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Hey les gens ! J'espère que vous allez bien :)
On se retrouve aujourd'hui pour le cinquième chapitre de cette fanfiction, j'espère qu'il vous plaira, et que le précédant vous a plu ^^
Sinon, comment vous avez trouvé le nouveau sketch du Curry Club, Arnaque, crime et algorithme ? Moi je l'ai beaucoup aimé, même s'il était court je l'ai trouvé très drôle xD (Et j'ai trouvé Mathieu très mignon dans son déguisement !^^)
N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé, ou bien sur si j'ai tenu des propos inappropriés !
Bref, je vous laisse à votre chapitre ^^
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Bonne lecture !
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Chapitre 5 : Un amour de scientifique.
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PDV Externe
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Quatre jours après le réveil de la jeune femme, tout semblait être rentré dans l'ordre, la vie avait repris son cours de la même façon qu'elle se déroulait auparavant. La Fille subissait les moqueries du Patron, bordait le Geek le soir, discutait avec le Panda, faisait la cuisine de temps à autres, mais était heureuse, sachant que bientôt tout s'arrangerait. Enfin, pas tout, mais elle allait changer de sexe, c'était un grand pas en avant, et désormais elle ne se laisserait plus faire par personne. Elle avait repris confiance en elle, confiance en sa famille, confiance en ses capacités, et reprenait chaque jour du poil de la bête. Le Panda et surtout le Geek étaient tous les deux très heureux d'avoir à nouveau la Fille près d'eux, ils aimaient sa présence et tenaient beaucoup à elle. Même le Hippie, qui ne connaissait pourtant pas beaucoup les membres de sa famille qui étaient comme des inconnus, était soulagé de savoir la jeune femme hors de danger, et pensait chaque jour à aller faire connaissance un peu plus avec elle, mais repoussant toujours cet instant à plus tard. Mathieu était évidemment très heureux de savoir sa personnalité féminine vivante, et même s'il lui avait parlé à son réveil, à présent il l'évitait depuis ces quelques jours. Il avait eu très peur pour elle, et avait beaucoup repensé à ce qu'il lui avait dit, il se sentait coupable. Le Prof, lui, passait ses journées enfermé dans son labo, bien plus que d'habitude, n'en sortant que rarement, voulant être sûr que sa potion serait fonctionnelle au moment venu. La jeune femme s'inquiétait beaucoup de ne pas le voir, et se demandait s'il était toujours d'accord pour l'aider.
Devant son armoire blanche rectangulaire et arrondie sur le haut, la Fille cherchait des habits. Il était environ neuf heures du matin, par la fenêtre de sa chambre, elle pouvait voir la ville de Nantes qui s'éveillait doucement. Elle avait vu sur plusieurs immeubles, maisons et gratte-ciels, de vieux entrepôts abandonnés, une décharge de voiture, des ponts tagués vulgairement, tous recouvert d'un épais manteau blanc à cause de la saison. Elle aimait beaucoup ce paysage gris, sombre et urbain, à la fois assez bourru et difforme, mais dissimulant malgré tout une certaine beauté. La jeune femme enfila un t-shirt à manche courte bleu à l'effigie de Toad, et un short gris qui lui arrivait à mi-cuisse. Elle noua ses cheveux en chignon et mis un peu de fard à paupière, souhaitant se faire belle, et sortit de sa chambre pour traverser l'étroit couloir aux murs bancs, ses chaussettes faisant accro contre la moquette grise et rugueuse. Elle alla toquer à la porte à la droite de la sienne, qui était la chambre du Prof. Le savant lui manquait, et elle ne l'avait pas vu depuis un moment. Elle attendit patiemment pendant plusieurs secondes, ne sachant pas vraiment ce qu'elle dirait au scientifique, mais elle voulait le voir. Personne n'ouvrit la porte, et elle soupira un peu. Peut-être que le scientifique dormait ? Ou alors il n'était tout simplement pas là. Elle préféra ne pas rester plantée devant la porte, et traversa le couloir avant de descendre les escaliers en colimaçon pour se rendre au salon.
Mathieu était assis dans le canapé en cuir rouge. Elle savait que le Panda, le Hippie et le Geek étaient dans leur chambre, en train de dormir ou de faire je ne sais quoi, et que le Patron était sorti. En revanche, elle ignorait toujours où se trouvait le Prof, mais il ne devait pas être bien loin, puis rien ne pressait. Mathieu avait les jambes croisé, et était vêtu d'un jeans bleu et d'un t-shirt blanc à l'effigie de Zelda et Link. Ses cheveux étaient attachés en une petite tresse, et ses lunettes bleues posées sur son nez, il lisait un livre dans le canapé.
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PDV Mathieu
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Je lisais tranquillement « Debout les morts » de Fred Vargas, quand j'entendis des pas dans l'escalier. J'haussais un sourcil et quittais un instant mon livre des yeux, et mon regard se posa sur la Fille qui venait d'entrer dans le salon. Aussitôt je sautais sur mes jambes en fermant mon livre sans regarder la page où je m'étais arrêté et me raclais la gorge, alors que la Fille me regardait.
« Coucou. » me dit-elle en souriant.
Je détournais les yeux pour ne pas croiser son regard en me raclant la gorge à nouveau, et en gardant mon livre dans une de mes mains, passait mon autre main nerveusement dans mes cheveux en bredouillant :
« Je... je dois monter en haut. »
En réalité je ne voulais pas être dans la même pièce qu'elle. Elle m'intimidait, semblait bien plus sûre d'elle qu'elle ne l'avait jamais été, et moi j'avais honte du comportement que j'avais eu vis-à-vis d'elle, même si je ne pensais pas à mal. Je me dépêchais de la contourner et essayais de me diriger vers les escaliers, lorsqu'une poigne ferme mais douce me saisit le poignet. Je me retournais en déglutissant, redoutant ce qui allait se passait. La Fille me regardait de ses yeux doux mais pourtant sévère, et demanda :
« Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Pourquoi tu m'évites ?
-Quoi ? Moi ? Mais je ne t'évite pas ! » mentis-je.
Elle soupira en levant les yeux au ciel, ne me croyant visiblement pas. Même si elle avait raison je ne pouvais pas m'empêcher de lui en vouloir, n'aimant pas que l'on ne me prenne pas au sérieux. Je fronçais les sourcils et soufflais un peu. La jeune femme me lâcha le poignet, et dit d'une voix ferme :
« Les mensonges ne marchent pas avec moi. »
Je soupirais un peu et baissais la tête en me grattant la nuque, gêné. Je savais qu'elle disait vrai, mais je redoutais cette situation. Elle me prit de force le poignet et m'entraîna sur le canapé, me regardant de haut en bas. Je me laissais faire en soupirant et en roulant des yeux, avant de regarder mes pieds, jouant nerveusement avec mes doigts. Assise à ma gauche, la Fille me regardait attentivement, sans porter aucun jugement sur moi, analysant sans doute mon comportement.
« Je sais ce que tu as. »
Sur la défensive et mal à l'aise à cause de la situation, je grognais et questionnais, peut-être un peu brusquement :
« Ah ouai ?! Alors j'ai quoi, hein Sherlock ?! »
Elle rit doucement en secouant la tête de gauche à droite, habitué et insensible à mon impatience ou ma colère. Elle posa sa main sur mon épaule en me souriant, alors que je me retenais de sortir une réplique déplacée suite à son rire qui ne faisait que m'énerver d'avantage. Elle me dit doucement :
« Tu te sens coupable pour ce qu'il s'est passé. »
Je grognais et détournais le regard en grommelant dans ma barbe. Elle avait raison, et je n'aimais pas le fait qu'elle lise ainsi en moi comme un livre ouvert. Je grognais un peu, et murmurais :
« Ouai, t'as peut-être raison. »
Je tournais les yeux vers elle en soupirant un peu. Elle me regardait avec un sourire amusé, et des yeux d'une tendresse infinie, ce qui me déstabilisait assez, pour tout dire. Je me sentais con de ne rien réussir à dire d'autre, con de me retrouver face à elle et d'avoir l'impression d'être un gamin qu'on engueule, même s'il n'en était rien. La jeune femme me dit d'une voix douce :
« Tu n'as pas à t'en vouloir, tu sais. Ce n'est pas ta faute ce qui est arrivé. »
Alors qu'elle me disait ça, je me sentais exploser. Je fronçais les sourcils et me mis à gesticuler les bras dans tous les sens en serrant les dents, mon visage devant certainement être rouge de colère. Je m'emportais toujours très facilement, je n'étais pas énervé contre la Fille mais contre moi-même. Je m'exclamais de mon langage cru :
« Pas ma faute ?! Bien sûr que si, merde ! J'aurais dû te payer cette opération à la con, ou tout de suite permettre au Prof de le faire plutôt que d'attendre que tu essaies de te plomber, bordel !
-Mais non, ne dit pas ça. Tu pensais bien faire, tu voulais nous protéger, et je t'en suis reconnaissante. Puis, tu as accepté finalement, c'est l'essentiel ! »
Elle parlait toujours d'une voix calme, posée, et douce. Je soupirais et secouais un peu la tête, pas très convaincu parce qu'elle disait mais néanmoins étais rassuré de voir qu'elle ne semblait pas m'en vouloir. Je murmurais :
« Ouai, si tu le dis... »
Elle se leva en m'ébouriffant les cheveux, et je grognais une nouvelle fois, n'aimant pas ce contacte qui se voulait affectueux.
« Ne penses plus à ça, d'accord ? C'est derrière nous tout ça. »
J'acquiesçais d'un mouvement de tête en retenant un soupir, alors qu'elle s'étira en regardant autour d'elle. Je m'adossais un peu plus dans le canapé, et n'ayant plus de raison de monter dans ma chambre maintenant que nous nous étions expliqué, ouvrais à nouveau mon livre en recherchant la page où je m'étais arrêté plus tôt.
« Tu sais où est le Prof ?
-Dans son labo, je crois. »
Sans attendre que je lui en dise d'avantage ou sans poser d'autres questions, je retournais à ma lecture, satisfait d'être enfin tranquilles alors que je la vis du coin de l'oeil disparaître du salon pour entrer dans la cuisine. Je ne savais pas ce qu'elle allait dire au Prof, et ça m'importait peu. J'en avais marre de les voir se tourner autours sans rien faire ou tenter quoi que ce soit. Enfin, surtout de la part du Prof, qui semblait raide dingue d'elle. En ce qui concernait la Fille, elle n'avait pas l'air d'être vraiment attiré par lui, ou alors elle cachait bien son jeu, mais j'étais sûr que le savant pouvait au moins essayer de tenter sa chance.
Perdu dans ma lecture, je soufflais bruyamment, sourcils froncés en entendant quelqu'un sonner à la porte. Je me redressais mollement, et me dirigeais d'un pas nonchalant vers la porte d'entrée. Je n'aimais pas recevoir de la visite, surtout lorsque celle-ci n'était pas prévue, et désormais de mauvaise humeur, je portais ma main à la poignée pour ouvrir à ce mystérieux visiteur. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vis qu'Antoine se trouvait devant ma porte. Ce n'était pas nouveau ou inhabituel, mon ami me faisait souvent ce genre de surprise, mais bizarrement j'étais toujours aussi étonné, et agréablement surpris. Ma mauvaise humeur disparue lorsque je vis ce beau garçon aux cheveux bruns volant dans le vent, avec une épaisse veste brune en fourrure peu élégante, de la bué sur ses lunettes qui cachaient ses jolis yeux, et son nez rougis par le froid blotti dans une écharpe jaune et noir aux couleurs de la maison Poufsouffle dans Harry Potter. Je lâchais un petit rire en le voyant et il me sourit, alors que je le fis entrer.
« Reste pas dehors, on se les gèle !
-Effectivement » dit-il avec un petit rire en retirant son écharpe.
Il posa le bout de tissu sur un cintre dans la penderie, avant de retirer son hideuse veste, alors que je fermais la porte de l'entrée pour conserver la chaleur de ma maison. Sous son anorak, il portait une simple chemise verte kaki, ce qui créait un contraste étrange avec le mur du couloir, vert sapin. Je m'étonnais de le voir sur pied, et était surpris de constater qu'il n'avait pas choppé la crève en étant habillé si légèrement. Il retira ses chaussures humides à cause de la neige alors que je demandais, en souriant :
« Qu'est-ce que tu fais ici ?
-J'avais envie de venir te faire un petit coucou ! » s'exclama-t-il avec un petit clin d'oeil.
Je fus touché, même si c'était pourtant habituel de sa part. Il venait souvent me voir à l'improviste en prétextant avoir eu envie de me faire « un petit coucou » comme il le disait si bien. Je m'étirais et lui fis signe de me suivre au salon.
« Tu veux une bière ? Ou autre chose ? » demandais-je alors qu'il s'installait dans mon canapé rouge.
Le grand chevelu secoua la tête en signe de négation, et je m'installais près de lui en souriant, toujours heureux d'être en sa présence. Je tenais beaucoup à lui, il était un ami fidèle, et lui parler me faisait toujours du bien. Il ne me jugeait pas, et avoir une oreille attentive parmi ma famille, toujours si bruyante et envahissante, était une bonne chose. On commença vite à parler, comme toujours on avait plein de chose à ce dire, plein de sujets sur lesquels converser, que ce soit sur ce que l'on avait fait de notre semaine, ou bien des sujets lambdas tel que la politique, Internet, ou nos familles respectives. J'aimais beaucoup le regarder parler, ses lèvres bougeant aux rythmes de ses paroles alors qu'il gardait ses yeux doux rivés sur les miens sans ciller, ce qui avait le don de me mettre mal à l'aise. Mais je soutenais toujours son regard, ne voulant pas baisser les yeux devant lui, comme par fierté, ce qui était con de ma part étant donné que nous n'étions pas en train de faire une bataille de regard. Au fur et à mesure de notre discussion, on en vint à parler de la Fille.
« Et donc, elle va mieux ? Je me suis inquiété pour elle, moi aussi. »
Il me dit ça doucement, et je me sentis encore une fois coupable, ayant le sentiment que toute cette putain d'histoire était de ma faute. Je me forçais malgré tout à sourire, et dis avec un petit rire en pensant à ma personnalité féminine.
« Elle a l'air d'aller plutôt bien, en tout cas mieux qu'avant. Je lui ai donné mon accord pour changer de sexe, je crois que que ça lui donne envie de se battre.
-Tu pense qu'elle a essayé de se flinguer à cause de ça ?
-Oui, en partie, mais pas seulement. Enfin, je ne pense pas. Je sais que beaucoup de gens remettent son genre en question dans son entourage, à son travail par exemple, puis il y a aussi le Patron... ça doit pas être facile pour elle. »
Mon ami hocha doucement la tête, saisissant surement le sens de ce que je venais de dire alors que je m'étirais. Antoine tourna la tête vers moi en posant sa main sur ma cuisse, alors que je levais un sourcil interrogateur en le voyant faire. Il me sourit et déclara :
« Tu as fait le bon choix. »
Je savais qu'il parlait du fait d'avoir donné ma bénédiction pour changer de sexe, il semblait m'élever au rang de héros à cause de ça, mais je savais pourtant que c'était quelque chose de naturel et que je n'avais pas à être félicité pour ça. Ça me fit malgré tout du bien et je lui souris, en replaçant une mèche de ses cheveux derrière son oreille. J'aimais beaucoup Antoine, peut-être même un peu trop.
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PDV Prof
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J'étais dans mon labo, travaillant d'arrache pieds sur la potion pour changer de sexe, que je venais tout juste de finir. Elle me semblait parfaite, et pour le moment, j'avais l'impression que c'était le meilleur travail que j'avais mené à terme de toute ma vie : cette impression serait confirmée une fois que je l'aurais essayé sur la Fille. J'avais peur que ça tourne mal, mais me sentait capable d'arranger les choses si jamais c'était le cas. Cela faisait quatre jours que je travaillais sur ça, et je n'étais sorti de mon laboratoire pour me reposer que deux fois. Je n'avais pas beaucoup dormi, et j'étais mort de fatigue, mais étais très satisfait d'avoir enfin terminé mon expérience.
Je baillais à gorge déployé en passant une main sur mon visage plein de cerne, alors que je commençais à ranger mon matériel. Je ne pensais plus qu'à une chose : aller dormir. Je lavais mes tubes à essai, mes béchers, mes pipettes, et tout le matériel que j'avais utilisé alors que ma potion, de couleur orange, se trouvait dans une fiole sur une des grandes tables en métal. La table où elle se trouvait était totalement rangée, alors que la deuxième table, celle où j'avais travaillé, était en désordre. Je soupirais en m'étirant, regardant le chaos dans la pièce. Je voulais aller dormir, mais laisser mon labo dans cet état m'était insupportable. Je commençais à ranger et nettoyer en silence, lorsque quelqu'un toqua à la porte. Je fronçais les sourcils, intrigué : personne ne venait jamais me voir dans mon repère, c'était une chose très inhabituelle, étant donné que je n'acceptais pas que l'on me dérange pendant le travail. Le Geek s'était déjà fait gronder à plusieurs reprises par ma personne à cause de ça. J'allais me dépêcher d'ouvrir la porte, intrigué et un peu inquiet de savoir ce qu'on me voulait, et tombais nez à nez avec la Fille, à mon grand étonnement.
Elle était vraiment magnifique avec ses cheveux noués en chignon, même si celui-ci était un peu défait. Elle avait du fard à paupière bleu ciel, qui faisait ressortir ses beaux yeux, et je ne pus m'empêcher de sourire, certainement comme un idiot, en la voyant. Elle semblait calme, et me sourit doucement en me voyant. Ses joues légèrement rose étaient mal rasé, mais je n'avais que faire de tout ça, à mes yeux elle était la plus belle. Je ne sais pas combien de temps je restai ainsi à la fixer, mais ça du durer plusieurs longues secondes gênante, car elle finit par me demander d'une petite voix, en haussant un sourcil :
« Tu ne me fais pas entrer ?
-Hein ? Oh, si, si, bien sûr ! Entrez, très chère ! » m'exclamais-je en rougissant, avant de m'écarter pour dégager le passage.
Habituellement, je ne l'aurais jamais laissé entrer dans mon laboratoire, et encore moins avec tout le désordre qu'il y avait : je ne supportais pas que des gens voient mon lieu de travail. Mais actuellement, mon cerveau était comme déconnecté de la réalité à cause de sa présence. Cela ne m'était jamais arrivé. La jeune femme entra de sa démarche légère, en souriant, comme amusé par mon comportement. Gêné de ce qu'il venait de se passer, je me raclais la gorge et demandais, d'une voix professionnel et sérieuse, intrigué par sa présence :
« Que me vaut votre visite ?
-Oh, rien, je voulais juste prendre de tes nouvelles et voir comment avance les travaux ! »
Elle rougit légèrement en détournant le regard sans que je sache pourquoi, et je souriais doucement en remettant mes lunettes en place. Elle releva la tête et ses yeux rencontrèrent les miens alors qu'elle murmura, le visage neutre, mais d'une voix terriblement douce :
« Puis aussi, je ne t'ai pas vu depuis ces quelques jours. Je m'inquiétais... »
Ce fut à mon tour de rougir, et je passais nerveusement une main derrière ma nuque en ricanant. Je me repris, et secouais la tête pour rassurer la jeune femme avant de m'exclamer d'un air qui se voulait rassurant :
« Il ne fallait pas vous en faire, je travaillais sur votre traitement ! Je l'ai terminé il y a une demi-heure ! »
J'étais assez fier de pouvoir dire ça, et très heureux en pensant à la joie qu'elle devrait éprouver, mais au lieu de ça la jeune femme fronça les sourcils, comme inquiète, avant de me jeter un regard sévère.
« Tu as travaillé sans t'arrêter durant ces derniers jours ?
-Oui, il fallait que je finisse la potion pour vous !
-Mais, tu t'es reposé, au moins ? »
Je ne comprenais pas vraiment son inquiétude, je travaillais toujours ainsi, en quoi cela l'étonnait ? Elle était peut-être mal à l'aise de ce que j'avais fait pour elle ? Un peu gêné de cette discussion, je baissais la tête et haussais les épaules. Je n'avais pas l'habitude que l'on se fasse du souci pour moi. Je bégayais, ayant l'impression d'avoir fait une sottise :
« Pas vraiment, mais ça n'a pas d'importance...
-Bien sûr que si ! Je ne veux pas que tu meurs de fatigue à cause de moi !
-Je voulais vous faire plaisir, je suis heureux de l'avoir fait et si c'était à refaire je le ferais sans hésiter ! » dis-je d'un air déterminé, en lui souriant.
Elle m'offrit un sourire timide et se mordit la lèvre, semblant touchée par ce que je venais de dire. Elle était terriblement désirable, et je me surpris à avoir des pensées impures que je me dépêchais d'éloigner de mon esprit, rongé par la honte. J'avais encore du mal à réaliser l'audace que je venais d'avoir en osant lui dire tout ça, et je rougis doucement, alors qu'elle s'approchait un peu plus de moi, effaçant les deux mètres qui nous séparaient. Elle demanda d'une voix affectueuse, en me regardant avec ses yeux remplies d'un sentiment que je n'arrivais pas à identifier :
« Tu as fait tout ça pour moi ? »
Je rougis un peu et hochais doucement la tête avant de la baisser, n'aimant pas cette situation qu'il ne contrôlait pas. Je n'étais pas sûr de ce qui était en train de se passer, et incertain de la suite des évènements. La Fille n'éprouvait peut être pas les mêmes choses que moi, je ne voulais pas paraitre ridicule ou me faire de faux espoirs. Une main douce et froide se posa sur mon menton et me releva doucement la tête. Mes yeux croisèrent ceux de la Fille, qui était étonnamment proche de moi, à tel point que je me sentis assez nerveux et stressé. Je sentis sa main se poser sur ma joue, et elle caressa doucement ma barbe, ce qui me fit sourire timidement, n'étant pas habitué aux contacts humains.
« Tu es vraiment adorable... » murmura-t-elle.
Je rougis encore plus, mon visage étant surement vermillon cette fois-ci, et lâchais un sourire timide. Je voulais l'embrasser, là, maintenant, mais je ne savais pas si ce qu'elle venait de dire était un signal ou un signe d'amour. Je n'avais jamais eu de relation, de conquête ou quoi que ce soit, j'étais habitué à rester enfermé dans mon labo, j'étais un homme de science, je ne connaissais rien aux rapports humains. Je la fixais, bouche entrouverte, tremblant d'hésitation en faisant des allers retours du regard entre ses yeux et ses lèvres. Elle semblait amusée de ma réaction, et voyant certainement que je ne tenterais rien avant un moment, prit les devants, en prenant mon visage entre ses mains pour coller mes lèvres aux siennes. Je rougis et gardais les yeux grands ouvert sous le choc, sentant sa bouche se mouvoir contre la mienne, alors que sa langue se glissait entre mes lèvres pour aller caresser la mienne. Au bout de plusieurs secondes je fermais les yeux et me laissais aller, prenant part à ce doux échange entre nous. Elle se sépara de moi un peu après et je lui chuchotais comme si j'avais peur que l'on nous entende, sans prendre la peine de la vouvoyer, le rouge aux joues :
« Je crois que je t'aime.
-Et moi j'en suis sûr. »
Elle recommença à m'embrasser tendrement et je répondis à son baiser, impressionné par son audace. J'avais encore du mal à réaliser ce qu'il se passait, mon cerveau fonctionnais au ralentit, mais une chose était sûr, j'étais fou de joie comme je ne l'avais encore jamais été.
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Voilà, c'était le chapitre cinq de cette fanfiction, j'espère qu'il vous a plu ! :) On est désormais à la moitié de cette fiction ! :D
N'hésitez pas à me laisser une review ou un commentaire, ça me fera très plaisir et c'est ma seule récompense ^^
Bref, on se retrouve samedi prochain, je vous fais de gros bisous baveux sur vos petits culs !
Amour et Licorne *^*
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