Ceci est ma toute première fiction , Saint Seiya étant réapparu avec une toute nouvelle saison je ne pouvais que me pencher davantage sur cette série qui m'avait déjà beaucoup plu. Je ferais en sorte de vous satisfaire au possible par mes écrits sur ce manga inédit. Sur ce, j'espère que cela vous plaira, toutes critiques sont acceptées alors n'hésitez surtout pas.
Petite indication, en m'inscrivant je me suis aperçue que le pseudo « Camilo » avait déjà été utilisé. Je tiens alors à m'excuser auprès du concerné pour l'avoir utilisé sans connaissance de cause, lorsque j'étais revieweuse anonyme pour des fics de Saint Seiya.
Disclaimer : Les personnages de l'univers de Saint Seiya ne sont pas miens ( à mon plus grand désarrois ).
Couple : Vous verrez bien ( je ne vais quand même pas tout vous dire dès le départ lol)
Genre : Romance, yaoi , lemon…
Petits mots pour les reviewers :
Zephis : tu avais parfaitement raison au sujet de mon rating, je penses bien avoir mit la barre trop haute pour débuter. Il en va de même pour mes fautes de syntaxes je me suis relue et ai constaté avec horreur que tes propos étaient fondés. Je ferais plus attention à l'avenir, merci de m'avoir averti.
Cynan de la lune : Merci pour ton petit mot, çà m'a beaucoup touché, et ne t'inquiète surtout pas je continuerais à rester fidèle à tes écris. Encore merci pour tes encouragements et tes compliments qui me vont droit au cœur. Bisous
Résumé : Kanon, seul habitant d'une petite île dont il est propriétaire fera la connaissance d'une personne naufragée qui changera sa vie à tout jamais…
Je me sentais bizarre, tout n'était que ténèbres autour de moi. Je n'entendais plus, ne voyais plus, étais-je mort? Pourtant, malgré le silence qui m'entourait, je me sentais bien,…apaisé même. J'avais la sensation d'être en sécurité malgré le néant qui m'enveloppait. Je ne sais pas, mais il me semblait pourtant entendre quelque chose, c'était…c'était comme une voix lointaine résonnant au fin fond de l'obscurité. Elle semblait calme et apaisante comme une douce caresse en dépit de sa faible sonorité. Serait-ce un ange qui m'appelait à lui?
Ne meurs pas
Pourquoi ? Ne serait-ce donc pas mon heure ? Ai-je droit à une chance de survivre ? On m'épaulait, on m'encourageais à travers ces simples mots qui, si anodin étaient-ils, révélaient un souple d'espoir. Léger mais si puissant à la fois pourtant.
Je resterai prés de toi
Quelqu'un m'attendrait alors ? Elle souhaitait que je vive. Je n'ai jamais vraiment bien vécu, ma vie n'a toujours été qu'une route toute tracée, je n'étais jamais maître de moi-même et, encore moins de mon destin. Il me semblait morne, terne et fade. Tout n'était plus que superficies et chimères. Une rose sans parfum méritait-elle de vivre ? En avait-elle seulement l'utilité ? Je n'en peux plus, je ne veux plus d'une existence sans buts ni attaches. Autant se laisser mourir et espérer en autre chose de meilleur. Je ne fuirai plus, je demeurai et contemplerai ma mort.
Tu n'es pas seul
Pourquoi dire çà ? Je l'ai toujours été, être entouré signifiait-il forcément que nous ne sommes pas seul ? La solitude demeure sûrement l'une des pires choses, telles la haine ou la perte d'amour, elles vous rongent de l'intérieur comme la plus infecte des pestes. On ne se sent plus vivre, on avance à reculons, se sent perdu sans vraiment l'être. Oui, ne plus être seul serait l'un de mes vœux les plus chers. Mais dois-je vivre pour réaliser cette utopie qu'était la mienne ? Je ne sais plus, que quelqu'un m'aide ! Je suis perdu !… Pitié !…
Bats-toi
Est-ce cela votre réponse ? Nonobstant ma vie qu'elle ressemblait jusqu'ici, il faudrait que je me battes encore…..Et bien soit ! Je lutterai pour connaître ne serait-ce qu'une once de ce bonheur que je recherchais depuis si longtemps. Je ne laisserai pas mon corps pourrir et nourrir les chrysanthèmes. Je ferai en sorte que ma rose de vie, reprenne ses couleurs et sente de nouveau. Je ne frapperai pas à la vieille porte d'une gourmande éternité. Je ne m'en irai pas……et laisserai le ciel me mériter (1).
JE LE JURES !!
Mes paupières s'ouvrirent lentement, comme pour profiter au maximum de mon réveil. Mais cela n'en restait pas la seule raison. J'appréhendais ce que j'allais découvrir sur mon propre lit. L'idée d'y retrouver un cadavre n'était point des plus réjouissantes. Aura-t-il survécu en dépit des soins que je lui ai administré ?
La mort ne m'avait jamais vraiment effrayé….Mourir aujourd'hui ou dans quelque années le résultat restait au fond le même. Je regretterais peut-être de laisser mon frère derrière moi, nous sommes l'un pour l'autre la seule famille qu'il nous reste. Si l'un de nous venait à périr, alors le restant serait une nouvelle fois orphelin, laissant une partie de lui mourir avec l'autre. Se serait égoïste de penser que je préférais partir en premier, mais je ne supporterai pas de savoir mon frère passer de l'autre côté. Néanmoins, et en attendant mon heure, je dois me pencher sur le présent et sur cet être qui a peut-être besoin de moi.
Je finis de rêvasser et me relève doucement pour détendre mes muscles endoloris par le matelas trop dur. Grâce aux rayons qui filtraient les fins rideaux de la chambre, je pouvais dire qu'il ne devait pas être loin de 9h du matin. Je m'approche du lit où reposait le jeune homme. Il semblait avoir reprit quelque couleurs depuis la veille. Mais cette constatation ne me suffisait guère pour totalement me détendre. Je me penche au-dessus son visage et prend son pou. Se fut avec un profond soulagement que je constatais qu'il battait à un rythme régulier. Son état semblait s'être stabilisé et il ne devait plus tarder à se réveiller à en juger par les mouvements de ses paupières closes.
Voyant qu'il ne risquait plus rien, je sortis discrètement de la chambre à pas de loup jusqu'à la cuisine. Après toutes ces émotions, le pauvre sera affamé à son réveil. Son organisme a dû énormément travailler pour le maintenir en vie tout au long de la nuit et ne demandera qu'à combler ses dépenses.
Il me semblait revenir à moi petit à petit, et à retrouver l'usage de mes sens comme au réveil d'un long coma. Je sentais un vent léger sur mon visage, la sensation était vraiment agréable. J'étais allongé et ressentais un poids tout le long de mon corps, une couverture sans doute, je devais être dans un lit. J'entrouvris doucement les yeux mais la clarté qui provenait sur ma gauche était bien trop éblouissante. Je les refermais pour les rouvrir plus lentement cette fois-ci. J'apercevais un plafond blanc avec un petit lustre en bois clair en son centre. Je déportais alors mon regard vers la droite pour le poser une commode, une armoire et une table de chevet faites dans le même bois clair. Je ressentais une nouvelle fois cette brise légère et détourna mes yeux vers sa provenance. Une large baie vitrée légèrement entrouverte laissait un vent frais à senteur d'écume de mer envahir la pièce.
Après quelque instants, j'entrepris de me lever mais à peine ai-je soulevé un temps soit peu mon torse qu'une décharge me traversa le corps. Je retombais lourdement sur l'oreiller moelleux. Alors que les étoiles devant mes yeux s'estompaient peu à peu, à l'aide de ma main je touchais mon flan où je pouvais sentir des bandes de tissus serrées.
Je décidais de refaire une tentative et me de tourner délicatement sur le coté gauche pour me redresser afin de m'asseoir sur le bord du lit. Je pouvais alors constater que ma cheville droite aussi avait été bandée.
« C'est vrai qu'elle me lançait un peu. »
Je me mis sur mes pieds et me dirigeais vers la terrasse uniquement vêtu de mon caleçon noir . En ouvrant les vitres, je fus subjugué par ce que je vis. La mer azure bordée par le sable blanc était baignée par les doux rayons du soleil matinal. Les vagues venant s'écraser délicatement sur le sable procuraient une mélodie apaisante. Pas un nuage ne venait rompre ce magnifique tableau, par cette quiétude on n'aurait pu croire qu'une violente tempête ait eu lieu la veille. Tout semblait calme et paisible et, les quelques palmiers baignant dans l'eau salée ajoutaient le détail final à ce fabuleux spectacle.
« Quelle ironie. Je devrai être mort et pourtant j'ai l'impression de me réveiller au paradis. La vie est vraiment bizarre. »
Sur la terrasse je pouvais remarquer que des vêtements étaient posés su la balustrade. C'est en m'approchant que je les reconnu. Mon pantalon noir et mon T-shit blanc séchaient sous les rayons chaux de ce soleil d'été. Je les pris pour me revêtir délicatement en faisant bien attention à mon flanc et ma cheville, ce qui n'était pas chose facile. Je revins alors dans la chambre à coucher et pouvais sentir une délicieuse odeur de café moulue. Je me dirigeais alors dans le couloir et vit sur la droite des escaliers en bois que j'entrepris de descendre. Arrivé en bas, je me trouvais dans le hall de la maison. Sur ma droite, je pouvais voir le salon. Il y avait une table rectangulaire au centre entourée d'une chaise de chaque cotés. A gauche des canapés en cuir noir disposés en U autour d'une petite table basse en verre où reposait un petit vase avec une tige d'orchidée blanche. Tout ceci devant, un écran plat de taille moyenne encré dans le mur blanc. A droite de la table je pouvais distinguer une bibliothèque et une petite commode. Quelques plantes vertes étaient posées ici et là et les rideaux blancs des fenêtres volaient gracieusement au grés du vent.
« La maîtresse de maison a assez bon goût. »
J'entendis des bruits sourds provenant de derrière moi. Je me retourne et distinguais une porte entrouverte d'où s'échappait l'odeur de café. Je l'ouvris délicatement sans aucun bruit et aperçu une personne qui me tournait le dos, une longue chevelure aussi bleu que la Méditerranée descendant jusqu'aux reins.
Le petit déjeuner était prêt, si notre jeune rescapé était réveillé je n'aurais qu'à le lui apporter dans la chambre. Je me retournais en portant la cafetière pour remplir les tasses que j'ai posé sur la table derrière moi. Se fut avec surprise que j'aperçu devant moi la personne qu'il y a quelques minutes encore était plongée dans un profond sommeil. La surprise passée, autant commencer la discussion dès maintenant.
« Bonjour. »
« Oh…euh, oui bonjour monsieur. »
« Est-ce que tu sens mieux ? »
« Oui…oui, merci beaucoup. »
« Assis-toi voyons, tu vas t'épuiser à rester debout comme çà. » dis-je doucement
« Merci. »
Notre jeune naufragé tira la chaise devant lui et s'assit doucement pour ne pas trop réveiller la douleur qui le tiraillait sur son flan depuis un moment. Kanon, fit de même en face de lui en disposant ce qu'il avait préparé: œufs sur le plat, croissants, brioches, pains grillés, confitures…
« Je suppose que tu as faim ? »
« Un petit peu en effet. »
Pour prouver ses dires, le ventre de notre jeune homme cria bruyamment famine, ce qui fit sourire notre gémeaux.
« Vas-y tu peux manger autant que tu veux, après tout c'est normal que tu ais faim après ce qu'il t'est arrivé. »
« Merci, c'est vraiment gentil. »
« Mais de rien. »
Le petit déjeuner se passa dans le silence et seul le bruit des cuillères et des tasses venait troubler cette tranquillité. Alors que chacun finissait de manger une tension commençait à s'installer entre les deux protagonistes. Kanon ne désirait pas pousser le jeune homme à lui raconter ce qui s'était passé la nuit dernière. Il n'appréciait pas qu'on le questionne sur sa vie privée alors il ne le fait pas avec les autres. Tout au long du petit déjeuner, il avait eu le temps de détailler un peu plus du coin de l'œil la personne qu'il avait hébergé. C'était un beau jeune homme, grand, à la peau délicatement bronzée, musclé semblait-il. Ses cheveux légèrement bouclés lui tombaient au milieu du dos et deux longues mèches venaient encadrer son visage fin mais puissant. Il avait des lèvres fines, un petit nez droit et un regard bleu-vert à hypnotiser n'importe qui.
« C'est vraiment un très beau jeune homme. » pensait Kanon.
Ce que ne savait notre hôte c'est qu'il fut lui même objet à observation de la part de notre adonis. Il avait su le dévisager depuis le début de son entrée dans la cuisine. Quand il l'avait aperçu de dos, il avait noté sa puissante carrure, ses épaules carrés, sa taille fine et, ses jambes interminables. Rien que de dos son hôte dégageait une puissance et un charisme hors du commun. Mais ce ne fut que lorsqu'il se retourna que notre éphèbe fut des plus agréablement surpris. L'homme devant lui apparaissait plus vieux que lui mais sa beauté allez bien au-delà de ce détail. Il avait un torse musclé dont on pouvait distinguer la musculature à travers son T-shirt bleu marine moulant. Son menton était puissant, ses lèvres gourmandes et avait des yeux aussi bleu que les fonds marins. De quoi faire jalouser Apollon lui-même. Se fut subjugué par une telle apparition qu'il avait été décontenancé quand cette beauté l'avait salué un peu plus tôt.
« C'est vraiment un très bel homme. » pensa notre adonis
Après ces observations qui restèrent discrètes pour chacun d'entre eux c'est notre jeune éphèbe qui se décida de lancer la conversation.
« Je suppose que je vous dois la vie. »
« Tu sais, si ce n'était pas moi quelqu'un d'autre l'aurait fait. »
« Malgré tout, vous m'avez sauvé, soigné et maintenant nourri je ne sais comment vous exprimer toute ma gratitude. »
« J'accepte ta gratitude, mais je te demanderais une seule chose. »
« Laquelle ? »
« Cesse de me vouvoyer et de m'appeler « monsieur » je ne suis pas si vieux tu sais, et puis nous sommes sous le même toit désormais alors, autant devenir amis quand dis-tu ? »
« Ca serait avec plaisir mons…euh…Au fait, je ne me suis pas présenté, je m'appelle Milo, je suis Grec. » dit Milo avec un sourire.
« Moi c'est Kanon je suis grec aussi, enchanté Milo. Dis-moi est-ce que ta blessure et ta cheville te font mal ? »
« Oh, ça me lance de temps en temps mais sinon çà va. »
« Très bien je te referais un bandage après le déjeuner. Veux-tu qu'on se balade un peu ? çà te feras du bien de prendre l'air je crois. » proposa Kanon.
« D'accord. »
Kanon et Milo sortirent alors de la maison par l'avant. Arrivé au bord de l'eau Kanon enleva ses chaussures pour baigner ses pieds dans l'eau fraîche et, Milo fit de même en prenant garde à ne pas mouiller son bandage à la cheville.
« Tu vis ici avec ton épouse ? »
« Non, je suis ne suis pas marié, mais je peux comprendre ton interrogation, une maison telle que la mienne dans un endroit aussi isolé, il est normal de s'interroger. Je ne suis pas de ceux qui à proprement parler recherchent l'amour mais s'il devait arrivé un jour alors çà arrivera… »
« Ah. »
« Et toi ? »
« Moi ? Oh non, je suis pas du tout casé, j'ai toujours été seul pour diverses raisons alors…certes j'ai eu quelque aventures mais rien de bien sérieux, mais comme toi je ne désespère pas de trouver un peu de réconfort. »
« Tu as eu des relations avec des hommes ? » demanda Kanon curieux.
« Des deux bords en fait. Pourquoi ? çà te gène ? » dit Milo un peu sur la défensive.
« Non, pas le moins du monde çà m'est arrivé aussi alors je suis mal placé pour te juger. »
« … »
« … »
« Tu sais… » commença Kanon. «… j'ai acheté cette île il y a deux ans pour m'isoler un peu du reste du monde, mais si tu le souhaites….tu peux rester ici autant que tu le voudras. » proposa Kanon hésitant.
« Vraiment ?! » s'exclama Milo surpris. « Mais, enfin, tu me sauves et m'offres un toit ; non j'peux pas accepter. »
« C'est moi qui te le demande, et puis tu sais ce n'est qu'une proposition tu es libre de refuser. L'île et la maison sont assez grandes pour deux. Réfléchit un peu et tu me donneras ta réponse. »
« Euh… » Dit Milo en baissant le regard comme pour réfléchir. « Bon…je vais y réfléchir. »
« Bien. Viens je vais te montrer quelque chose »
Nos deux jeunes gens remirent leurs chaussures pour se diriger derrière la propriété. Milo put y découvrir un immense jardin avec piscine couverte avec transats et parasols avec un peu plus loin un petit potager.
« C'est très impressionnant ! Mais pourquoi avoir fait une piscine ? Tu as la mer juste en face de chez toi ? » demanda Milo intrigué.
« La mer est un peu mon élément c'est vrai, mais je voulais changer un petit peu de temps en temps. Au bout d'un moment on se lasse de tout même des choses que l'on l'apprécie beaucoup. »
« Tu avais peur de te laisser pousser des nageoires ? »
« Ah ah ah, peut-être oui. » dit Kanon en souriant.
C'est en riant de bon cœur que les deux nouveaux amis s'en allèrent vers le potager. Tout y était : tomates, courgettes, carottes, choux, salades, radis, fraises, pommiers, abricotiers…une véritable petite exploitation miniature.
« Pourquoi ce potager ? »
« Ca m'occupe. Tu sais, quand on décide de vivre reclus du monde il faut s'attendre à vivre un peu en autarcie et à passer le temps. » expliqua Kanon.
« Et pour la viande et le poisson ? »
« J'ai un bateau à moteur pas loin, je le prends et me rends à terre pour faire les provisions nécessaire. Surtout pour la viande en fait, la mer m'offre ce qui faut environ pour le reste, comme les crustacés par exemple. »
« Je vois. »
« D'ailleurs en parlant de nourriture, il est bientôt l'heure de manger. Est-ce que çà te dis du bœuf en sauce avec petits légumes ? »
« J'en ai déjà l'eau à la bouche. »
Kanon prit alors les légumes nécessaires, et ils se rendirent tous deux par la porte de derrière qui conduisait au couloir donnant accès au hall d'entrée. De nouveau dans la cuisine, ils préparèrent le repas, qu'ils dégustèrent avec appétit tout en rigolant comme de vieux amis.
Après avoir tout disposé dans le lave-vaisselle, Kanon demanda à Milo de s'installer sur le canapé du salon le temps qu'il aille chercher de quoi changer ses bandages. Deux minutes plus tard, il revint avec la trousse de secours près de son nouvel (et séduisant) camarade. Milo enleva son T-shirt pour que Kanon puisse enlever son bandage sur le flan. Une fois retiré, Milo put constater à quel point il avait du être blessé et avec quelle précision il avait été guéri.
« Wouahh ! C'est toi qui a recousu ma plaie comme çà ? » s'exclama Milo admiratif.
« Il aurait été difficile qu'il en soit autrement. » dit Kanon amusé
« C'est vrai, question stupide pour réponse stupide. » rétorqua Milo.
« J'ai dû te la recoudre, elle était bien trop profonde pour cicatriser normalement. »
« Qu'est-ce que c'est que cette mixture verte ? » dit Milo en montrant du doigt une pâte verdâtre sur son ancien bandage.
« C'est un mélange fait à base de plantes médicinales que je trouve sur l'île, elles ont des capacités de cicatrisation étonnantes. »
« Je suppose que tu les a trouvé à partir des livres de ta bibliothèque. »
« Exactement cher Watson. »
Kanon refit une autre mixture, pour la déposer avec précaution sur la plaie presque entièrement cicatrisée. Ses doigts étaient longs et chauds pensa Milo qui ne bougea pas d'un cil lorsque Kanon commença ses soins. Il n'appuya pourtant pas beaucoup, mais la sensation de sentir les doigts de Kanon sur lui fit monter une décharge dans la colonne vertébrale et des frissons de bien-être.
« Tu trembles ? Tu veux que je fermes la fenêtre ? » demanda Kanon qui avait suspendu ses gestes.
« Non, non, non, t'en fais pas, continue. » dit Milo en essayant de masquer son trouble.
Kanon n'en fit pas plus attention tout au long de son traitement. Il avait pu constater de lui-même à quel point Milo pouvait être bien proportionné. Une peau délicieusement hâlée par le soleil de Grèce, un ventre plat aux abdominaux parfaitement bien dessinés, un torse puissant où quelques gouttes de sueur perlaient pour couler délicatement sur la peau dorée. Tout de l'étoffe d'un véritable mannequin.
« Qu'est-ce qui me prends ?! » pensa t-il tout en remuant la tête.
Kanon essaya alors de se concentrer sur sa tâche alors que Milo l'interrompit.
« C'est ton frère ? » demanda Milo en pointant du doigt le seul cadre accroché au mur.
« Oui, c'est Saga mon jumeau. » répondit Knaon.
« Vous vous ressemblez beaucoup. » observa le grec.
« On nous le dit souvent. »
« Mais vous avez pourtant quelque chose de différent. »
« Ah oui ? » dit Kanon intrigué.
« Oui….çà se lit dans votre regard. » répondit Milo en plongeant le sien dans celui du grec avec un sourire à faire fondre.
Kanon et Milo revinrent subitement à la réalité, leurs regards s'accrochant véritablement trop. Ils détournèrent les yeux en rougissant légèrement sans qu'aucun ne le voit.
Après que les soins soient achevés, Kanon et Milo décidèrent de sortir et de se balader le long de la plage pour digérer leur repas. Ils arrivèrent là où Kanon avait amarré son bateau à moteur. Ils montèrent à bord pour que Milo puissent le voir de plus près.
« Il est vraiment magnifique. »
« Un ami de mon frère m'a fait une offre que j'ai pas pu refuser. »
« Tu as fait un très bon choix, j'ai aussi remarqué que tu savais décoré ta maison avec goût. »
« Merci du compliment. »
« C'était sincère. »
A la fin de la visite, nos deux Apollon retournèrent à la maison tandis que le soleil déclinait à l'horizon. Milo tourna furtivement la tête en direction de son voisin. Kanon ayant le coucher de soleil derrière lui offrait un tableau des plus agréables. Les dégradés orangés dessinaient à la perfection son profil droit. Ses cheveux collant au visage, son nez droit, ses joues doucement rosées, ses lèvres pulpeuses…Inconsciemment Milo passa sa langue sur ses lèvres devenues subitement très sèches. Kanon était l'image même de la virilité.
Kanon non plus ne semblait pas rester insensible à la beauté naturelle et à la gentillesse de son nouveau compagnon. Sa douceur et sa fragilité actuelle le rendait très attirant. Mais par ses convictions il ignorait encore tout de l'impact de sa rencontre avec Milo.
De retour à la maison, ils mangèrent les restes du midi devant un film d'action diffusé sur le câble. Le dîner se déroula en silence, la journée fut épuisante et aucun des deux ne souhaitaient rompre cette quiétude. A la fin du film, ils rangèrent la vaisselle et montèrent à l'étage. Kanon lui indiqua la chambre d'ami située juste après la salle de bain. Il y changea les draps, et apporta de nouveaux oreillers. Cela fait, il souhaita une bonne nuit à Milo qui le lui rendit.
Chacun dans leur chambre, ils ne trouvèrent immédiatement le sommeil. Ils se remémorèrent les instants passés ensemble tout en essayant de comprendre ce tourbillon qui se formait et s'intensifiait un peu plus dans leurs têtes, et dans leurs cœurs.
Alors verdict ???
(1) phrases inspirées de « ne t'en vas pas » de Lynda Lemay
