*** Note ***

Pat35 : merci beaucoup pour ta review, c'est toujours agréable à lire :-) J'espère que la suite de l'histoire te plaira tout autant :-) Bonne lecture et à bientôt !

*** Chapitre 3 ***

La voix du commandant de bord résonna dans l'appareil annonçant la proximité de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Freya ouvrit les yeux, tâchant de remettre ses ides en ordre. Les communications longues distances étaient pas vraiment sont fort. Elle demanda un verre d'eau à l'hôtesse qui passait dans le couloir et attacha sa ceinture de sécurité comme l'indiquait la consigne lumineuse. Elle jeta un coup d'oeil à son voisin de gauche, un homme d'affaire qui n'avait cessé de pianoter sur son ordinateur portable tout au long du vol. En soupirant la jeune femme posa sa tête contre le hublot situé à sa droite, le regard se perdant dans l'immensité du ciel. Elle regarda vers le sol, et aperçu déjà les premières maisons, signe que l'atterrissage était proche. L'hôtesse de l'air revint avec le breuvage commandé et le lui tendit avec un sourire lui demandant également de relever la tablette devant elle. Freya obtempéra. Elle piaffait d'impatience à l'idée de pouvoir revoir son frère bien aimé. Dix ans se sont écoulés, elle qui n'avait connu sa famille proche qu'il n'y a quelques années en arrière. Elle qui avait toujours pensée être abandonnée. Elle se battrai jusqu'au bout pour ses frères et sœur, l'idée d'être séparés avait été insupportable pour elle. Si bien qu'elle avait passé tout son temps dans les archives, les ouvrages anciens. Elle ne comptait plus les heures, les jours, les mois passés, le nez dans les grimoires des siècles passés. Cette obstination avait eu raison de son histoire d'amour, et la belle louve qui partageait sa vie s'est vu proposer un poste à l'hôpital de San Francisco qu'elle ne put refuser. Qu'il en soit ainsi, Freya ne voulait qu'une chose et elle l'obtiendrai coûte que coûte.

L'appareil, une fois qu'il fut posé sur le tarmac, circula quelques minutes encore avant de s'immobiliser devant une passerelle. Les passagers descendirent dans le calme et se dirigèrent d'un même pas vers le tapis roulant sur lequel circulait les bagages. En attendant le sien, Freya saisit son portable et composa rapidement un message qu'elle envoya à Bonnie. La sorcière n'était pas tout à fait certaine de son choix, mais il était pourtant évident qu'avec une Bennett dans sa manche, elle ne pouvait que réussir son sortilège. Ce sort qui l'avait tant obsédée, et qu'elle avait finit par mettre au point avec l'aide de Vincent mais aussi d'Alaric. Un homme qu'elle avait appris à connaître, à respecter et qui disposait d'une importante bibliothèque. L'un et l'autre n'avaient pas été faciles à convaincre, aucun d'eux n'appréciaient réellement sa famille, mais le bonheur d'Hope semblait être un argument qui faisait mouche à chaque fois et tous avaient décider de s'allier dans ce but, mettant leurs rancoeurs passées de côté.

Enfin son sac à dos apparut aux côtés des autres bagages, elle le saisit et s'éclipsa à grandes enjambées de l'aéroport. Freya avisa un taxi, le héla et lui indiqua un hôtel situé en bas de la butte Montmartre, n'ayant pas une grande envie d'enchainer les transports en commun. Elle se laissa aller à contempler le paysage distraitement, ignorant les coups d'oeil du conducteur, préférant porter son attention sur le déroulement des opérations, tenant une liste mentale précise des choses restantes à faire. La principale, mais aussi la plus difficile, était de réunir sa fratrie. Elle avait commencé par Klaus, sachant, pertinemment, que c'était le plus difficile à convaincre. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle y avait envoyé la jeune Bonnie Bennett. Freya était persuadé que la rencontre avec la jeune femme susciterait son attention et plaiderait en sa faveur. Tout du moins, elle l'espérait, priant pour que son frère ne vienne pas décapiter un de ses atouts les plus précieux. Elle sortit son portable et scruta l'écran. Aucun message. Elle ne savait pas si elle devait être soulagée ou non, puis elle se rassura en se disant que Bonnie n'était sans doute pas encore arrivée en Angleterre.

Une bonne heure s'était écoulée avant que le chauffeur de taxi ne s'arrête devant un petit hôtel cosy, à l'image de l'historique Butte. Elle le remercia et descendit de la voiture, scrutant les alentours. Elle ne pouvait le nier, Paris avait son charme. Les petits bars aux coquettes devantures, les arbres centenaires majestueux, les pigeons qui roucoulent, et, bien sûr, l'ombre du Sacré-Coeur qui, telle une poule géante, couvait la Butte Montmartre de sa majestueuse présence. Même les bruits provoqués par la circulation ne parvenaient pas à ôter le caractère romantique de la place. Freya se laisserait bien volontiers porter par cette atmosphère douce-heureuse, mais elle avait encore fort à faire.

D'un pas résolu, elle pénétra dans le hall du petit hôtel. Et avisa le comptoir en bois acajou lustré derrière lequel trônait un homme qui lui sourit et lui souhaita la bienvenue aussitôt qu'il la vit. Elle demanda une chambre et, tandis que l'homme remplit les formulaires d'usage, Freya s'intéressa au présentoir qui mentionnait les différents circuits touristiques des alentours et saisit une carte du quartier. Le réceptionniste termina de l'enregistrer et lui donna sa carte d'accès, lui indiquant que sa chambre se trouvait au second étage. Freya le remercie d'un signe de tête et se dirigea vers l'escalier qu'elle grimpa rapidement jusqu'à l'étage en question. Sa chambre était la première sur la droite, elle passa le badge sur le capteur qui déclencha le mécanisme d'ouverture. Il s'agissait d'une petite suite, confortable et chaleureuse. Tout ce qui lui fallait pour le moment. La sorcière posa son sac sur la petite table près de la fenêtre, l'ouvrit pour prendre quelques ingrédients et une bougie qu'elle alluma. Elle étala la carte du quartier devant elle, prit un fin poignard avec lequel elle s'entailla le doigt. Elle laissa tomber quelques gouttes sur la carte puis se concentra. La flamme de la bougie se mit à vaciller avant de soudainement s'éteindre. La jeune femme ouvrit les yeux et constata qu'une trainée de sang s'était dessinée entre l'hôtel dans lequel elle séjournait et un petit immeuble situé à quelques rues de là. Freya sourit et murmura:

« -Bonjour petit frère »

Elle jeta un coup d'oeil à l'horloge murale et constata que la soirée était avancée. Mieux valait qu'elle se repose, se remette du décalage horaire pour pouvoir attaquer la mission qu'elle s'était confiée. Une longue journée l'attendrait. Elle saisit son portable dans l'espoir d'avoir ds nouvelles de la jeune Bennett, mais elle gardait désespérément le silence. Son avion n'avait probablement pas encore atterri. Elle tenta de se calmer, de focaliser ses pensées sur un frère à la fois. Résolue, elle prit une douche rapide avant de s'endormir dans un lourd sommeil sans rêves.

Le lendemain matin, les premiers rayons de soleil venaient caresser la jeune femme paisiblement endormie. Elle ouvrit un œil, grogna, voulu se rendormir avant de se rappeler où elle était et les raisons pour lesquelles elle se trouvait dans la capitale française. Elle décrocha le téléphone, commanda son petit-déjeuner auprès du service d'étage avant de filer prendre une longue douche revigorante et s'habilla de façon décontractée. En sortant de la salle de bain, Freya jeta un coup d'oeil à son portable, le message tant attendu était arrivé dans la nuit :

« Klaus OK, en route pour MF »

Un large sourire se dessina sur ses lèvres. Elle avait eu raison d'envoyer la petite sorcière à la rencontre de son frère. Elle ne savait pas quels avaient été ses arguments, mais peu lui importait, seul le résultat comptait. Convaincre Klaus était sans doute l'étape la plus difficile. C'est tout du moins ce qu'elle se plaisait à penser. Quelques légers coups donnés à sa porte la sortirent de ses pensées. Le garçon d'étage, poussant un petit chariot devant lui, pénétra dans la chambre, après l'avoir chaleureusement remercié avec un pourboire, Freya avala son café rapidement. Elle ramassa la carte du quartier après y avoir lancer un nouveau regard. Certaine de sa destination, elle sortit de l'hôtel.

Les rues de Paris s'éveillaient doucement, déjà les premiers oiseaux venaient enchanter les passants de leurs chants mélodieux tandis que les cafetiers sortaient les petites tables rondes et les primeurs leurs étals de fruits et légumes. Freya avançait d'un pas résolu et, s'orientant grâce à la carte, découvrit une petite place pavée bordée de platanes sur laquelle quelques passants se pressaient vers le kiosque à journaux ou la bouche de métro située non loin de là. La jeune femme s'avança, scrutant les échoppes qui siégeaient là. Elle dénombra une boucherie, une mercerie, trois cafés, mais son attention fut portée par l'unique boutique peinte dans un blanc éclatant. Impeccablement tenue, la petite galerie d'art se distinguait par son éclairage chaleureux et chatoyant. Freya avança encore et scruta l'intérieur. Elle y discerna un couple, en train d'observer une toile. Une magnifique peinture aux couleurs vives et chatoyantes. Quelques secondes plus tard, dans son éternel costume, sans l'ombre d'une tâche, Elijah, un sourire accroché aux lèvres, vint à la rencontre des deux potentiels acheteurs. Freya ne pouvait masquer sa joie de revoir son frère. Les années lui avaient parue tellement longues sans sa famille. Elle l'observa quelques minutes et se rendit compte à quel point il semblait heureux, libre. Soudain, elle hésita, pouvait-elle décemment lui faire renoncer à une liberté à laquelle il goutait et se complaisait ? Mais elle se rappela bien vite que c'était pour sa famille, sans eux, Elijah ne pouvait être tout à fait heureux. Décidée, elle franchit le seuil de la porte. Un léger carillon retentit, son frère se retourna sur elle, lui sourit et revint au couple, leur vantant, dans la langue de Molière, les qualités du tableau pour lequel leurs cœurs battaient. Freya fit quelques pas dans la galerie, observa d'un œil distrait les peintures accrochées aux murs. Son regard fut attiré par une toile très sombre, une silhouette blanche était dessinée au milieu, on notait des nuances de gris l'entourant pour finir par des teintes noires. Elle posa ses yeux sur la signature.

« N.M »

« -Magnifique, n'est ce pas ? Entendit-elle derrière elle.

- Oui … D'où vous vient-elle ? Questionna la jeune femme en ayant déjà son idée sur la réponse

- Il s'agit d'un don anonyme. Je l'ai trouvée posée devant ma porte un matin. J'aime ce sentiment de solitude qu'elle dégage …

- Oui, en effet... Plus pour longtemps avec un peu de chance, murmura t-elle pour elle-même

- Pardon ?

- Non, je me demandais … Avez-vous d'autres toiles de ce mystérieux donateur ?

- J'aurais aimé, mais non... Celle-ci est la seule que je possède

- Et vous n'avez jamais cherché à savoir, qui est ce « N.M » ?

- Bien sûr que si, sourit Elijah, mais mes sources sont limitées, je n'ai jamais réussi à connaître l'identité du peintre, ni même à trouver une autre de ses toiles d'ailleurs, c'est bien dommage, il y a vraiment quelque chose de … fort. Excusez-moi mademoiselle mais … j'ai l'impression de vous avoir déjà vu quelque part …

- Eh bien … Freya jeta un coup d'oeil prudent autour d'eux, s'assurant qu'ils étaient seuls... On peut dire ça. Elijah, tu ne te rappelles pas du tout de moi ?

- On se connaît ? Demanda méfiant l'Originel

- On va dire ça comme ça, oui. Je suis Freya. Ta sœur …

- Ma s... Non, vous devez vous tromper, ma soeur Freya doit sans doute être décédée maintenant... Ecoutez, je ne sais pas qui vous êtes et je n'en ai rien à faire, mais sachez que je n'apprécie pas du tout ce que vous êtes en train de faire...

- Laisse moi te le prouver …

- Cela suffit ! Ordonna t-il fermement. Je vous demande de quitter ma boutique, maintenant !

- Mais, Elijah, je peux t'aider, je peux te prouver la véracité de mes propos, je …

- DEHORS ! MAINTENANT ! » Hurla t-il, son regard devint noir et les petites veines sous ses yeux se dessinèrent.

Freya prit conscience de l'ampleur du danger auquel elle s'exposait. Et préféra tourner les talons pour sortir de la boutique. Elle se retourna et vit Elijah l'observer. Ce n'était pas comme ça qu'il faudrait procéder avec lui. L'hypnose est trop forte, trop ancrée dans son esprit. Et une seule personne pouvait défaire ce qu'elle avait fait. Le convaincre n'allait pas être une mince affaire mais elle devait jouer le tout pour le tout.

*** Note ***

Et voici ce qui clôt le chapitre 3 :-)

J'espère que, pour le moment, ma FF vous plaît … N'hésite pas à envoyer les reviews, ça fait toujours plaisir et ça me permet de me corriger également :-)

Merci et à bientôt !