Coucou petit lecteur ! Oui, je sais, ça fait longtemps... Et je ne vais pas te faire l'affront de chercher une excuse, mais bon, l'inspiration, tu sais ce que c'est ! Mais les vacances approchent à grands pas, et qui veut dire vacances, veut dire temps pour écrire !

Sur ce, bonne lecture, très cher lecteur !


Seul ?


Quand j'émerge de l'obscurité ténue de la ruelle, ce n'est que pour tomber sur une artère toute aussi sombre. Les lampadaires dispatchés le long de la rue vomissent une lumière jaunâtre, disséminant juste quelques taches de cette étrange couleur sur le manteau sombre de la nuit. Nuit des plus opaques, car plongée dans un épais brouillard qui me donne l'impression d'avancer à l'aveuglette, comme dans de la purée de pois. Il y a d'ailleurs une odeur similaire qui flotte dans l'air, c'est à n'y rien comprendre...

J'avance précautionneusement un pas après l'autre, craignant les obstacles sournoisement tapis dans l'ombre. J'évite un amoncellement d'ordures à grandes peines, contourne un chariot renversé, traverse la rue silencieuse, et me retrouve face à une échoppe dont la vitrine gît au sol, en mille éclats de verre. J'en saisis un, et me retrouve face à un visage étranger. L'homme qui me regarde dans le miroir a un visage fin, des cheveux en bataille, et des yeux sombres, angoissés. Et il m'est totalement inconnu.

Mais c'est... c'est impossible... Comment mon propre visage pourrait m'être étranger ?

Plongé dans mes réflexions, le bout de verre m'échappe, vient se briser au sol, et je recule, surpris. Mes pas crissent sur l'asphalte et font grogner le tas de vêtements informe assoupis dans l'encadrement de la porte de ce qui semble avoir été un magasin d'électroménagers. Ce son à moitié étouffé par les attraits du sommeil est le seul signe de vie que je perçois depuis mon arrivée, et le fait de ne pas être seul sur cette terre me rassure quelque peu. Ou tout du moins, c'est ce dont j'essaie de me convaincre.

J'hésite à m'approcher pour faire plus ample connaissance, mais les relents d'alcool qui me parviennent me découragent rapidement. N'y a-t-il vraiment personne pour me venir en aide ?

L'esprit en proie à ce questionnement existentiel, le bruit de pas qui vient briser le silence à nouveau rétabli ne me parvient que très tardivement. Bruit de pas ? Bruit de course plutôt, vu la force du choc qui me secoue alors que ce nouveau protagoniste me percute de plein fouet. Et pour la deuxième fois en si peu de temps, je me retrouve au sol, détrempé par la pluie, sous le ciel brumeux qui semble me narguer. Mais cette fois, je ne suis pas le seul.


Alors ? Question, suggestion, proposition, réclamation ou autre -tion ? Une idée de l'identité de ce malotru qui ose propulser notre cher Doc' à terre sans prévenir, peut-être ? Quoi qu'il en soit, j'accueille tout commentaire à bras ouvert et vous dis à bientôt ! Enfin... Tout bientôt tenant compte des possibles accidents de timeline indépendants de ma volonté, bien sûr ! :p