Chapitre 15 :

Trois contre un

« Et maintenant, c'est parti ! GO ! »

Les vaisseaux étaient en approche de Midgar. L'armée de camions n'était plus très loin de la ville. À bord du vaisseau principal, Shelke était assise face aux ordinateurs, son casque informatique sur la tête. Shalua était aux commandes par ordinateur près d'elle.

Bientôt, les vaisseaux ouvrirent leurs hangars arrières. Des soldats du WRO enfourchèrent des plaques volantes et, armés de fusils, lancèrent une attaque aérienne au-dessus de Midgar. Youfie était parmi eux. Pour une fois, elle avait oublié son mal de l'air et s'amusait comme une petite folle, à combattre dans les airs avec son shuriken !

Au sol, Deep Ground ripostait depuis les ruines de la ville : des soldats, mais aussi des robots-canons. Azul lui-même se tenait parmi eux, usant d'un canon géant. Il toucha plusieurs vaisseaux, celui de Cid le premier. Heureusement, Shelke entama une procédure d'atterrissage qui permit au vaisseau d'atterrir dans un secteur sécurisé. Ce qui n'empêcha pas Cid de proférer mille et un jurons. Il allait leur faire payer ça !

L'armée de camions de Barrett arriva à la rescousse, avec Cloud en tête, sur Fenrir. Rosso accueillit ce dernier. Un duel s'engagea entre eux.

Les toits des camions s'armèrent de canons et lancèrent des obus sur l'ennemi.

Vincent put quitter le vaisseau de Cid sur une plaque volante lui aussi, et atterrir dans un coin isolé de Midgar. Il devrait faire le reste du chemin à pied.

Telian et ses compagnons ne suivirent pas le mouvement. Ils utilisèrent le chapeau de Yakino et se téléransportèrent dans un endroit bien précis : l'entrée du réacteur zéro, le réacteur où se trouvait la réserve de Rivière de la Vie créée par Deep Ground. Ils avaient l'intention de la libérer, pour empêcher l'ennemi d'invoquer Oméga.

Mais arrivés aux abords du réacteur, une mauvaise surprise les attendait : pas de soldat de Deep Ground, pas de robots, pas de créature obscure…

Soudain, Yakino, Soluènn, Nosféa et Tabun parurent surpris.

« Koldor ? » dit Yakino.

« Oui. Vous l'avez senti, vous aussi, hein ? »

Le vent se mit à souffler avec force sur la place où tous se tenaient.

« Sortez de là ! Vous cacher est indigne de guerriers, surtout de la part des Tsviets ! » dit Koldor.

Tous levèrent les yeux vers le toit des maisons devant eux et virent Azul, Rosso et Nero, qui les regardaient avec un cruel sourire.

Tous ouvrirent des yeux ronds de surprise et de frayeur. Ces trois Tsviets dégageaient une aura magique effroyablement puissante ! Le même genre d'aura que Koldor : puissante, écrasante, maléfique et assoiffée de sang.

« Où pensez-vous aller, jeunes humains ? » dit Nero.

« Rosso… Nero… Azul », gémit Nathalie.

« Reste calme, Nat ! Nous sommes deux fois plus nombreux qu'eux ! » dit Tabun.

« Ce… ce n'est pas le nombre qui me gêne », dit la jeune fille.

« Eh, les gars ! Qui vous a dit que je vous laisserais vous battre ? » dit Koldor.

Tout le monde, même les Tsviets, sursauta en l'entendant parler ainsi. Koldor voulait se battre seul contre ces trois horreurs ? !

Le Cauchemar de Jenova tendit la main. Elle tremblait d'excitation, l'envie de dégainer son épée le démangeait !

« Alors c'est trois contre un ? Pour un premier combat, c'est un jeu d'enfant. »

Azul, Rosso et Nero sautèrent du toit et se postèrent face à lui.

« Trois contre un ? Tu veux vraiment te battre contre nous tous à la fois ? Tu as pourtant l'air d'un humain ordinaire », dit Rosso.

Koldor émit un ricanement. Il dégaina son épée.

« Vous blablatez, j'en peux plus ! Pourquoi ne pas passer aux choses sérieuses ? »

Senki s'approcha timidement de Koldor.

« Dites, heu… nous, on fait quoi ? »

« Vous allez me gêner, déguerpissez ! »

Senki tomba au sol, la tête basse, comme si les paroles de Koldor l'avaient frappé au cou.

Il avait pas besoin de le dire aussi méchamment !

Telian et ses compagnons coururent vers le réacteur, enfoncèrent la porte et s'engouffrèrent dans les ténèbres du tunnel menant au sous-sol de Midgar.

Resté seul, Koldor sourit. Enfin il allait tranquillement s'occuper d'eux !

« Maintenant, approchez ! Ce sera encore mieux si vous venez tous les trois à la fois ! Peut-être que si vous m'encerclez, l'un de vous aura une petite chance de me toucher ! »

« Trois à la fois ? Tu essaies de cacher ta peur, ou tu es sérieux ? » dit Rosso.

« Bah, si c'est ce qu'il veut, ne le décevons pas », dit Azul.

« Non, Azul, méfie-toi. Je sens en lui une force égale à la tienne », dit Nero.

Azul sourit. Le même genre de sourire que Koldor.

« Alors on devrait bien s'entendre. »

Rosso fit la moue.

« Mais ce n'est qu'un humain ! Un pitoyable humain qui a perdu la raison, pour oser nous défier ainsi, tous les trois ! » dit-elle.

« Raison ? Je ne me souviens pas être venu au monde avec ce genre de choses en moi », dit Koldor avec un sourire carnassier.

Rosso et Nero ne purent s'empêcher de frémir. Qui était cet homme ? Il dégageait quelque chose d'anormal. La taille de son corps semblait inappropriée, comme s'il était trop petit, comparé à l'aura de mort, d'ancienneté et de puissance qui se dégageait de lui.

XxXxXxXxXxX

Vincent avait enfin atteint les ruines du building Shinra, le tout premier siège de la société qui régnait autrefois sur le monde.

Soudain, le PHS du jeune homme sonna. Il décrocha.

« Vincent Valentine. Les forces terriennes du WRO n'ont pas pu entrer dans le building. Et les réacteurs Mako seront bientôt activés », dit Shelke.

« Je vois. »

« Où te trouves-tu ? »

« Shinra Building. Enfin, ce qu'il en reste… » dit Vincent, regardant les ruines fumantes de l'ancien gratte-ciel.

« Le même qu'il y a trois ans. Après la chute du météore, peu de choses de Midgar ont survécu… à l'exception de Deep Ground. L'entrée de Deep Ground devrait se trouver dans le building. Une entrée spécialement réservée pour le président. »

« Très bien. »

Vincent allait raccrocher quand soudain, il sentit son malaise revenir. Son corps se mit à émettre des pulsations, et le voile rouge tomba sur ses yeux une nouvelle fois. Le PHS tomba au sol.

« Un problème ? » dit Shelke.

Vincent tomba à genoux. Un soldat-chien de Deep Ground jaillit des ruines et lui sauta dessus. Vincent le tua d'un coup de poing à la tête. Mais il sentit que quelque chose n'allait pas. Jamais il n'avait eu une telle force, aussi soudaine… Soudain, il leva les yeux vers la pleine lune dans le ciel noir, et hurla, comme un fauve.

Puis il redevint normal. Mais il haletait, tant il avait eu peur et mal. La bête qui était en lui avait essayé de se déchaîner, une fois encore.

« Pourquoi ? Pourquoi Chaos est… Pourquoi maintenant ? »

« Tu ne sais vraiment pas, alors ? » soupira Shelke, au PHS.

Shalua prit la parole : « La proto-matéria te permettait autrefois de contrôler Chaos. Mais depuis que Rosso te l'a arrachée, ton équilibre mental s'est fragilisé. »

« La proto-matéria… Contrôler Chaos… »

Shelke ne téléphonait pas vraiment. Elle s'était réfugiée dans les ruines d'un bâtiment près du réacteur 1. Un réacteur protégé par des gens de Deep Ground. Shalua se tenait au chevet de sa sœur, veillant toujours à ce que les ordinateurs ne perturbent en rien le fonctionnement du casque sur la tête de l'adolescente.

Shelke ouvrit la bouche. Au lieu de sa voix d'enfant, la voix de Lucrécia retentit :

« Chaos est une entité vivant indépendamment de toi. Elle ne fait pas partie de ton corps. »

Vincent sursauta. Cette voix de femme… Était-ce Shalua qui avait parlé ?

« Shelke ? »

« Chaos », répondit l'enfant. « Le héraut d'Oméga, l'Arme Ultime. »

Soudain, Vincent vit quelque chose briller sur sa droite. Il se tourna et n'en crut pas ses yeux. Là, debout devant lui…

« Lucrécia ! »

Il cligna des yeux. C'était son image, mais elle était transparente. Ce n'était qu'un hologramme que Shelke lui transmettait mentalement, pour apaiser son esprit.

La femme et l'enfant se mirent à parler ensemble, leurs voix mêlées :

« Avant que la planète meure, il réunira toutes les vies de cette planète pour qu'Oméga commence le voyage à travers l'océan d'étoiles… C'est la véritable nature de Chaos. Et il dort à l'intérieur de toi. Je suis si désolée… Tu dois le combattre ! Je ne veux pas que tu meures ! »

La vision disparut. Vincent cria le nom de la femme qu'il aimait. Seul le vide lui répondit. Il était à nouveau seul.

XxXxXxXxXxX

Koldor attendait. Enfin, Rosso et Nero se détachèrent d'Azul.

« On y va en premiers, puis s'il est trop fort, on te le laisse, Azul ? » dit la femme.

« Imbéciles ! Je vous ai dit de tous venir d'un coup ! » dit Koldor en tapant du pied, impatient.

Une voix différente des quatre autres s'éleva.

« Alors vous nous avez sous-estimés ? » dit Soluènn.

Koldor fronça les sourcils. Tabun et Soluènn apparurent devant lui, leurs armes la main.

« Dans ce cas, nous irons les premiers, nous aussi ! » dit la jeune fille.

« Eh, une minute ! Pourquoi n'avez-vous pas suivi le reste du groupe ? » dit Koldor, mécontent.

« ALLEZ ! Venez, vous ne me faites pas peur ! Je saurai vous tenir tête aussi bien que Koldor ! Pas vrai, Kol ? » dit le bellâtre en adressant un clin d'œil au cauchemar de Jenova.

Koldor leva les yeux au ciel.

« Alors vous tenez tant que ça à jouer, vous aussi ? Bon, je vois, je n'ai pas le choix. Mais restez loin de moi, ou je pourrais vous blesser. »

« Pigé ! » dirent frère et sœur.

« Je m'occupe de ces gamins, je vous laisse le grand ! » dit Rosso.

Elle s'enfuit sur le toit. Tabun et Soluènn la poursuivirent. Tout content, Koldor se mit en garde. Enfin il avait un peu de calme pour s'amuser avec le meilleur du gratin : Azul et Nero, les deux plus forts. Il jugea que cela suffirait à l'empêcher de dormir, même si ça restait un peu ennuyeux. Une bonne armée de monstres de Jenova aurait été plus satisfaisante, mais s'il n'avait que ça… il ferait avec.

Azul arma son canon et tira un obus à puissance maximale. Koldor fronça les sourcils.

Trop tard pour réagir. L'obus lui fonça dessus. Le gigantesque mur de béton derrière Koldor sauta en mille morceaux. Nero bondit dans les airs et lança une vague de son rayon magique noir. Des milliers d'épines noires géantes se plantèrent dans le sol. Puis il atterrit près d'Azul. Tous deux regardèrent le terrain devant eux : un désastre. Trois maisons et un mur venaient d'être démolies par l'obus et les projectiles noirs.

« C'est fini pour cet imbécile », dit Nero.

« Oui », dit Azul.

Soudain, un rire dément résonna dans la fumée des ruines. La poussière disparut. Koldor se tenait toujours debout devant eux. Quelques épines noires étaient plantées dans son corps, mais il n'avait pas bougé d'un poil, il ne saignait pas et avait un grand sourire aux lèvres.

« HA ! HA ! HA ! Quoi ? C'est tout que vous pouvez faire ? HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! »

Azul et Nero ouvrirent des yeux ronds de stupeur.

« Impossible… » dit Azul.

Nero était trop choqué pour parler.

« J'oublie ce que j'ai pensé tout à l'heure, avoua Koldor. Vous ne m'intéressez pas. Je vais vite m'ennuyer. Même avec la femme à vos côtés, je m'endormirais au bout de cinq minutes. »

L'air de rien, Koldor arracha les épines de son corps une à une. Pas une goutte de sang ne sortit de ses blessures.

XxXxXxXxXxX

Un peu plus loin dans la ville, près du réacteur 2, Rosso regardait les débris causés par l'obus d'Azul. Elle avait senti l'attaque de Nero. Elle s'imaginait bien que Koldor était mort, maintenant. Elle avait envie d'aller jeter un coup d'œil.

« Eh ! Nous ne sommes pas encore morts ! » dit Tabun.

Il se tenait à genoux près de sa sœur, qui avait des coupures aux jambes et se tenait allongée, mais toujours vivante.

« Vous êtes pressés de mourir, vous aussi ? J'aimerais vous faire souffrir encore un peu », dit Rosso.

« Nous n'avons pas été vaincus », dit Tabun.

« Ne te moque pas de moi ! Vous avez perdu. Désolé, mais au sein de la Force de la Terre, être vaincu signifie être mort. »

« C'est pareil au sein de Deep Ground », remarqua Rosso.

« Non, c'est aussi différent que le ciel et la terre. C'est pour ça que nous continuons de résister. »

« Résister ? Je vois, mais je doute qu'un petit magicien du vent puisse tenir face à moi, Rosso la Pourpre. »

« Intéressant comme surnom. Je partagerai un secret avec toi, Rosso la Pourpre. Le Cetra que je protégeais autrefois m'a surnommé Épine, un surnom que je n'aimais guère, tant sa sonorité manquait de beauté. »

« Quoi ? » dit Rosso.

« Je pense sincèrement que le plus beau pouvoir est celui du vent, mais j'ai reçu celui du poison. Et c'est pour cela que j'ai choisi un surnom plus délicat : Zéphyr. Et c'est là que mon secret commence : quels dons m'accorde mon véritable élément? Tu vas le découvrir, et ce sera la dernière chose que tu verras, avant de rejoindre la Rivière de la Vie ! »

Il posa les mains sur le sol. Rosso prit peur. Elle n'eut pas le temps de réagir. Une gigantesque mare de poison se forma autour d'elle et l'enveloppa, comme une immense bulle de gélatine verte. Elle essaya de se débattre, mais le poison fut plus rapide. Elle tomba sur le sol. Son corps disparut, consumé par le poison. Puis ce fut le noir complet. Tabun revint près de sa sœur, pour commencer à la soigner.

Mais il était heureux. Il aimait ça : tuer ses ennemis en leur offrant, comme dernière vision, un spectacle de toute beauté !

XxXxXxXxXxX

Nero prit une décision. Si Koldor était si difficile à impressionner, il allait lui montrer sa véritable force. Il s'avança et déploya deux grandes ailes mécaniques dans son dos. Un immense nuage de noirceur en jaillit et enveloppa Koldor. Ce dernier n'y comprit rien. Où était-il ? Le réacteur avait disparu. Midgar avait disparu. Tout avait disparu, il était dans le noir ! Koldor croyait avoir tout vu dans sa longue vie. Mais non. En fait, il ne voyait plus rien. Il faisait si noir ! Il ne comprenait rien à ce qui se passait.

Qu'est-ce que c'est que ça ? Je ne vois rien. Je n'entends rien. Je ne sens rien !

Soudain, il ressentit une douleur à l'épaule. Il venait de se faire blesser, il perdait du sang ! Près de lui, Nero sourit. Il avait utilisé une lame de son aile et blessé Koldor à l'épaule.

Le grand homme tendit la main vers l'endroit où Nero aurait dû se trouver pour l'avoir frappé, mais soudain, il sentit une douleur à son autre épaule. Une autre blessure. C'était comme s'il se battait contre un fantôme ! Il ne ressentait même plus aucune onde magique. Son pouvoir semblait s'être volatilisé, absorbé par la noirceur maléfique de ce sortilège.

Quand je trouverai ce Nero, je lui dirai ma façon de penser ! Et zut, où est Nosféa ? C'est lui le spécialiste en magie noire, et il est jamais là quand on a besoin de lui !

Nero se mit face à Koldor pour lui poignarder le cœur quand soudain, le grand homme tendit la main et frappa l'air en un geste ample.

Nero évita le coup de justesse, mais n'y comprit rien. Comment Koldor avait-il deviné qu'il était là ? Ce sortilège supprimait le don de l'intuition !

Nero fondit vers la gorge de Koldor. Mais alors que les lames de son aile approchait du cou de sa victime, alors qu'elles frôlaient le col même de sa tunique, Koldor esquiva le coup et donna un coup de pied au ventre de Nero.

Comment est-ce possible ? Je ne comprends pas ! Ce sortilège est imparable ! Mais lui… C'est un cauchemar ! pensa Nero.

Koldor regarda sa main.

J'ai failli l'avoir, le premier coup. Et le coup de pied a marché. Mais un sortilège qui supprime les sens… C'est ennuyeux. Au moins, je suis content que la sensation du toucher n'ait pas disparu. Quand son aile de métal effleure mes vêtements, je peux la sentir, ce qui me permet d'esquiver de justesse. Je pourrai parer les coups un certain moment, mais je mourrai tôt ou tard. Ça avait l'air rigolo avant, mais maintenant je m'ennuie. Ne pas blesser, ça craint ! Maintenant, voyons voir… je ne peux plus voir ni entendre ni même sentir une odeur. Et pas la peine d'espérer sentir une aura magique. Alors que faire ? Et zut ! Pourquoi dois-je autant réfléchir en plein milieu d'une bataille ? Fais-moi face, Nero, mauviette !

Il réfléchit. Si les autres Clairvoyants avaient été là, que lui auraient-ils dit ?

Nosféa… « Bats-toi avec ton instinct ! »

C'est ce que je fais, figure-toi ! pensa Koldor, comme si sa pensée pouvait atteindre le Tabhaisaver.

Soluènn dirait : « Tu devrais essayer ce truc dont parlent les gens de Gaïa : regarder avec son oreille, ou un truc du genre. »

Je ne me battrais pas, si j'avais ce truc, pensa Koldor.

Et Tabun le bellâtre dirait… « Je crois que dans votre situation… hmmmmm… j'abandonnerais. En beauté ! »

Meurs ! pensa Koldor.

Puis soudain, il eut un déclic.

Attendez une seconde, il y a un moyen très facile de trouver l'ennemi dans cet enfer noir !

Nero en avait assez. Voilà que ce crétin de Koldor souriait dans le noir ! Il n'était pas normal, il n'avait pas peur. Et cela énervait Nero. Il allait en finir une bonne fois pour toutes.

Il fonça sur lui et le transperça de son aile, en plein milieu du ventre. Mais il n'y comprit rien. Koldor n'avait pas fait un seul geste, il n'avait même pas essayé d'esquiver ni rien ! Pourquoi ?

Soudain, Koldor attrapa la gorge de Nero.

« Salut ! Ça faisait longtemps ! » dit le grand homme, un horrible sourire carnassier aux lèvres.

Nero réalisa soudain son erreur. Voilà pourquoi Koldor s'était laissé faire ! En le poignardant, il avait révélé sa position !

Koldor lui aspira toute son énergie. Le sortilège de noirceur disparut. Il regarda Nero et eut un rictus méprisant.

« Quoi, déjà fini ? Dommage, je trouvais ça amusant de combattre dans le noir, c'est comme jouer à cache-cache ! »

Il dégaina son épée. Nero recula, puis s'envola dans le ciel et disparut. Resté seul, Azul réfléchit. S'il en était ainsi…

« Koldor, fais gaffe ! Moi, je ne suis pas aussi gentil que Nero. REGARDE ! »

Il prit son apparence de monstre. Koldor haussa les sourcils. Puis il rit, rit à gorge déployée.

« WHAHAHAHAAAAAAAAAAH ! ENFIN ! Approche, démon, viens m'affronter ! Et si tu deviens un fantôme, reviens me tuer encore une fois ! HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! »


Merci à tous pour vos précédentes reviews !

Ce chapitre-ci a dû vous paraître un peu déjanté, non ? Bah, c'est ça la personnalité de Koldor. J'espère juste que ça ira. Laissez-moi des reviews, même si c'est pour me critiquer, d'acc' ?

Bon, je passe à la suite…