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Hey les gens ! J'espère que vous allez bien :)
On se retrouve aujourd'hui pour le sixième chapitre de cette fanfiction, j'espère qu'il vous plaira, et que le précédant vous a plu ^^

N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé, ou bien sur si j'ai tenu des propos inappropriés !

Bref, je vous laisse à votre chapitre ^^

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Bonne lecture !

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Chapitre 6 : Un changement radical.

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PDV Fille

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Je m'installais confortablement dans mon lit aux housses de couette couleur pêche aux motifs fleuris, observant les murs gris de ma chambre, à la fois heureuse, impatiente et anxieuse. Je m'allongeais au milieu du matelas en me glissant sous la couverture, calant ma tête dans l'oreiller. J'étais nue, et bientôt, nous allions commencer l'expérience pour mon changement de sexe. Je croisais les doigts pour que ça marche, mais faisais de toute manière confiance au Prof. Je savais que même si ça échouait, il ferait tout pour m'aider.

Cela faisait une semaine à peu près que nous nous étions embrassés et avoués notre amour le Prof et moi. Nous n'en avions pas vraiment reparlé depuis, mais nous n'en avions pas besoin. Parler pour quoi faire ? Je n'avais pas besoin de grandes discutions pour le comprendre, regarder ses yeux me suffisait à savoir ce à quoi il pensait. Le Prof s'était montré très occupé ces derniers jours, nous n'avions donc pas pu passer beaucoup de temps ensemble. Notre famille avait très bien pris notre relation, ce qui m'enchantait. Enfin, le Patron avait fait quelques remarques déplacées, mais je ne lui apportais aucune attention.

Il était environ dix-sept heures quand le scientifique entra dans ma chambre, peu de temps après que j'eus fini de m'installer. Il tenait dans sa main une fiole contenant un liquide orange, et je fis une grimace d'appréhension avant de lui sourire. Il me sourit lui aussi, et vint s'installer près de moi en passant une main sur ma joue alors que je caressais sa cuisse. Il me demanda doucement :

« Comment tu te sens ?

-Un peu nerveuse, mais bien ! J'ai hâte de voir si ça va marcher ou non ! »

Mon compagnon se mordit la lèvre avant de baisser légèrement la tête, soudainement soucieux et perturbé. Je me redressais légèrement pour être assise, et pris doucement son menton entre mes doigts pour lui relever le visage et le regarder dans les yeux. Il soupira légèrement en me fixant, et questionnais, inquiète :

« Eh, qu'est-ce qui ne va pas ?

-Rien, j'ai juste peur de te décevoir...

-Ne dis pas de bêtise, idiot. Ça n'arrivera pas.

-Ah oui ? Et si la potion ne fonctionne pas ?

-Je serais déçu, mais pas à cause de toi. Alors maintenant reste tranquille et arrête de t'en faire pour rien, d'accord ? »

Il hocha doucement la tête avec un sourire timide et je me réinstallais correctement dans le lit, allongée sur le dos, la tête légèrement surélevée par l'oreiller. Je fixais le plafond en inspirant profondément, nerveuse, alors que le Prof se leva et me tendit la portion avant de m'expliquer :

« Tu vas boire cette potion, d'accord ? On aura normalement rien d'autre à faire à part la laisser agir. Tu vas t'endormir pendant un certain temps aussi, mais je ne peux pas te dire combien de temps, car je n'en sais rien... »

J'hochais la tête et souriais pour le rassurer en voyant son air inquiet. J'étais sûr que tout se passerait bien, j'avais une confiance totale en lui, malgré mon stresse. J'allais enfin changer de sexe, enfin être ce que je voulais. Je n'arrivais pas à exprimer ce que je ressentais, tant j'étais heureuse et impatiente. J'avais le sentiment que ma vie allait changer du tout au tout, ou en tout cas la vision que j'avais de moi-même. Je regardais mon homme, celui que j'aimais tant et qui allait m'aider, le seul qui avait bien voulu le faire. Il me sourit doucement et me tendit doucement la fiole en disant :

« Boit ça en entier. »

Je voyais qu'il était inquiet, mais je savais que c'était parce qu'il m'aimait et qu'il se faisait du souci pour moi. Il m'avait déjà dit qu'il était sûr à cent pour cent que ça marcherait, et que jamais encore il ne s'était autant impliqué dans un travail. J'étais touché de tout ce qu'il faisait pour moi. Je pris la fiole et me redressais en m'asseyant sur les fesses avant de saisir son bras pour l'attirer près de moi. Il haussa un sourcil et se pencha un peu vers moi, alors que je lui souriais pour déposer un chaste baiser sur ses lèvres avant de murmurer :

« Je t'aime. »

Il embrassa mon front, et je pris la fiole qu'il me tendait alors qu'il me répondit :

« Moi aussi. »

Je portais la fiole à mes lèvres et bus la potion orange d'une traite, en grimaçant. Ce n'était pas si mauvais que ça, mais ça n'avait pas bon gout pour autant : c'était assez acide, comme un bonbon acidulé mélangé à un médicament. Une fois que la fiole fut vide, je la posais sur la table de nuit, en fronçant les sourcils pour tout de suite me recoucher, ma tête me tournant désagréablement. Ma vue se brouilla, et je m'endormis presque aussitôt sans réussir à penser à rien.

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PDV Externe

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Pendant trois jours la jeune femme resta endormie, alors que le scientifique restait à son chevet en attendant son réveil. Il ne quittait la chambre que pour aller au toilette, autrement il mangeait, buvait et dormait à même la chambre pour rester près de sa bien aimé, assis sur une chaise dans un coin de la pièce. Il avait observé les moindres changements qui apparaissaient peu à peu, alors que le corps de la Fille se transformait progressivement. Ses épaules étaient devenues bien plus frêles, ses mains et sa taille plus fine, son visage était devenu plus doux et moins angulaire alors que sa barbe avait disparue, des seins, assez petits certes, avaient pris place sur son torse, ses fesses étaient un peu plus bombées désormais, et son pénis avait été remplacé par un vagin. Evidemment, toutes ces modifications n'étaient pas venues d'un coup mais peu à peu, et le savant avait été soulagé de voir que tout avait fonctionné correctement et selon ses plans. Néanmoins, il restait inquiet de voir la Fille dormir si longtemps, et se demandait si elle se réveillerait un jour. Il n'avait aucune idée de combien de temps la potion ferait effet de sommeil sur elle, ce qui l'inquiétait beaucoup. C'était la seule faille de son plan.

Mais heureusement, la Fille finit par ouvrir les yeux. Elle se redressa dans son lit dans la semi-obscurité de la chambre et regarda autour d'elle en fronçant les sourcils, encore à moitié endormie. La lampe sur sa table de nuit créait une lumière tamisée très agréable, et elle passa sa langue sur ses lèvres, sentant qu'elle avait la bouche pâteuse. La couverture glissa de sa poitrine alors qu'elle était assise, et elle baissa la tête avant d'ouvrir de grands yeux, en voyant que la potion avait marché. Trop fatiguée pour vraiment saisir l'ampleur de ce changement, elle n'en restait pas moins folle de joie et laissa un sourire heureux naître sur ses lèvres. Elle repoussa la couverture, et observa son corps, passant ses doigts fins le long de celui-ci, observant les courbes dont elle avait toujours rêvé. Elle regarda ses seins, les prenant entre ses mains, savourant leur fermeté, puis laissa ses yeux descendre plus pas, sur ses hanches plus développée, et son sexe qu'elle effleura du bout des doigts. C'était si différent de ce qu'elle avait toujours connu.

Elle releva ensuite la tête en remarquant la présence du Prof, endormi sur une chaise en plastique rouge, et sourit doucement et marchant à quatre patte vers lui, encore sur le lit. Les jambes tremblantes elle descendit du matelas, se mit debout et se dirigea vers le savant alors que le parquet en bois grinçait sous ses pas avant de s'assoir sur ses genoux, pour passer ses bras autours de sa nuque et le serrer doucement contre elle. Le scientifique fronça les sourcils et ouvrit les yeux en sentant le poids de la jeune Fille sur ses genoux, mettant un certain temps avant de réaliser ce qu'il se passait. Il sourit doucement en réalisant qu'elle était réveillée, et sans un mot, posa ses mains sur les fesses nues de la jeune femme en embrassant son front. La peau froide de ses mains sur son épiderme chaud fit frissonner la Fille, qui sourit tendrement avant de plonger ses yeux dans les siens. Pendant plusieurs minutes aucun d'eux ne parla, ils n'en avaient pas besoin. Ce fut la jeune femme qui brisa le silence en murmurant :

« Tu as réussi. »

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PDV Hippie

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La Fille s'était réveillée depuis déjà trois bonnes heures à présent, et tout le monde était déjà allé lui rendre visite. Sauf le Patron et moi, évidement. Le criminel n'irait pas la voir, je le savais et nous le savions tous, à moins évidemment que ce ne soit pour lui cracher son venin à la figure. Je n'étais pas proche d'elle, je n'étais proche de personne et pour moi les membres de ma famille étaient tous des inconnus, mais je les aimais bien quand même. C'est pour cela que j'avais longuement réfléchis avant d'aller voir la jeune femme ou non. J'avais attendue d'être un peu moins stone qu'à l'accoutumé pour aller prendre de ses nouvelles, histoire de pouvoir éventuellement un peu discuter avec elle, même si savoir ce qu'elle aurait à dire m'importait peu. J'avais monté à pas lents, très lents, les escaliers en colimaçon et une fois dans le couloir aux murs blancs, j'avais dû attendre au moins dix bonnes minutes totalement immobile pour savoir quelle porte menait à la chambre de la Fille. J'ouvris la porte presque noir en ébène, et entrais dans la pièce alors qu'elle me regardait avec de grands yeux, en allant directement m'assoir sur le lit, presque collé contre elle sans m'en rendre compte. Elle pouffa en me sentant contre elle et je l'entendis dire :

« Tu sais, il y a une chaise à côté du lit si tu veux. »

Effectivement, je ne l'avais pas vu, et c'est quand elle dit ça que je me rendis compte que j'étais collé à elle. Sans répondre ou m'excuser, je me levais du lit pour m'assoir sur la chaise. Je n'étais pas totalement sobre, et étais même totalement défoncé, ma vue était donc assez flou et mon esprit fonctionnait assez lentement. Une fois que je fus assis sur la chaise en plastique rouge, un silence agréable s'installa entre nous, que je brisais plusieurs minutes plus tard en lui demandant :

« Alors, comment tu te sens grosse ? »

Elle m'offrit un sourire radieux. Elle était nue, ou presque : seulement vêtue de sous vêtement blanc en dentelle, elle était emmitouflée dans sa couverture, le dos surélevé contre la tête de lit par un oreiller orange. Ses cheveux étaient noués en chignon, elle semblait heureuse mais fatiguée malgré les trois jours durant lesquels elle avait dormi, et je devais bien admettre que son changement de physique était remarquable et étonnant.

« Je me sens très bien ! Et si belle ! J'ai l'impression que c'est ce corps que j'aurais toujours du avoir, je suis tellement bien dans ma peau, c'est hallucinant !

-Tu as toujours été belle, je suis content que tu t'en rendes compte, grosse. »

Elle rougit un peu et je lui souris, alors que le silence s'installa à nouveau. J'étais bien avec elle, même si je ne la connaissais pas bien et que nous ne parlions pas vraiment beaucoup, elle dégageait une aura rassurante et apaisante. J'étais heureux pour elle, heureux qu'elle se sente mieux et qu'elle soit enfin heureuse, car jamais encore je ne l'avais vue aussi sereine.

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PDV Mathieu

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J'étais soulagé que la Fille se soit réveillée, heureux qu'elle soit en un morceau et que cette opération du Prof ait marché. Je me sentais encore plus con et plus coupable de savoir que j'avais à ce point douté de ma personnalité savante, et regrettais amèrement mon refus. Mais tout ça était derrière moi désormais, et je ne me faisais plus de souci pour ma vie de famille. Je nous sentais capable de tout reprendre à zéro, loin de tous ces ennuis.

Dès le réveil de ma personnalité féminine, et une fois que j'étais allé lui parler, j'étais parti chez Antoine pour lui annoncer la nouvelle. Il m'avait ouvert presque immédiatement et avait été très heureux d'apprendre ça, nous avions un peu parlé de la Fille et il avait d'ailleurs très hâte de voir la transformation qu'elle avait subi. Nous avions ensuite continué à parler de tout et de rien, et il était maintenant dix-sept heures du soir. Je ne me lassais pas de sa présence, ni du son de sa voix résonnant aux creux de mes oreilles.

Nous étions assis au salon dans son sofa noir, assez grand pour nous contenir tous les deux, mais bien trop petit pour accueillir une personne supplémentaire si l'occasion se présentait. Les murs du salon étaient oranges, et la moquette brune était toute douce. Face à nous se trouvait une table en plastique bleue que je trouvais assez laide, qui séparait le canapé de la télévision à écran plasma, et la grande pièce contenait trois grandes baies vitrées. Ces baies vitrées qui donnaient vue sur la ville étaient toutes ornées de rideaux rouges et verts, et je devais bien avouer que toutes ces couleurs vives me donnaient mal à la tête.

Le temps passait lentement, les secondes étaient des minutes, les minutes étaient des heures, et bientôt, on cessa tous les deux de se parler sans que je m'en rappelle la raison. La seule chose dont je me souvenais étaient les deux yeux bruns chocolat d'Antoine plantés dans les miens. Il me sourit doucement et passa sa main sur ma joue, et bien vite je me rapprochais de lui, comme contrôlé par mon instinct et mes envies pour plaquer violement mes lèvres contre les siennes, entamant un baiser brutal mais rempli d'amour. Antoine répondit à mon baiser, et bizarrement je ne fus pas étonné lorsqu'il passa ses mains dans mon dos pour me coller à lui, avant de nous basculer sur son canapé noir. Il se décolla de moi, essoufflé, et murmura :

« Tu me rends fou. »

Avant que je ne puisse ajouter quoi que ce soit il recommença à m'embrasser, passant sa main dans mes cheveux, alors que je glissais mes mains sous sa chemise, profitant au maximum de notre étreinte amoureuse.

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Voilà, c'était le chapitre six de cette fanfiction, j'espère qu'il vous a plus ! :)

N'hésitez pas à me laisser une review ou un commentaire, ça me fera très plaisir et c'est ma seule récompense ^^

Bref, on se retrouve samedi prochain, je vous souhaite de passer une super semaine !

Amour et Licorne *^*

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