Disclaimer : tous les personnages nommés appartiennent à Hidekaz Himaruya.

Bien le bonjour ! Janvier se termine, avec lui la saison des examens peut-être, et on se retrouve pour le chapitre de Being A Dad de février ;)

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Bonne lecture !


Chapitre XXVIII : Older Things

Samedi 19 mars 2016.

Louise prend un peu de recul pour vérifier que les ballons sont alignés. Elle arbore une moue dubitative mais une main se glisse autour de sa taille et elle reçoit un baiser sur la joue qui la fait sourire.

« Un travail parfait, Madame. » commente Antonio en se prêtant aux mêmes observations qu'elle.

Les deux ballons en forme de 1 et de 8, de couleur dorée, ornent désormais le mur de la pièce principale. De la cuisine, une exclamation rompt la quiétude de l'appartement.

« Cazzo, y aura jamais assez de verres ! »

Antonio roule des yeux et délaisse un moment sa compagne pour répondre au cri de détresse de son fils.

« Mais bien sûr que si, Lovi... » réplique Matthew, amusé du stress de Lovino. « Tu n'as pas invité tout le lycée, non plus. »

« Non, mais il y a quand même toi, moi, Alfred, Lili, Peter, Feli, Feliks, Ravis, Emil, Natalya... »

« C'est reparti. » souffla Matthew qui préfère battre en retraite face à son copain qui déplie ses doigts à mesure que la liste s'allonge.

« Pas de stress, Lovi, Gil ramène des coupes. » le rassure Antonio en montrant sa conversation avec Gilbert sur son téléphone.

« Non, pas des coupes... » ronchonne Lovino. « Demande plutôt des flûtes, il faut que ce soit uniforme ! »

« Mais ce ne seront pas les mêmes... » tente le père.

« Je m'en fous, il faut en donner l'illusion ! »

Deux mains se posent dans la nuque de Lovino et il se raidit sous la surprise. Puis Matthew commence à lui masser la nuque et il se détend.

« T'es adulte depuis deux jours et t'es déjà plus stressé qu'un fonctionnaire en fin de carrière. » le réprimande le blond en murmurant à son oreille. « Calme-toi un peu, tu veux bien ? »

« Oui... » fait Lovino en tournant la tête pour lui voler un baiser.

Dans quelques heures, les premiers invités arriveront. Majeur depuis deux jours en effet, Lovino fête ses dix-huit ans ce soir avec ses amis. Avec sa « famille », composée donc d'Antonio, de Gilbert, de Francis et de Matthew, il a déjà eu sa soirée le jour même. Place désormais à une soirée entre amis, passée tranquillement autour de mousseux et de morceaux de musique – chaque invité ayant été mis à contribution pour concocter une playlist de blind-test en feu.

« Bon ! Pause. » décrète Lovino. « Qui veut un café ? »

Les mains se lèvent, presque à l'unanimité.

« Quelqu'un a parlé de café ? » demande la voix de Francis depuis le salon où il s'applique à gonfler les matelas pneumatiques sur lesquels les invités dormiront -peut-être- une partie de la nuit.

« Je t'en fais un aussi ! » le rassure Lovino avant d'effectivement se mettre à préparer cinq cafés. « Il arrive quand, Gil ? » demande-t-il ensuite à l'adresse de son père.

« Oh, il va bientôt démarrer de chez lui. Il ne devrait plus traîner. »

« Ok. Mais ce sera une bière pour lui, à cette heure-ci, je crois. » commente Lovino comme pour lui-même.

Quelques minutes plus tard, tous les artisans de la soirée en présence ont droit à leur tasse de café fumant et délicieux comme Lovino sait si bien le faire. C'est un moment de répit fortement apprécié dans l'agitation de l'après-midi, et avant la tempête du soir. Le jubilaire parvient même à se détendre un peu, encouragé par son petit-ami, et à rire aux feintes stupides de Francis.

Du raffut se fait soudainement entendre dans le hall et Antonio y accourt pour voir ce qu'il s'y passe. Ce n'est autre que Gilbert qui débarque, et pas seul : deux personnes le suivent, et le père de famille sourit en les identifiant de loin. Il les accueille en murmurant pour ne pas gâcher la surprise à Lovino.

« Lovi ! » l'appelle Gilbert depuis le salon pour l'attirer hors de la cuisine. « J'ai ramené mes plus belles flûtes j'espère que tu ne les confieras pas à n'importe qui. »

Le jeune Méditerranéen sort la tête de la cuisine puis tout le corps, et sa mâchoire s'écrase par terre quand il identifie les deux personnes derrière son parrain.

L'une d'elles est de taille moyenne avec un maintien aristocratique, l'autre est plus petite et plus jeune aussi. Père et fils arborent le même sourire jovial et candide. Roderich et Feliciano saluent Lovino avec chaleur et il les étreint tous les deux.

« Roderich, ça fait plaisir de te voir ! Je ne savais pas que tu passerais ! Bonjour, Feli ! »

« Je ne prévoyais pas de m'immiscer dans la fête. » confesse le libraire. « Mais ton cher parrain m'a convaincu de venir te remettre mon cadeau en main propre au lieu de le confier à Feli. »

« Mais il ne fallait pas... »

« Je tenais aussi, bien sûr, à te souhaiter un joyeux anniversaire. De notre part à Eliza et moi. » sourit l'Autrichien. « Elle est en city-trip à l'étranger avec une amie mais elle m'a expressément demandé de te remettre ses vœux et son affection. »

Un coup d'œil à Gilbert conforte Lovino dans l'idée que son parrain est très heureux de cet état de fait.

« Je passerai la remercier quand elle sera rentrée. » promet Lovino.

Roderich lui tend un sac de papier qu'il transportait et, un peu maladroit peut-être, synthétise :

« Donc, heu. Voilà, bon anniversaire, Lovino. »

Toujours mal à l'aise en recevant des cadeaux, le jubilaire le réceptionne et remercie celui qui a été, en quelque sorte, un deuxième père pour lui. Celui qui s'est improvisé baby-sitter à de nombreuses reprises, celui qui lui a appris le piano et la guitare, celui qui l'a initié et rendu amoureux de la littérature. Lovino s'étonne du poids du paquet, qu'il imaginait plus léger. Il jette un œil à l'intérieur et constate qu'il y a trois parties à ce cadeau, trois briques enveloppées de papier cadeau bleu nuit et doré. De la part de Roderich, il envisage aussitôt des livres.

Il pose le tout sur la table décorée pour l'occasion afin de les ouvrir. Sa surprise et son indignation ne font que croître à mesure qu'il déballe et aligne les trois tomes des Comédies de Shakespeare aux éditions de La Pléiade.

« Mais... Mais, Roderich ! »

« Ah, pas de mais. Ça te fait plaisir ? »

« Évidemment, mais... »

« Alors pas de protestation, tu veux bien ? Je te les offre de bon cœur. »

Lovino, emporté par l'émotion, traverse la distance qui les sépare et serre le libraire dans ses bras. Antonio sourit comme un bienheureux et réalise par la même occasion à quel point les temps ont changé. Un peu moins de dix-huit ans plus tôt, il voyait encore Roderich comme son impressionnant patron du moment, un homme qui lui semblait intouchable. Aujourd'hui, il est au milieu de son appartement dans les bras de son fils et ils ont tant partagé, au fil des années. Il est tellement reconnaissant que, malgré les divergences de leurs chemins, ils soient restés si proches et si soudés. Il est tellement reconnaissant d'avoir Roderich dans sa vie. C'est bien plus qu'un emploi que lui a offert l'Autrichien des années auparavant. C'est un monde. Un monde qui a permis à Antonio de rebâtir son existence décemment après les premiers mois de crise et de panique qui ont suivi l'arrivée de Lovino.

Ce dernier laisse Roderich tranquille et attrape ses nouvelles possessions pour en caresser les couvertures, les ouvrir, en humer les pages et en tâter le papier. Feliciano lui sourit et dit, espiègle :

« Mon cadeau à moi, tu l'auras ce soir ! »

Lovino le remercie déjà et propose qu'ils ouvrent une bouteille de mousseux pour les convives déjà présents. Tout le monde acquiesce et il oublie pour un moment les préparatifs et les paramètres stressant de la soirée. Tout cela, ce sera pour plus tard.

oOo

« Ce sera Mulan ! » décrète le jeune Henri en extirpant triomphalement le DVD de l'armoire où il attendait parmi ses congénères.

« Encore ? » s'amuse Louise alors qu'elle dépose un plateau sur la table basse du salon, supportant deux tasses de thé et une de lait chaud, ainsi qu'une petite assiette de biscuits.

Henri la regarde de ses grands yeux bleus fort sérieux et acquiesce de la tête sans autre réponse, et commence aussitôt à préparer le film d'animation pour que leur soirée cinéma puisse commencer. Antonio, une fois qu'il a terminé d'essuyer la vaisselle, rejoint les deux blondinets dans le canapé. Henri choisit de se blottir entre les deux adultes pour profiter de son Disney favori. En juin, il aura dix ans. Il est encore petit et menu, avec une figure angélique et une épaisse tignasse blonde, mais ses yeux témoignent de malice et d'intelligence parfois surprenantes pour son âge. Il ressemble beaucoup à Louise, quoique plus timide mais tout aussi exubérant par moments.

Cela amuse Antonio. Il a laissé son fils biologique chez lui pour la soirée de célébration de son dix-huitième anniversaire. Lovino est pratiquement élevé maintenant, enfin, s'il est tout à fait honnête Antonio n'a plus aucune excuse pour le considérer encore comme un enfant à quelque égard que ce soit. Mais voilà qu'il rempile avec un tout jeune enfant qui, s'il ne sera jamais vraiment le sien, et s'il veut absolument éviter de s'imposer comme un deuxième père dans sa vie, il aime énormément et pour qui il souhaite être présent à tout moment où Henri en ressentira le besoin.

oOo

Lovino savoure un instant le calme et l'obscurité qui règnent à nouveau dans l'appartement alors que l'eau glacée ruisselle dans sa gorge et le rafraîchit de l'intérieur. Quelle soirée... Finalement, il a réussi à mettre son stress de côté pour pleinement profiter de la fête. Néanmoins, il respire un peu mieux maintenant qu'il sait que les invités se sont amusés et qu'il n'y a eu aucune casse. Il avait même prévenu les voisins d'avance et, beaucoup ayant vu dans sa démarche un signe du destin pour passer la soirée à l'extérieur, il n'y a eu aucune plainte à déplorer non plus malgré le blind-test qui a viré au karaoké.

Vraiment, ç'a été une belle soirée. Les invités sont arrivés non seulement avec une bouteille de mousseux pour élargir le panel de dégustation, mais en plus avec des cadeaux visés juste, ce qui a touché le nouvel adulte : ses amis le connaissent si bien... Parmi d'autres, certains l'ont particulièrement ému. Feliciano a pris la peine de lui peindre une trilogie de tableaux à thème forestier, dans les tons automnaux rougeoyants, orangés, dorés et brun ambré que Lovino aime tant. Il a tout de suite eu un coup de cœur pour les œuvres de son ami d'enfance, et il ambitionne de les exposer sur le mur du salon, où ils seront magnifiquement mis en valeur. Il faudra toutefois d'abord qu'il en parle au maître de maison absent pour la nuit...

Lili lui a fait cadeau d'un carnet relié à la main choisi expressément pour lui lors de ses récentes vacances en Irlande, parce qu'elle sait combien le jeune écrivain aime les supports d'écriture qui ont déjà une histoire à raconter par eux-mêmes. Pour compléter le tableau, Peter lui a offert un stylo plume ouvragé dont Lovino a déjà longuement admiré l'orfèvrerie.

Quant à Matthew... Il est très bien placé pour savoir que son cher amoureux suit les traces de son père et dépend du café pour assurer ses fonctions vitales au quotidien. Et comme sa vie lui est précieuse, il a décidé de lui offrir une cafetière italienne pour suppléer à une machine à espresso qui, aux yeux de Matthew, produit bien trop de déchets à partir d'un café de toute façon dénaturé. L'amour de Matthew pour les produits les plus naturels possible a su se combiner aux goûts de Lovino pour un cadeau qui le ravit déjà. Il a hâte d'inaugurer sa cafetière le lendemain matin, avec le café issu du commerce équitable que son petit ami y a joint.

Une fois les cadeaux ouverts, les bouchons de bouteilles ont sauté à intervalles réguliers et les plateaux de bouchées apéritives et de petits fours ont tourné pour ravir les papilles de tous. De nombreuses photos ont été prises et Lovino se réjouit anticipativement des merveilleux souvenirs qu'elles lui laisseront de cette soirée. C'est Emil qui a gagné le blind-test, et Alfred a été sacré pire chanteur du kararoké bien qu'en toute honnêteté Peter aurait mérité la palme aussi. Lovino pour sa part s'en est bien tiré, à la surprise générale. Il sourit au souvenir d'un défi qu'on lui a lancé : chanter Honey Honey d'ABBA. Leurs têtes quand il l'a relevé contre toute attente valaient largement la peine de se déchirer les cordes vocales, rien que pour voir les mâchoires s'écraser au sol. Au fond ça n'aurait pas dû les surprendre, en tant que musicien il peut chanter juste. Même du ABBA.

Il se sert un deuxième verre d'eau qu'il avale d'un trait pour chasser la sécheresse de l'alcool dans sa bouche. Ensuite il retourne dans le salon, transformé en dortoir pour l'occasion, où bon nombre de convives sont déjà endormis. Il enjambe les corps pour trouver sa place aux côtés de Matthew qui dort déjà. Un coup d'œil à l'horloge du salon lui indique qu'il est 4h30 du matin. Pas étonnant qu'ils aient tous trépassé...

Il fait de son mieux pour investir son sac de couchage le plus discrètement qu'il peut et s'enroule dedans pour contrer les frissons qui le gagnent avec le sommeil. Du mouvement à côté de lui l'informe que son petit ami se retourne vers lui. Les yeux mi-clos encore pleins de sommeil, il dépose un chaste baiser sur les lèvres de Lovino avant de se rendormir. Attendri, le Méditerranéen ne tarde pas à faire de même.

oOo

Été 2016.

La conversation familiale est interrompue momentanément quand le serveur apporte la bouteille de Champagne qu'Antonio a commandée. Les deux verres servis, on les laisse à leur toast.

« A toi. » annonce Antonio en levant son verre, tout sourire.

Lovino l'imite et ils font tinter leurs verres. C'est vrai, c'est lui qu'ils célèbrent à nouveau. Enfin, plus précisément, ce sont ses résultats brillants au bac dont Antonio est terriblement fier. Mais aussi, et c'est une nouvelle fraîche du matin même, son admission en licence de lettres à la Sorbonne. C'est drôle comme ça renvoie Antonio bien des années en arrière. La même université accueillera un autre Fernandez Carriedo, seulement dans un domaine différent. Il est fier comme un coq, le papa.

« A moi. » rétorque Lovino avec un sourire qui n'est pas sans rappeler celui de son cher tonton Gilbert.

Ils ont choisi de fêter ça rien qu'à eux deux, dans un petit restaurant italien cosy de leur quartier. Il n'est toutefois pas exclu que Francis et Gilbert les attendent chez eux à leur retour pour participer à la soirée aussi...

« Au fait, Matthew a été reçu aussi ? »

« Oui, il a eu la réponse il y a deux jours déjà. En histoire, comme toi. »

« C'est son père qui doit regretter qu'il ne le suive pas dans le monde des affaires... »

« Il devait s'y attendre, vu qu'il est en L... Était. J'arrive pas à me dire que le lycée, c'est fini. C'est un tel soulagement, pourtant... »

« Peut-être que tu y retourneras un jour. » fait Antonio. « Seulement, de l'autre côté de la classe. »

« En tant que prof, tu veux dire ? Dio santo ! Je n'aurais pas la patience d'éduquer des mômes. Louise m'a conseillé de partir à l'étranger pour de la recherche. »

« Oh, vous en avez déjà discuté ? »

« Un peu... »

« Je vois déjà d'ici les conversations du dimanche midi, avec deux philologues à table... » s'amuse l'historien.

« Promis, on sera pas chiants. On restera abordables pour le commun des mortels. » renchérit Lovino avec ironie.

Il boit une gorgée de Champagne puis reprend.

« De toute façon, je ne t'embêterai pas trop... Avec Matthew, on a l'intention de chercher un studio pas loin de la fac, pour nous débrouiller un peu de notre côté... Matthew a trouvé un job d'étudiant dans un petit resto slow food, et moi j'ai de l'argent de côté grâce aux étés chez Roderich... »

« Je suis content que tu abordes le sujet du logement. » confesse Antonio. « Tu sais qu'au niveau de la localisation on est bien placés où on est, hum ? »

« Oui, c'était ton appart quand t'étais étudiant... »

« Voilà. Et tu sais aussi que, point de vue loyer, tu vas te faire arnaquer partout ailleurs parce que c'est Paris et que l'immobilier a flambé. Or on a la chance d'avoir des vieux proprios qui n'ont pas changé leur tarif depuis le passage à l'euro... »

« Papa, je sais bien que tu voudrais que je reste avec toi, mais tu vois... »

« Ah, non. Je ne veux pas que tu restes avec moi. » dément Antonio.

La déconfiture se peint sur le visage de son fils.

« Louise m'a proposé d'emménager avec elle, dans son appartement. » explique-t-il. « Et donc, je comptais te suggérer de rester habiter chez nous. Avec Matthew si tu le souhaites. »

De l'effarement, Lovino passe à la surprise la plus totale et à la joie intégrale.

« C'est vrai ? Tu es d'accord ? »

« Puisque je te le propose. »

« Super ! J'en parlerai à Matthew mais il sera très emballé je crois, ça nous évite pas mal de recherches et de calculs et... Ah, merci Papa ! »

Antonio sourit. Finalement, ce n'est pas exactement le poussin qui quittera le nid, mais plutôt le parent qui migrera lui-même.


Traduction

Older things : inspiré de Stranger Things, "choses plus vieilles" parce que Lovino vieillit voyez-vous.

Notes

Les éditions de la Pléiade sont les éditions de référence en littérature qui coûtent en outre très cher. Ce sont des éditions prestigieuses et quand un auteur s'y retrouve édité c'est généralement l'intégralité de son oeuvre et ça veut dire qu'on lui reconnait (parfois tardivement, c'est le cas des auteurEs) une valeur littéraire notable.

Et oui, Shakespeare n'a pas écrit que des tragédies à la Hamlet et Romeo et Juliette ;) Je vous recommande notamment Beaucoup de bruit pour rien et Songe d'une nuit d'été (qui a encore quelques traits de tragédie par moments).

On se retrouve en mars pour l'avant-dernier chapitre ;)

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