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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ^^
On se retrouve aujourd'hui pour le deuxième chapitre de cette fanfiction, j'espère que le premier vous a plu et vous a donné envie de lire la suite !
Sinon, comme vous avez trouvé le nouveau sketch du Curry Club, Le Mölkky ? Personnellement même si ce n'est pas mon préféré, je l'ai beaucoup aimé et je trouve que la saison 2 du Curry Club commence très bien ! :)
Et je ne sais pas si vous avez vu, Mathieu a une nouvelle coupe ! (Trop chou ce type) Et il a enfin eu sa putain de pastille Instagram xD
Sinon, n'hésitez pas à me laisser une reviews pour me dire ce que vous en pensez ou pour me corriger ! (Surtout avec un sujet sensible comme la transidentité !)
Bref !
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Bonne lecture !
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Chapitre 2 : Un très long sommeil.
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PDV Fille
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Assise sur le lit aux housses de couette vertes menthe, je discutais avec le Panda, dans la chambre de ce dernier. J'aimais beaucoup cette pièce, très décorée, de façon à rappeler la nature, et plus particulièrement le pays dont il était originaire, la Chine. Sur les murs de la chambre étaient peint des bambous, et plusieurs tableaux aux murs représentant des temples chinois, des cerisiers en fleurs, et des hiragana ainsi que plusieurs katakana et autres kanji. Dans un coin de la pièce se trouvaient une guitare acoustique, une trompette et un piano électrique, trois instruments que Maître Panda magnait à la perfection. La chambre était assez petite, mais il y avait malgré tout un bureau près du lit, où l'ursidé rangeait ses partitions, et une commode en fer de couleur rose bonbon où étaient disposés ses vêtements. Malgré le fait que la pièce soit surchargée de décoration, ce qui était assez pesant, elle n'était pas désagréable à voir pour autant.
J'aimais beaucoup parler avec le Panda, il savait écouter le monde autour de lui mieux que personne, même s'il ne comprenait pas toujours ce que ces personnes voulaient. Parfois, on n'a pas besoin d'être compris, seulement d'être entendu, mais en cet instant, ce n'était pas mon cas. Je recherchais un réel réconfort chez Maître Panda, je voulais qu'il me soutienne, même s'il ne savait pas ce que je ressentais, je voulais qu'il me dise que ce que je ressentais était compréhensible.
Cela faisait deux semaines que j'avais demandé à Mathieu s'il était d'accord pour me payer une opération, et deux semaines qu'il avait refusé. Ses raisons étaient compréhensibles, mais je ne pouvais pas m'empêcher de lui en vouloir. Il aurait pu se montrer plus compréhensif, me dire qu'il y réfléchirait ou qu'il allait commencer à économiser pour les différentes opérations, mais non. J'avais quitté mon travail de serveuse après ça : je recevais sans cesse des insultes transphobes ou homophobes, et la totalité de mes collègues remettaient en cause mon genre sous prétexte que je n'étais pas opéré, et que par conséquent j'avais encore mes organes génitaux de naissance. Ça me rendait folle d'entendre tous ces gens qui pensaient savoir mieux que moi ce que j'étais.
Le Panda, assis face à moi, avait les mains croisées entre elles et m'écoutait attentivement. Il hochait la tête par moment, et m'offrait des sourires encourageant au fur et à mesure de mon discours. Sa capuche de kigurumi vissée sur la tête m'amusait, mais notre conversation étant sérieuse, je ne préférais pas me laisser déconcentrer. Les cheveux en bataille du Panda tombaient parfois sur ses yeux bleus clair, qui ne cessaient de me regarder. Lorsque j'eus fini de parler, un silence s'installa entre nous, avant que je n'ajoute rapidement :
« Enfin tu comprends quoi, ces opérations sont très importantes pour moi et… et me dire que je ne les aurais peut-être jamais me rend malade…
-Oui, je vois un peu près ce que tu veux dire, mais… Ce n'est pas si important ? Ce que je veux dire, c'est que pour nous tous tu es une femme, tu l'as toujours été et tu le seras toujours ! Et tu le sais toi aussi, non ? »
Je baissais la tête en poussant un petit soupir. Ce qu'il avait dit était sage, d'un certain côté, mais il ne faisait pas l'effort de se mettre à ma place. C'était à moi de dire ce que je voulais, à moi de décider si oui ou non je me sentais bien dans ma peau, ce qui n'était malheureusement pas le cas. Malgré tout, je ne dis rien. Je ne pensais pas que Maître Panda soit capable de comprendre ce que je ressentais, et je ne pouvais pas lui en vouloir, il n'était pas à ma place. Je me forçais à lui sourire, et murmurais :
« T'as raison, c'est stupide… »
L'ursidé m'offrit un grand sourire et tapota mon dos, l'air fière, sur de m'avoir conseillé comme il fallait. Je me levais en silence et baissais la tête pour sortir rapidement de sa chambre, sous son regard interrogateur. Je n'aurais pas dû aller lui parler, à présent je me sentais encore plus mal, voir presque coupable de ne pas m'aimer tel que j'étais, alors que ma famille m'aimait visiblement ainsi. Je me dépêchais de traverser le couloir pour me rendre dans ma chambre et m'y enfermer. En soupirant, je m'adossais contre la porte et me laissais glisser le long de celle-ci pour atterrir sur la douce moquette en velours rouge brique. Je me sentais tellement seul, tellement démunis. J'aurais dû quitter la maison maintenant, les laisser tous tomber et partir faire ma vie, mais je ne pouvais pas. Ils étaient ma seule famille, sans eux je n'étais rien.
Pourtant, même la présence de mes proches ne me faisait plus rien et n'arrivait pas à me changer les idées ou à me réconforter. Je me sentais vide de toute envie, vide de tout bonheur. Je ne me sentais plus à ma place, je n'arrivais même plus à pleurer, malgré toute la douleur que je ressentais. Je ne pouvais pas vivre comme ça, pas dans ces conditions, constamment dénigré par mon entourage, mal dans ma peau. C'était affreux, mais ce sentiment n'arrivait pas à me quitter, et je n'arrivais plus à penser à autre chose qu'à ça. Peut-être que je n'avais tout simplement pas ma place ici.
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PDV Prof
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Je venais de quitter mon labo, qui se trouvait à la cave, pour monter à l'étage en haut et me rendre au salon. J'avais beaucoup pensé à la Fille ces derniers temps, et à son envie de changer de sexe. Toute la semaine j'y avais réfléchis, je m'y étais penché toute la nuit sans fermer les yeux, et à présent j'étais mort de fatigue et avais de grandes cernes sous les yeux. J'étais presque sûr de pouvoir créer une potion qui pourrait changer le sexe d'une personne, ou du moins je l'espérais. Je pourrais ainsi aider la jeune femme, gratuitement, sans qu'elle n'ait à subir la moindre opération. Je m'inquiétais beaucoup pour elle, même si je ne pouvais pas comprendre ce qu'elle ressentait je percevais son mal être, et souhaitais faire d'elle une femme heureuse.
Je réajustais ma blouse blanche en portant ma main à mes lèvres pour y étouffer un bâillement. Je m'étirais, exténué, mais avec malgré tout un grand sourire aux lèvres, en imaginant la joie de la Fille. Il devait être à peu près quinze heures, et même si je n'étais pas apte à rester debout encore trop longtemps, n'ayant pas mangé, bu ou dormis durant cette nuit blanche, je ne comptais pas aller me coucher sans rien dire. Je voulais parler à Mathieu. Depuis le salon, je pouvais entendre sa voix, douce et sonore, alors que résonnait une autre voix, plus grave et modulée. Mon ventre gargouilla à cet instant, et ma bouche sèche et pâteuse me fit comprendre que je devais avant toute chose me ravitailler.
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PDV Externe
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Il poussa un soupir et se fit un thé menthe-vermeille, debout face au plan de travail alors qu'il regardait par la baie vitrée de la cuisine. Le jardin était recouvert d'un épais tapis blanc, alors que quelques touffes d'herbe arrivaient parfois à sortir leur tête de la montagne de neige qui les recouvrait. L'arbre au milieu avait perdu toutes ses feuilles et semblaient mort, alors que ses branches biscornues et tortueuses étaient aussi recouverte de poudreuse. Le ciel était gris et couvert de nuage en cet après-midi, et le scientifique était bien heureux d'être à l'intérieur, au chaud dans sa maison.
Il prit sa tasse de thé et y rajouta un sucre, avant de se rendre au salon, où se trouvaient Mathieu et Antoine dans le canapé en cuir rouge, face à la cheminé où brulait un feu. Antoine, en pull rayé noir et vert kaki avec un jeans slim bleu, sirotait une bière en regardant Mathieu, un sourire scotché aux lèvres en l'écoutant parler. Il hochait la tête par moment, acquiesçant les dires du petit châtain, faisant bouger ses cheveux, bruns, épais et drus sur sa tête. Mathieu, ses cheveux châtains attachés en chignon, avaient ses yeux bleus plantés dans ceux bruns noisette de son ami. Il bougeait les bras au rythme de ses paroles, habillé de son t-shirt blanc à l'effigie de Harley Quinn, alors que son chaton wifi, au pelage tout blanc dormait roulé en boule sur son pantalon gris. Les deux jeunes hommes entretenaient une discussion passionnante sur YouTube, depuis déjà trente minutes. Antoine et Mathieu étaient très proches, ils se connaissaient depuis déjà trois ans après s'être rencontrés à une convention, et ils se voyaient au moins une fois par semaine depuis, n'arrivant pas à rester loin l'un de l'autre trop longtemps. Ils avaient même tous les deux emménagés à Nantes, pour être plus proche. Même s'ils ne semblaient pas encore s'en douter, ça sautait aux yeux qu'ils étaient épris l'un de l'autre.
Le prof alla s'installer dans un fauteuil en cuir rouge près du canapé, avec sa tasse brulante entre les mains. Le schizophrène et son ami ne remarquèrent pas sa présence, et ils continuèrent à se regarder dans le blanc des yeux en parlant de tout et de rien. Le Prof poussa un petit soupir et se racla la gorge pour attirer leur attention, sans succès, et se décida alors à dire de sa voix nasillarde :
« Eh, Mathieu ? »
Le concerné sursauta en entendant la voix de sa personnalité savante qu'il n'avait pas remarqué jusqu'à là, et se tourna vers lui, en haussant un sourcil. Le Prof, bras croisés avec une tasse fumante en main les regardait attentivement tous les deux. Le petit schizophrène jeta un coup d'œil à Antoine, qui regardait le Prof d'un air curieux et interrogatif, se demandant surement pourquoi ce dernier venait d'interrompre leur discussion.
« Ouai, qu'est-ce qu'il y a ? » demanda le petit châtain.
« J'ai travaillé toute la nuit sur une potion, elle n'est pas encore prête, mais je voulais vous en parler…. »
Maintenant que le scientifique faisait cette remarque, Mathieu put distinguer que effectivement, le Prof avait de petits yeux et d'énormes poches sous les yeux. Ses cheveux d'habitude bien en ordre, étaient décoiffés et partaient dans tous les sens, et il était un peu plus pâle que d'habitude aussi, mais ne voyant jamais le soleil car ne sortant jamais de son labo, le petit châtain jugea ça comme étant normal. Mathieu fronça malgré tous les sourcils en entendant le Prof parler de ses expériences. Il n'aimait pas être mêlé à ce que le savant fabriquait dans son labo, surtout qu'il n'était pas rare qu'une de ses nouvelles inventions tournent mal. Le petit châtain secoua légèrement la tête en se demandant ce que le Prof avait encore bien pu inventer cette fois-ci. Le scientifique se racla la gorge et expliqua, sûr de lui :
« J'ai commencé à créer une potion capable de changer le sexe d'une personne. Elle n'est pas encore au point, mais ce n'est qu'une question de temps, et-
-Je t'arrête tout de suite. » le coupa Mathieu.
Il regarda sa personnalité savante avec douceur mais surtout sévérité, et dit d'un ton catégorique qui ne laissait place à aucun doute, sous les yeux étonnés d'Antoine :
« Si c'est pour la Fille que tu fais tout ça, je refuse. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en toi hein, mais… si, enfaite. Je ne voudrais pas qu'il lui arrive quelque chose, et tes potions ont tendance à mal tourner. »
Le Prof se gratta l'arrière de la tête, gêné, sachant que son créateur avait parfaitement raison. Il n'était absolument pas vexé par son manque de confiance, il comprenait sa méfiance. Néanmoins, c'était la première fois qu'il était aussi sur de lui concernant une potion qu'il avait inventé lui-même. Mathieu le regardait, toujours d'un air sévère, et poussa un léger soupir en détournant le regard et passa une main sur ses joues mal rasées. Il se radoucit.
« Ce n'est pas contre toi, hein, ni contre elle, mais je préfère que vous restiez en un seul morceau. » expliqua calmement le petit châtain.
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PDV Antoine
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Le Prof semblait déçu, mais en aucun cas vexé de ce que mon ami venait de lui dire. Il poussa un petit soupir et baissa la tête, jouant nerveusement avec ses doigts comme s'il était un enfant que l'on venait de gronder, alors que Mathieu continuait de le regarder. Un silence assez pesant s'installa dans la pièce, avant que le scientifique ne lève à nouveau ses yeux vers Mathieu, pour insister :
« Mais je t'assure que je suis sûr de moi !
-Prof, j'ai dit non ! Laisse-nous maintenant ! » s'exclama Mathieu d'un air sévère.
Il semblait impatient d'être enfin seul avec moi, et je devais bien avouer que j'étais dans le même cas que lui, mais je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir coupable vis-à-vis du Prof, même si je n'étais pas responsable du refus de son créateur face à sa requête. Le scientifique sourcils froncés, désormais de mauvaise humeur, se leva brusquement pour aller monter les escaliers en colimaçon. Je comprenais ce pauvre type : il avait l'air de beaucoup tenir à la Fille, si la personne que j'aimais se sentait mal dans sa peau, je ferais aussi tout ce qui serait en mon pouvoir pour l'aider. Pourtant et d'un autre côté, je comprenais aussi le point de vu de Mathieu même si je n'étais pas d'accord avec lui : il voulait seulement essayer de protéger ses personnalités, ça devait être épuisant de s'occuper de tout ce monde.
Le claquement d'une porte nous indiqua que le Prof était désormais enfermé dans sa chambre, et Mathieu se tourna vers moi avec un petit soupir et m'offrit un sourire gêné. Il passa nerveusement une main dans ses cheveux, je le trouvais adorable comme ça. Mathieu était un ami auquel je tenais beaucoup, et je l'appréciais vraiment, je ne voulais pas qu'il ait l'impression que je le juge. Je lui offris un sourire rassurant et il soupira en baissant les yeux.
« Tu dois penser que je suis un monstre et un gros connard transphobe, non ? »
Je secouais vivement la tête avec un sourire attendri. Je trouvais ça mignon qu'il se souci de ce que je pensais de lui. Mais ça se comprenait, il était normale qu'il se sente mal à l'aise et ai peur de passer pour une personne horrible après la scène qui venait de se dérouler devant moi. Je posais doucement une main sur son épaule, et il releva les yeux vers moi, me regardant de ses beaux yeux tout triste.
« T'inquiète pas Mathieu, je sais que tu n'as pas dit ça au Prof de gaité de cœur… »
Le petit châtain hocha doucement la tête en soupirant, et passa une main sur le côté de son crâne rasé. Il s'adossa confortablement dans son canapé en cuir rouge, gardant ses yeux rivés sur le mur bleu turquin face à nous, et sur la cheminée en marbre gris où dansaient des flammes rouge, orangée, jaune. Pendant deux ou trois minutes un silence gênant se fit entendre, ce qui me pesait assez. J'hésitais presque à rentrer chez moi. Mais heureusement Mathieu finit par tourner la tête vers moi, l'air sérieux, et questionna :
« Qu'est-ce que tu aurais fait à ma place ? »
J'haussais les sourcils et ouvrais la bouche, surpris de me dire que mon ami portait visiblement une certaine importance à mon avis. Je refermais ma bouche, me disant que je devais certainement passer pour un idiot, et me racla la gorge en sentant le regard de Mathieu sur moi, sans doute impatient de savoir ce que je pensais. Je plongeais mes yeux bruns dans ses beaux yeux bleus clair et murmurais, choisissant bien mes mots :
« J'aurais laissé Prof essayer, je pense…
- Ouai, enfin, je ne préfère pas… Trop risqué. » répondit-il en haussant les épaules, essayant de paraître indifférent.
Il se pencha en avant pour saisir sa bouteille de bière posée sur la table du salon en rotin, avant d'en boire une gorgée. Je connaissais Mathieu, jamais il ne voudrait admettre ses torts, ou revenir sur ses décisions, il était bien trop fier. Au moins, il ne s'était pas mis en colère en voyant que je n'étais pas du même avis que lui, c'était l'essentiel. Je lui souris et pris aussi ma bière pour en boire une gorgée, alors qu'il recommençait notre discussion là où nous l'avions laissé avant d'être interrompu par le Prof, comme si de rien n'était.
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PDV Fille
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Je poussais un soupir las, agenouillée par terre, vêtu d'un peignoir blanc, et fouillais dans les tiroirs de ma table de nuit, sans réelles convictions. J'avais passé la journée au lit, mon après-midi après ma visite au panda s'était résumée à regarder mon plafond et mes murs gris qui m'enveloppaient d'une douce chaleur, mais n'arrivant malgré tout pas à combattre le froid que me procurait cette sensation de mal-être.
Ça pouvait peut-être paraitre stupide ou futile pour certaines personnes, mais j'avais l'impression que rien ne pourrait me consoler, que je resterais malheureuse et mal dans ma peau toute ma vie, que je ne serais peut-être plus jamais heureuse. Beaucoup de personnes me diraient sans doute que je suis stupide, que je ne sais pas ce que la vie me réserve, mais ça m'importe peur. Ça ne sert à rien de vivre pour être malheureuse. Je ne savais pas comment m'en sortir, ça me frustrait tellement ! Tout l'après-midi j'y avais réfléchis, je n'avais trouvé qu'une issu à ma situation, qu'une seul échappatoire.
Je me relevais en soupirant, avec ma boîte de cachet en main. Je m'asseyais sur le lit et prit la bouteille d'eau au pied de mon lit. J'ouvrais la boîte de somnifère dont j'avais parfois besoin lorsque je n'arrivais pas à dormir, et regardais les cachets, hésitante. J'aimais tellement ma famille. J'aimais le petit Geek, cet adorable enfant, j'aimais me confier au Panda même s'il ne me comprenait pas, j'aimais Mathieu malgré le fait qu'il ait refusé de me payer une opération, j'aimais le Hippie même si je ne le connaissais pas vraiment, et le Patron… restait le Patron. Puis, il y avait le Prof, aussi. Il était mystérieux, je ne savais pas grand-chose de lui, mais il était toujours très gentil avec moi. Oui, j'aimais beaucoup ma famille, mais même leur présence ne suffirait pas à me sauver de mes démons. J'espérais qu'ils ne m'en voudraient pas, et me comprendraient.
Je pris une grande poignée de pilules et les mis en bouche, avant de les avaler avec une gorgée d'eau, réitérant cette opération plusieurs fois, jusqu'à ce que la boîte de somnifère soit totalement vide. Aussitôt, je me sentis légèrement nauséeuse et ma tête me tournait. Je m'allongeais doucement sur le dos, sur mon lit couleur pêche et fermais les yeux. Je souriais pourtant, calme et étrangement détendue.
J'allais enfin être heureuse, tout était fini.
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Voilà, c'était le chapitre deux ! J'espère qu'il vous aura plu, malgré le fait que les raisons pour lesquelles la Fille décide de mettre fin à ses jours ne sont pas bien amenées, et peut être pas très compréhensives. ^^'
Sinon, j'ai oublié de le dire dans le chapitre précédant, mais si vous être une personne trans, que vous souffrez de dysphorie, de harcèlement, de transphobie et j'en passe, n'hésitez pas à parler. Que ce soit à des psys LGBTI friendly, ou à d'autres personnes trans. (j'ai compris avec le temps qu'il ne vaut mieux pas parler de ça avec des cis) Ce qu'il vous arrive n'est jamais de votre faute, et vous méritez d'être aidés/entendus.
Bref, n'hésitez pas à me laisser une review ou un commentaire pour me donner votre avis !
On se revoit la semaine prochaine pour le troisième chapitres, en attendant portez-vous bien et soyez heureux ! 3
Amour et Licorne *^*
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