Voici la traduction du quatrième chapitre de la très jolie et très cool fanfiction de l'auteur anglophone Roving Otter ^^ (je préfère le rappeler à chaque chapitre)
Bonne lecture!


Chapitre 4

Deidara attendit dans la cachette toute la journée, l'estomac noué. Au moment où il songeait partir rejoindre son partenaire pour être sûr qu'il allait bien, Sasori revint avec les morceaux de Hiruko scellés dans un énorme parchemin.

-Je serai dans mon atelier un bon moment, dit Sasori. Ne me dérange pas.

Il se retira dans son atelier et ferma la porte.

Il passa deux jours barricadé à l'intérieur.

Deidara passa ces deux jours à faire des expériences avec ses bombes d'argile, à essayer des nouvelles formes, mais le cœur n'y était pas vraiment. Il continuait de penser à Sasori. Il s'inquiétait.

Sasori, semblait-il, avait été profondément secoué de s'être retrouvé sans corps pendant huit heures. C'était compréhensible. Mais Deidara avait l'impression qu'il était encore plus préoccupé par ce qui s'était passé après.. ce qui était ironique, vraiment, parce que Deidara n'aurait pas relevé si Sasori n'en avait pas fait tout un plat. Après tout, qu'est-ce qui était plus naturel que de s'accrocher à quelqu'un pour demander de réconfort? Même le plus endurci des ninja n'était immunisé à la peur. Mais il apparaissait que Sasori avait été profondément humilié par ses propres actions.

Bien entendu, Sasori était enfermé dans son déni à propos du fait qu'il avait toujours des émotions. Deidara s'en était rendu compte il y a longtemps. Et la raison à ça était tout à fait évidente ; Sasori détestait être vulnérable. En fait, il détestait ça au point d'avoir jeté son corps doux fait de chair et s'était transformé en une arme qui marchait et parlait. Puis – comme s'il n'était pas assez protégé – il restait caché dans une autre marionnette. Bon sang, Deidara n'avait même pas pu voir la véritable forme de Sasori avant plusieurs mois lorsqu'ils sont devenus partenaires.

Sasori s'armait de manière obsessionnelle, tant physiquement qu'émotionnellement. Avoir besoin de quelqu'un d'une certaine manière était quelque chose que le maître marionnettiste n'admettrait jamais. Et ces faux-semblants agaçaient Deidara. Ça l'avait toujours agacé.

Finalement, incapable d'en encaisser davantage, il toqua à la porte de l'atelier de Sasori.

-Hé, Danna. Je peux rentrer?
-Non. Je suis occupé.
-Tu n'as pas à t'arrêter de travailler. Je veux juste te parler une minute.

Silence.

-Allez, tu es là-dedans depuis des lustres.
-Je répare Hiruko.
-Vraiment? On dirait plutôt que tu te caches et que tu fais la tronche parce que je t'ai vu à un moment où tu étais vulnérable. Putain, oublie ça. J'en ai marre de parler tout seul ici.

Il savait que ça taperait sur les nerfs de Sasori, mais c'était probablement la seule manière de le faire sortir de son atelier. Néanmoins, il n'avait pas anticipé la furie de son partenaire.

La porte s'ouvrit à la volée. Un long câble en métal en surgit, s'enroula trois fois autour de la taille de Deidara, le souleva et le plaqua violemment contre le mur avec une tellement violence que le plâtre se fissura.

-Ah, merde! Danna, calme-toi!

Le câble le plaqua contre le sol. Sasori s'avança en le dominant de sa hauteur, le regard froid et dur. Il planta un pied sur le torse de Deidara.

-N'essaie jamais de me dire ce que je ressens, gamin.
-Oh, c'est bon! C'est évident!
-Je devrais te tuer tout de suite.
-Parfait, alors vas-y, putain, tue-moi!
-Tu penses que je plaisante?

Le câble se rétracta et disparut sous la cape de Sasori. Celui-ci saisit Deidara à la gorge et le souleva de terre. Il leva son autre main, et des fils de chakra surgirent de ses doigts et virent se coller aux jambes et aux bras de Deidara. Sasori lâcha le cou de Deidara et recula, une main toujours levée.

Deidara était suspendus dans les airs, ligoté par des liens invisibles et il haletait, son cœur tambourinant contre sa cage thoracique.

-Lâche-moi!

Sasori écarta les doigts, et Deidara sentit les fils de chakra se resserrer sur ses membres pour les tirer, les tirer encore, et encore, jusqu'à ce qu'il crie.

Sasori le fixait. Son visage n'avait aucune expression, mais ses yeux étaient si grands ouverts qu'on en voyait le blanc, et une lueur de folie brillait au fond de son regard. Quand il avait ce visage là, c'était généralement le signal d'alarme et il valait mieux se mettre à l'abri – mais pour le moment, ce n'était pas une option.

-Tu as bien trop abusé de ma patience, gamin, dit-il, la voix dangereusement douce et basse.

Deidara grinça des dents, retenant un autre cri, et regarda droit dans ces yeux ambrés.

-Bordel, de quoi tu as si peur?! cria-il.

Pousser à bout un Sasori enragé était sûrement stupide – d'une stupidité peut-être fatale. Il le savait, mais il ne pouvait pas s'arrêter.

-Tu es vraiment sur le point de me tuer, là maintenant, juste parce que je sais que tu es toujours humain? Que tu as toujours des sentiments? Tu as peur d'avoir mal, au point de tuer quiconque qui essaie de se rapprocher de toi?!

Les fils de chakra tirèrent davantage ses membres. Il eut le souffle coupé. La douleur parcourait tout son corps, et un voile rouge l'aveugla. Bon sang, pourquoi est-ce qu'il avait ouvert la bouche?

-D-Danna.. arrête, s'il te plaît! cria-il.

Quelque chose claqua dans son épaule gauche, envoyant une nouvelle décharge de douleur brûlante.

-Sasori! hurla-il.

Les fils de chakra disparurent, et il percuta le sol dans un tremblement. Il haleta et saisit son épaule, sa tête tournait. L'obscurité l'engloutit.

Il revint à lui un moment après et se retrouva à fixer la porte close de l'atelier de Sasori.

Lentement, en tenant toujours son épaule, Deidara s'assit.

-Sasori? appela-il d'une voix toujours empreinte de douleur.

Aucune réponse.

Deidara se traîna jusqu'à la porte et toqua. Toujours rien. Il se leva, les jambes flageolantes, et tourna la poignée. Fermé.

-Merde, murmura-il.

Les larmes lui picotèrent les yeux. Il alla dans sa chambre et s'allongea sur le côté droit. Son épaule pulsait d'une douleur sourde. Il essaya de bouger le bras. Il bougea, mais lui envoya une vague de douleur. Il se mordit la langue et retint un cri. Il ferma les yeux et tâtonna précautionneusement son épaule du bout des doigts. Il se demanda si elle était disloquée.

Il resta là une heure environ, à se demander quoi faire, à se demander si Sasori était toujours en colère.

Mais Deidara ne rumina pas longtemps. L'action lui allait mieux. Après un moment, il se redressa, alla à l'atelier de Sasori et toqua.

-Danna? S'il te plaît, tu peux ouvrir la porte?

Silence. Puis un déclic, et la porte s'entrouvrit.

Deidara hésita, puis entra dans la pièce.

Sasori était assis dans un coin de l'atelier, ses bras entourant ses jambes repliées contre son torse, la tête baissée. Il avait dû utiliser un fil de chakra pour déverrouiller la porte, pensa Deidara.

-Danna?

Sasori ne répondit pas, mais il ne lui dit pas de s'en aller pour autant. Deidara prit ça comme un signe d'encouragement. Il avança doucement, se pencha, tendit le bras et toucha avec hésitation l'épaule de son partenaire. Sasori ne réagit pas.

-Hé.. Deidara s'éclaircit la gorge. Est-ce qu'on peut parler?

Pendant un instant, Sasori ne bougea pas. Puis il leva la tête, le visage caché dans ses mains, et jeta un regard à Deidara à travers ses doigts. Il ressemblait étrangement à un enfant – un enfant qui jouait à cache-cache.

-Tu devrais avoir peur de moi. Je t'ai presque tué. Comment peux-tu être si calme?

Deidara essaya de hausser les épaules et grimaça lorsque la douleur pulsa dans son épaule.

Sasori abaissa ses mains.

-Laisse-moi m'en occuper, dit-il dans un murmure.

Il mit une main sur l'épaule de Deidara et poussa. L'os claqua en se remettant en place, et Deidara laissa échapper un cri étranglé. Il mordit la lèvre inférieure, les yeux humides, tandis qu'une lueur bleue de chakra s'échappait en volute de la main de Sasori. La douleur lancinante de son épaule s'estompa progressivement jusqu'à disparaître. Deidara soupira de soulagement.

-Merci. Euh.. fit-il avant de s'éclaircir la gorge, se demandant comment aborder le sujet.

Mais Sasori parla le premier.

-Je suis désolé.

Deidara cligna des yeux. C'était une première.

-Ce n'est pas grave.
-Si, ça l'est. J'ai perdu le contrôle de moi-même; C'est inacceptable.

Sasori fixa le sol.

-Tu avais raison, tu sais, dit-il doucement.
-De?
-Ce que tu as dit plus tôt, sur la raison pour laquelle je suis resté caché ici ces derniers jours. C'est pour ça que j'ai réagi comme je l'ai fait – parce que je savais que tu disais vrai, et je ne pouvais pas le supporter. Après ce qui s'est passé, je ne pouvais pas te regarder en face. J'avais honte de moi, honte que tu m'aie vu dans un moment de pure faiblesse.
-C'est vraiment si important que ça, h'm?
-Oui. Je suis un shinobi. Un membre de l'Akatsuki. Mais quand j'étais enfermé dans mon propre cœur, dans cette obscurité.. c'était comme si toutes mes années d'expérience et d'entraînement s'étaient envolées, et tout ce qui restait était.. Je n'arrive même pas à le dire.
-Quoi? demanda Deidara avec douceur.

Sasori mit une main devant ses yeux.

-Je me suis brisé. J'ai commencé à hurler pour appeler à l'aide. Hurler pour voir mes parents, ma grand-mère. Pour te voir. Il a fallut simplement m'enlever mes sens pour que je régresse jusqu'à devenir un enfant qui pleurniche et qui supplie qu'on l'aide. Je me pensais plus fort que ça. Et puis, quand j'ai ouvert les yeux et que je t'ai vu, j'ai.. j'ai juste..
-Si ça peut t'aider, sache que je n'ai en rien perdu le respect que j'ai pour toi. Tu es toujours l'enfoiré le plus balèze que je connais.

Sasori ne répondit pas. Deidara soupira.

-Sérieusement, c'est vraiment une si mauvaise chose que tu puisses avoir quelques sentiments humains, après tout? Les sentiments ne sont pas toujours une faiblesse.
-En général, ils le sont. Ils sont au milieu. La peur peut te paralyser. La colère peut te faire faire des choses stupides et imprudentes. L'amour peut faire la même chose.
-Mais sans ces sentiments, qu'est-ce qu'il reste? Juste une coquille vide. Une machine. Bien sûr, les émotions peuvent être un inconvénient quelques fois, mais sans eux, la vie est putain de chiante. Je suis heureux que tu aies toujours des sentiments. Tu es plus intéressant comme ça, dit-il en souriant. Et c'est bon de t'entendre enfin l'admettre.

Sasori baissa les yeux.

-Qu'est-ce que tu veux de moi? Pourquoi est-ce que tu es aussi déterminé à m'arracher mon armure? Ça te plaît de m'exposer et de me voir mal à l'aise?
-Non. Ce n'est pas ça.
-Alors quoi?
-Je veux juste me rapprocher de toi.
-Dans quel but?
-Il n'y a pas de but. Je t'apprécie, c'et tout.
-Tu m'apprécies, répéta-il lentement, comme s'il savourait chaque mot. Pourquoi?
-Pour plein de raisons. Je veux dire, tu es cool, sexy, puissant. Et tu es un artiste incroyable. Même si je n'adhère pas à toutes tes idées, je peux les respecter. Tu peux être cassant et strict avec moi, mais tu es juste. Parfois, tu es même gentil.
-Moi? Gentil? Difficile à croire.
-Mais parfois tu l'es. Tu trouves des petits trucs pour m'encourager quand j'en ai besoin. Tu me fais rarement des éloges, mais quand tu le fais, c'est le meilleur sentiment au monde, parce que je sais que je l'ai vraiment mérité – parce que tu ne fais jamais d'éloges sans le penser. Un mot gentil de ta part peut me laisser flotter sur un petit nuage de joie pendant des jours. Et même quand je suis déprimé, tu sais comment me remonter le moral pour que j'avance.
-Je fais ça, moi?
-Bien sûr.
-Je ne vois pas de quoi tu parles. Je ne t'ai presque jamais vu déprimé. Mais quand tu l'es, je te mets juste une claque derrière la tête en te disant d'arrêter de t'apitoyer sur ton sort.

Deidara rit.

-Et bien parfois, c'est ce dont j'ai besoin. Et je pense que tu le sais. Tu es mon meilleur ami, h'm. Et..

Le rouge lui monta aux joues.

-Tu as de beaux yeux.

Sasori cligna des yeux. Il baissa le regard, et pendant un moment, il avait l'air presque timide. Deidara ne l'avait jamais vu comme ça auparavant. C'était une facette inattendue de son danna.

-Je ne comprends pas comment tu peux être aussi à l'aise avec ça, dit Sasori. Si je ressentais ce genre de chose pour quelqu'un, je ne l'avouerai jamais.
-Pourquoi?
-Parce que ça donnerait à cette personne beaucoup trop de pouvoir sur moi.
-La vie est trop courte pour retenir quoi que ce soit, à mes yeux. De toute façon, ce n'est pas comme si c'était un gros secret, h'm. Tu as toujours su ce que je ressentais pour toi. Je ne pense pas que je pourrais le cacher, même si je le voulais.

Sasori resta silencieux un moment, fixant le sol.

-Très bien, tu m'aimes bien. Et ensuite? Je ne peux pas te donner ce que tu recherches vraiment. Même si je voulais coucher avec toi, je ne pourrais pas. Pas avec ce corps.

Deidara s'éclaircit la gorge et se gratta la nuque.

-Et bien, ce n'est pas.. complètement ça. Je veux dire.. il y a plus que ça dans une relation.
-Je ne sais pas. Je n'ai jamais eu de relation sexuelle.

Deidara haussa les sourcils. Il s'était souvent posé la question à ce sujet, mais Sasori n'avait jamais daigné parler de sa vie privée.

-Donc tu étais vierge quand tu t'es transformé en marionnette?

Celui-ci hocha la tête.

-Et toi? Tu as déjà..
-Plus ou moins. J'ai couché avec ce gars une fois – juste un gars rencontré dans un bar – mais ce n'était pas génial. Je voulais juste essayer. Euh.. tu aimais les filles ou les garçons? Quand tu étais humain, je veux dire.
-Je ne sais pas. Je n'ai jamais passé beaucoup de temps à penser à ce genre de choses. J'étais toujours en train de travailler sur mes marionnettes. J'ai vu les autres élèves de l'Académie avoir des relations triviales les uns avec les autres, à se séparer au bout de quelques semaines ou quelques mois, et je me suis toujours demandé pourquoi ils s'ennuyaient avec ça. Je veux dire.. l'amour ne dure jamais. Je ne voulais pas gaspiller mon énergie dans quelque chose d'aussi éphémère.
-Mais tu as dû avoir au moins quelques fantasmes.
-Je ne sais pas. Si c'était le cas, je ne m'en souviens pas, dit Sasori avant d'hésiter, semblant lutter avec lui-même un moment, avant de demander. Tu voudrais bien m'enlacer à nouveau? Juste pour une expérience.
-Une expérience?
-Je veux voir comment ça fait.
-Bien sûr.

Deidara prit la main de Sasori et l'aida à se relever.

Sasori se pencha vers lui, sa tête sur l'épaule de Deidara. Le cœur de ce dernier se mit à battre plus fort. Lentement, il enveloppa Sasori dans ses bras, celui-ci avait fermé les yeux.

-Je ne sens rien, dit-il doucement. Je sais que tu m'enlaces, mais je ne peux pas sentir tes bras.

Ses yeux s'ouvrirent, et il y avait une ombre de tristesse en eux.

-Tu ne peux vraiment.. rien sentir?
-Rien. Quand j'ai commencé le processus pour me transformer en marionnette humaine, j'ai fait des expériences, en essayant de reproduire les cinq sens dans un corps artificiel. La vue et l'ouie ont été faciles à recréer. Les trois autres.. pas vraiment. Le sens du toucher est plus spécialement complexe. Sans chair, pas de toucher. Mais j'ai réalisé assez tôt que je n'en avais pas besoin, que la vue et l'ouie suffisaient pour me guider. J'en ai déduit qu'être libéré de la douleur vaudrait la peine de ne plus avoir de plaisir. Maintenant, cependant.. commença-il, en regardant dans le vide, la tête toujours contre le torse de Deidara. Qu'est-ce qu'un câlin si on ne peut pas le sentir?

Les bras de Deidara se resserrèrent autour de lui.

-J'ai passé la dernière heure à cogiter longuement et intensément. J'ai essayé de me mettre en accord sur le fait que j'ai encore des besoins émotionnels. C'est.. difficile.
-Tu me laisserais t'aider?

Après une longue pause, Sasori acquiesça.

Doucement, Deidara plaça un doit sous le menton de Sasori et lui releva la tête. Deidara avait toujours été plus ou moins petit. Sasori était un des rares hommes qu'il avait rencontrés qui étaient plus petits que lui de quelques centimètres. Il aimait ça – il aimait baisser les yeux pour plonger le regard dans ces grands yeux couleur de miel.

-Je veux te toucher, dit-il. Je peux?
-Oui.

Lentement, en retenant son souffle, il glissa son pouce sur la lèvre inférieur de Sasori. C'était froid au toucher, plus ferme que la chair normale, mais pas non plus exactement comme le bois – une bouche qui ni humaine ni de marionnette, mais quelque part entre les deux.

Son cœur battait à tout rompre dans son buste, et sa bouche était sèche. Sasori le regardait avec de grands yeux. Il ne bougeait pas, il ne résistait pas, tandis que Deidara glissait le pouce entre ses lèvres et explorait l'intérieur de sa bouche. Ce n'était pas chaud, ni humide, mais il pouvait sentir le velours souple d'une langue. Il retira le pouce de la bouche de Sasori et effleura les joues douces du bout des doigts.

Puis, très lentement, il se pencha et embrassa ces lèvres fermes et froides. Il glissa sa langue entre elles, dans la cavité douce et sèche qu'était la bouche de Sasori, et caressa doucement l'intérieur de ses joues.

Et Sasori ne réagissait toujours pas. Deidara retira sa langue.

-Tu vois? murmura Sasori, en bougeant ses lèvres contre celles de Deidara. Ça serait comme ça tout le temps. Je pourrais apprendre comment simuler une réponse à ton toucher, mais c'est tout ce que ça serait. Une simulation. Tu vois pourquoi il ne peut rien y avoir entre nous?
-Pourquoi? Ça te dérange, h'm? Que je te touche?
-Non. Mais.. est-ce que c'est vraiment assez pour toi?
-Je ne sais pas. Peut-être.

Sasori hésita.

-Est-ce qu'on peut essayer autre chose?
-Bien sûr, h'm. Tout ce que tu veux.
-Viens avec moi.

Sasori lui prit la main, et ils allèrent dans la chambre.