Bien le bonsoir !

Disclaimer : tous les personnages appartiennent à Hidekaz Himaruya.

D'abord je tiens à vous présenter mes excuses pour mon léger retard, ce n'est pas que je sois retournée dans le puits sans fond de démotivation où je suis restée un moment, c'est tout simplement que mon PC m'a joué des tours pas très gentils et que par précaution, j'ai plutôt progressé de façon manuscrite avec de réécrire numériquement. Ca m'a donc pris plus de temps que prévu. J'étais déjà à la bourre avant, mais là (a)

Aujourd'hui je vous propose donc le dernier chapitre de Being A Dad, en quelque sorte. Pas de panique, l'épilogue qui bouclera réellement la boucle sortira le premier avril. Promis, c'est pas une blague. Ce chapitre est un petit peu particulier car après un petit sondage sur Twitter j'ai essayé de prendre en compte les attentes des lecteurs, j'espère que je les comblerai !

Je vous remercie encore, d'ores et déjà, pour votre soutien sans faille, et je vous souhaite une bonne lecture !

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Chapitre XIX : Pilgrimage

Mercredi 16 mai 2018.

Lovino ouvre les yeux quand son réveil sonne, à 9 heures, et se laisse le temps d'émerger doucement des songes. Une main passée sur le lit lui indique qu'il est vide et lui rappelle que Matthew est déjà parti pour les cours à la fac. Pour sa part, c'est un des rares jours où il n'a pas à se rendre à la Sorbonne. Ses seules obligations étant d'ordre social et prévues pour l'après-midi, il a bien le temps ce matin.

La musique calme qui le réveille chaque matin s'achève et il se redresse en position assise, étouffant un bâillement. Sur l'appui de fenêtre qui lui fait face, Smaug le dragon lui sourit, fidèle au poste. Lovino s'étire sommairement puis attrape le pull de Matthew qu'il a laissé au pied du lit. Il fait beaucoup trop froid au goût de celui qui vient de se réveiller pour s'aventurer hors des draps en simples t-shirt et caleçon. Vêtu désormais de l'ample sweat à capuche orné d'une feuille d'érable -on ne peut plus cliché pour un Canadien, mais Lovino l'a toujours trouvé mignon à flotter dans ce pull- il sort du lit en respirant l'odeur de son petit ami égarée sur le tissu. Comme un zombie en manque de cervelle, il trouve par habitude la cuisine et répète les gestes machinaux du matin. Dévisser la cafetière, remplir d'eau, deux cuillères de café, revisser la cafetière, mettre à chauffer sur la taque, attendre que l'ébullition prometteuse résonne dans la cuisine, précédée par la douce fragrance du café. Pendant que son élixir de survie se prépare, il sort le pain de sa huche, prend une assiette, un couteau et de la confiture, installe tout à table et prépare une playlist douce qui commence par Feeling Good dans la version de Muse. Après une bonne nuit de sommeil, il se sent reposé et il attend son café. Oui, il se sent bien, même on ne peut mieux.

La cafetière émet son glouglou si particulier et Lovino sort de sa rêverie pour se servir une tasse de ce délicieux breuvage. On n'a pas idée du nombre de traditions familiales qu'on adopte et emporte avec soi sans même s'en apercevoir. Le café en est un bon exemple, parmi d'autres. D'aussi loin que Lovino se souvienne, son père en a toujours bu, et par conséquent cette boisson chaude a toujours fait partie de son environnement. Elle avait été la "boisson des adultes" au début, puis la boisson infâme trop amère, et enfin une très belle histoire d'amour qu'il doit à son père, qui est devenue un rituel chéri. Mais c'est loin de se limiter au café. Il y a les palets bretons qui le renvoient encore et toujours aux goûters de son enfance chez Francis, mais qui l'accompagnent encore aujourd'hui : il n'y a pas une journée de cours qui passe sans qu'il en glisse quelques-uns dans son sac. Il y a les Äpfel Strudel des dimanches chez Gilbert, d'après la recette de Roderich d'ailleurs.

La chanson change et laisse place à The Globalist. Lovino sourit dans la fumée qui s'échappe de sa tasse de café. Ç'aura fonctionné dans le sens inverse aussi, il aura légué quelque chose à son parrain à son tour tout compte fait. Quand Gilbert avait un peu perdu de vue "leur" groupe, Lovino lui avait mis cette chanson dans les oreilles et l'avait recontaminé, l'avait remis dans le droit chemin, au point que l'albinos considérait désormais ce morceau comme l'un de ses favoris.

La magie est quelque peu brisée quand, sur un guéridon, son téléphone vibre de façon disgracieuse. Un SMS. Parfois Lovino à l'impression d'être né dans les années folles tant la technologie peut lui être pénible par moments. Paradoxalement, en tant qu'enfant du dernier dixième du vingtième siècle, elle remplit énormément de fonctions différents dans des aspects variés de son quotidien. Il hausse les épaules à cette pensée. De toute façon, on ne fera jamais mieux que le papier et l'encre à ses yeux.

C'est un message de la Librairie Edelstein -qui s'est modernisée, elle aussi- lui indiquant que sa dernière commande en date est arrivée. Il y passera tout à l'heure, ce sera sur son chemin. Pas qu'il soit particulièrement pressé de pouvoir commencer à ingurgiter de la grammaire d'ancien français, mais cette commande comporte aussi quelques éditions scientifiques des Lumières et, ça, c'est tout de suite bien plus excitant.

Il prend son petit-déjeuner dans un calme relatif rythmé par les caprices de l'algorithme de sa playlist, et une sérénité totale que le récapitulatif mental de ses devoirs de la journée ne parvient même pas à entamer. Après quoi, il lave rapidement la vaisselle de son repas et de celui de Matthew avant de filer sous la douche.

oOo

Lovino pousse la porte de la Librairie Edelstein comme il l'a fait maintes et maintes fois par le passé. Il retrouve aussitôt l'atmosphère familière de son enfance, qui fut et reste depuis toujours réconfortante, accueillante, comme un deuxième foyer. Des notes de Chopin résonnent depuis le fond du magasin où trône, à sa place d'honneur et de toujours, l'antique piano régulièrement réaccordé et que Roderich bichonne en tout temps, celui qui a subi les premières gammes de Lovino.

C'est Roderich lui-même qui est derrière le clavier, et Feliciano se trouve derrière le comptoir. Par respect pour le pianiste, Lovino et son ami d'enfance, son frère de cœur, observent le plus grand silence jusqu'à ce que Roderich -qui a à peine remarqué l'entrée de son pupille, perdu qu'il est dans les notes- termine son mouvement. Cela émeut toujours Lovino. A l'époque, il n'avait aucune idée du talent de l'homme qui avait accepté, même suggéré, de lui apprendre à jouer du piano bénévolement. Quelle grandeur d'âme possède Roderich. Pas étonnant que Gilbert y ait succombé et ne trouve mieux nulle part. Pas étonnant que ses nombreuses tentatives aient toujours fini par le décevoir. Qui peut prétendre à une telle combinaison de charme, d'intelligence, de talent, et qui peut prétendre avoir suffisamment de philosophie et d'altruisme pour accepter l'amour inconditionnel qu'on lui porte sans jamais le repousser, et donner en retour toute l'amitié sincère, sans tâche, dont il capable, sans ressentiment ou gêne aucun ?

Lovino avance vers le comptoir, tout sourire et se délectant du spectacle sonore qu'offre Roderich. Chez Feliciano, il trouve un écho à sa bonne humeur et les deux jeunes adultes s'étreignent au-dessus de la caisse. Leurs vies respectives sont bien remplies et leurs chemins continuent leurs divergences, fort heureusement, il y aura toujours ce point de convergence qu'est la librairie familiale, et tous deux chérissent ces moments où leurs routes se croisent encore.

Les notes se taisent, Roderich semble renaître au réel. Il lève la tête qu'il gardait baissée sur ses doigts et ses touches, remonte ses lunettes sur son nez fin et, finalement, dirige son regard vers l'entrée pour remarquer Lovino, qui applaudit sa prestation comme le pianiste candide d'admiration pour son maître qu'il a toujours été et sera probablement toujours.

-Oh, allons donc, ne me flatte pas, jeune coq ! Je n'ai plus les doigts de mes primes années...

Il quitte son tabouret et jette un regard sombre à ses mains. Il pressent qu'un jour, elles le lâcheront. L'arthrose qui court dans sa famille depuis des générations finira sans aucun doute par perclure ses doigts qu'il a tant malmenés dans son apprentissage intensif de la musique -du moins, à ses yeux, cela ne serait guère étonnant mais bien dans la logique des choses, aussi triste que cela soit. Il vieillit, c'est un fait. Indéniable. Qui plus est, il ne peut rien y faire. A part peut-être apprendre à jouer de la trompette, et encore. Il n'est même pas sûr que ça épargnerait ses doigts, et ne parlons pas des oreilles d'Elizabeta. Bha ! De toute façon, il est trop vieux désormais pour se retrouver à nouveau apprenti dans quoi que ce soit.

Il échange une accolade vigoureuse avec son élève de jadis, et lui assène une claque sur l'épaule.

-Bienvenue chez toi, Lovino ! Je crois comprendre que tu as reçu mon SMS ?

-Tout à fait. approuve Lovino. Je suis venu pour ma commande, mais ça me fait très plaisir de vous voir, tous les deux. Comment va la famille ? demande-t-il conjointement au père et au fils.

-Fort bien. rétorque Roderich distraitement.

-Feli, les études ?

-Je cherche une nouvelle école. confesse le jeune homme. Je ne me plais pas trop dans le milieu artistique de Paris. Je pense partir pour l'Italie l'an prochain.

Roderich fait la moue en rétablissant l'équilibre d'une pile de livres sur le comptoir, et Lovino comprend le pourquoi de sa réponse évasive. Il s'inquiète de la décision de Feliciano, tout simplement parce qu'il tient à son petit et qu'il préfèrerait, sans doute, le garder dans son secteur le plus longtemps possible. Ca se comprend, et en même temps...

-Sans vouloir me faire l'avocat du diable... commence Lovino. Je trouve que c'est une bonne idée. Une très bonne idée. En art plus que dans n'importe quel domaine, je crois qu'il est intéressant de voir du pays et de fréquenter différents milieux.

Feli sourit, narquois, et lance à son père un regard qui signifie "prends-en de la graine".

-Qu'en pense Lizzie ?

-Elle n'est pas de mon côté, pour une fois. soupire tristement Feliciano. Je crois, ajoute-t-il sur le ton de la confidence toutefois parfaitement audible, qu'ils pensent que je vais habiter chez eux jusqu'à ma pension.

-Ah ! Mon père a trouvé une solution à cela, si ça t'intéresse.

-Je crois que j'aurai plus de mal que toi à les convaincre de me laisser l'appartement pour convoler en amoureux.

-Comment va Antonio, à ce propos ? intervient Roderich pour changer, vraisemblablement, un sujet de conversation dont la direction ne l'agrée guère.

-Bien, merci ! Il est aussi stressé que si c'était lui, et non ses étudiants, qui passait le bac, mais bon... Tu le connais.

-J'imagine bien, oui. Il a toujours été zélé dans son travail, déjà du temps où il travaillait ici, même s'il avait mille autres choses en tête que l'étiquetage ou l'inventaire. Il venait sans cesse avec de nouvelles idées. C'était incroyable. sourit Roderich soudain pris de nostalgie.

Il se souvient de ces années comme si c'était hier et pourtant, pour d'aucuns, elles sont si loin déjà... Et Lovino en est la preuve, la matérialisation : le temps a passé, les temps ont changé. Il se tient devant lui comme un rappel bipède.

-Viens donc chercher ta commande au lieu d'écouter les radotages d'un vieux fou de libraire.

Roderich passe derrière le comptoir et fait signe à Lovino de le suivre dans la réserve qui se trouve juste derrière. Là s'offrent à sa vue toutes les commandes qui attendent d'être enlevées par le client ou expédiées aux quatre coins de Paris, de même que les nouveaux arrivages qui attendent d'être mis en rayon incessamment. Une pile de livres en particulier attire son attention.

-Oh... Charlie et la Chocolaterie. Cette édition est très belle, je suis jaloux !

-Oui, c'est une histoire qui a toujours eu pas mal de succès, je dois en recommander régulièrement. Les éditions sont plus récentes de nos jours... J'en parlais justement avec Gilbert récemment, pour tout te dire. C'est le livre que je lui ai donné la première fois que je l'ai vu, figure-toi. Et c'était pour qu'il te le lise. Comme le temps passe ! C'était ton premier Noël...

-Oui... Gil a toujours aimé me raconter cette anecdote. Elle met en avant son héroïsme. s'amuse Lovino. Mais il dit toujours que si je suis étudiant en littérature, c'est parce qu'il m'a lu Candide dès le berceau.

Roderich hausse les épaules avec un rire faussement dédaigneux.

-Oui, enfin. Ça aussi, c'était une de mes brillantes idées.

Cela arrache un demi-sourire à Lovino, et lui retourne le cœur en même temps. Comme quoi, si les choses avaient été différentes... Il aurait pu être élevé conjointement par Gilbert et Roderich. C'est le cas, quelque part : il a reçu de nombreux enseignements des deux hommes, seulement séparément. Mais il aurait pu en aller autrement. Si les détails de l'histoire avaient été autres, Gilbert et Roderich auraient pu s'entendre sur la façon dont donner un coup de main à Antonio dans l'éducation de son fils. Il aurait pu être babysitté par eux deux en même temps. En somme, Gilbert aurait pu être heureux.

Il réceptionne son imposante commande et règle ses achats avant de quitter la Libraire Edelstein, un paquet de kraft sous le bras et le cœur un peu gros. Puis la voix de Gilbert Beilschmidt, ou sa conscience l'imitant, lui souffle d'arrêter de s'apitoyer plus que lui sur son propre sort. Il se souvient qu'il se dirige en ce moment vers un bar, point de rendez-vous avec des amis qu'il n'a pas vu depuis bien trop longtemps à son goût. Cette perspective le ragaillardit, et il presse le pas.

oOo

Lovino arrive un peu en retard, mais n'en porte pas trop ombrage. En un sens, c'est tant mieux : il n'a plus qu'à repérer son groupe d'amis parmi les tables de la terrasse parce qu'ils sont tous déjà là, et n'a donc pas à chercher dans tout le café si l'un d'entre eux est déjà arrivé. C'est Alfred qu'il identifie en premier lieu. Le géant athlétique porte ses lunettes de soleil, un t-shirt Marvel, et profite du soleil sur la terrasse, qui lui arrive en pleine face, de même que Lovino quand il pose le pied sur le territoire de l'établissement. Autour du grand blond sont réunis Matthew -sa simple vue accroche un sourire niais mais authentique aux lèvres du Méditerranéen- Lili, Peter et Emil. Il rejoint le cercle d'amis depuis le collège, voire depuis plus longtemps encore. Ce ne sont alors qu'embrassades, sourires, accolades et exclamations de joie.

-Bon, on va pouvoir commander du coup ! se réjouit Alfred. Qui prend quoi ?

-Spritz, levez la main. fait Lovino en levant la sienne.

Lili et Emil se manifestent de même avec un même sourire de connivence, c'est la boisson de leurs soirées d'été au calme et elle ne déçoit jamais.

-Je vais prendre une Guinness. décrète Peter.

-Et moi un Porto. décide Matthew en se léchant presque déjà les babines. Et toi, Al ?

-Je ne sais pas, c'est difficile de choisir... J'aime bien ce bar, ils ont plein de cocktails sans alcool.

-T'es sérieux, Al ? s'étonne Lovino.

-Mon corps est mon gagne-pain, je dois faire attention avec l'alcool.

-C'est un peu tendancieux ce que tu dis, tu le sais ça ?

-... Matthew Williams, vous devenez pervers à trop fréquenter ce Lovino.

-Qu'est-ce que tu veux, je me suis fait avoir. Il m'a un jour dit "Je suis gentil" et depuis, je suis foutu.

Lovino sourit à l'évocation de ce lointain passé. Ils étaient très petits, il ne se souvient même pas de ce moment. Mais on le lui a raconté à maintes reprises, de sorte qu'il s'en est reforgé un souvenir. Un faux, mais un souvenir qu'il chérit malgré tout. Leur première rencontre. Matthew débarquait tout juste du Canada et parlait à peine, il était d'une timidité maladive. Matthew lui a dit un jour qu'il avait été sa bouée de sauvetage quand il était arrivé en France, et que depuis, il avait à maintes reprises joué ce rôle encore. Peut-être que c'était le destin. Lovino a toujours considéré que beaucoup trop de paramètres avaient dû concourir pour que ce soit l'œuvre du hasard. C'était réconfortant et beau à la fois. Mais un peu angoissant aussi. Parfois il craint de ne pas être à la hauteur des attentes, des grands plans que le destin a construits pour lui. Puis il plonge son regard dans les yeux violets de son compagnon et se rassure. Il se débrouille très bien. Ils se débrouillent très bien.

-Fais-moi passer pour le méchant de l'histoire, tant que tu y es.

-Je me suis bien volontiers laisser attraper, je te rassure.

Lovino sourit comme un idiot. Il n'avouera jamais qu'il est un grand romantique fleur bleue mais peut-il réellement le nier ?

Alfred le sort de sa rêverie en déclarant avec emphase :

-Les gars, Madame, ajoute-t-il à l'adresse de Lili, j'ai une grande nouvelle à vous annoncer.

-Si c'est que tu as une copine, on est déjà au courant. rétorque Peter avec un sourire narquois.

Le visage d'Alfred se décompose.

-Quoi ? Comment tu as su ?

-C'est ton compte Instagram qui me l'a dit, enfin ! J'étais d'ailleurs choqué que ce ne soit pas toi qui nous l'annonces...

-Ah, j'aurais dû m'en douter...

-Hé, moi je ne suis pas sur Instagram, j'aimerais bien avoir des détails. annonce Matthew pour sauver le moral d'Alfred, dont l'effet de surprise théâtral a été ruiné. Qui est donc l'heureuse élue ?

Le sourire revient aussitôt à Alfred et Lovino reconnait le même sourire sur ses lèvres que celui qu'il arbore dès qu'il repère Matthew au loin ou parle de lui. Aussi comprend-il qu'Alfred est réellement amoureux de la gente dame qu'il décrit en ces termes :

-Elle s'appelle Kyoko. confie-t-il. On s'est rencontré à l'athlétisme, elle fait de l'heptathlon pour son plaisir... Et pourtant si elle poussait à un niveau professionnelle, elle serait probablement meilleure que moi, je vous le confesse. rit-il. Elle étudie les mathématiques à Descartes.

Lovino laisse échapper un sifflement admiratif. Les maths étant restés sa bête noire tout au long de sa scolarité, il respecte grandement les personnes capable de s'infliger cette souffrance d'eux-mêmes quand bien même ils y trouvent toute satisfaction.

-Et elle est trop mignonne et badass en même temps. Je me sens tellement chanceux.

-Aw, Al, tu es adorable ! fait Lili. Beaucoup de bonheur !

-Et toi, Emil, quoi de neuf ? demande Peter.

Et les voilà partis dans leurs updates respectifs. Leurs boissons arrivent et l'ambiance s'élève, à grands renforts de rires et d'anecdotes cocasses. Déjà, ils perdent toute notion du temps et s'abandonnent tous volontiers à un retour en arrière, un voyage dans le temps vers cette époque où ils étaient tous le quotidien des autres. C'est drôle. Ils se voient de moins en moins souvent et pourtant, une fois réunis, l'atmosphère est la même, ils se complètent à l'identique, aussi bien que jadis. Les histoires changent, les vies évoluent, les destins se créent, mais leur réunion est toujours un succès.

oOo

Il est fort tard quand Lovino et Matthew rentrent chez eux après une soirée bien arrosée, mais raisonnablement. Lovino s'écrase sur leur lit aussitôt qu'il a enlevé sa chemise et son pantalon. Matthew le rejoint après s'être brossé les dents, et le Méditerranéen a à peine la force de se retourner vers lui pour son baiser du soir.

-Tu as perdu ta résistance, Lovi ? s'amuse le blond.

-Hum. grommelle-t-il. Je vieillis. marmonne-t-il à moitié endormi.

Matthew dépose un baiser dans ses doux cheveux auburn et murmure tendrement :

-Allons, Darling, tant de merveilleuses aventures nous attendent encore...


J'espère que vous avez aimé :)

Traduction

Darling : chéri (anglais)

Pilgrimage : pèlerinage (anglais - titre, une fois n'est pas coutume, d'un film avec Richard Armitage et Tom Holland)

Feeling Good est une chanson à l'origine de Nina Simone, mais reprise par Muse en 2001 sur leur deuxième album. The Globalist est une chanson de leur dernier album en date, Drones.

Candide est une oeuvre de Voltaire, et Charlie et la Chocolaterie est un roman jeunesse de Roal Dahl.

A bientôt pour le dernier chapitre, j'attends vos review ;)