Hello les amis! La rentrée se passe bien?
First of all : je ne suis pas en retard! Ce chapitre a seulement été retardé par l'impossibilité de me connecter au site...
Puisque c'est résolu, je voudrais vous remercier pour vos reviews, follows, et favoris!
Pour ce chapitre: un peu de néophobie alimentaire... Ou simplement quelques expériences gustatives ;)
J'espère que vous aimerez ce chapitre du mois!
Bonne lecture~
Chapitre III : Desperate Housedad
Lovino s'agite dans son relax, faisant tinter les clochettes de sa peluche. Antonio détourne un instant les yeux du plan de travail pour lui sourire.
Son fils arbore déjà une moue boudeuse la plupart du temps, et fronce les sourcils dès que quelque chose l'interpelle. Il a déjà du caractère –et de la voix.
Pour l'heure, Lovino a faim. Il ne pleure pas encore, mais ça viendra. Sauf si Antonio lui prépare son repas avant la crise de larmes.
Il s'y efforce. Il a placé Lovino à côté de lui, dans son relax, pour pouvoir garder un œil sur le petit pendant qu'il cuisine. Pas de la grande gastronomie, mais… Aujourd'hui est un grand jour! Lovino va passer du liquide au mou, du lait à la panade.
Antonio épluche une carotte, pèle une pomme de terre, les coupe en morceaux et les fait cuire à la vapeur. Pendant ce temps, il gazouille avec Lovino.
-Qui c'est qui va manger aujourd'hui? C'est Loviii~
Il ponctue cette phrase de chatouilles, ce qui a au moins le mérite de dérider l'enfant, qui émet cet étrange son qui lui sert de rire.
En sifflotant, Antonio se met à écraser les deux aliments dans un bol. Il regarde suspicieusement sa création puis détache son fils, l'emmène à table et l'installe sur ses genoux pour lui donner quelques cuillères d'eau avant d'attaquer le plat de résistance.
A la première gorgée, Lovino tousse. Antonio se force au calme.
Règle numéro un quand tu deviens père : tu ne paniques pas.
C'est ce que son propre père lui a dit, au tout début. Plus facile à dire qu'à faire.
Il tapote doucement le dos du garçon, et attend un retour à la normale avant de lui présenter une deuxième cuillerée d'eau.
Vient finalement le moment fatidique de la panade. Carotte et pomme de terre. Il paraît que c'est ce qui passe le mieux au début, parce que c'est sucré.
Antonio jette un regard douteux à la préparation, mais inspire profondément, sourit, et s'extasie:
-Hé, c'est de la panade! Lovi, tu vas manger comme les grands, maintenant! Fais une graaaande bouche!
Il agite doucement la cuillère devant la bouche de Lovino, qui peine à l'ouvrir. La substance inconnue et d'une couleur si étrange l'intrigue, et ne lui inspire pas vraiment confiance.
Il regarde son père, qui lui fait des signes de tête encourageants, et entrouvre les lèvres.
La cuillère s'y glisse et il goûte, pas très convaincu. Son visage exprime déjà tant d'émotions différentes qu'Antonio trouve ça attendrissant.
Il avale. Pas de réaction déplaisante à déplorer.
-Bien! le félicite Antonio. Encore une?
Il lui prépare une deuxième petite cuillère, mais avec un petit bruit de mécontentement, Lovino tourne la tête.
Il n'a pas vraiment aimé, apparemment.
-Allez, Lovi. On ouvre grand la bouche… Aaah…
Le garçon tourne la tête à droite et à gauche pour éviter la cuillère, et s'en met partout sur la joue.
Antonio frotte les traces de carotte sur le visage de son fils avec une serviette, mais ne s'avoue pas vaincu.
Il va tenter le bon vieux truc de l'avion.
-Lovi! Allô allô tour de contrôle? Ici l'avion carotte-pomme-de-terre n°1, demande permission d'atterrir! Niooooon. fait-il pour imiter le bruit des moteurs –tant bien que mal.
La bouche de Lovino s'entrouvre à nouveau.
-Bravo! C'est très bien, Lovi. Oh, regarde, un deuxième avion! Niiiioooon…
oOo
Trois cuillères. C'est tout ce que Lovino aura mangé. Au grand désespoir d'Antonio. Malgré tous ses efforts d'imagination pour trouver des façons amusantes de présenter la cuillère. A s'arracher les cheveux.
Il sait bien qu'au début, les enfants ne mangent pas beaucoup, mais il espérait que son glouton de fils mangerait un petit peu plus quand même.
Dans le frigo, il troque le bol de panade contre son assiette de salade et s'installe à table, à une place de laquelle il peut surveiller Lovino, juste en face de lui, dans son parc, pour manger cette délicieuse préparation principalement à base de tomates.
Il n'y peut rien, il a un faible pour ce fruit. Qu'on mange comme un légume. Bref. Il aime ça.
Depuis son parc, le petit garçon l'observe avec curiosité. Cette chose rouge dans l'assiette du paternel a accroché son regard.
Un sourire ourle ses lèvres et il tend le bras vers Antonio lorsqu'il pique le premier quartier de tomates sur sa fourchette.
Le visage poupin se décompose quand la tomate disparaît dans la bouche de l'Espagnol.
Au deuxième morceau, les yeux ambrés sont pleins d'espoir. Mais à nouveau, la déception arrive.
Antonio commence à comprendre. Il décide de refaire un test, qui donne les mêmes résultats.
-Tu veux manger une tomate, Lovi? Hum? Tu veux ça?
Pour toute réponse, l'enfant se met à hurler. Son père est un tel sadique, faut dire.
Antonio le prend dans ses bras et va chercher un couteau à la cuisine, ignorant les cris persistants et d'autant plus aigus de l'enfant lorsqu'ils s'éloignent de l'assiette. De nouveau à table, il s'affaire à peler un quartier de tomate, à enlever les pépins, et à le couper en petits morceaux, avant de le présenter à son fils.
Suivant la loi éternelle des vexations, c'est le repas de son papa que Lovino apprécie plus que le sien.
-Tu es déjà désespérant… remarque Antonio avec un sourire attendri alors que son bambin mâchonne avec satisfaction un petit morceau.
L'Espagnol dépose un baiser sur ses doux cheveux auburn, puis se remet au travail.
Pour être honnête, Lovino adore les tomates.
Ce jour-là n'a marqué que le début d'une longue histoire d'amour entre le petit garçon et cet aliment.
Tel père, tel fils.
Voilà, juste un petit chapitre sur ces chères tomates! Ne les négligeons pas! Après tout, elles font partie de la famille Fernandez Carriedo, elles aussi~
Quelques petites notes
Le titre du chapitre, Desperate Housedad, est inspiré de la série bien connue Desperate Housewife.
J'ai choisi la date de naissance de Lovi! Le 17 mars, et non le 2 juin. Le 17 mars, c'est l'anniversaire de l'unification de l'Italie, tandis que le 2 juin, c'est la fête nationale.
Just so you know ma maman est diététicienne et je ne la remercierai jamais assez pour sa patience... Elle a répondu à toutes mes questions sur l'alimentation des bébés et sur la diversification alimentaire, donc c'est grâce à elle que ce chapitre a vu le jour ~
J'espère que vous avez apprécié~ Bonne année scolaire à tous !
On se retrouve le 1er octobre (OMG ça paraît tellement loin!), en attendant, j'aime toujours autant les reviews!
