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Histoires d'éternités
Chapitre 5 : retrouver les rideaux blancs
Publié le 6 juin 2018
Nda : Mille mercis à Dibart pour sa review ! Je ne peux pas te répondre car tu étais en mode sans compte mais tes compliments me vont droit au coeur !
Galaxie Alpha, Péninsule de Boeshane
51e siècle
.
Il a presque dix ans de cela, Jax avait été marié. Cela avait été une union irréfléchie et ratée avec une touriste temporelle qui lui avait fait les yeux doux durant un voyage sur la Terre du 20e siècle - l'époque préférée de Jax.
Cette union avait brutalement pris fin lorsque de retour d'une mission particulièrement éprouvante où il était resté coincé durant deux ans (!) dans une boucle temporelle avec le pire collègue qui soit, Jax avait découvert que sa femme avait déserté le foyer conjugal pour partir s'installer sur la planète Aveunura avec un négociant en commerce. Aux dernières nouvelles, ils en étaient déjà à leur cinquième enfant ...
Durant leur brève vie conjugale, il avait souvent été question de décoration d'intérieur. Juna, l'ex-femme de Jax, était décoratrice d'intérieur et entendait clairement faire mentir le proverbe sur le cordonnier le plus mal chaussé. Du coup, l'agent du temps lui avait laissé carte blanche sur tout. Elle savait ce qu'elle faisait, après tout. Il n'avait eu qu'une seule et unique tout petite exigence : des rideaux blancs. Il voulait des rideaux blancs à chaque fenêtre. Il avait une idée très précise de comment il les voulait : vaporeux, assez opaques pour préserver leur intimité mais suffisamment légers pour laisser passer la lumière.
Juna s'était arraché les cheveux. Le blanc, c'était pas trop son truc. Elle aimait les couleurs luxuriantes et joyeuses. Mais Jack n'en avait pas démordu. C'était aussi chez lui, il avait quand même le droit d'avoir un élément, un seul, qu'il aurait choisi. Le seul problème, c'est qu'il avait toujours était sincèrement incapable d'expliquer pourquoi. Pourquoi cette exigence précise? Où avait-il vu des rideaux semblables? Pourquoi était-ce si important pour lui?
Ce n'était pas de la mauvaise volonté. Il y avait sincèrement réfléchi à l'époque et avait été réellement incapable de fournir une réponse.
Cette dernière lui sauta brutalement au visage lorsqu'il entra dans la maison qui avait jadis était la sienne. Celle où il était né. Où il avait appris à marcher et à parler. Où il avait veillé sur le sommeil de Gray avec le sérieux qu'on attendait de lui en tant que grand frère.
Jax remettait les pieds chez lui pour la première fois en tant qu'homme adulte et la seule chose qui lui sauta aux yeux furent les rideaux. C'étaient exactement ceux qu'il voulait : légers, d'un blanc pur et laiteux qui adoucissait la lumière, donnant à la pièce un air intime. L'une des fenêtres était entr'ouverte et un léger souffle de vent les agitait lentement.
Jax sentit les larmes lui monter aux yeux.
Autour de lui, sa mère, qui les avait invités à déjeuner, babillait sans interruption avec Gray et sa fiancée. Le Docteur les ignorait royalement, furetant ça et là. Seul Ifan, comme à son habitude, semblait attentif aux états d'âme de l'ancien agent du temps.
Profitant que mère, frère et future belle-soeur soient occupés par il ne savait quoi dans le coin cuisine, Jax prit la poudre d'escampette. Il se glissa derrière le lourd tapis qui, selon la plus pure tradition boeshane, faisait office de porte d'entrée et contourna la place intégralement colonisée par l'immense chapiteau blanc où Gray et la princesse Lysandra de Zéphyr étaient cessés s'échanger leurs voeux dans tout juste 48 heures.
Sagement rangé dans un coin, le TARDIS semblait avoir été accepté par tous comme un élément parfaitement normal du décor. Il secoua la tête, incrédule.
En observant le lieu à la lumière du jour, Jax remarqua à quel point quelque chose de faux se dégageait de la décoration pré-nuptiale. Il était clair qu'on avait voulu faire "couleur locale" : du blanc, des lampions aux arbres. Mais quand on y regardait de plus près, la toile du chapiteau était garnie d'élégants motifs abstraits, cousus mains, en ce qui avait dû demander des centaines et des centaines d'heures de travail. Quant au tissu, il était d'une qualité telle que Jax était sûr que la plupart des boeshanes n'auraient pas rechigné à l'utiliser pour y coudre leurs propres robes de mariée.
Toute cette comédie était ridicule, se dit-il en descendant jusqu'à la plage.
Les rues étaient désertes, tous les boeshans s'étant retirés chez eux pour le repas de midi.
Après être partis en trombe du lycée deux heures plus tôt, Jax et le Docteur avaient fait un constat qui leur avait échappé hier à la faveur de l'obscurité : il régnait une vraie ségrégation sur Boeshane. D'un côté, les boeshans dans leurs maisons et les lieux qu'ils fréquentaient habituellement : commerces, café, plages. Et de l'autre, les royaux invités de la princesse, qui résidaient à l'autre bout de la péninsule, derrière la colline où était perché le lycée. Sur des plaines habituellement désertes, on avait fait ériger un gigantesque complexe hôtelier provisoire. Quand il y avait pénétré en compagnie du Docteur et d'Ifan, qui y avait ses entrés en tant que témoin du marié, Jax avait pu constater que tout y était écœurant de luxe. Déballage aberrant de dorures et de diamants.
A la demande insistante d'Ifan, Jax et le Docteur avaient été introduits dans le quartier général des services de sécurité de la famille royale. Ils avaient pu y constater que tout, absolument tout était sous contrôle. Chaque rue, chaque angle et recoin de la ville, des plages et même des prairies sauvages avaient été bardés à l'aide du système de surveillance le plus élaboré que Jax ait jamais eu à observer. Les agents chargé de la sécurité avaient des dossiers débordant de détails sur chacun des invités et des insulaires. En réalité, les seuls qui avaient échappé à leur surveillance étaient le Docteur et lui-même. Curieusement, leur arrivée fracassante en TARDIS la veille était passée inaperçue.
Le Seigneur du temps avait facilement calmé la méfiance des chiens de gardes royaux grâce au miracle de son papier psychique. Jax en avait jadis eu un lui aussi. Mais curieusement, lorsqu'il s'était réveillé au fin fond d'une ruelle, avec un trou de mémoire de deux ans, le papier ainsi que la quasi-totalité de ses affaires avaient disparus.
Ifan avait déjà alerté la sécurité royale au sujet des curieuses apparitions. Il insista à nouveau en leur expliquant que sa propre sœur en avait été victime mais il était clair que tout ce qui concernait les boeshans indifférait totalement les gens de Zéphyr. Jax en avait conçu une immense colère. C'était donc comme ça que la famille royale traitait ses hôtes et le peuple de son futur genre? En tenant soigneusement tous ses invités à l'écart, en les distrayant par un luxe éblouissant et éphémère, tandis que les insulaires pouvaient bien se débrouiller seuls avec leurs problèmes? Comment Gray pouvait-il tolérer cela?
Assis sur la plage déserte, face à la marée descendante, Jax se dit que vu le déferlement d'émotions qu'il vivait depuis hier, c'était plutôt normal qu'il ait craqué en entrant dans sa maison natale. Le bonheur de retrouver sa péninsule, le désarroi face à ce frère et à cette mère qui n'étaient plus que des étrangers, la colère face à ces royaux zéphiradites et à leur manière de s'approprier joyeusement cette terre paisible et encore sauvage, sans y prêter le moindre intérêt. Toutes ces émotions contradictoires, c'était étonnant qu'il n'en soit pas encore à se rouler en boule par terre.
Fort heureusement, il était encore capable de garder une bonne maitrise de lui-même et se contenta juste de fixer les flots paisibles, laissant leur lent va et vient le bercer.
Il sursauta quand il sentit une présence à ses côtés. C'était Ifan.
-Pardon, souffla le jeune homme, déjà prêt à faire demi-tour. Tu as besoin d'être un peu seul, je comprends, je voulais juste ...
Jax tapota le sable à ses côtés. Avec la belle Boeshane, Ifan était bien le seul élément stable de son univers chamboulé. Il était d'une compagnie réellement agréable. C'était une chance, une telle chance que Jax ait pu le ramener en même temps Gray ...
-Tu sais, je suis tellement heureux d'avoir pu te sauver, lâcha-t-il sans réfléchir.
Ifan rit.
-Moi aussi, tu penses bien ! dit-il dans un grand sourire.
-Désolé... Je... je pense tout haut, je ne voulais pas ...
-Mais non, Jax. Je suis sincère. Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de te le dire avant mais merci. Du fond du cœur, merci. Jamais je n'oublierais ce que tu as fait pour moi. D'aussi loin que remontent mes souvenirs, lorsque je pensais à la mort de mes parents biologiques ou à ces ... ces choses, ton simple souvenir me réconfortait. Tu es un héros.
Jax secoua farouchement la tête.
-Absolument pas, crois-moi ! Il m'a fallu presque 20 ans et le Docteur ... C'est le Docteur qui ... bredouilla-t-il.
Ifan le fit taire d'un sourire.
-Merci. Pour ce que tu as fait, dit-il avec une telle sérénité, une telle maîtrise de lui, qu'il n'y avait plus rien à répliquer.
Jax cilla, presque ébloui.
Ifan avait quoi? Douze ans de moins que lui? Pourtant, Jax était soufflé par son calme, par la sagesse qui émanait de lui. Tout à l'heure, face au service de sécurité de la famille royale qui le prenait de haut et ne l'écoutait pas, il ne s'était jamais énervé. Pas une fois. Il n'avait même élevé la voix. Il n'avait simplement pas plié. Il était resté droit, calme et sûr de lui, jusqu'à ce que les zéphiradites ne puissent plus l'ignorer et soient forcés de lui accorder leur attention.
Maintenant, plus que sa beauté, c'était cette personnalité apaisante qui attirait Jax quand un aimant.
-Ta soeur devait être à peu près ici, hier soir, quand elle a vu l'hologramme, dit-il en se levant et se mettant à observer le sable autour de lui.
Il n'y avait rien de plus intéressant à voir que des galets et des coquillages blanchis par l'écume.
-J'y ai pensé aussi, répondit Ifan. Je suis descendu ici ce matin quand vous dormiez encore.
Le docteur et Jax avaient dormi dans la chambre d'amis de Gray et Ifan.
-Je n'ai rien trouvé mais j'ai peut-être manqué quelque chose... dit le restaurateur, comme pour ne pas décourager l'élan de Jax.
Ce dernier lui sourit.
-Tu as dit que les deux autres personnes qui ont vu des apparitions similaires étaient toutes boeshanes?
-A ma connaissance, oui.
-Et où était-ce?
-Je peux t'y emmener après manger, proposa Ifan.
Il jeta un regard en biais à Jax avant d'ajouter d'une petite voix :
-Enfin, si tu veux bien venir prendre le repas avec nous?
Jax lui sourit, attendri.
Et finalement, ils reprirent ensemble la direction du village.
En repassant devant la place, Jax ne put s'empêcher de lâcher :
-Comment est-ce qu'ils comptent faire rentrer tous leurs invités ici, au fait? La place va être agrandie magiquement ou quelque chose comme ça?
Ifan rit.
-Ici, ce sera la partie "intimiste", expliqua-t-il, avec juste une centaine d'invités triés sur le volet. La majeure partie de la cérémonie va se dérouler au sein de l'hôtel où nous sommes allés tout à l'heure.
Alors ça, c'était la meilleure !
-Mais pourquoi être venus sur Boeshane dans ce cas?! se désespéra Jax. N'importe quelle planète de luxe aurait bien mieux fait l'affaire !
Ifan tourna la tête vers Jax et leva les yeux au ciel.
Jax comprit que, par fidélité envers Gray, Ifan tenait à s'abstenir de toute critique, mais qu'il n'en pensait pas moins.
Dans la demeure familiale, tout le monde était déjà assis à table. A la surprise de Jax, le Docteur lui adressa un sourire lors qu'il s'assit à ses côtés.
Ifan, avec le naturel d'un menteur aguerri, affirma qu'il avait eu soudain un "doute affreux" sur un point de détail dans l'organisation et qu'il avait demandé à Jax de l'accompagner pour vérifier.
-Tu es tellement consciencieux ! s'exclama une Lysandra admirative. Gray n'aurait pas pu trouver meilleur témoin que toi ! N'est-ce pas, mon chéri?
Gray baragouina quelque chose qui ressemblait à "C'est-pas-pour-rien-qu'on-est-pote-depuis-vingt-ans".
-Tu vas tellement, tellement nous manquer après le mariage ! enchaîna la princesse d'un ton dramatique. Vraiment, je comprends ton attachement à cette chère, chère Boeshane mais ...
Ifan lui sourit gracieusement mais Jax était sûr d'avoir perçu une pointe d'agacement dans son regard. Apparemment, ce sujet revenait très souvent sur le tapis.
-Tu sais, ma chérie, intervient la mère de Jax, toute la famille de Ifan est ici. C'est normal qu'il n'ait pas envie d'être séparé d'eux. On ne devrait jamais être trop longtemps privé des siens.
Elle jeta un regard lourd de sous-entendus à Jax qui en conçut une sourde colère. Avait-elle oublié dans quelles conditions il avait quitté Boeshan, vingt ans plus tôt?
Jax était revenu déterminé à enterrer la hache de guerre, mais il ne fallait non plus qu'elle le provoque. Il lui jeta un regard noir.
-Mais bientôt, nous serons tous réunis sur Zéphyr et je suis sûre qu'Ifan s'ennuiera de nous, lâcha Lysandra d'un ton plaintif.
Elle avait cette manière exaspérante de parler de lui comme s'il s'agissait d'un animal de compagnie.
-Il ne s'ennuiera pas puisque je serai là pour lui tenir compagnie, rétorqua Jax.
Deux visages ravis et trois autres interloqués le dévisagèrent.
Pendant que les protestations fusaient de la part de sa famille, Jax commença par savourer le contentement qui avait éclairé les yeux d'Ifan, avant de s'étonner de la réaction positive du Docteur qui lui souriait à nouveau.
Décidément, ce Seigneur du temps était curieusement impliqué dans les affaires de famille de Jax.
-Jax, l'interpella la voix rauque de Gray, dominant celles de sa mère et de sa fiancée. Je ne comprends pas, tu ne vis pas à Zéphyr?
-Vivait, le corrigea l'ex-agent du temps. J'ai décidé de me réinstaller à Boeshane.
-Mais tu ne peux pas faire cela à Gray et à ta maman ! s'écria Lysandra.
Princesse ou pas, cette fille commençait très sérieusement à le gonfler. Jax l'ignora totalement. D'ailleurs il ignora tout le monde, prit une bouchée de nourriture qu'il avala et sourit à Ifan qui le regardait avec son air doux.
La très princière Lysandra de Zéphyr n'était pas habituée à un comportement aussi cavalier.
-Tu es profondément égoïste ! lui assena-t-elle. Cela fait des années que Gray attend que tu finisses de voyager pour passer enfin du temps avec toi et maintenant qu'il vient vivre près de chez toi, monsieur fait un caprice et revient à Boeshane?!
Jax dévisagea son frère, l'interrogeant du regard. C'était quoi, cette histoire de voyages? D'une grimace, Gray lui intima de se taire. Jax bondit de sa chaise et pointa son frère du doigt :
-Je peux te dire un mot?
Gray le suivit à l'extérieur sans discuter.
-Elle n'est pas au courant, expliqua-t-il simplement. L'invasion, le kidnapping, toi, le Docteur et votre machine bleue ... Elle ne sait rien.
Devant l'air interloqué de Jax, il dut se sentir obligé de poursuivre.
-Elle est tellement sensible... Je ne voulais pas la polluer avec tout ça, surtout que c'est de l'histoire ancienne.
Jax n'en croyait pas ses oreilles.
-La polluer?! Gray... souffla-t-il. Ces créatures ont envahi ton village, massacré ton père et t'ont jeté aux oubliettes au milieu des cadavres de tes congénères. Comment est-ce que cela pourrait être de l'histoire ancienne pour toi?
-Justement ! s'enflamma Gray. Tu me vois raconter ça à Lysandra, qui a vécu dans la soie et les diamants toute sa vie? Elle n'a pas besoin de savoir ça, elle ...
Jax haussa les sourcils.
-Tu t'apprêtes vraiment à épouser quelqu'un en qui tu n'as pas suffisamment confiance pour lui parler du plus grand drame de ton existence ?
Même lui avait parlé de l'invasion de Boeshane à Juna. Pourtant durant leur mariage, cette dernière n'avait cessé de se plaindre que Jax était bien trop secret.
-T'es qui pour me juger, Jax? T'étais où, pendant toutes ces années où il a fallu vivre avec ces souvenirs, hein?!
-Tu veux qu'on en parle? jeta Jax entre ses dents serrées. Très bien, parlons-en. Vingt ans. C'est le temps durant lequel il m'a fallu vivre avec l'idée que tu avais disparu, emmené par ces créatures. Qu'elles t'avaient sûrement tué ou pire. Bien pire. Vingt ans avant que ne se présente une chance, une occasion inespérée de remonter dans le temps, pour les suivre et t'arracher à leurs griffes. Puis, je t'ai ramené à ta mère, dans ton époque, parce que c'était la meilleure chose à faire. Il se trouve que moi, j'avais quitté Boeshane peu après l'attaque parce que la cohabitation avec Umi était devenue intenable. Tu te rends compte que pendant vingt ans, j'ai vécu avec ce poids sur la conscience?! Que je ne savais pas si tu avais survécu?
Le visage de Gray était livide.
-Je n'avais vu les choses ainsi, je ...
-Tu peux très bien mentir à ta fiancée si ça t'amuse, l'interrompit Jax en le pointant agressivement du doigt. Me faire passer pour un mauvais frère, pour un égoïste, ça m'est absolument égal. Mais ne vient pas me regarder dans les yeux et me dire que je t'ai oublié ou négligé. Tu n'as jamais quitté mon esprit. Jamais. J'aurais fait n'importe quoi pour te retrouver. N'importe quoi, tu entends?! Je serais mort bien volontiers si ça avait pu te ramener. Et j'aurais même dit merci ! éructât-il.
Puis il rentra dans la maison en trombe.
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La semaine prochaine … il sera question de fruits gorgés de soleil et de retrouvailles avec une vieille connaissance !
D'ici là, portez-vous bien ! Merci beaucoup de m'avoir lue et partez pas sans dire ce que vous en avez pensé ;)
