Nous y voilà. Toutes les aventures ont une fin… Rassurez-vous, ce n'est qu'une pause ici. Histoire de me ressourcer et de prendre un peu d'avance, de peser un peu le pour et le contre partout, je vais comme prévu prendre une pause sur cette fanfiction.
Elle va être renommée, sous peu, "Severus Rogue et la Pierre Philosophale", même si vous vous demanderez sans doute pourquoi. Il faudra attendre la deuxième partie pour le savoir, d'ici un ou deux mois je pense !
En attendant, dès lundi prochain (le 20 Août 2018) vous pourrez retrouver la nouvelle fanfiction : L'ombre du Serpent. Du coup, je vous invite à ajouter HogwArts revivAl dans vos auteurs favoris pour être avertis de la parution ! Pour ne rien rater, vous pouvez aussi me suivre sur twitter, avec le pseudo Alics E. Junn.
Voici, en attendant, le synopsis de la nouvelle fanfiction qui sortira tous les jours pairs, à compter du 20 Août.
"L'orphelinat était l'un de ces endroits trop froids où l'on plaçait ceux qui avaient besoin de chaleur. Du haut de ces 11 ans, le jeune Tom fait parti de ceux-là, ceux qui ont été si longtemps glacé qu'ils ne peuvent plus se réchauffer. Mais si Tom était voué au froid... C'était peut-être à cause de l'ombre du serpent qui l'avait précédé."
On y suivra l'histoire de Tom, mais pas de Tom Jedusor… un autre Tom dont la vie, pourtant, est étrangement lié à la sienne. J'espère que vous prendrez le temps de lire le premier chapitre !
En attendant, merci d'avoir suivi cette fanfiction, j'espère sincèrement qu'elle vous a plus. N'hésitez pas à laisser un commentaire, à partager, et surtout continuez de faire vivre notre saga favorite au travers de vos passions, de vos envies et de vos rêves.
Severus rouvrit les yeux avec la désagréable impression d'être passé une bonne dizaine de fois sous les roues du Magicobus. Son esprit était embrouillé, il revivait en boucle les deux secondes qui avaient suivi l'entrée de Harry dans la pièce : le voir, tomber, perdre connaissance.
Où était-il à présent ?
Son regard parvint enfin à s'habituer à la pénombre, et il se redressa. Les yeux de Severus se posèrent d'abord sur ce qu'avait été Quirinus, et qu'il reconnut à sa robe de sorcier trop grande pour lui, et à présent couverte de ce qui semblait être de la cendre.
Il se leva, cette fois, et s'appuya contre un pilier. Il se sentait mal, nauséeux. Mais lorsqu'il vit Harry, étendu dans une étrange position sur les marches de pierres, il oublia toute sensation. Son pas, précipité, titubant, mal assuré, le guida jusqu'à ce qu'il tombe à genoux près du garçon. Il l'examina avec soin pendant de nombreuses minutes.
Bientôt, sa baguette se mit à courir sur Harry, sur son torse et son visage, soignant les plaies les unes après les autres. De simples coupures… Et un esprit abîmé par le traumatisme d'avoir affronté encore Jedusor. D'avoir vaincu encore. Mais pour combien de temps ? Severus sentait encore sa présence, sa vie, faible, presque éteinte… Comme la flamme vacillante d'une bougie, bien à l'abri sous un dôme de verre. Elle finirait par manquer d'oxygène, il espérait que cela arriverait au plus vite.
Lorsqu'il en eut fini avec les blessures de Harry, il voulut se relever mais en fut incapable. La magie l'avait vidé de ses forces, il était épuisé, son corps tout entier rendu douloureux par la simple présence, dans ses souvenirs, du hurlement de Lily et du rire de Jedusor.
Un éclat de lumière dans son dos lui fit tourner la tête, et son regard croisa celui de son reflet dans le miroir du Risèd. Il n'eut le temps que de murmurer…
"Non… Pitié…"
Avant que, de nouveau, le passé ne s'abatte sur lui.
Il n'avait jamais compris pourquoi le miroir lui faisait cet effet. Il aurait dû y voir James et Lily heureux, Harry à leur côté, alors pourquoi se retrouvait-il transporté là-bas ? Qu'avait-il de si particulier pour que cela se produise ainsi ?
C'était comme si on arrachait son coeur de sa poitrine. Il revivait la même scène, revoyait James mourir. Lily mourir. Et se voyait encore s'interposer, le regard de Lily s'éteignant dans le sien, puis le réveil.
Puis le réveil.
Puis le réveil.
Lord Voldemort poussa un hurlement. Severus sentait encore la puissance du sortilège tout au fond de ses entrailles, mais autre chose aussi. Il ignorait quoi, il ne connaissait pas ce pouvoir, mais c'était quelque chose de sombre, quelque chose de noir, opaque, visqueux.
Lord Voldemort s'écroula. Severus sentit toute son âme s'échapper de son corps, il vit la masse gazeuse, éthérée, fluide, qui s'éleva du corps sans vie de Jedusor. Il voulut s'en saisir mais c'était comme tenter d'attraper de la fumée, elle glissait entre ses doigts et se riait de ses vaines tentatives. Un moment plus tard, elle s'en allait, fuyant, et il entendait encore l'écho du rire mortel de Tom.
Le corps de Jedusor, lentement, se transforma en cendres. C'était un spectacle fascinant duquel il ne parvenait pas à détourner les yeux. C'était, en réalité, comme si un château de sable s'écroulait. Il se rappelait des journées au bord de la Tamise, sur le sable épais et rocailleux dans lequel Harry tentait tant bien que mal de sculpter des tours. La douleur dans sa tempe lui rappela le plus cruellement possible qu'on ne devait penser à un passé qui ne s'était pas encore produit.
Il effaça toute pensée parasite et les événements, qui s'étaient figés, se remirent en marche. Le son de l'horloge fut la première chose à venir heurter ses tympans après le hurlement et le rire. Puis il y eut Harry, tombant dans son berceau, assis, pleurant de toutes ses forces.
Severus se retourna vers lui, mais Harry ne le voyait pas. Il regardait à travers son corps pour mieux voir sa mère, étendue, morte, elle qui lui avait donné la vie. Elle l'avait fait à deux reprises : le jour de sa naissance, et ce jour maudit où elle avait tout fait pour le sauver.
Doucement, l'homme s'accroupit devant le seul être vivant de cette planète qui le rendrait heureux et fier, dans si peu de temps. Il le regarda, le contempla, et se sentit soudain béni d'avoir la chance de vivre ces instants interdits, de voir l'enfant devenu grand tel qu'il était bambin.
Il lui sourit, avec tendresse, et le regard de Harry se planta enfin dans le sien. Le même regard que sa mère, entre questionnement et reconnaissance. Plein de bonté, de bienveillance, et déjà empli des rires à venir.
"Bonjour, Harry."
Sa propre voix lui semblait étrangère, comme s'il avait tant changé en un instant que plus rien ne serait plus pareil, qu'il ne se reconnaissait plus comme individu. Il avait la sensation, étrange et inconnue, impossible à expliquer, qu'il était plusieurs à la fois.
"Je m'appelle Severus. Tu ne me connais pas encore mais bientôt, tu me permettras de vivre les plus belles années de ma vie, et je t'en remercie."
Il y eut un bruit en bas, et il comprit qu'il arrivait, dans ce passé qui semblait coincé dans une boucle temporelle, se rejouant inlassablement, cruellement.
Dès qu'il vit le "lui" de l'époque, avec ses cheveux gras tombant sur ses épaules, son regard effrayé, figé, éploré, tout s'écroula. C'était comme ce jour-là, en réalité. Tout s'écroulait autour de lui, plus rien ne semblait mériter d'avoir une existence propre. Tout s'effaçait, pour Harry.
Dans le tumulte que devenait le monde à cet instant, Severus posa son regard sur le garçon, qui, les yeux grands ouverts, scrutait encore son ombre.
Endormi, Harry semblait aussi proche du coma qu'il était possible de l'être. Severus se redressa, la douleur lancinante parcourant encore son corps, et le prit dans ses bras. Il le souleva, ce garçon qui ne pesait rien au final, tant toute sa force et sa présence se concentraient dans son esprit. Le pas chancelant, Severus avança jusqu'à la porte.
Il passa les flammes violettes, et ce fut encore la douleur, les visions, les sons, les horreurs, et le rire… Le rire qui résonna dans son esprit comme un écho, jusqu'à ce qu'il traverse l'échiquier géant. Harry avait fait du bon travail ici… Mais Drago était là. Assis contre une tour en mauvais état, recroquevillé. Il semblait évanoui, comme si il avait attendu ici que Harry revienne.
Severus soupira. Il ne pouvait s'empêcher de ressentir empathie et culpabilité à son égard. Il devait se concentrer, cependant, car il allait devoir ramener les deux garçons là-haut et que ce ne serait pas chose aisée.
Il tint un peu mieux Harry pour le faire glisser sur son dos et les habitudes d'un corps endormi se chargèrent du reste. Ses bras faibles, blessés, se serrèrent autour de ses épaules, ses jambes firent de même, et Severus put, sans mal, soulever Drago.
Le poids des deux garçons devenait plus conséquent, et sa faiblesse physique ne lui permettait pas d'avancer à bon rythme. Il lui fallut une demi-heure supplémentaire pour arriver au pied du filet du diable. Normalement, il aurait dû se jeter dedans et attendre d'être remonté à la surface mais il ne pouvait prendre ce risque avec les deux garçons.
Il ferma les yeux pour réfléchir, mais se refusa à les poser. Il ne parviendrait jamais à les ramener s'il s'arrêtait maintenant. Il devait monter. C'était primordial. Mais il ne pouvait pas utiliser sa baguette, avec Drago dans ses bras.
Alors qu'il commençait à épuiser la liste des solutions impossibles sans en trouver une seule qui soit un tant soit peu réalisable, un cri perçant retentit.
Un cri chanteur, joyeux. Il entendit un grognement qui eut deux échos, puis le son d'une harpe, et la lumière vive d'une baguette apparut derrière le filet du diable.
"Severus ?"
Dumbledore. Evidemment. Le cri se rapprocha, et Severus reconnut enfin le phoenix.
"Je suis là, avec Harry, et Drago. Ils sont évanouis."
Quelques instants plus tard, une lumière aveuglante explosa et la plante sembla hurler de douleur et de terreur. Si Severus en ressentit un pincement léger au coeur, il ne s'empêcha pas d'être ravi de la voir s'écarter, se déchirer sous les rayons de lumière.
Fumseck apparut, ses ailes immenses cachant un instant les lueurs magiques de la baguette de Dumbledore. L'oiseau, plus puissant que jamais, attrapa entre ses serres la robe de Severus et le souleva du sol. La douleur était grande, lacérant ses aisselles, mais il n'avait en tête que la survie des garçons.
Une heure plus tard, Harry et Drago étaient à l'infirmerie, se reposant grâce aux soins de Madame Pompom. Severus avait toujours eu du mal à l'appeler par son prénom : il lui donnait un air enfantin qu'il détestait avoir. Mais aujourd'hui, il lui était bien trop reconnaissant pour se contenter d'un simple "madame".
Pour lui, cependant, il n'y eut pas de repos. Dans le bureau de Dumbledore, sur le siège qu'il trouvait d'habitude si confortable et qui aujourd'hui ressemblait à celle d'un condamné à mort, Severus transpirait et tremblait.
Il avait froid et chaud tout à la fois et le regard qu'Albus posait sur lui ne le rassurait en rien. Que se passait-il ? Pourquoi y avait-il dans ses yeux tant de doute, de dégoût, de colère, de haine, de peur, de honte, de rejet, de… d'où venaient ces pensées ?
Ce n'était pas lui. Il n'avait jamais pensé ainsi. Il n'était qu'un pion, un pion n'était pas détesté. Alors pourquoi ressentir cela ? Pourquoi se sentir si pathétique, faible et mal aimé ?
"Severus…"
La voix de Dumbledore était calme mais un léger trémolo trahissait son inquiétude, qui ne fit qu'accroître celle de Severus. Il se tendit encore et son regard fou se posa de nouveau sur le directeur. Il se rendit compte qu'il était debout, chancelant, sa baguette pointée sur la barbe grise.
"N'approchez pas, éructa-t-il. Vieux fou ! Vous avez cru… Vous avez cru que ça marcherait… Vous avez cru vaincre le plus grand mage noir de tous les temps ! Vous n'êtes RIEN ! RIEN face à lui ! Rien face au puissant… Au si puissant…"
Son regard se voila, et il tomba à genoux. Il avait si mal. Ses bras tremblant enserrèrent son torse comme s'il cherchait à empêcher son cœur trop vif d'échapper à sa cage thoracique. Qu'avait-il fait de mal ? Qui avait-il offensé pour en arriver là ? Etait-ce à cause de Jedusor ?
"Severus !"
Il sentit son corps se tendre brusquement. Son regard, seul élément de son corps qu'il pouvait bouger, se posa sur la baguette de Dumbledore. Le Maléfice du Saucisson, puissant, empêcha la moindre lutte de sa part alors qu'Albus s'accroupissait devant lui. Il posa le bout de sa baguette sur la tempe de Severus.
Celui-ci poussa un hurlement intérieur, que ses yeux durent retranscrirent puisqu'il vit le directeur détourner son regard pour ne pas endurer leur vue. Severus le sentit alors, lentement, un flux de souvenirs s'échappant de sa tempe, quelques filaments bleus et blancs qui le quittaient… Il sentit son cœur s'apaiser mais son esprit, toujours tourmenté, prit la relève.
Toujours sous l'emprise du maléfice, Severus ne put que regarder Dumbledore faire flotter la pensine dans la pièce, jusqu'à son bureau. Il le vit lui tourner le dos, et devina que ses pensées rejoignaient maintenant le liquide argenté. Il les vit.
Cela n'aurait pas dû être le cas, mais il les vit. Pour la troisième fois, il fut forcé de revivre ce moment atroce. Il fut forcé de voir encore la lueur dans les yeux de James s'éteindre. Forcé de voir l'amour de sa vie sourire à son ombre et s'éteindre ensuite. Forcé de regarder Jedusor s'éteindre. Forcé de regarder l'innocence de Harry s'éteindre.
Et à travers les yeux de Dumbledore qui regardait à travers les siens, il vit ce qui s'éteignait en lui. Il vit brusquement, sans même le savoir, en ressentant seulement, il vit ce qu'il avait perdu. Non, ce qu'il avait gagné. Ce qu'il avait fait et qui risquait de tout détruire. Ce qu'il avait fait… Et qui compromettait chaque parcelle du plan d'Albus.
Il sentait chez le vieil homme un mélange étrange d'émotions conflictuelles. De la peur, de la colère, de la pitié, de la honte, de la culpabilité et, au-dessus de tout ça, alors même qu'Albus restait de marbre, il vit une frénésie nouvelle. Tout cela… La vie de Severus condamnée… Semblait le faire frémir d'excitation.
Il fut brusquement éjecté de son propre souvenir, revécu malgré lui. Albus ne devait pas en avoir conscience, car il ne bougea pas pendant quelques instants encore. Quand il se retourna enfin, son regard avait repris sa teinte habituelle, inquiète et bienveillante. Pourtant, derrière ses lunettes en demi-lune, Severus voyait encore tout le bonheur qui peinait à disparaître.
Se réjouissait-il de voir souffrir les autres ? Se réjouissait-il d'être confronté à un nouvel obstacle ? Severus l'ignorait, mais il ignorait surtout si cela le dérangeait ou non. Quoi qu'il fasse, quoi qu'il ressente, Dumbledore était le plus grand Mage blanc de tous les temps… Et le seul apte à lui expliquer ce qui venait de se produire.
"Severus… L'heure est grave, je le crains."
Le maléfice du saucisson déchira son emprise sur Severus, et il se sentit libre physiquement, mais tellement entravé mentalement. Il ne savait plus où il en était et, aussi ridicule, pathétique, que cela puisse être, il resta simplement par terre, les yeux rivés sur le directeur.
"J'ignore comment cela est possible, commença-t-il, mais je crois que votre présence là-bas, cette nuit-là, est avérée… Sous une forme que je dirais presque spectrale, vous avez interagi avec leur époque, leur monde… Leur drame… Au moment où Voldemort a lancé le sortilège de mort au jeune Potter… Il vous a traversé… Votre présence, votre dévouement, a retenu un peu de ce sort en vous… Je crois, dit-il après une courte pose, que Harry vous doit la vie, autant qu'à sa mère, si ce n'est plus…"
Severus ne le lâchait pas du regard. Il savait que ce n'était pas tout. La voix d'Albus était grave, prudente… il y avait autre chose. Il y avait autre chose de plus grave, de plus dangereux. Et cette douleur ! Ce froid constant qui emplissait ses entrailles, qui le torturait de l'intérieur ! Il avait l'impression que ça avait toujours été là, en sommeil, attendant de se manifester pour le tuer de douleur.
"Je crains que le sortilège, après vous avoir traversé, ne soit pas réellement ressorti… Son écho a touché Harry… mais c'est vous qui avez…
- Venez-en… au fait…"
Le professeur le fixa longuement, puis il alla s'asseoir. C'était la première fois que Dumbledore faisait cela… Severus se redressa un peu, difficilement, déclenchant un nouveau feu glacial au fond de son corps.
"Severus, ce soir, commença-t-il. Ce soir, vous êtes mort il y a des années."
Un silence de plomb tomba sur le bureau. Même Fumseck, le phénix, n'osait ébouriffer ses plumes rouges.
Le tic-tac de l'horloge.
Le bruit des coeurs battants.
Le souffle calme d'Albus.
Le souffle saccadé de Severus.
"Je suis navré, Severus."
Il y eut une explosion de bruits, soudaine, et tout revint. Les élèves dans les couloirs, les professeurs et leurs pas précipité, Miss Teigne qui miaulait à la mort, Rusard qui hurlait et crachait sa haine de n'être qu'un cracmol, les tintements des fioles à l'infirmerie, le bruit des licornes dans la forêt, les cris des centaures…
Tout.
Tout, dans le moindre détail.
Chaque son de ce château lui parvenait sans filtre, sans assourdissement, comme si tout se déroulait à côté de lui, en même temps. Il entendit soudain quatre voix au-dessus des autres.
"Mes élèves seront courageux, hardis, ils représenteront la force, disait une voix grave.
- Ceux de ma maison, répondit une voix plus féminine, auront soif de connaissance et comprendront l'importance du savoir dans chaque combat.
- Chez moi, fit écho une voix rondelette et douce, les enfants sauront que les efforts mènent aux plus belles réussites, qu'il faut être bon avec ses ennemis et loyal avec ses amis et que toute chose se respecte.
- Vos maisons seront faibles, coupa soudain une voix sifflante mais profonde. Vous n'avez conscience de l'importance de la ruse, qui sera pour mes élèves une qualité indéniable. Il faut être prêt à tout pour arriver à ses fins, aux pires des sacrifices et aux plus grandes épreuves. Rien ne pourra jamais arrêter les élèves de ma maison, et le nom de Serpentard les couronnera de gloire."
De nouveau, il n'y eut plus rien. Severus rouvrit les yeux, et son regard croisa celui de Dumbledore qui le contemplait avec inquiétude. Cependant, Severus avait retrouvé tout son calme.
Il était mort il y a des années, ce soir. Cela n'avait aucun sens. Mais si c'était vrai, la Prophétie avait changé… il devait l'entendre. Cet été, il se rendrait au ministère et, par tous les moyens, il entendrait la Prophétie de Harry Potter. Et la sienne. Celle sur laquelle il n'avait jamais osé poser la main.
"Severus…
- Nous devrions nous rendre au banquet."
Ils se regardèrent longuement, puis Albus hocha la tête, jugeant visiblement qu'il fallait laisser à Severus le temps de se remettre de ses émotions. Il se leva, et le professeur des potions vit dans ses pas une faiblesse.
La lueur de son regard changea et une envie irrépressible de prendre sa baguette lui arracha un grognement. Albus le regarda, lui sourit faiblement, et dit :
"Un jour, Severus, vous devrez me tuer. Ne précipitons pas les choses cependant, car je crains que vous ayez encore besoin du vieil homme que je suis…"
Merci d'être arrivé jusque-là !
Alics E. Junn,
Membre de HogwArts RevivAl
"Faire que notre univers favoris fasse partie intégrante de nos vies."
