse, j'ai su que tu avais eu raison, leva les yeux au ciel Hermione. Et je n'avais même pas eu le temps de faire un pas hors de chez moi que ton équipe d'extraction était déjà là.
-Disons que j'avais hâte d'en découdre avec ce vieux fou, déclara une nouvelle voix.
Harry tomba sur une paire d'yeux saphir. Il regarda plus attentivement et découvrit une jeune femme d'environ leur âge.
-Cara Onyx, se présenta la jeune femme. Mage de Combat, envoyée par le CIS pour te récupérer.
-Harry Potter, salua Harry. Merci pour le coup de main. Mais tu as l'air jeune pour être Mage, non ?
-Ton amie a eu la même réflexion, rit Cara. Je suis le petit prodige qui suis entré à sept ans dans la formation de Mage de Combat et qui en suis sortie à quinze. Et ton futur tuteur à la Guilde accessoirement.
-Vraiment ? s'étonna Harry
-Puisque je te le dis, sourit Cara. Mais ce n'est pas un endroit pour en discuter. Tu as des affaires à récupérer ?
-J'aimerai bien, fit Harry. Je n'ai pas pu rentrer dans ma chambre, il y avait soit disant un problème avec les protections.
-Mais bien sûr, railla Cara. Vas-y, ensuite je te montrerai comment étendre les protections pour que rien ne soit abîmé le temps qu'on reconstruise tout.
-Je croyais que tu allais faire appel à des entreprises ? s'étonna Hermione
-Alors que nous avons un Sorcier grand et fort qui ne rêve que de nous montrer ce qu'il sait faire ? ricana Cara. Blague à part, ce sera un bon entraînement pour notre ami ici présent.
Ils se dépêchèrent de rassembler quelques affaires avant de filer vers le pied-à-terre de la Guilde de Défense.
