Salut mes chers lecteurs et lectrices, je tiens à m'excuser pour ma longue absence. J'ai mis du temps à poster ce chapitre car je me suis transformée en grosse larve sans aucune motivation pendant les vacances et surtout avec la châleur... J'ai honte... Veuillez m'excuser.

Chapitre 4

Akihito, horrifié de voir sa femme en danger essaya d'entrer pour lui porter secours, mais le bras de Naru le bloqua dans son élan. Il n'eut pas le temps de protester qu'un homme aux longs cheveux brun clair entra. Bou-san joignit ses mains.

- San manda bazara-

Il n'avait pas fini de réciter son mantra que la femme tomba lourdement au sol. Bou-san regarda Naru alors que le mari était déjà aux côtés de sa femme

- Il s'est enfui

Mai s'avança dans la pièce pour connaître l'état de Reiko et l'aider, mais à peine eut-elle franchi la porte qu'elle eut un mauvais pressentiment, comme une mauvaise sensation, elle se sentait oppressée.

Reiko reprenait difficilement sa respiration dans les bras de son époux. Elle se força à sourire pour le rassurer.

- ça va aller Aki

- Tu veux que je t'aide à te lever ?

- Oui je veux bien

Akihito l'aida à se lever en la tenant par dessous l'épaule mais une fois debout elle cria de douleur. Akihito la posa tout en douceur sur un fauteuil. Ayako s'agenouilla devant Reiko et regarda la cheville. Elle était rouge et gonflée mais surtout on y voyait un bleu en forme de main. La marque était large et grande, une main masculine sans doute.

- Je pense que c'est une foulure mais ça peut être cassé, il faudrait aller à l'hôpital, dit Ayako

- Amène-là, ordonna Naru

Le cri d'un bébé se fit entendre.

- Ritsu !

Paniquée, Reiko voulait se relever pour voir son bébé mais la main de son époux sur son épaule l'en empêcha.

- Je m'occupe de Ritsu, tu vas à l'hôpital pour te faire soigner.

Reiko hocha la tête à contre cœur et Akihito se précipita dans la chambre de son fils suivit de près par Bou-san. En entrant, ils ne virent rien d'alarmant. Akihito s'approcha du berceau et prit le bébé dans ses bras, il sentit tout de suite une odeur désagréable.

- Et ben Ritsu, c'est juste une couche sale. Je vais t'arranger ça trésor.

Il alla vers la table à langer et y posa son fils. Il changea la couche qu'il jeta dans une petite poubelle à cet effet. Il prit son bébé dans ses bras et le serra doucement contre lui en fermant les yeux, poussant un léger soupir, rassuré. Ritsu se blottit contre son père. Bou-san sourit, attendri.

- Il a quel âge ?

- Il va avoir 7 mois.

Ils retournèrent ainsi dans le salon avec Ritsu, son père ne voulant plus le lâcher. Ils virent tout de suite que Reiko et Ayako étaient déjà parties. Ils s'installèrent tous autour de la table de la cuisine.

Naru commença à expliquer leur fonctionnement, la base, les caméras et les micros...

Mai n'écoutait pas, elle contemplait, complètement perdue dans ses pensées, le père et le fils. Akihito tenait avec douceur son bébé contre lui et Ritsu s'y était blotti avec un plaisir évident tout en suçant son pouce. Ritsu les regardait du coin de l'œil avec curiosité et son regard s'accrocha à celui de Mai. Il était si adorable... Elle eut un léger sourire et Ritsu sourit en réponse. Elle avait envie de le prendre dans ses bras et de le chouchouter ! Elle se demanda si l'enfant qu'elle portait serait aussi mignon... Elle ferma les yeux un court instant pour chasser cette idée de sa tête. Elle ne devait pas y penser ! Elle se concentra sur ce que disait Naru.

-... il nous faudrait donc une salle pour la base

- Nous avons une chambre d'amis et il y a l'atelier de ma femme

- Bien, les femmes dormiront dans la chambre d'amis et les hommes dans la base.

Akihito hocha la tête et se leva, il les mena à l'atelier.

- Elle fait de la calligraphie.

Ils regardèrent un instant la pièce, simple avec peu de meubles, juste un bureau où était rangé le matériel de calligraphie et, accrochés au mur, les nombreux prix gagnés lors de concours et d'expositions.

Naru hocha la tête et remercia Akihito. Le père sortit de la pièce les laissant travailler tranquillement. Ils installèrent ainsi la base. Une grande étagère métallique avec de nombreux écrans contre le mur de gauche, une table pliante au milieu où Lin s'installa avec un ordinateur portable pour faire des recherches sur la maison des Hayashi, et un tableau à droite pour afficher chaque indice et fait de leur enquête. Naru envoya ensuite Mai et John installer les diverses caméras et micros pendant que Naru interrogeait Bou-san sur l'esprit qui avait attaqué Reiko.

John et Mai décidèrent de se séparer pour aller plus vite, Mai allant d'abord dans la chambre du bébé et John dans le salon. Quand elle entra dans la chambre, elle fut tout de suite hypnotisée par la décoration de la chambre. Colorée, ludique, mignonne... Elle ramassa une peluche lapin bleu et eut un sourire attendri. Elle le regarda un instant puis elle se reprit, qu'est-ce qu'elle faisait ?! Elle devait travailler ! Elle installa le matériel rapidement avec des gestes sûrs puis se dirigea vers la sortie mais elle s'arrêta net en pâlissant.

Elle avait sentit quelque chose... Une caresse sur son ventre...

Son cœur s'affola, sa respiration devint anarchique, la peur grandit en elle, elle n'arrivait plus à réfléchir. Elle devait juste... Elle sortit de la pièce avec précipitation et s'adossa contre la porte en reprenant son calme mais elle restait tout de même très pâle.

- Vous n'allez pas bien ?

Elle sursauta et regarda le visage inquiet du prêtre. Elle se força à sourire.

- Si, ça va bien.

Elle espérait que John croie son mensonge, elle n'avait pas du tout envie de s'expliquer. Normalement elle devait rapporter chaque manifestation surnaturelle mais comment expliquer pourquoi elle avait paniqué pour une caresse sur le ventre ?

John hocha la tête en souriant et elle se retint de pousser un soupir de soulagement.

- On continue Taniyama-san ?

Mai acquiesça et suivit John mais elle stoppa un court instant quand une pensée parasite apparut. Dans cette chambre... Elle n'avait pas eu peur pour elle-même mais... pour l'enfant qu'elle portait alors qu'elle ne voulait pas le garder... n'est-ce pas ?