Voici la traduction du dernier chapitre de la très jolie et très cool fanfiction de l'auteur anglophone Roving Otter ^^ (je préfère le rappeler à chaque chapitre)
Attention, ce chapitre contient des cochoncetés à éloigner des yeux chastes! Il contient du bizouillage et plus car affinités! ^^
Bonne lecture!
Chapitre 5
Dans la chambre, Sasori se tourna vers Deidara et lui dit: "Déshabille-toi pour moi."
Deidara se dévêtit de sa cape. Il n'avait jamais vraiment été gêné avec son corps, mais pourtant le rose lui monta aux joues tandis qu'il exposait son corps au regard de Sasori. Ces yeux ambrés regardaient de haut en bas, scannant son corps de long en large.
-C'est plus gros que ce à quoi je m'attendais.
-Hein? dit Deidara, les joues brûlantes.
-Ton pénis. Il est plus large que ce je pensais.
Son ton était parfaitement neutre ; il aurait pu tout aussi bien parler de la météo.
-Euh.. merci.
-Ce n'était pas un compliment. Juste une observation.
-Et bien, merci quand même. Par contre, au mieux, dis "sexe". Pénis, c'est un mot tellement pas sexy.. tu ne crois pas, h'm? Ça fait très "terme clinique".
-Si tu le dis, dit Sasori en penchant la tête, avant de s'approcher et de faire courir ses doigts sur la large bouche cousue sur le torse de Deidara. Je n'avais jamais vu ça avant.
-Ouais, je sais, c'est un peu bizarre, h'm. Imagine ce que ça a dû être pour ma mère quand je suis né. Tu sais, d'habitude, la première chose que les médecins disent, c'est: "C'est un garçon", ou "C'est une fille", et pas "C'est quoi ce truc?".
Il se rendit compte qu'il bégayait et trébuchait nerveusement dans ses phrases, le regard vers le sol. Il avait tellement de fois fantasmé sur le fait de se déshabiller devant Sasori, mais il n'avait jamais imaginé que ce serait aussi embarrassant.
Sasori mit ses mains sur les épaules de Deidara.
-Tu trembles. Pourquoi?
-Je ne sais pas, h'm. Juste un peu nerveux, je crois. Je peux t'enlever ta cape?
Sasori hésita, puis acquiesça.
Deidara défit la cape de Sasori, révélant son corps. Il l'avait déjà vu, mais pourtant son pouls s'accéléra en le voyant – sa beauté, son étrangeté – cette douce peau de porcelaine, cette teinte entre le crème et l'amande, ces jointures qui reliaient ses membres à la manière d'une poupée.
-Allonge-toi, dit Sasori.
Deidara s'étendit sur le lit et Sasori s'allongea à côté de lui. Pendant une minute ou deux, ils se regardèrent. Puis Deidara posa une main sur le torse de Sasori et le caressa en faisant des petits cercles. Ses doigts glissèrent sur l'estomac de Sasori, sur son entrejambe lisse, sur sa cuisse. Il toucha la jointure de son coude, retraçant la ligne où sa hanche rejoignait son buste. Il continua d'explorer plus bas, examina le pied gauche de Sasori, faisant glisser ses doigts sur la plante du pied et joua avec ses orteils délicatement articulés. Les ongles, comme ses ongles de main, étaient vernis d'un vert foncé. La bouche dans la main gauche de Deidara s'ouvrit, et la langue se glissa entre les deux premiers orteils de Sasori.
Malgré tout, il ne bougeait pas, se contentant de regarder Deidara de ses grands yeux.
-Tu aimes bien ça? demanda-il doucement à Deidara.
-Ouais.
Il fit courir ses doigts le long de la jambe de Sasori.
-J'aurais aimé que tu puisses le sentir, mais même sans ça, c'est quand même agréable de te toucher.
Sasori s'assit.
-Si on doit le faire, ça doit rester secret. Les autres pourraient le voir comme une faiblesse ou bien s'en servir contre nous.
-Se servir de quoi contre nous?
-Tu sais bien. Si nous sommes.. impliqués l'un envers l'autre. Sexuellement.
Deidara le fixa.
-Donc tu veux bien le faire?
-Et bien.. Sasori s'éclarcit la gorge. Je peux essayer. Je veux dire, je ne peux pas faire les même choses qu'un autre humain ferait, mais.. peut-être que je peux faire certaines choses. On peut faire des tests.
Ses yeux rencontrèrent ceux de Deidara.
-Tu es sûr que tu veux le faire, au moins?
-Mon dieu, oui.
-Ça va être frustrant pour toi, d'être avec quelqu'un qui ne peut pas te répondre physiquement. Tu serais plus heureux avec un humain normal.
-Je ne veux pas un humain normal. Je te veux toi, Danna.
Sasori leva les yeux. Puis vint l'enlacer, le serrant fort et pressa ses lèvres froides contre celles de Deidara. Le baiser était embarrassant, maladroit. Le manque d'expérience de Sasori était évident. Mais en même temps, ça envoya un intense frisson dans la colonne vertébrale de Deidara, et ses orteils se tordirent.
-Tu aimes ça?
-Ouais, murmura-il.
Du bout des doigts, Sasori effleura son torse nu jusqu'à rencontrer un téton. Deidara le regarda, le souffle coupé, tandis que Sasori traçait un cercle autour, le faisant rosir et durcir.
-Ton corps est très sensible, dit Sasori en faisant glisser un doigt sur l'estomac de Deidara. J'entends ton cœur battre. Il bat très fort.
-C'est toi qui me rends comme ça.
Sasori caressa la cuisse de Deidara. Puis il se pencha pour l'embrasser de nouveau. Deidara n'avait pas plus d'expérience que Sasori dans les baisers, mais il essaya tout de même de le guider. Trente-cinq ans et personne ne l'a jamais embrassé avant maintenant, pensa Deidara. Son cœur se serra?
Les doigts de Sasori effleurèrent son entrejambe. Il hoqueta et tressaillit tandis qu'une vague de plaisir l'envahit comme une décharge électrique.
-Il grossit quand je le touche.
Il y avait une trace d'émerveillement dans sa voix, comme si l'érection était pour lui un concept nouveau. Ses doigts glissèrent le long de la virilité de Deidara.
Il avait des mains vraiment douces et lisses. Comme une fille, vraiment.. mais la douceur était trompeuse. Ces mains étaient celles d'un tueur, d'un maître marionnettiste inégalé. À présent, Deidara les regardait jouer à son endroit le plus vulnérable, et un frisson de plaisir l'assaillit. Un doigt mince appuya contre ses testicules, et un gémissement s'échappa de sa gorge.
Sasori leva un sourcil.
-Tu aimes ça?
-O-oui.
-Mmh.
Il appuya un peu plus.
-Attention, déglutit Deidara. C'est vraiment sensible.
-C'est ce que je vois, dit-il en s'arrêtant, étudiant les testicules de Deidara. Tourne-toi. Tu ton ventre.
Deidara s'exécuta, son cœur battant la chamade. Il sentit les mains habiles de Sasori écarter ses fesses. Pendant un moment, il regarda simplement l'entrée de Deidara. Son pouce alla l'effleurer, et Deidara sentit les muscles de cette entrée se contracter à son contact.
-Quand tu fantasmes sur moi, dit Sasori ; qu'est-ce que tu vois exactement? Qu'est-ce que tu m'imagines en train de te faire?
-Je.. J'imagine que tu me prends.. dit-il en déglutissant, la bouche sèche.
-Vraiment.
Un doigt mince et froid traça un cercle autour de son entrée.
-Bien entendu, je ne peux pas faire ça sans verge. Mais je peux faire ça.
Sasori appuya son doigt et l'inséra en lui, lui coupant le souffle. Il se tortilla en se mordant la lèvre, et regarda par-dessus son épaule. Sasori le regardait droit dans les yeux, de son regard ambré sans émotion. Puis il ajouta un autre doigt et les bougea dans un mouvement de ciseaux, étirant les bords de Deidara.
Deidara gémit et se tortilla.
-Mmmmmh..
-Ne bouge pas, gamin. Si tu gigotes comme un chien excité, je vais finir par te faire mal.
-Je ne peux pas m'en empêcher, haleta-il.
-Et bien il va falloir que je t'attache, pas vrai?
Le long câble en métal glissa hors de la cavité de son estomac et s'enroula deux fois autour de Deidara, plaquant ses bras contre son corps.
-Voilà qui est mieux.
La pointe acérée du bout du câble dansait, du poison brillant à son extrémité. Deidara la suivit du regard involontairement, puis il déglutit.
-Détends-toi, gamin. Je ne vais pas t'égratigner. Je suis plus prudent que ça.
-Tu ne vas pas mettre ce truc en moi, hein?
-Non. Sauf si tu veux passer les trois prochains jours à sentir tes entrailles te brûler dans une indescriptible agonie pendant que le poison se répand dans ton système avant de finir par te tuer.
-Non, je ne préfère pas, dit-il avec un rire nerveux.
-Sauf si je modifie le bout.. bon, ce sera une expérience pour une prochaine fois.
Sasori se pencha davantage, examinant l'entrée étirée de Deidara avec un regard perçant et concentré. C'était le même regard qu'il avait quand il travaillait sur une de ses marionnettes. Il poussa ses doigts plus profondément.
-Tu es extrêmement étroit.
-E-et bien, je n'ai jamais vraiment fait ça avant.. Je veux dire, j'ai déjà mis mes doigts dedans – juste pour voir ce que ça faisait, tu vois? – mais c'est un peu différent quand c'est quelqu'un d'autre qui le fait.
Sasori bougea les doigts et la souffle de Deidara siffla entre ses dents.
-Ooh.. lâcha-il en fermant les yeux.
-Garde les yeux ouverts.
Deidara déglutit et les rouvrit.
-Bien, fit Sasori en ajoutant un troisième doigt, ce à quoi Deidara hoqueta. j'aime voir tes yeux quand je fais ça. Je commence à être doué pour lire les émotions dans tes yeux, tu sais. Je peux voir si ce que je fais te provoque du plaisir ou de la douleur.
-P-parfois l'un va avec l'autre, répondit-il en souriant.
Les doigts de Sasori s'enfoncèrent encore plus, touchant sa prostate, le faisant tressauter. Il sentit ses yeux s'écarquiller.
-Ah, dit Sasori dans un sourire. Voilà l'endroit, pas vrai? Juste ici.
Il appuya plus fort. Un doigt caressait la glande sensible.
Deidara se mordit la lèvre. Une goutte de sang chaud goutta sur son menton, puis un gémissement lui échappa des lèvres.
Sasori gloussa doucement.
-J'aime plutôt ça. Te regarder. Tu es une créature bien réactive. Tout ce que j'ai à faire, c'est d'appuyer juste ici.. dit-il en effleurant de nouveau l'endroit ; et tu gémis et tu baves désespérément.
Deidara réalisa, avec gêne, qu'il bavait effectivement. Il essuya ses lèvres du dos de la main, les joues en feu.
Sasori gloussa à nouveau.
-Trop mignon, dit-il, tandis que de sa main libre, il traçait un cercle sur les testicules pleins de Deidara. Qu'est-ce qu'il y a d'autre qui t'excite?
-Mmmh.. lâcha-il en bougeant contre les doigts de Sasori. Insulte-moi.
Sasori pencha la tête.
-Quoi?
-Dis que je suis ta petite chienne.
Sasori cligna des yeux.
-Tu aimes ce genre de choses? Vraiment?
-Ouais, fit Deidara en se léchant les lèvres. Insulte-moi.
Les lèvres de Sasori s'ourlèrent d'un sourire, et ses paupières se baissèrent légèrement. Il y avait une lueur de malice, de prédateur dans ses yeux ambrés.
-Tu es un gamin sacrément pervers.
-Mmh, ouais, fit-il en se frottant contre le lit.
-Regarde-toi, sale chienne, dit-il, le regard amusé. Petite salope. Tu aimes être ma petite salope, pas vrai?
-Ouaiiis.. oooh, continue.
-Tu es un sale petit gamin cochon, tu sais? Un gamin avec un mauvais sens artistique..
-Non, ne dis pas ça! protesta Deidara en fronçant les sourcils et en faisant la moue.
-Et bien quoi? Tu veux que je t'insulte.
-Pas mon art. Je me sens mal quand tu insultes mon art, h'm.
Sasori soupira.
-Tu es tellement difficile. Comment suis-je censé savoir quelles insultes t'excitent et quelles insultent t'offensent?
-J'sais pas. Tu y arrivais bien jusque là.
Sasori lui lança un regard sévère. Puis la sévérité s'évanouit et un sourire prit place sur ses lèvres.
-J'aime bien quand tu boudes.
-Vraiment?
-Oui. Même si j'imagine que je ne devrais pas t'encourager, sinon tu vas bouder tout le temps.
Il s'arrêta, puis recommença à bouger ses doigts en Deidara. Sa main libre alla jouer avec ses cheveux, entortillant les mèches dorées autour de ses doigts.
-Mmmh.. t-tu peux.. tu peux me toucher le sexe?
-Supplie-moi un peu plus.
Une décharge de plaisir électrisa Deidara. Est-ce que Sasori savait que le forcer à supplier l'excitait?
-S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, Danna, dit-il en se tortillant sur le lit. S'il te plaît, touche mon sexe. J'en ai besoin.
-Très bien, dit Sasori en rétractant son câble. Mets-toi sur le dos.
Deidara se tourna, les joues rouges et le souffle court. Les doigts de Sasori étaient toujours en lui, à appuyer délicieusement. Sous le regard de Deidara qui tremblait d'anticipation, Sasori baissa la tête et effleura sa verge d'une joue douce et lisse.
-Ooh.. souffla Deidara. Oh, wow..
Sasori entoura la base du sexe de Deidara de ses doigts et continua de pousser du museau contre, frottant ses lèvres et ses joues à la manière d'un chat marquant son territoire. Quand il l'effleura de ses cheveux rouges et soyeux, Deidara sursauta.
-Bon garçon, murmura Sasori, les yeux brillants. Détends-toi..
Il prit en coupe les testicules de Deidara dans sa main et les pressa doucement.
-Oh mon dieu, S-Sasori.. Je vais..
Le liquide blanc jaillit du bout de son glandet atterrit sur le visage de Sasori. Il cligna des yeux, passant les doigts sur le fluide épais et en fit glisser entre le pouce et l'index.
-Oh, wow, fit Deidara en se laissant retomber sur le lit, sa tête tournait.
-Tu m'en as mis partout, dit Sasori d'un ton contrarié. Ça va couleur dans mes articulations.
-Mmh.. désolé.
-Pfff.
Sasori retira précautionneusement ses doigts du corps de Deidara et prit une poignée de mouchoirs d'une boîte posée sur la table de nuit et se nettoya. Puis il s'étendit à côté de Deidara et posa une main sur son ventre. Son regard était pensif.
-Tu as aimé ça?
-Oh, mon dieu, oui. Merci, dit-il avec un sourire en le regardant le regard brouillé par la béatitude. J'aurais aimé pouvoir te faire quelque chose en retour.
-J'aime bien observer tes réactions. Je trouve ça intéressant.
Sasori posa sa tête sur l'épaule de Deidara. Ses doigts se promenaient sur le torse de Deidara et descendirent jusqu'à son sexe de nouveau au repos. Il l'effleura, puis reposa sa main sur le lit.
-Dis.. Danna..
-Mmh?
-Tu trouves vraiment mon art moche?
-Tu sais ce que j'en penses. Qu'est-ce que ça peut te faire, de toute façon?
-Et bien, je t'admire, h'm. Tu es sûrement le plus grand artiste que j'ai jamais rencontré. Si toi tu penses que c'est nul..
-Arrête d'être obsédé par mon opinion. Tu penses que moi j'en ai quelque chose à faire, de l'avis des autres? Tu penses que je laisserais l'opinion de quelqu'un m'empêcher de faire mes marionnettes?
-Non, mais.. j'sais pas. Tout le monde dans mon village natal pensait que c'était nul, dit-il en regardant le plafond. L'art m'explique tellement de choses. Il donne un sens au monde et me rend heureux. Mais à chaque fois que j'ai essayé de le partager avec quelqu'un, on se moquait de moi, on m'insultait ou on m'ignorait. Personne n'a jamais eu d'estime pour mon art. Je me suis toujours dit que c'est parce qu'ils ne pouvaient pas comprendre, parce qu'eux n'étaient pas des artistes. Je pensais que tu serais différent. Mais même toi tu penses que c'est nul. Peut-être que je suis juste..
-Deidara, le coupa Sasori en plantant son regard dans les yeux de son partenaire. Je te le dis: un véritable artiste – un grand artiste – ne se laisse jamais décourager par l'avis des autres. S'il aime son art et en comprend la valeur, ça devrait lui suffire. Il n'a pas besoin de l'approbation de qui que ce soit. Alors arrête de rechercher la mienne.
Les yeux de Deidara s'agrandirent. Pendant un moment, il ne put pas parler. Il avait une boule dans la gorge qui l'empêchait de parler et de respirer. Puis il baissa la tête et la cacha contre le torse de Sasori. Les larmes lui picotaient les yeux, et il serra fort Sasori contre lui.
-Merci, Danna, murmura-il.
-Il n'y a aucune raison de me remercier. Je t'ai juste dit.. pourquoi tu pleures, gamin? Qu'est-ce qui t'arrive?
Il sourit à travers ses larmes et embrassa les lèvres froides de Sasori.
-Rien.
Fin
Et voilà! J'espère que vous avez apprécié cette traduction! Je vous encourage à aller marquer un petit mot sous la version anglaise de l'auteur, même si vous ne parlez pas anglais, juste un "I like it" ou "I love it" sera apprécié je pense ^^
