Les flammes se ravivent à l'instant où le serviteur remet du bois, pareil à un brasier en colère.
Pareil à ce qui se passe en moi, songea Voldemort avec cynisme.
Ce qui avait été autrefois la Grande Salle où déjeunaient les élèves de Poudlard lui servait maintenant de ce qu'on pourrait appeler "salon privé".
Combien de fois Voldemort s'était assis dans ce grand fauteuil sombre, avec pour seule lumière celle du feu brûlant dans la cheminée, le visage dénué de la moindre expression, pour réfléchir à d'épineuses questions concernant son gouvernement.
Mais cette fois, c'était différent. Cette fois, les questions qui agitaient l'esprit du Maître des Ténèbres n'avait rien à voir avec la politique.
- Sors, ordonna-t-il.
Sans poser de questions, Rusard quitta la grande salle en silence. Il ne chercha même pas à savoir s'il devait ramener la collation à laquelle le Seigneur n'avait pas touchée : il l'emporta avec tant de naturel que n'importe qui d'autre ne l'aurait pas remarqué et aurait cru qu'elle s'en était allée par magie.
Même s'il lui était impossible d'apprécier un Cracmol, Voldemort devait admettre que Rusard lui était très utile. Il se contentait de faire son travail, sans remettre en question quoi que ce soit, sans émettre aucun doute, aucune opinion. Aux yeux de Voldemort, le serviteur semblait plus proche d'un outil que d'un être humain, ce qui l'arrangeait bien.
La Sang-de-Bourbe, en revanche…
Hermione. Il avait bien retenu son nom. Hermione Jean Granger, d'après le rapport d'enquête il n'aurait jamais dû demander ce rapport, oh non, il n'aurait jamais dû.
Nés de parents moldus, elle avait vécu dans les ghettos de Londres il se l'était répété un nombre incalculable de fois qu'il ne devait pas chercher à en savoir plus sur cette maudite Sang-de-Bourbe jusqu'à ses sept ans. Finalement, un voisin avait dénoncé la famille pour avoir caché que leur enfant développait manifestement des pouvoirs de sorcière sans qu'ils l'aient recensée une Sang-de-Bourbe à l'état pur, pas la moindre goutte de sang sorcier dans ses veines, quelle abomination, oh oui, une abomination. Les parents avaient été reçu le baiser du Détraqueur et l'enfant avait été envoyée pour être vendue comme esclave sur le marché. Mais un groupe de rebelles se faisant appeler L'Ordre du Phénix avait attaqué le convoi qui transportait la marchandise et la petite fille avait pu s'échapper avec beaucoup d'autres pour vivre dans les rues de Pré-au-Lard une rebelle en plus de cela, une anarchiste de la pire espèce.
Selon le rapport, elle vivait essentiellement avec la famille Weasley, des traîtres à leur sang qui avait été ruinés et et avaient rejoint les hors-la-loi.
La petite s'était contentée de mendier au début, elle était d'ailleurs connue dans son milieu pour s'être toujours refusée au vol pour survivre même au milieu des siens, elle se rebellait, cette enfant qui n'avait rien d'une enfant, cette enfant au regard brun mais brûlant. En revanche, en grandissant, on l'avait de plus en plus vue dans les rues en train de danser pour ramasser un peu d'argent elle exhibait son être devant d'autres hommes, comment pouvait-elle, comment pouvait-elle ?!
Voldemort n'avait jamais regardé les femmes. C'était à peine s'il se rendait compte de l'existence du genre. Bien sûr, il était trop intelligent pour ne pas se rendre qu'elles pouvaient constituer une faiblesse pour les hommes, à un degré plus ou moins élevé. Certaines avaient d'ailleurs tenté des approches auprès de lui, dans l'espoir de s'élever socialement. Mais le bruit avait vite couru que le Maître n'était guère sensible à ce genre de choses, et même, qu'il valait mieux éviter de s'y risquer. Il y avait aussi eu Bellatrix, qui, elle, à l'inverse, l'avait approché avec sincérité.
Quel dommage. Bellatrix était une servante si douée. Cette chose qu'elle appelait "amour" constituait sa plus grande faiblesse. Car Voldemort en avait bien conscience. Si les femmes peuvent être la faiblesse des hommes, l'inverse est aussi valable.
Quand il songeait à sa mère, la honte lui empoisonnait l'esprit à tel point qu'il avait peur de sombrer dans la démence. Cette chose s'était laissée affaiblir puis tuer par amour pour un homme - un Moldu ! - après s'être laissée d'ailleurs écraser par ces deux imbéciles que Voldemort pouvait considérer comme son grand-père et son oncle.
Elle était sa honte, sa disgrâce, son erreur. Quand Voldemort pensait à elle, il devait utiliser toute la force de son esprit pour se rappeler qu'elle avait au moins eu l'utilité de le mettre au monde (c'était, à ses yeux, sa seule qualité rédemptrice). Elle était la preuve que l'espèce féminine avait en elle quelque chose de profondément méprisable dans sa nature. Bellatrix elle-même n'échappait pas à cette règle, ses sentiments pour son Maître étant la parfaite illustration de ce fait.
Mais la Sang-de-Bourbe, en revanche… La jeune Hermione Granger… Elle n'avait pas l'air d'être comme les autres spécimens de son espèce. Oh oui, il l'avait bien vu, quand elle avait osé le regarder droit dans les yeux, ces yeux bruns et brûlants qui l'avaient touché plus qu'ils ne l'auraient dû^, quand ils avaient croisé ses yeux à lui, des yeux sanguinaires et glacials. À ce moment-là, il avait ressenti comme une force qui rencontrait la sienne, comme si deux énergies se heurtaient pour fusionner.
Oh oui. Une force. Voilà ce qu'elle était, cette jeune fille Avoue que tu la voies comme une femme, comme une femme, tu veux découvrir son corps de femme
Elle est forte, cette sorcière, elle est comme lui, elle ne laisse pas ses origines l'entraver, elle est l'exception de sa race impure, elle est comme lui. Elle n'est pas faible comme sa mère qui s'est laissée mourir malgré sa puissance, ni comme Bellatrix qui se laisse dominer par des sentiments primitifs.
Elle était un diamant brut. S'il l'avait entre ses mains, il pourrait la polir, la défaire de ce bourrage de crâne dont ces misérables l'ont pourrie. Si elle était entre ses mains, il pourrait en faire ce qu'il voudrait sentir son odeur, toucher sa peau, son ventre, ses jambes, l'avoir uniquement pour lui il pourrait la rendre plus forte et unir sa force à la sienne. Oh quelle perfection ce serait, leurs deux énergies réunies son corps contre le sien, sa langue dans sa bouche et la pénétrer
Les yeux de Voldemort brusquement sur le feu en face de lui, où il a l'impression de voir se dessiner la silhouette d'Hermione, laissant apparaître deux fentes rouges.
- Qu'on me retrouve la Sang-de-Bourbe !
Aigoo, j'ai eu un peu de mal avec ce chapitre parce que je savais pas comment l'écrire.
Je dois admettre que la fin surtout n'a pas été facile à écrire, j'ai eu des envies de gerber parce que pour moi, rien que l'idée d'Hermione et de Voldemort ensemble... Eurk.
