Bonsoir bonsoir !
Encore un gros chapitre, le prochain devrait être un peu plus court
Disclaimer : Tout est à Oda, sauf Truc
Bêta : La merveilleuse, l'incomparable, l'inestimable Neechu. C'est une perle de Pingouin et je la remercierai jamais assez pour son boulot.
XXI : Confrontation avec beau-papa
Qui l'ignore (presque) encore
- Pousse-toi, j'entends rien.
- Y'a rien à entendre, gros malin, la princesse est pas encore arrivée dans le bureau de Père !
- Qui active le sort de miroir, qu'on puisse voir ce qu'il se passe en-dessous ?
- Oui, qu'on puisse voir à quoi ressemble la princesse perdue de Baterilla !
Thatch gémit en entendant ses frères. Lui, il ne s'était toujours pas remis du choc. Ace était une fille. Une princesse. Et il avait dormi avec elle, elle l'avait vu presque nu, elle, elle…
- Respire, Thatch, t'es tout rouge, ricana Haruta. On sait que tu es choqué, pour une fois que tu as dormi avec une femme dans un lit sans la toucher…
- Mais bon sang, taisez-vous, si Papa nous entend, on risque d'être puni !
- Cela le ferait rire, surtout, yoi, chuchota Marco. À votre place, je m'inquiéterais plus de la réaction d'Ace, donc silence.
- Elle s'appelle pas Ann ?
- J'ai pas l'habitude de l'appeler ainsi, yoi, avoua le blond.
Il intima à nouveau le silence. Ils avaient beau être au-dessus du bureau de leur père, rien ne leur assurait de ne pas être entendus. Ils étaient six et dans cet espace confiné, c'était limite, vu qu'ils se marchaient presque dessus.
Enfin, l'un d'eux activa le sort alors qu'on toquait à la porte et ils s'installèrent de façon à ce que tous puissent voir la scène. Après tout, ils devraient aussi informer le reste de leurs frères du contenu de la discussion !
Le roi Newgate donna la permission d'entrer. La porte s'ouvrit sur une jeune femme en armure, l'air fier et conquérant, et une fleur d'hibiscus ornait ses cheveux. Une petite fée rondelette était posée sur son épaule et un homme la suivait dignement, deux pas derrière sa princesse comme l'étiquette l'exigeait.
La princesse s'inclina respectueusement face à lui, tandis que son suivant mettait un genou au sol. Il leur ordonna de se relever, puis s'intéressa particulièrement à la jeune femme.
Vu la position de la fleur dans les cheveux noirs, Marco ou Thatch avait omis de lui dire à qui elle était ou serait bientôt fiancée.
- Ainsi, tu es celle qui m'a permis de retrouver mon fils. Portgas D Ann, c'est cela ? Même si j'ai entendu d'étranges choses sortant de la bouche de mes fils, commença Edward. Mais installe-toi correctement, je t'en prie.
L'homme désigna les chaises face à son bureau et Ace hocha la tête, avant de s'asseoir tandis que Saber restait debout, prêt à la défendre si besoin.
Ace ne se laissa pas intimider pas l'homme de grande taille qui le surplombait. Il planta résolument ses yeux noirs dans ceux dorés du roi, esquissant un sourire en voyant l'immense moustache blanche en forme de croissant de lune.
- J'ignore ce que vos fils vous ont dit sur moi, votre Majesté, mais je doute fort qu'ils aient menti. J'ai bien été élevé en tant que garçon par Monkey D Dragon, aux côtés de ses fils Sabo et Luffy. C'est pourquoi je n'ai guère l'habitude que l'on m'appelle Ann. Puis-je vous prier d'utiliser Ace ?
Ace tressaillit de surprise quand le roi se mit à rire, mais il tenta de le dissimuler.
- Tu ressembles à ta mère, avec cet ordre poliment formulé. Les Portgas D ont toujours été des femmes fortes et indépendantes, je suis ravi de voir que tu ne déroges pas à la règle !
Ace esquissa un sourire franc, qui s'effaça peu après. Il n'était pas là pour parler de ses parents. Plus tard, peut-être, puisque le roi avait l'air de les connaître.
- Je vous remercie du compliment, mais pouvons-nous éviter de tourner autour de la raison pour laquelle nous sommes ici ?
- Que veux-tu alors, en récompense ?
- Aidez-moi à reconquérir Baterilla et je considérerai la dette comme acquittée, déclara-t-elle avec force.
Le roi fronça les sourcils. La gamine devant lui avait à peine vingt ans et elle souhaitait courir ainsi au suicide ? Akainu avait beau n'être qu'un morveux encore en couche culotte, il n'était pas un tendre pour autant et il ne laisserait personne menacer son trône. Edward aurait mauvaise conscience d'envoyer Ace à la mort. Gol D Roger avait peut-être été son adversaire, mais il l'avait toujours respecté et il s'en voudrait de mettre la vie de sa fille en danger.
- Je refuse. Je ne veux pas avoir ta mort sur la conscience.
- Avec ou sans votre aide, j'irai, répliqua Ace avec un sourire paresseux. Auriez-vous plus mauvaise conscience en m'aidant ou en m'abandonnant, alors que vous avez une dette envers moi ? Puis, j'ai été gentil, j'ai demandé poliment. Rien ne m'empêche de vous tuer et d'épouser Marco, votre aîné, pour récupérer votre place et délivrer Baterilla dans la foulée.
Son sourire devint carnassier alors qu'il terminait sa phrase. Saber tressaillit à peine, bien que surpris, et le roi Newgate éclata de rire.
- Tu ne manques pas de culot, petite ! Surtout si tu penses pouvoir me battre ! Je devrais peut-être te tuer pour ton effronterie, ajouta-t-il un ton plus bas.
L'atmosphère de la pièce se fit plus lourde et Ace gigota inconfortablement sur sa chaise devant la magie qu'exsudait le roi. Il déglutit, mal à l'aise, et sentit que l'homme n'hésiterait pas une seule seconde s'il tentait de mettre sa menace à exécution.
Il était sans doute encore un peu jeune pour menacer des forces de la nature telles que le roi Newgate.
L'atmosphère s'allégea lorsque le roi fut certain qu'il avait compris l'avertissement et Ace respira soudain mieux, restant néanmoins encore pâle.
- Cependant, il est vrai que, sous l'angle que tu as évoqué, j'aurais moins mauvaise conscience à te prêter main-forte. Puis Akainu est une aiguille dans mon pied, que je serais fort aise d'enlever. J'accepte donc de te céder une partie de mes armées, à deux conditions.
- Lesquelles ?
- Si tu gagnes, je veux l'établissement d'un pacte de non-agression entre nos deux royaumes. Ensuite, des traités d'alliances en cas d'agression extérieure.
- J'accepte ces conditions, même si tout sera établi en parallèle avec le royaume de Goa où j'ai grandi et cela, ce n'est pas négociable, répondit sèchement Ace.
Le roi eut un sourire malicieux.
- Oh, alors cette fleur dans tes cheveux… Ton fiancé est l'un des princes de ce royaume ?
Il la vit passer rapidement au rouge cramoisi, mais il salua son sang-froid quand elle répliqua que ce n'était pas ses affaires, avant de prendre congé.
Il sortit une flasque de saké d'un tiroir de son bureau avant de boire une gorgée. Il voulait bien ne plus toucher à sa boisson préféré pendant un temps, s'il ne venait pas de mettre le doigt sur quelque chose d'intéressant avec cette fleur. D'ailleurs, en parlant de choses intéressantes… Son regard dériva vers le plafond.
- Vous vous êtes bien amusé, au moins ?
Il entendit quelques coups et plaintes en provenance du plafond. Il éclata de rire avant de boire à nouveau. Ce n'était pas à un vieux singe que l'on apprenait à faire la grimace, après tout.
Ace soupira en s'asseyant sur le lit et entreprit de défaire son armure.
Plus que trois jours. Trois jours et il pourrait repartir avec une armée, fuyant ainsi ces fichus vautours que l'on nommait poliment courtisans et Marco, qui l'avait suivi dans pratiquement tout le palais pour lui parler.
Le brun n'en pouvait déjà plus de l'esquiver depuis deux jours. Ne pouvait-il se contenter de penser que leur nuit ensemble était une regrettable erreur et qu'ils ne s'aimaient pas ainsi ?
Déjà que le roi semblait deviner facilement les choses… Ace caressa pensivement la fleur d'hibiscus dans ses cheveux.
La présence de Marco lui manquait. Il n'en pouvait plus d'entendre ''Princesse Ann" à tout bout de champ. Au moins, le blond l'appelait Ace. Comme Thatch et Saber, par ailleurs, mais il n'arrivait pas à leur donner la même valeur.
Un coup de vent violent ouvrit sa fenêtre alors qu'il s'escrimait sur un nœud. Il décida de s'en occuper plus tard, une fois qu'il aurait défait cette maudite attache. Il se contorsionna pour essayer de tirer sur le cordon, quand deux mains froides l'aidèrent.
Ace se tendit et leva les yeux pour tomber sur la figure impassible de Marco. Le brun se ferma et dégagea les mains du blond. Il se doutait bien du sujet de conversation et il tenait à l'éviter.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? cracha-t-il.
- Ace, arrête de faire l'imbécile, yoi. Je sais que le sort s'est dissous. Je l'ai vu, yoi.
Le brun tressaillit, mais ne fit pas mine de répondre pour autant. Marco avait compris qu'il lui avait menti. Pourquoi chercher plus loin, alors ?
- Pourquoi tu ne veux pas de moi à tes côtés, yoi ? De quoi as-tu peur, bon sang ?
Ace serra le couvre-lit entre ses doigts, incapable de répondre qu'il était terrifié à l'idée de le perdre. Marco soupira devant le silence du jeune homme et ses mains vinrent dénouer les cordons qui tenaient les plaques d'armure. Le brun ne protesta pas et se laissa faire. Une fois en simple chemise, il se sentit comme nu sous le regard inquisiteur de Marco.
Il craqua.
- J'veux te protéger d'Akainu. Je refuse que tu souffres par ma faute. J'veux pas qu'il t'arrive quelque chose.
Il reçut un coup de poing vigoureux sur le crâne et il protesta dans la foulée.
- Hé mais ça fait mal !
- J'ai pas pour habitude de frapper les femmes, yoi. Mais vu que tu te considères comme un garçon, ça ne devrait pas trop te froisser. Tu es un crétin fini et tu le méritais, yoi. Ton rejet fait bien plus mal que tout ce qu'Akainu pourrait me faire, puis, qu'est-ce qu'il pourrait m'arriver tant que je suis chez mon père ?
Ace ouvrit la bouche, puis la referma, conscient que Marco avait sans doute raison. Il frotta sa tête là où Marco l'avait frappé et fit la moue.
- J'suis désolé, grommela-t-il.
Marco haussa un sourcil, peu convaincu. Ace avait passé deux jours à le fuir et le trajet à le bouder, alors il lui en voulait un peu. Le brun déglutit, triturant les manches de sa chemise, puis murmura en plantant ses yeux dans les siens :
- Tu veux bien me pardonner ?
Le blond ne put s'empêcher de vouloir le taquiner un peu. Il se pencha à son oreille et lui murmura le prix de son pardon. Ace rougit subitement avant de le frapper, outré et gêné par la proposition.
- Espèce de.. de… Obsédé !
- Moi aussi je t'aime, yoi, rit doucement le phénix.
Il fut surpris quand Ace l'attrapa par le col de sa chemise, l'obligeant à se plier jusqu'au niveau de son visage. Leurs lèvres se rencontrèrent maladroitement et Ace murmura ensuite qu'il l'aimait aussi.
- N'espère même pas que j'oublie, yoi, le menaça gentiment Marco. Dès que tu auras botté les fesses d'Akainu, je te demande en mariage. Même si je dois jouer sur le fait d'avoir volé ta virginité pour cela, yoi.
- Tu peux déjà considérer ma réponse comme un oui, alors, souffla avec un sourire le brun. Mais personne ne doit savoir avant qu'Akainu tombe. Je tiens vraiment à ce que tu ne sois pas en danger par ma faute.
Marco acquiesça et fut à peine surpris quand Ace le fit basculer sur le lit et que le plus jeune le surplomba, glissant ses mains sous sa chemise.
- On devrait fêter ça, non ?
- Et après c'est moi que tu traites d'obsédé, yoi, sourit Marco. Et non, on ne fêtera ça que lorsque ma marque ornera à nouveau ta poitrine. Tu es à moi et à personne d'autre, yoi.
- Possessif, répliqua Ace, avant d'activer sa magie.
Marco n'eut qu'à enlever la chemise du brun pour vérifier. Il serra son presque fiancé contre lui et pria silencieusement pour qu'il lui revienne en vie.
En attendant, il profiterait à fond des trois derniers jours qu'ils leur restaient.
J'espère que ça vous a plu et à lundi pour la suite !
Une ch'tite review au passage ?
