It gets easier by thefroggysheep sur Wattpad.
« Bébé, je suis rentré ! » dit Raphaël comme toujours lorsqu'il entrait dans l'appartement où il logeait avec Simon, en laissant tomber ses clés sur le meuble de l'entrée. Comme il n'obtenait aucune réponse, il héla : « Chéri ? »
Il chercha dans la maison, arrivant pour finir à leur chambre, et ouvrit la porte avec appréhension. Il eut un mouvement de recul, quand il vit Simon dans leur lit, au-dessus d'une autre personne sous les couvertures. Raphaël déglutit, fronçant les sourcils, et partit rapidement, incapable de regarder une seconde de plus.
« Raphaël ? » monta une voix depuis la chambre.
L'agent immobilier réprima un sanglot et atteignit la fenêtre qui avait une vue sur les rues de New York. Il serra la mâchoire, désirant effacer ce souvenir brûlant de son esprit.
Il entendit un bruit de vêtements que l'on remet et de pas lourds vers la cuisine. Raphaël ne voulait pas se retourner. Il ne pouvait pas regarder Simon en face. Il était trop fier – ou trop blessé.
« Hé, je peux tout expliquer, chéri, je… »
Raphaël laissa échapper un rire jaune. Vraiment ? L'excuse du « je peux tout expliquer » ?
Une mince créature apparut dans l'ombre de Simon. C'était une Asiatique magnifique, qui semblait être la fille du diable, et elle sourit pleinement à Raphaël.
« Bonjour », salua-t-elle. Tout en se tournant à nouveau vers son amant – le petit ami de Raphaël – elle poursuivit : « Pourquoi tu ne lui dis pas simplement ?
– Me dire quoi ? » C'était la première fois que Raphaël prononçait un mot depuis qu'il les avait découverts. « Simon ?
– Bébé…, gémit Simon honteusement. Elle… Ce n'était pas censé arriver…
– Qu'est-ce qui n'était pas censé arriver ? » Même si Raphaël savait très bien ce qui s'était vraiment passé, il voulait laisser une chance à Simon de se racheter. Mais c'était trop dur. « Me tromper ? Ou me mentir en disant que tu ne m'as pas trompé ? » Il plissa les yeux et se rapprocha de Simon – ce qui lui infligeait une grande douleur à ce moment-là. Plein de haine, il demanda : « Est-ce que tu te sentais seul ? Est-ce que tu étais insatisfait ? Est-ce que tu te lasses de moi ?
– Non, ce n'est rien de tout ça ! Elle a juste… » Simon devenait nerveux, et les mots semblaient lui manquer. « Elle m'a pris par surprise ! Elle m'a littéralement agressé ! »
Camille rit, et caressa la joue de Simon. Raphaël fit tout son possible pour ne pas se jeter sur eux, et serra les dents.
« Alors c'est ça, ton excuse, Simon ? Elle t'a agressé ?
– Bébé, sérieusement, tu sais que je ne te ferais jamais ça volontairement ! Je t'aime ! Je pensais que tu le savais.
– Et moi, je pensais que tu valais mieux que ça. »
Camille fit quelques pas dans la direction du mâle dominant et lui sourit. « Alors comme ça on est jaloux maintenant, n'est-ce pas, Raphaël ?
– Comment est-ce que vous connaissez mon nom ? murmura suspicieusement Raphaël.
– Oh, je te connais bien plus que tu ne le penses. Nous nous sommes rencontrés. D'une certaine manière. On avait quelque chose en commun. Comme maintenant.
– Et quel est ce point commun ?
– Un petit ami. »
Raphaël leva les sourcils. Avait-il déjà partagé un petit ami avec quelqu'un ?
« Je ne me souviens pas d'avoir déjà partagé un homme avec quelqu'un.
– Oh. Tu ne te souviens donc pas lorsque tu as essayé de me voler Magnus ?
– Magnus… Vous étiez sa petite amie ?
– Oui, Raphaël, c'était moi. Et maintenant tu sais exactement ce que cela fait de perdre l'homme que tu aimes à cause de quelqu'un qui n'en a rien à faire de lui.
– Hé ! s'interposa Simon. Qu'est-ce que ça veut dire ?
– Voyons, l'intello, tu ne croyais quand même pas que je pourrais vraiment m'intéresser à une personne aussi agaçante que toi ? »
Le brun ouvrit la bouche mais baissa ensuite les yeux, profondément blessé. Raphaël grogna et cria presque : « T'as pas le droit de lui parler comme ça, espèce de salope impertinente. Il est à moi. » Mais il ne dit rien.
L'Asiatique leva les yeux au ciel. « Très bien, je suis désolée. Mais j'ai eu ce que je voulais. Vous voir vous séparer est un plaisir délicieux à satisfaire. »
Les hommes se regardèrent. En ce moment de souffrance partagée, de questionnement et de besoin de compassion.
« Qui a dit qu'on se séparait ? »
Simon releva soudain la tête. « On ne se sépare pas ?
– Vous ne vous séparez pas ? demanda Camille, horrifiée, au même moment.
– Qu'est-ce que vous croyez ? dit Raphaël avec un sourire narquois. J'aime Simon. Personne ne m'enlèvera jamais ça. Pas même vous. »
Camille regarda successivement Simon, puis Raphaël. Le plus jeune semblait tout aussi surpris qu'elle. Le plus petit des deux sourit chaleureusement et chuchota avec émotion : « Ecoute, je me fiche que tu m'aies trompé. Ce qui est important, c'est que tu le regrettes. Et je suis prêt à te pardonner, à mener notre relation aussi loin qu'on le peut. Je ne veux pas refaire les mêmes erreurs encore et encore. Pas quand j'ai trouvé l'amour, le vrai. »
Tandis que Simon marchait dans sa direction pour l'enlacer, Camille les stoppa dans leur intimité, et s'emporta : « Qu'est-ce qui ne va pas chez vous ? Vous êtes censés perdre l'amour de votre vie, et je suis censée prendre ma revanche !
– Eh bien. Vous ne vous êtes pas rendu compte depuis le temps que le véritable amour gagne toujours ? »
Elle grogna, telle une tigresse, et s'enfuit avec fureur. Les deux hommes se regardèrent en totale incompréhension, puis haussèrent les épaules en souriant. Simon s'approcha et prit finalement son petit ami dans ses bras. Raphaël inspira profondément pour sentir l'odeur du plus grand, et soupira de bonheur.
« Je suis tellement désolé, répéta Simon. Ça n'arrivera plus, c'est promis.
– Chut. N'en parlons plus, s'il te plait. Je ne veux pas avoir à penser qu'on aurait pu rompre à cause d'une femme. »
Simon sourit et embrassa le bout de son nez. Après avoir pris sa main, il dit avec un clin d'œil : « Alors ? Tu as passé une bonne journée au travail ?
– En quelque sorte. Mais le meilleur moment de la journée, c'est quand je rentre à la maison en sachant que tu seras là.
– Et je le serai toujours.
– Tu as intérêt, chuchota Raphaël, embrassant sensuellement le dos de la main de Simon. Ecoute je suis fatigué… Et si on allait juste dans la chambre, pour s'allonger une minute ?
– Si tu veux faire l'amour pour se réconcilier, tu peux juste me demander, tu sais.
– Hum, marmonna son petit ami en rougissant. D'accord. »
Simon leva les yeux au ciel et l'attira vers la chambre, un sourire vicieux sur le visage, et Camille complètement oubliée.
Notes de l'auteur : Bonjour tout le monde ! Je sais que ça fait longtemps que je n'ai pas posté, mais j'ai été vraiment prise avec les cours… Maintenant je suis en vacances, ça fait vraiment du bien.
J'espère que vous avez aimé cette histoire, ce n'est pas très long mais ça m'a pris du temps pour la finir. Je n'ai plus du tout d'inspiration, j'ai bien peur.
Laissez-moi savoir vos impressions, s'il vous plait, avec un commentaire ou autre. Je serais ravie d'évaluer ce que ça vaut.
