Auteur : re moua
Note : merci pour Les reviews et j'espère bientôt les autres ( le tit bouton en bas a gauche ).
Note 2 : j'ai une nouvelle a vous annoncer, le clafoutis c'est vachement clafoutant et heu… voilà donc c'est la suite et je sais plus ce que je voulais dire mais c'est pas grave.. merci d'avoir lu au moins jusqu' ici .
Note 3 : désolé j'ai été un peu longue mais j'ai posté l'autre chapitre de « et là c'est le drame « voilà donc pour ce que ça intéresse merci et review ?
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Maëllia regarda Bill avec un regard aigu, presque félin, ses yeux gris brillaient d'un éclat amusé.
« - et qu'est ce qui t'as le plus marqué dans notre rencontre ?demanda t elle.
« - tu veux vraiment le savoir ?
« - pourquoi pas ?
« - je me demandais comment tu avais que j'étais triste.
Elle fronça les sourcils, et pris une brioche au sucre.
« - je pense que tu l'es toujours, triste. Et puis il y avait plein d'enfants dans le château, mais jamais tu n'es venue jouer avec nous. Je t'ai observé en coins des jours durant, pendant que ma mère travaillait. Avant qu'elle ne meurt.
Elle se tut et laissa son regard vagabonder dans cette chambre luxueuse, qu'elle n'aurait jamais. Bill le savait, il savait beaucoup plus de chose sur elle quelle n'en saurait jamais sur lui. Quoi que, en y réfléchissant bien, c'était peut être la seule personne à ne pas lui demander d'être ce qu'il n'était pas. C'était la seule personne à lui tenir tête, elle avait refuser nombre de ses cadeaux. Le jeune prince avait pourtant essayer de lui payer des habits et d'autres choses, mais elle avait toujours refusé, elle ne voulait pas de la pitié des autres. C'était une jeune fille droite et raisonnable qui survivait comme elle pouvait dans le monde extérieur. Elle travaillait comme cuisinière au château et comme caissière dans la ville la plus proche, en plus de cela elle était une élève brillante. Bill en était presque jaloux, mais il jubilait car il était le seule à la posséder, elle lui appartenait, puisque tout ce qui entraient dans le château était SA propriété. Un sourire en coins se dessina sur ses lèvres, ça n'échappa pas à Maëllia.
« - tu sais je me souviens d'autre chose dans notre rencontre, dit elle.
« - quoi ? demanda Bill en haussant un sourcil.
« - tu ne m'as jamais battu à la course !
Bill la regarda d'un air d'autoroute, mais n'ajouta rien. Elle avait raison, il était à peu prés aussi sportif qu'une tranche de jambon. Maëllia eut un rire amusée et lui tira la langue, puis elle redevint sérieuse.
« - je me souviens surtout d'une de nos conversations. C'est assez confus dans mon esprit, mais je crois qu'a cette époque nous étions frère et sœur non ? demanda t elle
Bill ne répondit pas, dans sa tête les évènements se succédaient comme la trame d'un film que l'on aurait pas vu depuis des années.
Bill était assis sur son grand lit. Il s'ennuyait. Il n'avait rien à faire,à part regarder le personnel travailler quelque part dans l'immensité de sa propriété. La porte s'ouvrit. Une tête brune passa par l'entrebâillement. C'était une petite fille, elle ne devait avoir guères plus de 5ans. Il la connaissait, c'était la fille de sa femme de chambre. Et, c'était aussi sa seule visiteuse. Ô bien sûre, elle n'avait pas le droit d'être là, mais ce n'était pas les interdictions qui gênait cette petite tornade à tresses. Elle se jeta sur le lit juste à côté du jeune prince.
« - tu n'as pas le droit d'être ici.
Lui signala t il sans même lui dire bonjour. Pour toute réponse la fillette lui tira la langue dans une magnifique grimace, tordant son jolie visage. Bill la regarda sourcillant légèrement. Puis la petite fille eut un sourire mauvais et sorti de sa poche un petit sac.
« - qu'est ce que c'est ? demanda le petit garçon avec curiosité.
« - secreeeeet ! ! Mais si tu es gentille et que tu me fais une promesse tu pourras regarder !répondit elle avec un grand sourire.
« - ok ! c'est quoi la promesse ?
La petite fille ne répondit pas. Elle saisie Bill par le bras et l'entraînant dans une course folle dans les couloirs. Ils évitèrent quelques domestiques, faillirent renverser plusieurs vases d'une valeur inestimable. Ils coururent sans s'arrêter jusqu'au grand cerisier dont les branches étaient nues en cette saison.
« - Maëllia ! A quoi tu joues ! ! ? ? ? cria l'enfant en suivant son amie dans la cime de l'arbre.
« - je joues à rien ! !
Puis elle se retourna vivement, manquant de le faire tomber. Elle le dévisagea de ses grands yeux gris perçants.
« - est ce que tu veux être mon frère ?
Il faillit s'étrangler en entendant ce que venait de dire la petite fille. Elle le regardait gravement sans sourciller. Bill ne savait pas quoi faire ni quoi répondre. C'était quoi au juste cette question ? Une question piège pour qu'elle aussi elle l'abandonne.
« - Alors ? demanda t elle.
« - Pourquoi, tu veux que je soit ton frère ! ? C'est pour pouvoir m'abandonner si je dis non ?répondit il sur la défensive.
« - Non. C'étais juste parce que je voulais que tu sois mon frère, comme ça tu aurais une maman, ma maman elle accepterais d'avoir un fils. Répondit la fillette surprise.
« -Pff, personne ne voudrait d'un fils comme moi…grogna Bill en se recroquevillant sur lui même.
« -T'as raison ! Ma maman elle aime pas les gens triste !
« - TU VOIS ! s'exclama t'il
Maëllia leva les yeux au ciel, comme l'aurait fait une adulte.
« - Mais nooon ! ! ! je veux dire que si tu souriais un peu, elle serait d'accord ! ! !
Bill la regarda sans savoir quoi dire.
« - mais… mais je ne sais pas sourire…
Finit il par lâcher dépit. Ce fut au tour de Maëllia d'être surprise.
«- Mais bien sûr que si tu sais sourire ! il suffit que tu essayes !
Bill la regarda, et tenta vainement de faire un sourire. Sa tentative se solda par une drôle de grimasse qui amusa silencieusement la fillette perchée plus haut. Les épaules du petit garçon s'affaissèrent de désarroi.
« - tu vois.. j'y arrive pas…
« - c'est pas difficile pourtant.
La petite fille sauta dans l'herbe humide, immédiatement suivit par le petit garçon. A peine eut il touché le sol que la fillette se jeta sur lui pour lui faire subir la torture des chatouille. L'effet fut immédiat, Bill éclata de rire. Les deux enfants jouèrent pendant encore de longues heures maculant leurs habits de boue. Quelque part derrière une haute fenêtre de l'imposante demeure, Wilfried Kaulitz observait son fils, tel un gigantesque rapace prêt à fondre sur sa proie…
Les jours et les semaines passèrent. Bill attendait impatiemment chacune des visites de la petite Maëllia. Mais un jour elle ne vint pas. Le petit garçon attendit longtemps mais la porte resta désespérément close. Les jours passèrent et Maëllia ne revint pas. Bill pensa qu'elle l'avait abandonné. Il pensa qu'elle était partie sans même lui dire au revoir comme son jumeau et comme sa mère. Un jour une femme de chambre passa et il lui demanda où était Maëllia. La femme baissa les yeux, et répondit d'une voix blanche que la mère de la petite était morte il y avait de cela 2 mois et que la fillette ne reviendrait pas au château avant quelques mois. Bill se sentit alors très seul, comme jamais auparavant. Quand elle reviendrai elle n'aurai plus le droit de partir… Il s'en fit la muette promesse.
« - Tu ne m'a jamais dit ni montré se que contenait le sac. Déclara le Bill de 17ans. L'adolescente eut un léger sourire et répondit :
« -rien.
« - quoi rien ? questionna le jeune homme intrigué.
« - il n'y avait rien dans le sac…
Bill ne répondit pas il se contenta d'observer son amie dont les yeux translucides brillaient d'une lueur amusée. Il secoua la tête et replongea son nez dans son bol de café. La porte s'ouvrit et une domestique entra la tête baissée.
« - Majesté, le styliste pour la fête de ce soir vous attends.
« - ouais, ouais. Je finis de déjeuner et j'arrive…
La domestique partit en refermant la porte sans un bruit derrière elle. Maëllia regarda un moment la porte les yeux dans le vide. Puis elle se retourna vers Bill qui venait de poser son bol de café.
« - Le bal de qui ? demanda la jeune fille en posa sa tête dans le creux de sa main, ses longs cheveux noirs retombèrent autour de son visage pale.
« - La princesse Nymphadora.
« - Ca n'a pas l'air de t'enchanter ?
« - disont, que si mon très chère père décide de m'emmener à ce dîner de charité c'est pour me trouver une fiancée. Tu vois le genre cageot bourrée de fric…
« - je compatis pleinement à ton malheur… c'est teeellement désagréable d'avoir de l'argent et de manger du caviar avec tout le gratin de la haute… soupira la jeune fille avec air faussement désolé.
« - c'est ça moque toi… mais moi je veux pas y aller parce que…
« - tu es gay… je sais.
Bill faillit s'étrangler. il la regarda avec des yeux exorbités…
« - ne me demande pas comment j'ai su… n'importe quel mec succombe à mon charme naturel… sauf toi. Donc tu es gay en plus dés que je parle de mec ça t'intéresse plus, que si je parle de filles… même si elles son bonnes.
« - quel orgueil.
« - tu t'es regardé !
Bill se leca et se saisit d'un coussin. Le projectile n'atteint pas sa cible. Le jeune homme avait oublié que son amie avait vécue dans la rue et savait se battra, chose que lui n'avais jamais fait… Maëllia attrapa l'oreillers au vol et l'envoya dans la figure de l'adolescent qui ne dut son salut qu'au don de l'adolescente pour viser. La bataille fit rage durant 10 longues minutes. La porte s'ouvrit de nouveau et la haute silhouette de M. Kaulitz se dessina dans l'embrasure de la porte. Les deux adolescent cessèrent de jouer immédiatement.
« - Bill votre styliste vous attends depuis presque une demie heure je vous prierez de le rejoindre sur le champ. Quand à vous mademoiselle vous n'êtes pas autoriser à être dans cette pièce sans mon autorisation.
La jeune fille baissa la tête, Bill voulu ajouter quelque chose mais Maëllia le fit taire d'un geste discret de la main. « 14 heure sous le cerisier » lui murmura t elle avant de disparaître dans le couloir. Bill regarda son père furieux et disparu à son tour dans le couloir mais dans la direction opposée de son amie. Wilfried resta seule dans la chambre de son fils qui ressemblais plus à un cercueil qu'à la chambre d'un adolescent.
A suivre…
