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Hey les gens ! J'espère que vous allez bien :)
On se retrouve aujourd'hui pour le quatrième chapitre de cette fanfiction, j'espère qu'il vous plaira même s'il est un peu court, et que le précédant vous a plu ^^

Comment avez-vous trouvez le nouveau sketch du Curry Club, France 2084 ? Personnellement je l'ai beaucoup aimé, même totalement adoré, et je trouve qu'il était vraiment très bien écrit, sans parler des jeux d'acteurs ! (Je suis actuellement in love de Kévin) En plus de ça j'adore les dystopies ! 3

N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé, ou bien sur si j'ai tenu des propos inappropriés !

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Bonne lecture !

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Chapitre 4 : Un réveil très attendu.

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PDV Fille

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Je sentais une présence près de moi, une présence assez rassurante qui ne me dérangeait pas plus que ça. Je fronçais les sourcils, yeux fermés, alors qu'une lumière semblait être allumée près de moi. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait, je ne me souciais de rien actuellement, mon esprit étant trop embué et fatigué pour aligner ne serait-ce qu'une ou deux pensées cohérentes. Je sentais la douce chaleur et le réconfort de mon lit, devinant par l'odeur caractéristique de jasmin que j'étais dans ma chambre. Il me fallut un temps interminable pour réussir à reprendre totalement conscience de la situation. Ma première pensée lorsque mes idées furent claires, fut que je n'étais visiblement pas morte. Merde. Savoir comment je m'en étais sortie m'importait peu, je ne préférais même pas y penser. J'étais encore très faible, mon corps était engourdi et douloureux, et il me fallut longtemps et un effort fou pour réussir à ouvrir mes yeux. La lumière m'éblouit immédiatement, et je grimaçais en essayant de détourner doucement la tête de la lumière, mais mes yeux s'habituèrent finalement à la luminosité et je bougeais difficilement mon bras droit pour le poser sur ma tête en soupirant.

« Tu es enfin réveillée. » dit calmement une voix nasillarde.

Je tournais difficilement la tête sur le côté gauche de mon lit d'où provenait cette voix si caractéristique, jurant intérieurement de me retrouver seul avec lui. Je ne voulais pas le voir, je ne voulais voir personne tout simplement. Je ne voulais pas répondre à leurs questions suite à mon geste qu'ils ne devaient sans doute pas comprendre, je ne voulais pas sentir leurs regards sévères et leurs jugements sur moi. Le Prof était assis près de moi, sur le rebord de mon lit. Il semblait fatigué, ses lunettes étaient de travers, son noeud papillon noir et blanc était défait et pendait autours de son coup, il n'avait pas sa blouse, trois bouton de sa chemise sur le haut de son torse étaient ouverts, chose étrange car il faisait toujours attention à ne jamais être débraillé. Ses cheveux étaient tout emmêlé, mais il souriait comme soulagé, et posa un regard doux sur moi, et non plein de jugement comme je le craignais.

« Vous m'avez fait peur. »

J'haussais un sourcil et le regardais, intrigué, n'ayant pas l'habitude que le scientifique montre ou fasse part de ses émotions. Il rougit un peu et se racla la gorge, ce qui m'amusa légèrement malgré la situation tendue dans laquelle j'étais, et il bredouilla :

« Enfin, vous nous avez fait peur à tous. » se reprit-il rapidement.

Le savant se gratta l'arrière du crâne, gêné, et baissa la tête avec un sourire timide, ce que je trouvais plutôt mignon surtout venant de lui, d'habitude si indifférent et statique. Je le regardais en silence, sans sourire ou faire la tête, restant insensible à la situation. Le calme qui régnait me dérangeait, je ne savais pas ce qui allait se passer ensuite, ou si oui ou non j'allais me faire engueuler. Je vis le scientifique bouger doucement le bras, puis saisir doucement ma main dans la sienne. Je rougis doucement, électrisé par le contact de son épiderme contre le mien, et alors que je m'attendais à une leçon de morale sur le fait que le suicide n'est pas une solution, il dit doucement :

« Je sais pourquoi tu as fait ça. Je ne peux pas te comprendre parce que je ne suis pas à ta place, mais je vais t'aider. »

Je souris doucement, touché, me retenant de pleurer alors que je sentais une boule composée de sanglots dans ma gorge. C'était tout ce que j'avais toujours voulu entendre, tout ce que je demandais, tout ce dont j'avais besoin. Pourquoi avais-je du attendre de frôler la mort pour finalement l'entendre ? C'était triste. Je détournais la tête pour cacher mes yeux humides, sentant une main forte, et une poigne malgré tout hésitante, se poser sur mon épaule.

« J'ai parlé avec Mathieu. Il est d'accord pour que je te fasse changer de sexe. »

Je tournais brusquement la tête vers lui, ayant du mal à croire ce qu'il me disait. J'ouvris la bouche, les yeux écarquillés, sans savoir quoi dire. Mes cheveux longs caressaient mes épaules nues, tombant sur mon torse, alors que je réalisais que j'étais nue. Mais ce n'était qu'un détail, un détail sans importance dont je n'avais que faire. Le Prof me regardait avec un sourire fier, visiblement content de lui. Je me jetais à son coup, passant mes bras autours de ses épaules, faisant glisser au passage la couverture de mon torse.

« Oh, merci ! Tu es vraiment un amour ! »

J'aurais voulu lui dire encore plus, lui montrer ma reconnaissance, le remercier plus longuement, car je savais que jamais je n'arriverais à lui être redevable. Mais je n'y arrivais pas, ce que je ressentais était indescriptible, et j'avais l'impression que quoi que je dise, cela ne suffirait pas à exprimer ma gratitude à cet homme que je considérais comme mon sauveur. Je le sentais tendu contre moi, ne sachant visiblement pas comment réagir face à cette étreinte, mais il finit malgré tout par passer ses bras timidement autours de mes épaules.

« Tu es réveillée ! » s'exclama une voix aigu et enfantine.

Je me séparais doucement du Prof, et avant d'avoir pu prendre conscience de ce qu'il se passait, le Geek me sauta dessus avec un grand sourire. J'étais encore faible, et l'effort soudain que j'avais fait pour serrer le savant contre moi m'avait affaibli. Ma tête me tourna et ma vision devint floue alors que je grimaçais, et j'entendis la voix inquiète du Prof sermonner le petit :

« Doucement Geek, doucement... »

Le gameur du voir que je n'allais pas bien, car il recula un peu avec un air coupable, calmant ses ardeurs, mais j'étais malgré tout très heureuse de le voir, et de voir le bonheur qu'il éprouvait à l'idée de me savoir en bonne santé. Je me rallongeais confortablement dans le lit en grimaçant, alors que le Geek, honteux, baissa la tête en murmurant :

« Pardon... »

Il était vêtu de son pyjama bleu foncé à l'effigie de superman, et je souris en voyant son air fatigué. Je saisis doucement ses bras, pour l'attirer contre moi et le blottir contre ma poitrine. Il se laissa faire en souriant, se détendit en posant sa tête contre mon torse, alors que je caressais distraitement ses cheveux. Le scientifique nous regardait en silence, un sourire attendri aux lèvres. Le no-life se détacha soudainement de moi, et avec un grand sourire brandit une feuille colorée que je n'avais pas encore remarquée.

« J't'ai fait un dessin ! »

Je souris doucement en le prenant. C'était un dessin banal d'enfant, qui me fit très plaisir, nous représentant tous : le Patron, que le Geek avait représenté avec un grand sourire innocent ce qui me fit rire doucement, Mathieu avec son beau chapeau, le Hippie en train de dormir, le Panda avec un micro en main, le Prof avec une explosion près de lui ce qui m'amusa, et nous deux, en train de nous faire un câlin. J'étais heureuse de voir que le gameur ne me parlait pas de mon suicide, et qu'il venait avec son innocence et sa bonne humeur me remonter le moral. Je pris la feuille en main, tout sourire avant d'embrasser sa joue.

« Merci beaucoup, bonhomme. Il est vraiment très beau. »

Le Geek rougit doucement et lâcha un rire nerveux en se grattant l'arrière du crâne. J'étais heureuse d'être avec eux, maintenant que je savais que tout allait s'arranger pour moi. Je savais que je n'irais pas mieux seulement grâce à cette opération, et qu'il me faudrait du temps avant de remonter totalement la pente, mais j'étais confiante.

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PDV Externe

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Durant la journée, tous les membres de cette petite famille étaient venus voir la Fille. Enfin, sauf le Patron, mais le criminel était irrécupérable. Le Hippie était venu, et même s'il n'avait rien dit, la jeune femme avait aimé sa simple présence rassurante. Elle avait en revanche, beaucoup moins apprécié la visite du Panda, qui l'avait sermonné et lui disant que le suicide était une chose mal. Elle détestait les types comme ça, qui se mêlaient des affaires des autres, et conversaient sur des sujets qu'ils ne maîtrisaient pas. Elle n'avait pourtant rien dit, et avait fait figure basse. Lorsque Mathieu était venu, ils avaient tous les deux soigneusement évité les sujets de sa tentative de suicide et de son changement de sexe à venir, parlant de la pluie et du beau temps comme si rien ne s'était passé. Le Prof n'était pas resté longtemps avec elle après son réveil, partant ensuite immédiatement dans son labo.

Tout l'après-midi, et même durant une bonnes partie de la nuit, il travailla sur la potion pour permettre de changer de sexe, finalisant et faisant les dernières modifications pour que tout soit parfait et sans danger. Il voulait que sa marche, il voulait que tout soit parfait et sans risque pour la jeune femme qu'il voulait rendre heureuse. Sa fatigue ne le dissuada pas d'aller se coucher, il était comme possédé par une force et une vivacité nouvelle.

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Voilà, c'était le quatrième chapitre de cette fanfic, j'espère encore une fois qu'il vous aura plu ! :) On arrive bientôt à la moitié de cette fanfic, n'hésitez pas à aller voir mes autres projets en attendant le prochain chapitre, de mon côté je continuerais d'écrire mes prochaines fictions :)

N'hésitez pas à me laisser une review ou un commentaire, ça me fera très plaisir et c'est ma seule récompense ^^

Bref, on se retrouve samedi prochain, en attendant passez une bonne semaine et soyez heureux surtout !

Amour et Licorne *^*

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