Chapitre 26 :

Le cœur de Nathalie

Avertissement : je suis désolée, mais ce chapitre est particulièrement éprouvant. J'ai terriblement hésité avant de le mettre, mais c'est l'histoire, et elle se déroule ainsi. Je suis désolée.


Lentement, Kadaj s'approcha. Jamais il n'avait vu Sephiroth d'aussi près. Le jeune homme semblait endormi. Mais même dans son sommeil, il avait l'air… concentré.

Kadaj resta un moment immobile. Que faire ? Pourquoi restait-il là comme ça, d'ailleurs ? Il n'osait pas bouger, indécis. Ainsi, c'était lui, le fils de Lucrécia. Il lui ressemblait, le jeune homme devait l'admettre. Les mêmes mèches de cheveux encadrant le visage, une subtile ressemblance dans les courbes du visage… Cela attrista un peu Kadaj. Au fond, il avait toujours espéré remplacer un peu Sephiroth auprès de Lucrécia.

Mais aujourd'hui, il devait l'admettre : il n'était pas Sephiroth. Et sans qu'il comprenne pourquoi, cela le rendait triste.

Perdu dans ses pensées, il sursauta quand il vit Sephiroth bouger. Ce dernier leva doucement la tête puis ouvrit les yeux. Son regard félin se posa sur Kadaj et le fixa. Il plissa les yeux puis se leva. Inquiet, Kadaj recula d'un pas.

« Tu es venu seul ? » dit Sephiroth, après un instant.

« Heu… Oui. »

L'ex-Soldat première classe fit la moue.

« Elle n'est pas venue avec toi ? »

Kadaj serra les poings.

« Telian ? Elle est… partie à votre recherche de son côté… je crois… »

Kadaj avait du mal à supporter le regard de Sephiroth. Pourtant, il ne pouvait détourner la tête. Cet homme le dominait, il le regardait avec mépris, comme un vulgaire clone.

« Quel genre de relations avez-vous, tous les deux ? »

Kadaj en fut surpris. Pourquoi une telle question ? Sephiroth hocha la tête.

« Je vois… c'est ridicule. Un incarné amoureux d'une Tabhaisaver. Je suppose que même les clones ont des sentiments, comme Cloud, quand il a pleuré la mort de cette petite idiote suicidaire de Cetra. »

Kadaj serra les poings.

« Arrête ça. »

Ce fut au tour de Sephiroth de paraître surpris.

« Pardon ? Qu'as-tu dit ? »

« Je t'interdis d'insulter Aéris. »

Kadaj n'oubliait pas le soutien mental de la jeune femme, ce jour où il avait cru avoir tué Telian. Elle lui avait communiqué de l'amour et son désir d'aider. Entendre Sephiroth parler ainsi de cette femme… Sephiroth eut un sourire méchant.

« Oh ? Tu as l'air d'aimer beaucoup de gens… quel est ton nom ? Oh, excuse-moi, c'est vrai, tu n'es qu'un clone, tu n'as pas de nom ! » Il fut secoué d'un grand rire silencieux.

« Tais-toi ! Je suis Kadaj, et je ne suis ni un clone ni un monstre, je suis humain, tout comme toi. »

Sephiroth s'arrêta de rire.

« Tu sembles si sûr de toi… »

Kadaj hocha vigoureusement la tête.

« Ta mère est Lucrécia Crescent. Je la connais bien, elle est comme moi, elle souffre à cause des expériences qu'Hojo lui a fait subir. Elle regrette de t'avoir abandonné ! Mais elle vit toujours, et elle est ta mère, Sephiroth ! »

L'ex-Soldat haussa un sourcil, puis il secoua la tête, l'air amusé, comme un professeur amusé par les arguments bizarres d'un élève.

« On dirait que tu essaies de me convaincre. Tu crois que ce que tu dis me rassure ? »

« Quoi ? » s'étonna Kadaj.

« Quand bien même ce que tu dis est vrai, pourquoi cette femme n'a-t-elle jamais rien fait pour me retrouver ? J'étais plutôt célèbre autrefois, sans vouloir me vanter. De toute façon, quelle mère accepterait de livrer son enfant à un fou pour des expériences ? Je n'ai plus de mère du tout, Kadaj. Et mon père, comme tu l'appelles, ce Vincent Valentine, m'a combattu aux côtés d'Avalanche ! Je n'ai pas de famille, pas plus que toi. Mais cela n'a plus d'importance. Maintenant, ce que je veux est le cœur de l'Enfant de Vérité qui ne peut m'oublier. »

« L'enfant de Vérité… qui ne peut t'oublier ? Tu parles de… Telian ? ! »

« Élion m'en a parlé, après que j'ai pris congé de Genesis au laboratoire. Les Tabhaisavers sont des êtres uniques, originaires d'un autre monde. D'où crois-tu qu'ils tirent leur pouvoir de Clairvoyance ? De leur cœur ! Il renferme une énergie magnifique, aussi pure et puissante qu'une étoile. Celui qui obtient ce cœur a un pouvoir supérieur à celui de la Rivière de la Vie ! »

Kadaj n'en revenait pas. Il s'était souvent demandé pourquoi les Tabhaisavers ne pouvaient utiliser les matérias, comment ils faisaient pour voir à travers les illusions et le voile de l'invisible. Ainsi, c'était cela, le pouvoir des Tabhaisavers !

« Telian veut donc m'aider, encore une fois, hein ? dit Sephiroth. Hum, très bien, qu'elle vienne, je ne demande que ça ! Après tout, pourquoi voudrait-elle m'empêcher de détruire ce monde généré par une énergie qui a tué sa meilleure amie, Gillian ? »

« Telian n'a jamais détesté ce monde, elle s'efforce de le protéger en mémoire de Gillian et de ceux qu'elle aime, toi y compris ! Elle ne te hait absolument pas, elle se bat pour te protéger contre tout le monde : Avalanche, la Shinra, elle se bat chaque jour au péril de sa vie, alors que personne ne lui a jamais rien demandé ! Ça ne te suffit pas ? » dit Kadaj, excédé.

Sephiroth serra les poings.

« Telian et moi sommes ennemis depuis notre première rencontre. Tes belles paroles sur ce qu'elle ressent pour moi ne font qu'attiser ma haine ! De toute façon, si elle m'aime… elle aime aussi ma haine, la force qui me maintient en vie ! »

« Tu dis n'importe quoi ! Tout ça n'a aucun sens, et au fond tu le sais ! »

Sephiroth se retourna et fit mine de s'éloigner. Kadaj tendit le bras pour l'arrêter, quand Sephiroth dégaina Masamune et tenta une attaque. Kadaj bondit en arrière.

« Tu ne dégaines pas ? » dit Sephiroth.

« Pou… pourquoi ? »

« Je croyais avoir été clair, Kadaj : Telian m'appartiendra. J'ai l'intention de l'enlever, dès que je la rencontrerai. Et quand je l'aurai trouvée… je lui ôterai sa force vitale. Je lui arracherai le cœur avec mon sabre, s'il le faut ! »

Ces mots attisèrent la colère de Kadaj. Il dégaina Souba sans aucune hésitation.

« Je ne te laisserai pas faire ça ! »

Les deux hommes se mirent en position de combat. Mais soudain, il y eut une explosion. Kadaj tourna la tête et reconnut l'auberge où ses amis et lui avaient choisi de passer la nuit.

Sephiroth sourit.

« Élion a mis le feu à l'auberge, il a été plus rapide que je ne le pensais. Je lui avais demandé de m'attendre pour profiter du spectacle. »

« Tu as… pourquoi ? »

« Oh, un petit feu de joie pour célébrer mon retour. Maintenant, en garde ! »

Il fondit sur Kadaj si vite que le jeune homme ne put esquiver le coup. Il vit le sabre transpercer sa poitrine. Puis, satisfait, Sephiroth recula.

« Quand je pense que tu es un clone, tu es censé avoir hérité de ma force… Décevant ! Bon, adieu… petit-frère ! » acheva-t-il avec un sourire narquois.

Puis il s'en alla. Kadaj aurait voulu se lever, lui sauter dessus et lui arracher la tête. Mais il avait si mal !

XxXxXxXxXxXxXxXxX

L'auberge avait brûlé, tout n'était plus que ruines. Des gens endormis avaient brûlé vif. Les quelques survivants n'en menaient pas large.

Nathalie avait reçu une poutre en flammes sur le ventre. Loz l'avait dégagée de justesse et aidée à sortir des ruines tandis que Yazoo, Senki, Telian et Frongeon dégageaient les autres clients.

Le problème était que cette auberge était perdue en pleine campagne, aucune chance d'espérer de l'aide qui que ce soit ! Et les matérias de soin étaient rares : la dernière avait été épuisée par Senki pour un enfant qui avait eu le crâne à moitié fracassé.

Nathalie ne pouvait utiliser sa magie à cause de sa terrible blessure, qui l'affaiblissait. Elle pouvait à peine marcher.

Elle se força pourtant à marcher d'un blessé à l'autre sous une tente de fortune, installé par ses compagnons. Loz la soutenait tandis qu'elle marchait d'un blessé à un autre.

Il faisait jour lorsque Telian et Yazoo revinrent, les bras chargés de Bakaringos et d'herbes comestibles, puisque les vivres de l'auberge avaient brûlé.

« Voilà, c'est tout ce qu'on a trouvé », dit Senki en déposant le tout près d'une marmite.

« Où sont Nathalie et Loz ? » demanda Telian.

« Ils s'occupent des blessés, au fond de la tente. »

Soudain, un vrombissement retentit. Un hélicoptère Shinra atterrit près d'eux. Les Turks en descendirent.

« Occupe-toi de ton frère et Nathalie, Senki et moi nous occupons d'eux », dit Telian.

« Compris. »

Telian et Senki s'avancèrent vers Tseng, qui marchait en tête du quatuor de Turks.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » dit-il.

« Il y a eu un incendie, tout a brûlé. Nous et nos copains, on s'active à soigner les blessés », dit Senki.

« Vous pouvez nous aider ? Votre hélicoptère pourrait en transporter à l'hôpital le plus proche ? »

« Désolé, mais on a reçu des ordres. Nous sommes au courant pour le retour de Sephiroth. »

La jeune fille prit panique.

« Et alors ? » dit-elle.

« Ces gens sont peut-être victimes d'un incendie causé par lui. Tu n'ignores pas ce qu'il a fait à Nibelheim, n'est-ce pas ? Alors nous devons les achever. »

« QUOI ? » dirent Telian et Senki.

« Ce sont des témoins gênants. De toute façon, ils sont tous mourants, il n'y a qu'à les regarder pour voir qu'ils ne tiendront pas plus de deux heures, et le voyage jusqu'à Healen dure plus d'une demi-journée ! »

Déjà, Reno s'avançait, son bâton électrique chargé.

« Non ! Pitié, ne faites pas ça ! » implora Telian.

Senki se posta devant le Turk et se mit en position de combat.

XxXxXxXxXxXxXxXxX

Yazoo traversa la tente. Les blessés étaient allongés à même le sol. Tout avait brûlé dans l'auberge, ils n'avaient même pas pu utiliser de draps pour improviser des bandages. Des gens gisaient au sol, gémissant, couverts de brûlures…

Il vit Nathalie, courbée avec effort au-dessus de la jambe d'un brûlé. Loz devait tenir les épaules de la jeune fille pour qu'elle ne tombe pas en avant.

« Nathalie, tu devrais faire une pause. Toi aussi tu es blessée, tu n'as pas dormi depuis hier soir ni fait une pause. Loz, pourquoi tu ne l'arrête pas ? » dit Yazoo.

« Je n'arrive pas à la calmer, elle a essayé plusieurs fois de se lever, et j'ai peur de lui faire mal, dans son état… »

Ignorant leur discussion, Nathalie se pencha vers un blessé au bras et toucha sa blessure. Il se débattit et frappa Nathalie au ventre. La blessure de la jeune fille se rouvrit, son pansement et ses vêtements se couvrirent de sang.

Loz l'écarta du blessé.

« Allez, arrête, il faut qu'on te fasse un pansement propre », dit Yazoo.

Il tendit la main vers la blessure de la jeune fille, mais elle le repoussa.

« Sauver des vies. C'est le but de tout guérisseur. Je suis née avec cette force en moi, je suis une Tabhaisaver du soin ! Alors je dois continuer… au péril de ma vie ! »

« Mais qui pourras-tu sauver, si tu meurs ! ? Une pause de cinq minutes, et tu… » dit Loz.

Soudain, des cris retentirent. Une femme accourut, un bébé dans ses bras.

« Je vous en supplie, soignez ma fille ! » gémit la femme.

Nathalie prit le bébé dans ses bras. Le pauvre était brûlé de partout et ne pouvait même pas gémir, ses lèvres étaient fendues, il avait perdu œil…

Elle jeta un coup d'œil à son bâton de soin, posé près d'elle sur le sol.

« Peut-être que… si je mets toute mon énergie une ultime fois dans le Manith de soin… »

Yazoo attrapa doucement mais fermement la jeune fille par les épaules.

« Enfin, Nathalie, tu délires ? Si tu fais ça, tu mourras ! Tu perds du sang, et tu tiens à peine debout ! »

La jeune fille leva les yeux vers le ciel.

« Aéris… vous vous souvenez de cette pluie miraculeuse qui a guéri tout le monde des géostigmates ? Aéris était morte, elle n'avait plus de corps. Elle était morte, et pourtant elle avait encore des pouvoirs incroyables. »

« C'est complètement idiot, enfin ! » dit Yazoo.

« Il a raison. Allez, Nathalie, repose-toi, on s'occupe d'eux, on a nos matérias de soin ! »

La jeune fille ferma les yeux. Des larmes coulèrent sur ses joues.

« Je n'ai pas pu… sauver Yakino… Et maintenant, tous ces gens… »

« Tais-toi ! Et Senki, tu as pensé à lui ? Par pitié, arrête, tu as tort ! dit Loz. Personne ne l'aurait pu ! »

Il sentit soudain quelque chose de dur contre sa jambe. Il baissa les yeux et vit que Nathalie avait attrapé son bâton de soin. Le cristal luisait d'une forte lueur verte.

Loz enserra Nathalie dans ses bras, tandis que Yazoo essayait de lui arracher le bâton des mains. Mais la jeune fille le tenait fermement. Son corps se mit à luire de la même lumière que le cristal.

« Je t'en supplie, lâche ça ! Arrête, Nathalie ! »

Yakino… donnez-moi votre force, s'il vous plaît… pensa la jeune fille, ses beaux yeux azur levés vers le soleil.

« NON ! ARRÊTE ! NATHALIE, NON ! » hurla Yazoo.

Trop tard. Une immense explosion de lumière se forma depuis le cristal et enveloppa l'espace. Yazoo sentit la chaleur quitter les mains de Nathalie. Il les lâcha et vit une puissante lumière au niveau du cœur de la jeune fille, comme une étoile. Cet astre s'échappa de sa poitrine et se logea dans le cristal du bâton. Puis un océan d'étoiles envahit l'espace.

Loz vit le bébé dans les bras de Nathalie reprendre des couleurs. Son visage redevint beau et jeune, sa peau rose et lisse. Au contact des mille et une lucioles, les blessures de toutes les personnes se refermèrent sous la tente.

Même Reno et Senki, occupés à se battre, virent leurs ecchymoses disparaître. Telian se figea. Elle sentit soudain cette horrible perte dans son cœur. Comme une étoile qui venait de s'éteindre !

Elle tomba à genoux et enfouit son visage dans ses mains. Senki se tourna vers la tente et courut comme un fou là-bas, bousculant les gens qui regardaient, ébahis, leur corps guéri et leurs brûlures disparues.

Senki trouva Loz assis à même le sol. Il pleurait, serrant contre lui le corps de Nathalie. Le rouquin le repoussa. Loz ne protesta même pas et continua de pleurer.

« Nathalie… » murmura Senki.

Il toucha son beau visage. Il était froid et pâle. Senki passa la main dans sa chevelure d'or.

« Non… NATHALIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE ! »

Soudain, il y eut un gémissement. Tous levèrent la tête vers l'entrée de la tente. Reno venait d'électrocuter un des hommes guéris, et se préparait à l'achever.

« Arrêtez ! » cria Yazoo d'une voix entrecoupée de sanglots.

« Toi, tu vas y passer aussi, tu n'as pas oublié notre petit duel ? » dit Reno.

« RECULEZ ! »

Tout le monde se tourna vers celui qui venait de hurler au-dessus du tumulte. Debout, le corps de Nathalie dans ses bras, Senki hurlait. Ses yeux étaient grand ouverts, et des larmes y coulaient sans s'arrêter. La tête de Nathalie était rejetée en arrière, ses cheveux dorés flottaient dans le vide, comme une cascade d'or.

« J'en ai assez… assez tous ces combats et de ces morts ! Je ne peux plus supporter ça… C'est impardonnable ! DISPARAISSEZ ! PARTEZ ET VITE ! »

Senki hurla si fort, sa rage fut si forte que sa voix se mua en un rugissement de lion. Déposant Nathalie, il leva des yeux luisant comme des braises vers les Turks. Son corps se métamorphosa, prenant la forme d'un fauve.

Tout le monde recula. L'aura que dégageait Senki était anormalement destructrice ! Elle évoquait une démence ignoble.

Telian l'avait déjà vu plusieurs fois se transformer, mais jamais il n'avait paru si… si horrible !

Il fonça sur Reno et lui sauta à la gorge. Tout le monde ne réagit d'abord pas, trop effrayé pour agir.

Mais Rude frappa violemment le fauve et le fit reculer. Elena attrapa Reno et le fit traîner vers l'hélicoptère.

Le fauve allait revenir à la charge, mais Loz se jeta sur lui et l'attrapa à la taille.

« Senki, arrête ! Senki, non ! Redeviens toi-même, ou tu vas te détruire ! »

Le lion prit une forme vaguement humaine, mais elle évoquait plutôt celle d'un loup-garou au pelage orange.

« LÂCHE-MOI ! JE VEUX LES TUER ! JE VAIS LES TUEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEER ! » hurla Senki.

Il donna un coup de patte violent à Loz et l'écorcha au bras. Le jeune homme faillit céder, puis raffermit sa prise.

« Tu es… Senki ! Arrête ça ! Pense à nous ! Telian… ! »

En entendant ce nom, Senki arrêta de hurler. Lentement, son corps redevint humain. Puis la lumière du feu disparut. Il tourna la tête vers Telian.

Elle se tenait blottie contre un rocher, les mains sur sa bouche, ses yeux ruisselants de larmes. Elle regardait Senki en tremblant.

Senki sentit Loz trembler, le grand homme le tenait toujours par la taille et pleurait.

« Loz… je comprends », murmura Senki.

Lentement, il se détacha de l'étreinte du jeune homme et revint près du corps de Nathalie. Il la souleva dans ses bras, puis s'éloigna.

Telian regarda les gens, qui avaient assisté à la scène sans rien dire, horrifiés. Puis elle vit les Turks, debout, figés.

« Fichez le camp », dit la jeune fille mollement.

Tseng obéit, trop sonné pour oser réagir. Une fois que l'hélicoptère eut disparu dans le ciel, Telian se leva, fit quelques pas vers la tente… puis tomba en avant. Yazoo la rattrapa et la déposa sur un lit, avec l'aide d'un des anciens blessés.

Puis il fit de même pour Loz, qui pleurait toujours. Submergé par la fatigue, Yazoo s'éloigna. Il ne pouvait pas dormir, et Kadaj… Où était-il, celui-là ?