Chapitre 8 :

Baby-sitting musclé

Loz en avait assez. Se terrer dans une maison vide d'Edge et tuer tous les soldats de Deep Ground qui avaient l'imprudence d'y pénétrer.

Souple et rapide, le jeune homme n'avait aucun mal à se déplacer sans bruit derrière ses ennemis. Il les tuait alors grâce à la seule force de ses poings et de son Dual Hound. Il avait renoncé à l'usage de sa gunblade, le bruit aurait attiré plus d'ennemis. Mais ce genre de situation ne gênait pas Loz. Il avait vécu pendant deux ans ainsi avec ses frères, après sa fuite du laboratoire pour retrouver la tête de Jenova. Se cacher, tuer toute forme de menace, monstre ou humaine… Ce n'était pas un problème.

Non, le problème était autre : Marlène et Denzel. Quand les enfants avaient jailli du chapeau, Loz n'avait pas su comment réagir. Juste à ce moment, des soldats de Deep Ground avaient débarqué. Loz les avait facilement tués, mais empêcher les enfants de lui échapper avait été différent.

Ils avaient crié, essayé de le frapper… Loz avait dû utiliser une matéria Somni, une matéria spéciale qui permettait d'endormir. Il avait porté les enfants jusque dans une maison abandonnée, encore en bon état, du moins suffisamment pour les protéger du froid et de la pluie. Ils dormaient toujours dans une chambre à l'étage, Loz arrêtait les ennemis dans les pièces en bas.

Aujourd'hui, deuxième jour passé dans la maison, Loz reprenait des forces dans le couloir, après avoir tué quatre soldats. Il pensait à ses frères. Où était Yazoo ? Est-ce qu'il allait bien ? Et Kadaj ?

Il ressentit de la tristesse en pensant à ce dernier. Ainsi, son plus jeune frère se faisait de nouveau manipuler par une force maléfique puissante. Sans doute celle qui avait envahi la ville et tué tant de gens.

Loz se leva et entra dans la chambre d'enfants. Frongeon était assis sur une chaise, face à deux lits où dormaient les enfants. Toutes les cinq heures, ils ouvraient les yeux et avant de pouvoir parler, Loz leur lançait un nouveau sortilège pour les empêcher de crier.

Il n'aimait pas trop faire ça, il savait que ce n'était pas le mieux à faire, mais… il ne savait pas comment s'y prendre autrement pour les protéger.

Et combien de temps encore cette situation durerait, avant que l'on s'aperçoive que tous les soldats qui entraient dans cette maison n'en revenaient pas ?

En plus, se servir de la matéria Somni affaiblissait Loz, son stock d'éthers était bientôt sec, et les potions se faisaient rares dans les poches des ennemis qu'il tuait.

Mais soudain, Loz s'aperçut que l'un des lits était vide. Marlène ! Il se retourna et eut un sursaut de panique. Elle était debout, devant lui ! Et elle le regardait… avec un air indéchiffrable.

Loz hésita. Utiliser de nouveau la matéria qui l'avait endormie ? Non, il était à bout de forces. Mais que faire, alors ?

« Pourquoi tu fais ça ? » demanda Marlène.

« Pourquoi je fais quoi ? »

« Tu n'arrêtes pas de nous endormir ! Pourquoi ? »

Loz soupira. Il n'y tint plus, il s'assit sur le sol. De toute façon, elle ne pouvait rien faire contre lui.

« Si jamais toi ou ton frère criez, les méchants dehors pourraient vous entendre et venir. Je… je vous voulais vous cacher. »

Il attendit avec anxiété sa réaction. Est-ce qu'elle le croyait ? Elle paraissait perdue, mais ses poings étaient crispés, ses sourcils froncés. Nul doute qu'elle se souvenait bien de lui, du combat qu'il avait mené contre Tifa dans l'église d'Aéris et son enlèvement à Ajit, sans parler de la cérémonie que Kadaj avait infligé à Denzel !

Soudain, il n'y tint plus :

« Écoute, je suis vraiment désolé pour tout ce que je t'ai fait, je regrette d'avoir blessé ta mère et de t'avoir enlevée, mais… si tu t'en vas, si tu sors de la maison, tu tomberas sur des monstres pires que moi ! »

Marlène secoua la tête, puis regarda Frongeon, qui dormait, roulé en boule sur la chaise. Elle parut soudain fort intéressée.

« C'est quoi, ça ? Une peluche ? »

« Non, c'est… »

Il n'eut pas le temps de finir son explication. Marlène s'approcha et prit la « peluche » dans ses bras. Frongeon se réveilla et prit panique en la voyant.

« Eh ! Mais enfin ! Bas les pattes ! »

« Oh ! Ça parle ! » dit l'enfant.

« Aaaaaah ! Loz, au secouuuurs ! »

Le jeune homme eut un petit sourire en coin. Au moins, elle avait trouvé une distraction. Soudain, un craquement retentit en bas.

Loz se leva et fit signe à Marlène de ne pas bouger. Frongeon lui-même cessa de gigoter dans ses bras.

Le craquement se fit plus fort. Quelqu'un montait à l'étage ! Loz arma son Dual Hound et marcha vers la porte, quand il vit la poignée tourner. Ça alors, cet ennemi-là semblait rapide ! À croire qu'il savait qu'il y avait des gens dans cette pièce.

Marlène courut près du lit de Denzel et s'accroupit avec Frongeon. Loz se campa devant la porte, prêt à frapper.

La porte s'ouvrit. Au lieu des habituels soldats en noir rayé de bleu fluo… ce fut une femme qui entra. Mais Loz comprit tout de suite qu'elle n'avait rien à voir avec Tifa. Rousse, avec les yeux rouges, elle portait une tenue de soldat de Deep Ground où le rouge sang dominait. Son haut portait le symbole du SOLDAT, comme tous les hommes de Deep Ground.

« Ah ! C'est donc toi qui a tué tous les soldats qui sont entrés dans cette maison ? Bravo ! Sincèrement, je te félicite ! Tu as réussi à tuer tant de gens avec la seule force de tes poings ! Tu ferais un bon soldat pour Deep Ground. »

« Qui es-tu ? »

« Rosso. Rosso la Pourpre. Oh ? »

Elle aperçut Denzel, qui venait de gigoter dans le lit. Puis Marlène, près de lui, qui regardait la femme avec l'air anxieux. Loz se campa devant eux, pour que Rosso ne les regarde plus.

« Alors tu fais ça pour protéger des humains ? Je suis moins enthousiaste, maintenant. »

Elle voulut s'approcher, mais soudain, elle heurta un bouclier d'énergie. Loz lui offrit un sourire moqueur. L'une des fonctions de son arme était de créer un champ magnétique repoussant les obstacles.

« Oh ? Alors tu veux jouer ? Très bien. »

Et soudain, elle brandit une espèce d'arc en métal et tenta un coup. Rosso bloqua l'arme d'une main et lui donna un bon coup de poing de l'autre.

La jeune femme bondit en arrière, puis revint à la charge.

« Eh ! Cache les enfants sous le lit ! » cria Loz à Frongeon.

Le gobelin s'exécuta. Aidé de Marlène, il sortit Denzel des couvertes et tous trois se cachèrent en dessous, regardant le combat qui commençait.

XxXxXxXxX

Pas très loin d'ici, près d'un hangar voisin de la maison, Vincent cherchait le quartier général du WRO. Après la transmission du message dans le camion, Reeve et lui avaient eu affaire à des monstres du désert et des soldats ennemis. Ils en étaient venus à bout, mais Reeve avait dû le laisser partir seul à pied pour Edge, il préférait rester dans le camion et le réparer, il le rejoindrait ultérieurement.

Vincent en était donc là, seul dans une ruelle. Soudain, il perçut un bruit. Comme des chaussures à talon. Rapide, il dégaina son Peine de Mort et fit volte-face. Son ennemi brandit un pistolet.

Un éclair lui permit de voir son visage : c'était une femme. Elle avait des cheveux oranges dressés en queue de cheval, des lunettes où un seul œil, le droit, brillait d'une lueur Mako. Elle portait un débardeur et jupe bordeaux, le tout rehaussé de chaussures bleues à talons hauts. Elle portait une blouse blanche avec un badge. Vincent reconnut tout de suite les initiales du WRO.

« Vous êtes du WRO ? » demanda le jeune homme.

« Et vous ? »

Soupirant de soulagement, Vincent rangea son arme.

« Vincent Valentine. Reeve m'a envoyé. »

Après quelques secondes, la jeune femme rengaina son arme elle aussi.

« Toutes mes excuses. Shalua Rui, du WRO. Le commissaire m'a beaucoup parlé de vous. »

Vincent regarda autour de lui.

« Qu'est-ce qui s'est passé, ici ? »

« C'est ce que j'aimerais savoir, répondit Shalua. J'étais venue pour m'occuper d'autres problèmes, mais quelque chose ne va pas. C'est trop calme. Je n'ai vu aucune trace de Deep Ground. Où sont les soldats du WRO qui devaient les combattre ? Et où sont passés les gens qui vivaient ici ? »

Vincent était inquiet. Est-ce que Tifa, Cloud et les enfants avaient eu le temps d'évacuer ?

« Bon, ça ne mène à rien, par ici… Désolée, j'ai encore du boulot, je dois y aller. À un de ces quatre », dit Shalua, prenant déjà le chemin d'une autre rue.

« Boulot ? » dit Vincent.

Shalua se tourna vers lui.

« Le commissaire me dit sans cesse que je perds mon temps. Mon temps pour chercher. »

« Chercher quoi ? »

« Je cherche ma… raison de vivre », dit Shalua en le regardant droit dans les yeux, avant de partir pour de bon.

Vincent poursuivit donc son chemin de son côté. Cette ville déserte lui faisait froid dans le dos. Il regrettait presque le temps où elle était envahie par des gens paniqués, qui fuyaient les chimères et Bahamut, envoyés par le gang de Kadaj. Au moins, il y avait plus de vie, à ce moment-là.

Soudain, Vincent aperçut un soldat du WRO, adossé à un mur. Il avait les jambes en sang.

« Aaah… Un messager… en rouge… un hangar… rassemblaient… des civils… »

Puis plus rien. Sa tête tomba sur sa poitrine. Doucement, Vincent s'agenouilla et passa la main sur son visage, pour fermer ses yeux.

Soudain, il aperçut un enfant qui fuyait vers la place. Il était poursuivi par d'autres soldats ! Et parmi eux, deux qui rampaient à quatre pattes, comme des chiens…

Ils n'échappèrent pas aux balles de Vincent. L'enfant le remercia, puis lui proposa de l'aider. Sur la demande de l'ex-Turk, il le conduisit près du hangar dont le soldat avait parlé.

Mais là… au moment où Vincent s'apprêtait à partir, l'enfant baissa la tête et serra les poings.

« Vengeance… Je… n'ai pas pu… Maman, et papa ! Je ne pouvais pas bouger, mais… j'avais trop peur ! Mais… »

Vincent se mit à genoux devant lui.

« Pitié ! Pitié, aidez-moi à venger leur mort ! »

Vincent ne dit rien. Qu'aurait-il pu dire ? Rien ne pouvait apaiser une telle haine, il en savait quelque chose.

Se redressant, il se tourna vers le hangar, quand il entendit un drôle de bruit. Comme des cris de guerre.

Il leva les yeux vers la fenêtre d'une maison et vit des éclats rouges et bleutés.

XxXxXxXxX

Loz tomba à genoux, le bras gauche en sang. Son Dual Hound surchauffait. Cette maudite femme l'avait déréglé avec son arc bizarre. Elle ne semblait pas souffrir de ses assauts.

Marlène poussait parfois des cris, quand elle voyait la femme revenir à l'attaque et manquer de s'approcher. Loz ne put s'empêcher de penser à Tifa. Alors elle avait souffert comme ça, quand elle s'était battue contre lui pour protéger Marlène dans l'église ? Oh, comme il regrettait… Non ! Plus tard les regrets ! Il devait protéger la fillette, le garçon et Frongeon…

Denzel avait fini par se réveiller, Marlène lui avait alors dit de rester cachée avec lui, et d'attendre. Ils étaient maintenant trois spectateurs, petits et inquiets quant à l'issue de ce combat.

Loz tenta un nouveau coup, quand Rosso l'attrapa brusquement à la gorge et se mit à serrer de ses griffes artificielles.

Le jeune homme n'y tint plus. Il lui prit le bras à deux mains et hurla. Une charge électrique surpuissante parcourut le corps de Rosso qui recula, à demi-sonnée.

Loz courut près des trois petits, les prit dans ses bras et fonça par la fenêtre. Il atterrit souplement au sol et les déposa délicatement. Il essaya de se lever, mais il gémit de douleur et retomba au sol.

Marlène vit du sang sur ses mains. Il était blessé ! Elle leva les yeux vers la fenêtre. Rosso arma son arc et tira un coup. Frongeon se posta devant et goba une noix. Il devint une nouvelle noix géante et reçut une balle de plein fouet. Elle rebondit sur sa surface magique et ronde, pour aller s'écraser dans le mur.

Mais le gobelin gémit et redevint normal. Loz vit Rosso se préparer à tirer de nouveaux coups. Tant pis s'il devait utiliser ses dernières forces !

Il arma son bouclier magnétique. Les balles se mirent à pleuvoir. Elles ne dépassèrent pas le bouclier. Quand la pluie de projectiles cessa, Loz se mit à tousser. Il sentit le goût du sang dans sa bouche.

« Loz ! » dit Marlène.

Elle ne put s'empêcher de venir près de lui, inquiète.

« Tu… n'as rien ? » dit le jeune homme avec effort.

« Merci, Loz », dit l'enfant avec un sourire sincère.

Loz rougit, sans savoir pourquoi. Il leva la tête vers Rosso, plus déterminé qu'avant. Elle sauta au sol et s'avança, un sourire triomphant aux lèvres.

« Restez bien sages, tous. Je vais vous envoyer en enfer. »

Elle leva son arc au-dessus de la tête de Denzel, quand soudain, une balle percuta son arc.

Tous tournèrent la tête et virent Vincent, avec un autre petit garçon ! Sans dire un mot, l'ex-Turk jeta un sortilège de soin sur Loz et lui fit signe de reculer avec les enfants.

Tous les cinq obéirent et reculèrent. Vincent fit face à Rosso. La pluie se remit à tomber. La jeune femme leva la tête vers le ciel.

« Tu sais, c'est la première fois que je sens la pluie sur ma peau. Mais en fait, je n'avais jamais vu le ciel, il y a quelques jours. »

Elle resta encore une minute ainsi, à regarder le ciel, puis elle baissa les yeux vers sa main, avant de se tourner vers eux.

« Ainsi, c'est toi, Vincent Valentine… gardien de la proto-matéria. »

« Proto… matéria ? » dit Vincent, qui n'y comprenait rien. De quoi parlait-elle ?

« Oui ! La clé permettant de contrôler Oméga. Nous savons que tu la possèdes. Remets-la moi maintenant, et je te tuerai rapidement. Tu refuses de négocier ? Alors je te ferai souffrir ! »

Vincent ne fit rien, trop perplexe pour prendre une décision. Soudain, avec une vitesse surhumaine, Rosso courut juste derrière lui et arma les lames de métal tranchantes sur son arc.

« Et maintenant, à mort ! » dit-elle avant de frapper.

Elle tenta différents coups, essayant de le toucher avec ses lames. Mais Vincent était rapide. Il esquiva les coups. Rosso se mit à tirer avec le fusil encastré dans son arc. En vain, sa proie était rapide, tout comme elle.

Soudain, elle vit des balles heurter les lames de son arc. Elle se tourna vers Loz. Il avait sorti sa propre gunblade et venait de tirer toutes ses balles.

Rosso fit une moue méprisante. Elle l'avait oublié, celui-là ! Elle se tourna vers lui pour frapper, mais Vincent revint à la charge.

Rosso attendit le dernier instant, celui où il ne fut qu'à quelques centimètres d'elle pour le frapper. Elle le cogna si durement qu'il traversa le mur d'une maison et disparut dans un nuage de poussière !

La jeune femme abaissa son arc, satisfaite. Mais bientôt, quelque chose d'anormal se produisit. Une lueur rouge jaillit de la cavité du mur. Puis Vincent sortit. Non… pas Vincent.

Loz n'y comprit rien. On aurait dit une grande chauve-souris aux ailes rouges, avec un corps humain habillé comme Vincent. Son visage était bleu, ses yeux jaunes, et sa tête surmontée d'une espèce de crête de rubans rouge sang.

La créature déploya ses ailes et projeta des vagues d'énergie rougeâtres. Loz prit les enfants et le gobelin dans ses bras, leur offrant un bouclier de son corps puissant.

Rosso mit la main devant son visage, essayant de résister aux bourrasques. Mais elle ne tint pas longtemps. Elle fut repoussée par le champ d'énergie et disparut dans une ruelle.

Lorsque tout parut plus calme, Loz risqua un coup d'œil. Vincent était de nouveau là, normal. Il se tourna lentement vers lui, puis… tomba au sol d'un coup, raide comme une planche ! Il se sentait mal, atrocement mal. Comme vidé de toute sa force.

Il vit une ombre qui marchait vers lui. Une ombre aux chaussures à talons bleus, avec une blouse blanche, et une jupe bordeaux courte…

XxXxXxXxXxX

Sur Terre, en France, à Paris, dans un collège du vingtième arrondissement du nom de Saint-Basile, deux élèves de quatrième étaient de corvée de ménage devant la porte d'entrée. Ils s'ennuyaient, à balayer les détritus.

« J'en ai marre de balayer ! » gémit le premier, Michael.

« T'avais qu'à pas nous balancer », dit son copain, Jim.

« Oh, ça va ! C'est toi qui a triché sur ma copie au contrôle d'espagnol ! »

« Et alors ? De quoi tu te plains, puisque t'as pas eu une note plus basse que moi, on a eu la même : zéro ! »

C'en était trop. Michael laissa tomber son balai et tendit les poings pour le frapper, quand les deux garçons entendirent un bruit bizarre. Comme un ouragan qui s'approchait.

Ils se tournèrent vers le bout de la rue. Le bruit semblait se rapprocher là-bas. Soudain, un homme incroyablement grand apparut. Il portait une grande tunique verte et avait un visage horrible, menaçant, comme un fauve ! Ils ignoraient qu'ils faisaient face à Koldor.

Mais, fidèle à sa réputation de cauchemar de Jenova, le Tabhaisaver leur fit un sacré effet : les deux garçons saisirent leurs balais et se mirent à balayer frénétiquement, terrifiés par cet homme qui imposait l'ordre et le respect par sa seule présence !

Sans s'arrêter, Koldor fonça au milieu des deux. Il passa si vite et si fort que le vent fit tournoyer les deux garçons sur place, comme des toupies ! Les grilles du collèges s'ouvrirent seules, comme par magie. Koldor disparut à l'intérieur du collège.

Ahuris, les garçons regardèrent son ombre imposante disparaître, puis ils aperçurent trois personnes qui accouraient, à sa suite. Eux aussi portaient de curieuses tenues vertes et des capes sombres. Une femme à l'air froid avec des cheveux noirs courts, un très beau garçon aux cheveux noirs zébrés de blanc et un homme plus âgé, qui gardait sa capuche sur sa tête, laissant son visage dans l'ombre.

Soluènn s'arrêta devant les garçons et dit : « Si vous voulez bâcler le travail, ne vous faites pas prendre, imbéciles ! » Puis elle entra dans le collège.

Avant de la suivre, Tabun s'arrêta et dit : « Si vous laissez ne serait-ce qu'une petite poussière ici, je vous tuerai ! » Puis il suivit sa sœur.

Nosféa s'arrêta aussi puis dit, avec un sourire gêné : « Continuez, vous faites du bon boulot. Passez une bonne journée ! »

Puis il courut à la suite des deux autres. Michael et Jim les regardèrent s'en aller, échangèrent un regard… puis s'évanouirent.


Voilà la suite ! J'ai mis du temps, mais j'ai enfin pu retourner sur le site mettre de nouveaux chapitres. Dites-moi si vous aimez, et je vous enverrai la suite dès que possible ! Bye !