Et voilà le tant attendu (une journée entière!) chapitre VI!!!! une nuit hors du commun... arf, d'accord, je me tais! en tout cas, j'espère que vous allez aimer, je me suis bien amusée à écrire ce truc... mais sinon, dites le moi aussi...
Chapitre VI
Ou comment subir positivement les conséquences de ses actes
-Bon, et si vous m'expliquiez ce que vous faites dans ma chambre à une heure et demie du matin ?
-Attendez un instant. Pourquoi n'étiez-vous pas dans votre chambre à une heure et demie du matin ?
Euh, Tybalt, je ne crois pas que ce soit le bon moment pour la ramener.
-Jeune homme, il me semble que c'est vous qui êtes en tort, dans cette histoire. Alors si vous ne me donnez pas immédiatement une bonne raison de votre présence ici, je me verrai obligé de vous mettre en retenue. Une nouvelle fois. Voire d'en parler au directeur…
-Professeur, nous voulions vous parler du cours sur les accrocheurs nyctalopes que vous nous avez fait tout à l'heure. Enfin, hier matin.
-Et… pourquoi à une heure et demie du matin ?
-À vrai dire, nous aurions aimé partir en excursion d'observation cette nuit. Mais nous n'avions pas bien compris comment les débusquer.
Itulbo, je t'aime.
-Eh bien, je vais venir avec vous ! Comme ça, nous aurons tout le loisir de bavarder par la même occasion. Je veux connaître mes élèves un peu plus personnellement.
Non. Mauvaise idée.
-Bon, eh bien, allez chercher vos affaires, je me prépare également de mon côté.
Nous sortons de sa chambre en essayant de cacher nos airs horrifiés.
-Tybalt ?
-Oui Cassie?
-Dans quoi est-ce qu'on s'est fourrés ? On en a pour toute la nuit à courir après une espèce de singe.
-Ouais. Avec Morlaix collé aux basques, en plus.
-On peut toujours essayer de le perdre dans la Forêt Interdite, non ?
-On peut essayer, mais tu vois, je ne pense pas que ça va marcher. Parce qu'à mon avis, s'il a voulu venir avec nous, c'est qu'il nous a pas complètement crus.
-Je m'en doute. En plus, la semaine dernière, pour le premier cours, j'ai donné l'impression d'être une fouteuse de merde, alors…
-Cassie, tu nous l'as raconté une dizaine de fois, déjà. Et évite les grossièretés, s'il te plaît.
-Oups, pardon. Tiens, Itulbo, à propos, pourquoi tu ne nous as pas prévenu qu'il arrivait ?
-Parce qu'il n'est pas arrivé.
-Comment ça ?Je suis certaine qu'il n'était pas là quand on est entrés.
-Mmmmmh… En tout cas, il n'est pas entré par la porte.
-Bon, il faudra qu'on éclaircisse ça. On se retrouve ici dans dix minutes ?
-Yep.
Je remonte dans mon dortoir, griffonne un mot d'explication pour les filles, au cas où elles se réveilleraient, et redescends.
-Vous êtes déjà là ?
-Tu crois quoi ? On a pas besoin de se remaquiller, nous.
-Très drôle, Tybalt. Vous avez compris pourquoi on ne l'a pas vu entrer ?
-On a deux hypothèses. Fenêtre ou passage secret.
-Mouais. Je penche plutôt pour le passage secret. Il n'a pas l'air spécialement sportif, et je ne vois pas quel besoin il pourrait avoir de passer par la fenêtre.
-Bon. Alors il faudrait trouver le passage secret et savoir où il mène.
-On s'en fout, non ?
-Non. Je veux savoir ce qu'il fait hors de sa chambre à une heure pareille.
-Ok, mais on s'en occupera plus tard. Là, il faut qu'on trouve le moyen de lui faire tomber au moins une branche morte sur la figure.
-Je propose un sort de pourriture accélérée par les vers. C'est encore plus dégueu, parce que ça grouille.
-Tu le maîtrise, ce sort ?
-Je me suis entraîné tout l'été sur les poutres de la maison du voisin.
-Bon, ok. Dis donc, Itulbo, tu pourrais pas parler un peu ? parce que là, on a un peu l'impression de trimbaler un cadavre.
-Ah bon…
-D'accord, laisse tomber.
-Ah, vous voilà, jeunes gens.
-On peut y aller, alors. Je vais vous montrer comment on trouve les nids favoris des accrocheurs.
-Super !
Tybalt, élu maître incontesté du fayotage cette année. Enfin bon, il faut avouer que c'est quand même assez grillé. D'après l'air narquois du prof.
-Très bien, suivez- moi.
Nous nous retrouvons donc à suivre cette ordure, en essayant toutefois de garder une distance de sécurité suffisante, vers la Forêt Interdite.
-Bon, alors jeunes gens, je tiens à préciser que vous n'êtes pas sous ma responsabilité cette nuit. Donc, je ne peux être considéré que comme témoin s'il vous arrive quoi que ce soit.
-C'est ça, défile-toi, espèce de lâche. Et ça se dit professeur de Défense Contre les Forces du Mal… marmonne Tybalt
-C'est pas à nous qu'il faut le dire. Si on est morts, on ne pourra rien dire pour votre défense.
-Excusez-moi, interviens-je, mais on est bien en train de se préparer à chasser l'accrocheur nyctalope ? Alors, d'accord c'est dans la Fi, mais de là à rédiger son testament…
-Vous avez raison, jeune fille, ; Allons-y.
Au bout de cinq cents mètres de promenade dans la Forêt Interdite, Morlaix décide enfin de s'arrêter.
-Voyez vous, jeunes gens, cette racine surélevée indique clairement la présence d'une famille d'accrocheurs.
-Et comment on la différencie d'une autre racine surélevée ? demande Tybalt, dubitatif.
-Eh bien… l'expérience, je suppose. Mais ne vous en faites pas, ça viendra.
-Ah, je suis rassuré, alors. Et pour le voir, on fait comment ?
-On attend. Nous allons donc nous assoire et attendre.
Commence alors une longue attente. Il est actuellement deux et quart. Personne ne sait quoi dire, alors il y a une espèce de gros silence pesant ponctué du craquement des branches. Tybalt ne peut même pas lancer son sort, puisqu'il fait face à Morlaix et que le rayon lumineux se détacherait trop dans la nuit.
-Ah, jeunes gens, dit au bout de trois quarts d'heure le professeur, ne voudriez-vous pas aller chercher, dans ma chambre, le sac à dos qui est posé sur mon bureau ? Non, jeune fille, vous, vous restez ici, ajoute-t'il en voyant que je me lève. Je voudrais être sûr que ces jeunes gens reviennent
Tybalt et Itulbo s'éloignent donc, en me laissant seule avec cet espèce de con.
-J'ai une question à vous poser, jeune fille, dit-il en venant squatter MA racine.
-Posez la.
-Vous êtes toujours aussi impertinente. Vous m'en voulez ?
-Mais non, voyons ! J'ai juste passé trois heures à ranger des flacons et des éprouvettes par ordre de taille ; Pour devoir tout recommencer quand le Professeur Laurrens est arrivé, il trouve qu'il faut les ranger par catégories.
-Excusez- moi. C'est vrai que j'aurais dû me renseigner.
-Vous pensez ?
-Bon, je vous la pose, cette question ?
-Je vous ai déjà dit oui.
-Que faisiez-vous dans ma chambre, tout à l'heure ?
-On vous l'a déjà dit. On vous cherchait.
-Je voudrais connaître la vérité ;
-Si vous ne nous croyez pas, pourquoi avez-vous envoyé les jumeaux dans votre chambre en toute confiance ?
-Parce que je voulais vous parler. En seul à seule…
Je n'aime pas du tout le tour que prend cette conversation.
-Mademoiselle Cassandra Lewis…
Naon ! Je déteste mon prénom, alors avec en plus un ignoble accent par dessus… En plus, j'ai très peur de ce qu'il va dire après.
-Voulez-vous…
Arg !
-… me dire ce que vous pensez de moi. Franchement.
C'est quoi, cette question ?
-De quoi vous parlez ?
-Je voudrais un point de vue féminin sur le sujet.
Et voilà, j'avais raison, ce mec est un pervers en puissance. Tybalt, Itulbo, au secours, revenez !
-Euh… vous voulez dire physiquement ?
-Physiquement, et aussi en tant que professeur et qu'être humain.
Bon. On va essayer de le mettre de notre côté. Fayottons, fayottons.
-Eh bien… du point de vue physique, vous avez la jeunesse pour vous, vous êtes plutôt avenant… et euh… vous avez le nez droit.
Qu'est ce que je peux déblatérer comme conneries, moi ! Il est trois heures et quart du matin, je suis assise sur une racine dans la Forêt Interdite à draguer u prof lubrique et bouffeur d'escargots. Mai comment est-ce que j'en suis arrivée là ?
-Très bien très bien. Et du point de vue mental ?
-Hum… Eh bien, en tant que professeur, vous êtes… sévère. Mais c'est pas plus mal, cela dit. Par contre, en tant qu'être humain…
J'ai vachement envie de lui dire qu'il est qu'une raclure, quand même. Retiens toi, Cassie, les mecs ne vont plus tarder…normalement.
-En tant qu'être humain, vous êtes un peu dur. Par exemple, accuser Julie de se teindre les cheveux dès le premier cours, c'était parfaitement injustifié.
-Oui, peut-être…
Un grand silence s'installe. Wouhou, les mecs, vous faites quoi ?
-Professeur ?
-Oui ?
-Si je peux me permettre, pourquoi vous fallait-il un point de vue féminin ?
-C'est assez personnel, comme question. Mais je suppose que vous vous doutez de la réponse, non ?
-Vous voulez séduire quelqu'un en particulier ?
-Que feriez-vous si je vous répondais vous ?
Au secours ! Itulbo ! Tybalt !Je me fais ouvertement draguer par un mec de quinze ans d plus que moi ! Qui, de plus, me répugne au plus haut point. Ne paniquons pas, ne paniquons pas.
-C'est une bonne question. Heureusement que vous ne me la posez pas, je n'aurais pas su comment réagir.
Deuxième gros silence. Bon, ok, c'était débile, comme réponse. Mais vous auriez fait quoi, à ma place ?
-Coucou ! Nous voilà de retour ! Dites donc, professeur, je ne sais pas ce qu'il y a dans ce sac, mais c'est vachement lourd.
Tybalt, mon sauveur.
-Eh bien, jeunes gens, donnez-le-moi.
Et de sortir du sac quatre paires de lunettes à infrarouge.
-Mais c'est moldu, ces trucs-là, dit Tybalt avec une moue dégouttée, avant de se reprendre en voyant l'air assassin de son frère. Ça m'intéresse beaucoup, en ce moment. Je peux voir ?
-Mais bien sûr. D'ailleurs, jeunes gens, prenez en chacun une paire.
La nuit va encore être très longue…
N'hésitez pas à envoyer une review, c'est vraiment pas dur.
