Jingle bells, jingle bells, jingle bells rock~
Bien le bonjour les amis!
Disclaimer : tous les personnages appartiennent à Hidekaz Himaruya.
SURPRISE! Alors que je me lamentais en fin de chapitre six de ne pas revenir sur Being a Dad avant 2016, je suis toujours là *lalala*! Et pour cause. Je me suis rappelée qu'à Noël, Feli devait arriver, et ben voilà, j'ai pas pu résister à l'envie de vous livrer la première rencontre des Vargas Brothers!
Je vous remercie encore et toujours pour votre soutien, vos follows, favoris, et vos reviews!
J'en profite aussi pour vous souhaiter d'excellentes fêtes de fin d'année, un bon réveillon et un bon Noël si vous le fêtez, une bonne fin de 2015 si pas, et puis un bon réveillon de Nouvel An! Mais je vous souhaiterai une bonne année 2016 dans le chapitre !, hum? ;)
Réponse à la review anonyme d'AriesFey : merci pour ta review! Et pour l'info, ça me rassure ;) J'espère que la suite te plaira!
Bonne lecture à tous, n'hésitez pas à laisser une review ...
Chapitre VII : North and South
(Spécial Noël 2015)
21 décembre 1999.
Ces derniers jours, Antonio a géré la librairie seul. Roderich lui fait suffisamment confiance pour cela, désormais; après un an et quelques mois de bons et loyaux services, irréprochables. Jamais un jour de maladie, toujours prêt à aider, à en faire plus, et il faut le dire: à renouveler et fidéliser la clientèle.
En effet, la présence d'Antonio a ramené des chalands étudiants entre les murs de l'établissement. Qu'il s'agisse de Francis, de Gilbert, ou d'autres amis et connaissances de la fac, ils ont vite compris qu'ils trouveraient à la librairie Edelstein à la fois de quoi se détendre, mais aussi de rares ouvrages et autres mines d'or d'informations bien utiles pour leurs études. Et le commerce étant relativement ancien, il regorge de vieilles éditions et de livres depuis longtemps retirés de la circulation. Ces derniers ne manquent pas de fasciner Gilbert, et de fait, l'albinos passe énormément de temps à la librairie, de sorte qu'il devient partie intégrante du décor et a même sympathisé avec le taciturne propriétaire de l'établissement, Roderich Edelstein.
Cette semaine, toutefois, la semaine de Noël, la librairie a tourné au ralenti; Antonio étant seul pour faire marcher les affaires. Aussi, on n'a pas vu Gilbert des masses, pas plus que Francis… Qui étaient plutôt en mission baby-sitting auprès de leur cher petit filleul.
Tout cela parce que M. et Mme Edelstein se sont envolés quelques jours plus tôt pour l'Italie, et en reviendront avec leur enfant le soir même.
Antonio est ravi pour son employeur, et plus encore pour Elizabeta, même s'il s'inquiète un peu de savoir comment Roderich, un peu maladroit et rêveur, s'occupera du petit garçon.
Il le découvrira ce soir…
Après la fermeture. Le couple a insisté pour qu'Antonio et Lovino viennent le soir de leur retour à Paris rencontrer leur petit Feliciano. Après quoi, l'Espagnol sera en congé pour deux semaines, la librairie étant fermée pendant les fêtes.
Donc, assis derrière le comptoir du magasin, Antonio attend patiemment, un livre à la main, les derniers clients du jour. Il est près de 17 heures. Le libraire fermera à 18 heures.
D'ailleurs, Gilbert ne devrait pas tarder à déposer Lovino, et les Edelstein arriveront également sous peu avec leur nouveau protégé.
Antonio se demande comment réagira Lovino devant le bébé, âgé de six mois. Le papa ne sait pas encore à quoi s'attendre. Certes, son fils est régulièrement en contact avec d'autres enfants chez Elizabeta et il a appris à les connaître pour, finalement, les tolérer et s'amuser avec eux, mais…
Lovino peut avoir des réactions tellement imprévisibles.
Que se passera-t-il s'il se sent abandonné parce que détourné du centre de l'attention des adultes qui l'entourent constamment? Après tout, jusqu'à maintenant, Elizabeta lui a témoigné une affection encore plus forte qu'aux autres enfants, puisque Lovino passe globalement plus de temps qu'eux chez Mme Edelstein.
Même Roderich a appris à apprécier le petit bout et à manifester son affection par des gestes discrets, presque distraits. Il lui a même donné l'occasion de s'essayer au piano dans la librairie –bien que "taper sur les touches" paraît plus fidèle à la réalité que "jouer du piano".
Somme toute, il est couvé par le microcosme de la librairie, sans parler de ses "oncles" qui sont complètement fous de lui.
Antonio espère donc que l'arrivée de Feliciano ne sera pas vécue comme un abandon du côté de Lovino.
Il lève la tête de son livre lorsqu'il aperçoit un visage hilare dans la vitrine.
De l'extérieur, Gilbert, enfoncé dans un bonnet de laine pourpre et un trench-coat noir, s'amuse à faire signe à son ami et à lui adresser des grimaces. Sur ses épaules, Lovino s'efforce d'attirer l'attention de son papa par de grands signes de la main.
Antonio sourit, attendri. Il craque à chaque fois qu'il le voit dans son petit manteau bleu marine et son écharpe remontée jusqu'aux oreilles, tricotée main par la grand-mère du garçon. Le papa quitte son poste et se dirige vers la porte pour les accueillir. Gilbert finit par faire descendre Lovino et le faire entrer dans la librairie. Le bambin court dans les jambes de son père.
-Papa! s'exclame-t-il avec bonheur.
-Hola, Lovi! répond-il en accueillant son fils dans ses bras. Salut, Gil! Ca s'est bien passé?
-Parfait! rétorque l'étudiant. Je lui ai raconté mon cours d'histoire des temps modernes, il a adoré. J'avais testé l'efficacité de ce produit hautement somnifère, je te rassure, kesese. ajoute-t-il avec un petit rire et un clin d'œil. Et moi ça m'a permis d'étudier en même temps. Il a bien mangé son riz et ses petits pois, il en a foutu partout d'ailleurs… Et il a bien dormi de l'après-midi. Un vrai petit ange.
-Ahah, j'imagine! Merci beaucoup, Gil.
-Pas de quoi, amigo. Roderich n'est pas encore revenu?
-Non. Ils ne devraient plus tarder.
-Ah. fait Gilbert. Bon, ben, j'y vais. A la prochaine, Tonio!
-Tu m'as l'air bien pressé… remarque le libraire. Un rendez-vous?
-Ah! assène Gilbert avec amertume. Non. Pas de danger.
Antonio hausse un sourcil.
-Hum. Un de ces jours, on en discutera. décrète-t-il, pas dupe pour un sou.
-On verra… réplique Gilbert en se dirigeant vers la sortie.
-Tu n'as besoin de rien? demande Antonio.
-Le commerçant reprend le dessus! ironise l'albinos. Non, merci, Tonio. J'ai tout ce qu'il me faut.
-Comme tu veux… Bon retour, dans ce cas. Et encore merci! Tu n'oublies pas le réveillon du 24 à la maison?
-Je raterais ça pour rien au monde! assure l'étudiant. Scheisse, faut encore que je te trouve un cadeau…
Tandis que le père songe que d'ici quelques mois, son fils sera à même de jurer dans trois langues, le jeune Germanique revient vers son ami pour déposer un baiser sonore sur la joue du petit garçon.
–A dans trois jours, Lovi! Plus que trois dodos avant les cadeaux! A plus, Tonio!
Il assène une claque amicale sur l'épaule de l'Espagnol. Lovino accompagne le départ de son parrain d'un signe de la main.
Gilbert paraît étrange ces derniers temps. Il doit y avoir une histoire de cœur là-dessous.
Antonio devra se renseigner. Il questionnera Francis. Les deux hommes se côtoient tous les jours, avec la fac, le blond aura probablement remarqué quelque chose qui a échappé à Antonio, ou, mieux, Gilbert lui aura livré l'information lui-même.
Les réflexions du libraire ne vont pas plus loin car Lovino s'agite dans les bras de son père. Il lui ôte bonnet, manteau et écharpe, puis reprend sa place derrière le comptoir. Il assied le garçon sur la surface vernie du bois et sort le livre de secours –un conte de fée caché dans un tiroir pour tenir Lovino tranquille lorsque ce genre de situation se présente.
Antonio peut affirmer avec assez de fierté qu'il a transmis le goût des livres à son fils. Il suffit de lui lire une histoire pour qu'il cesse de s'agiter et écoute avec attention et un sérieux presque drôle pour son âge ce qu'on lui raconte.
Il faut dire aussi que le garçon a régulièrement droit à des séjours prolongés et des aventures trépidantes dans la librairie, de sorte que cet univers empli de connaissances et d'ouvrages de tous genres commence à faire partie du décor, à devenir son monde.
Il n'en reste pas moins intriguant, ceci dit, et empli de mystères, c'est pourquoi le bambin, curieux, prête une oreille attentive à tout ce qui sort de ces étonnants rectangles bariolés qu'il voit partout dans le magasin.
Antonio n'a pas le temps de lui lire un chapitre que la porte de la librairie s'ouvre à nouveau.
Les doigts gantés de cuir, un chapeau sur la tête, emmitouflé dans un long manteau beige, une petite valise à la main, Roderich Edelstein fait son entrée.
Ivre de bonheur, son visage a perdu cet air neutre et songeur qu'il arbore la plupart du temps et reflète une joie pure et simple.
-Antonio! Bonsoir! le salue-t-il en accourant à la rencontre de son employé.
-Bonsoir, Roderich…
L'Espagnol n'a pas vraiment le temps de terminer qu'il est presque étouffé par l'étreinte de son employeur. Elle ne dure que quelques secondes , cependant, avant que l'Autrichien ne le relâche pour se concentrer sur Lovino, toujours assis sur le comptoir et contemplant la scène avec incompréhension. D'habitude, il est le seul qui bénéficie des câlins de Roderich.
-Hallo, Lovino! dit le libraire en ébouriffant les cheveux auburn, avant de prendre le petit garçon dans ses bras et de le faire tournoyer dans les airs. Ah, Antonio, je suis si heureux! s'extasie-t-il. Feliciano est un enfant charmant, absolument magnifique et adorable! Oh, et Elizabeta est si heureuse! Allons, ne traînons plus, viens le voir!
Lovino dans les bras, le père adoptif quitte la librairie pour l'immeuble voisin. Antonio, pour sa part, prend quand même le temps de fermer la librairie avant de monter chez les Edelstein.
Il gravit les escaliers quatre à quatre et sonne à la porte de son employeur.
C'est Elizabeta qui lui ouvre. Son sourire habituel est encore plus lumineux, large et éblouissant que d'ordinaire.
Elle aussi étreint Antonio avant que celui-ci ne puisse vraiment détailler le garçon qu'elle tient dans les bras.
Une fois délivré, il se retrouve nez à nez avec un petit de six mois, des cheveux châtains encore fins et peu abondants, des yeux noisette ensommeillés qui regardent autour de lui avec curiosité et intérêt, une lueur candide au fond des prunelles.
Il porte un pyjama bleu clair et s'accroche à Elizabeta de ses petits poings potelés. Son visage poupin est absolument adorable.
-Coucou, Feliciano! glisse Antonio en se mettant à la hauteur du bébé.
Le contempler est comme revoir Lovino au même âge. Il y a si peu de temps… Et pourtant plus d'un an déjà. Aujourd'hui, son propre petit bout gambade dans l'appartement et s'extasie devant le sapin de Noël que les Edelstein ont installé dans leur salon.
Ah… Que le temps passe vite.
Antonio suit le couple au salon en les félicitant pour cet heureux événement quelque peu hors du commun. Enfin, ils s'installent dans le canapé et l'Espagnol appelle son fils, qui vient se hisser sur ses genoux.
-Regarde, Lovi. Je te présente Feliciano. C'est le fils d'Elizabeta et Roderich. Tu dis bonjour?
Lovino fronce les sourcils quand il pose les yeux sur le bébé, qu'il toise de la tête aux pieds.
-Feli? demande-t-il à son père en levant les yeux vers lui.
-Hum hum. acquiesce-t-il. Feli, c'est ça.
Il lui offre un sourire encourageant.
Lovino se tourne à nouveau vers le petit Italien.
-Bonzour, Feli! dit-il avec fierté.
Le plus âgé tapote doucement le crâne du plus petit de ses doigts mal assurés, ce à quoi le bébé réagit:
-Vee… fait-il avec contentement.
-Je sens qu'ils vont bien s'entendre! conclue Elizabeta avec un rire cristallin.
oOo
Roderich a sorti une bouteille de Champagne pour fêter ça. Ils ont papoté un long moment, les trois adultes, tandis que Lovino a observé avec attention le nouveau membre de la famille et s'est étonné du moindre geste de ce tout petit être.
Et voilà qu'au moment de repartir, le plus grand ne veut pas quitter le petit!
Étrange comme Lovino peut s'attacher rapidement quand il le souhaite. Le cœur du papa se brise presque lorsque son fils, dans ses bras, la mine déconfite, agite sa main en direction de Feliciano et lui dit:
-Au 'voir, Feli!
Après les dernières salutations et vœux de bonnes fêtes de fin d'année, la famille Fernandez Carriedo prend congé des Edelstein.
Dehors, la nuit est tombée depuis longtemps, et il neige doucement sur les rues désormais silencieuses et illuminées de Paris.
Lovino venait de rencontrer celui qu'il considérerait bientôt comme son petit frère.
Aw... C'est tellement mignon à cet âge-là!
Traductions
Hola : bonjour (espagnol)
Amigo : ami (espagnol)
Hallo : bonjour (allemand)
Notes
North and South (Nord et Sud) est le titre d'une mini-série de la BBC de quatre épisodes, diffusée en 2004. C'est tiré du roman d'Elizabeth Gaskell, qui vaut vraiment le détour. La série aussi, au passage. Richard Armitage y incarne le rôle principal, que les fans de Thorin Oakenshield se ruent sur North and South! ;)
J'espère que vous avez aimé! Encore une fois, meilleurs vœux, et au 1er janvier 2016 ;)
PS : une review, peut-être? :3
