POV Harry
J'ai froid, j'ai faim, cela fait des jours que je n'ai pas mangé, peut-être même des années que j'ai pas vraiment manger. J'ai mal à cause de ma famille, mais après tout je suis un monstre, c'est normal.
Nous sommes en Juin, c'est l'anniversaire de mon cachalot de cousin. Non vraiment il fait bien trois fois mon poids pour seulement un an de plus. Je suis dans ma chambre, mon placard sous l'escalier, un luxe comparé au garage habituel.
Des cliquetis, la porte s'ouvre et ma tante munie de gants de vaisselles me sort en me tirant par le bras et me dit d'aller m'occuper du petit déjeuner. Aujourd'hui est un jour spécial après tout, et son Dudlydouchinet doit avoir le plus beau jour de sa vie.
Je me traîne comme je peux et commence à cuisiner. Une main à poigne de fer saisit mon poignet me faisant sursauter, me brûlant presque et me tourne sans douceur vers ce qui s'avère être mon oncle.
"GARÇON! aujourd'hui je te préviens sale monstre t'as intérêt à pas faire de faux pas sinon tu le sentiras passer. Est-ce clair?
- Oui Oncle Vernon."
Il est encore plus gros que mon cousin,des yeux bovins et une moustache taillé négligement. C'est lui qui fait la loi ici. C'est lui qui… Je secoue ma tête, bien que douloureuse encore de la veille, à cause de leur fils qui m'a prit pour un punching-ball, et fini leur petit déjeuner. Je les sert et attend les ordres. Je ne sais faire que cela, je ne sais rien faire d'autre ici. Vilain! Monstre! T'as pas le droit de te plaindre.
"Sur le frigo je t'ai laissé ta liste de corvées. Tout doit être fait avant seize heures. Tu nettoieras toute la maison pendant que j'irais chercher les cadeaux de mon doudou. Je te préviens l'anormal, tu voles quoi que ce soit, tu rejoins ma bonne à rien de sœur.
- Oui tante Pétunia.
- Allez dégage! Tu empestes la pièce avec ta présence. Je te le dis Pet, on aurait dut le laisser dans un orphelinat.
- Et avoir ce vieux bizarre sur le dos? Non. En plus il nous paye et le gosse fait nos corvées c'est mieux.
- Que tu es intelligente ma douce."
Je suis écœuré, et j'ai mal au ventre. Mais je le mérite, c'est ma faute si mes parent sont mort, je le sais, ils me l'ont dit.
Tais toi monstre! T'as pas le droit de pleurer!
Je prend la liste et la lit:
"Nettoyer entièrement la maison
Faire le repas : 2 Omelettes de 12 oeufs , une assiette de bacon, 1 filet de veau, 2 saladier de pâtes, 2 plateau de toast de pâté, 2 saladier de mousse au chocolat."
Il est dix heures. Mais j'aurais jamais le temps de tout faire si je me dépêche pas ! Je pars en courant presque vers le placard et prend de quoi nettoyer et commence par la chambre d'invité. J'entend la porte en bas s'ouvrir puis se refermer. Je suis seul… avec mon oncle. Je suis le chien avec le maître de maison.
Je déglutis et fini de faire le lit de la chambre d'ami avant de m'attaquer à la salle de jeu. Pas besoin de la ranger pour une fois, c'est presque un miracle. Je passe l'aspirateur et un coup de chiffon avant de ressortir. Je traîne tout derrière moi et continue par la chambre du porcelet.
J'y passe tellement de temps, je vais être en retard. Je ressors à peine de la salle de bain, où j'ai pu boire un peu en cachette, que je dois m'attaquer au repas sinon je n'aurais jamais fini à l'heure.
Il est treize heure d'après le four, je met à peine la viande à cuir, je ressors, en laissant un minuteur, sous les yeux de mon oncle qui me regarde étrangement. J'espère qu'il ne me fera rien.
Mais si voyons tu le mérites, en plus tu aimes hein? NON ! Je me giffle pour arrêter de penser et retourne à mon ménage. Je finis à peine la salle que le minuteur sonne et je ressors la viande cuite à point. Mon ventre se tord, j'ai tellement faim. Je découpe en tranche, dépose dans un plat et le laisse dans le four éteint.
Vernon se lève et fait le tour regardant si j'ai tout fait, rien volé ou rien mangé. Il s'approche de moi et m'attrape pour me jeter dehors en me suivant. Il me prend le bras à nouveau et me traîne dans le garage. Je dois me laisser faire. J'ai pas le choix.
Il me balance dedans en plus du matelas encore plus usé que l'autre et la chaîne avec le collier, il y un bac au milieu avec de l'eau savonneuse et sûrement froide. Je m'en approche et touche de la main. C'est gelé.
" Lave toi et habille toi avec les vêtements à côté. Tu laisseras ceux que tu portes par terre, je les brûlerais."
Il s'assied sur une chaise qui traîne et me regarde. Bien évidemment il va pas me laisser seul. Il me dit de me tourner et que je le regarderais quand il le voudra. Je me retourne donc et me déshabille sans faire attention à sa présence. J'ai l'habitude, cela fait longtemps qu'il fait cela. Je m'en fout de ce qu'il fait, j'ai le droit de me laver… c'est déjà tellement exceptionnel.
Je prend l'éponge qui flotte dedans et commence à me frotter partout, frissonnant par le froid de l'eau. Je passe sur l'ensemble du corps et passe un peu d'eau sur mes cheveux en bataille.
/!\ Nous entrons en zone plus sensible /!\
L'éponge m'échappe des mains alors que je frotte dans ma nuque. Je me penche alors et la ramasse. Je me redresse et je sens alors un corps contre mon dos me faisant à nouveau lâcher l'éponge. Qu'est-ce qu'il me veut? Pourquoi il est si essoufflé? Pourquoi me touche t-il comme cela?!Je commence à trembler alors qu'il me demande de ne surtout pas bouger et de le laisser faire. Je ferme les yeux en tremblant bien plus. Je compte de zéro à cent. Je veux oublier, non, il a pas le droit. Je ne sais combien de temps c'est passé. Mais je sais seulement quand il est sortit en me disant de finir de me laver qu'il m'attend devant la porte.
La porte s'ouvre, se referme, je m'écroule sur le sol et m'effondre en larme. Je sens un liquide visqueux dans le bas de mon dos. je veux pas savoir ce que c'est, je veux pas comprendre.
tremblant je fini de me laver en frottant ma peau, je suis sale. Je m'habille et sort pour suivre mon oncle dans la maison. Il me dit que je vais être de service ce soir pour le repas et que jusqu'à maintenant il veut pas entendre parler de moi. Et que surtout, rien ne doit être dit.
J'acquiesce et rentre dans mon placard alors qu'il ferme la porte en verrouillant le tout. Je m'enroule en boule sur le matelas usé et prie pour que tout cela se termine vite.
La porte s'ouvre avec fracas, me réveillant en sursaut. Je suis tiré par le col cette fois ci et on me met un plateau entre les main. Je dois servir les gens dehors. Leur amis, leur famille, sans rien toucher. Je sors, atterrissant dans le jardin où les gens parlent entre eux. Entourés de quelques ballons qui peuvent s'envoler sur les barrières, une grande banderole est suspendu avec marqué un "BON ANNIVERSAIRE DUDLEY 10 ANS". J'ai donc sûrement neuf ans. Je propose les encas en passant parmi tout le monde. Ils ne me regardent pas… ou me regarde trop au contraire. Je suis un fantôme et une proie. Vivement que je parte… mais où? Et faire confiance à qui?
La soirée dur et je chancelle au fur et à mesure. Je suis fatigué. Je n'ai pas mangé de la journée et à peine bu. Ma tante me dit d'aller dans le garage, il ne faudrait pas que je tombe et gâche tout. Je pose le plateau sur la table et m'enferme dans ma prison. J'entre à peine qu'on m'attrape et me bâillonne de la main.
Je n'ai pas le temps de voir combien ils sont en plus de mon oncle. Mais je le sens pas. On me met un bandeau et me déshabille, m'arrachant les habits. Non … non Arrêtez... J'essaye de résister, de me défendre mais l'on me frappe. Je dois obéir, je ne suis qu'un chien, un monstre qui doit ouvrir sa bouche pour sucer, lécher? Je ne comprend pas. Pourquoi?! Non! C'est trop gros, j'ai mal, ça m'écœure. Pourquoi je dois avaler? Je suis à quatre pattes on m'enfonce un truc dans mes fesses, ça me déchire, ça brûle, ils rigolent, ils sont essoufflés. On me frappe, je pleure encore plus. Je me sens sale… je ne veux pas… je vous en supplie...
/!\ Nous venons d'atterrir respirer un bon coup /!\
J'ai mal à la tête. J'ai mal sur mon corps, dans mon corps, je suis nu, j'ai froid, j'ai faim. Je prend mes habits, met le pull trop grand pour moi, ce pantalon et me relève en grimaçant. Mon corps me brûle. Je dois vraiment sortir d'ici. Je sors timidement du garage et entre dans la maison encore ouverte.
Dans la cuisine, c'est mon jour de chance. Un carnet et un stylo bic usé. Je déchire lentement la dernière page pour que l'on ne le voit pas et avec difficulté j'écris mon message.
Je dépose le stylo où il était et sors dans la cours. Je fait un trou dans deux angles de mon message, le pli en deux et l'attache au bout de la ficelle d'un ballon rouge encore là. Le ballon en mains je ferme les yeux et demande à mes parents, à un dieu, à qui que ce soit, de venir m'aider. Je sens comme une vague de chaleur me traverser alors que je lance seulement ce ballon de baudruche rouge dans le ciel, le laissant s'envoler avec accroché, mon dernier espoir, mon appel à l'aide… car il pourrait bien que je sois bientôt mort. Mort de faim, de froid, de honte, de violence...
Vous êtes encore là ? tout va bien? On va commencer à remonter. Accrochez-vous.
