Bonjour petit lecteur ! Bon retour parmi nous !

Je profite d'un petit moment de libre, entre deux concours blancs, pour te poster cette petite suite, en espérant qu'elle te plaise ! Bonne lecture !


Perdu


Perdu. Je me suis perdu. C'est la première chose qui me vient à l'esprit quand j'ouvre les yeux dans cette ruelle sombre. Ça, le souvenir d'une lumière aveuglante, et le fait que ma tête sonne comme un conteur à gaz. J'ai dû recevoir un sacré choc... Et qu'est-ce que je fais dans cette ruelle, sous la pluie, forme floue à la lumière du réverbère solitaire qui peine à éclairer ce qui m'entoure, et me pousse à imaginer des monstres tentaculaires tapis dans l'ombre des bennes à ordure ? Qu'est-ce que je fais ici ? Et d'ailleurs, c'est où ici ?

Je lève la tête et tente d'apercevoir les quelques étoiles qui percent le brouillard de pollution lumineuse. Il n'y a même pas de Lune ce soir, mais j'aperçois Cassiopée au loin, et même la Grande Ourse et Orion, si je prends la peine de fouiller l'immensité qui s'offre à moi. Je suis donc sur Terre. Dans l'hémisphère Nord plus exactement, et si je me fie à la brillance du baudrier d'Orion, on doit être au mois de janvier. Et je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que je suis à Londres. Je serai incapable de me l'expliquer, ce détail me semble simplement évident.

Je contemple longuement le ciel, comme captivé par tous les mystères qu'il recèle, et ce n'est que lorsqu'un long frisson me parcoure que je réalise que je suis trempé. Pas étonnant, d'ailleurs. Le long manteau que je porte est peut-être esthétiquement plaisant, à battre au vent comme il le fait, mais il n'est pas des plus imperméable, et mon costume de coton rayé finit rapidement par me coller à la peau. Sensation ô combien désagréable.

Je dégouline littéralement, les cheveux dans les yeux, plaqués par la pluie qui bat la mesure sur le bitume, vite rejointe par mes dents qui se mettent à claquer. Je suis glacé. Je n'ai aucune idée de ce que je suis venu faire ici, mais il n'est pas question que j'y reste plus longtemps. D'une main, je me dégage la vue, tandis que je rabat le col de mon manteau contre ma nuque de l'autre, histoire de me donner l'impression d'être protégé du froid. Puis j'avance vers le bout de la rue, en direction du monde encore inconnu qui m'entoure.


Alors, ça vous inspire ?

PS. Les reviews sont à cette fic ce que la faille est au Tardis : un super carburant !