Je suis désolée pour le retard... J'étais juste partie en vacances.

Mais j'espère que le chapitre va vous plaire... Merci à ceux qui reviewent... Mais pour les gens qui mettent en review alert, si vous pouviez au moins mettre une review tout les deux, trois chapitres... Comme c'est notre seul moyen de savoir si notre fic a été appréciée et comment nous améliorer...

Bonne lecture!

Chapitre X

Ou comment passer une journée fructueuse tout en se levant à midi et demi

Je me réveille, toujours sur les genoux de Tybalt, qui dors la tête renversée sur le dossier du canapé et la bouche grande ouverte.

J'esquisse un sourire amusé, et me lève discrètement pour me diriger vers les toilettes, histoire de remplir un verre d'eau que je pourrais lui balancer dessus, faute de baguette, lorsque je vois Itulbo, assis jambes croisées dans un fauteuil, qui monte la garde d'un air renfrogné.

-Tout va bien?

-Ouais. Je sauve notre image de marque. Et ton joli minois par la même occasion.

-Quoi?

-Il se trouve qu'à midi et demi un dimanche, la salle commune des Serpentards est rarement vide.

-Il est si tard? Tu es là depuis quand?

-Cinq heures. Cinq heures du matin. Quand j'ai raccompagné Lena dans sa chambre.

Ils sont donc restés un peu moins de quatre heures en tête à tête dans le dortoir vert. J'aurais quelques questions à poser à la demoiselle...

-Mais tu as fait comment?

-Désillusion. Personne ne vous voit, à part moi. Je te raconte pas la galère pour que personne ne s'asseye sur le canapé. En plus, je suis crevé.

-Pourquoi tu ne nous a pas réveillés?

-Je sais pas. Sans doute un instinct protecteur qui m'a soufflé de vous laisser récupérer après la longue soirée de poivrots que vous avez eu hier.

Ah oui, c'est vrai qu' Itulbo ne connaît pas toute l'histoire. Il doit être persuadé que notre fatigue relève juste d'une sérieuse gueule de bois.

-Bon, eh bien merci beaucoup. Pour les fringues aussi.

-Ah... Je me disais aussi que ce T-shirt me rappelait quelque chose.

-Bon, je réveille ton frère pendant qu'il n'y a personne. Tu me prête ta baguette?

Je me saisis de l'objet du délit, et la pointe vers Tybalt.

-Aguamenti.

Le jet d'eau atteint Tybalt dans le trou sans fond qui lui tient apparement lieu de bouche. Il se réveille en crachant de l'eau sur le tapis.

-Qui a fait ça? demande t'il, furieux.

-Moi. Il est déjà midi et demi, tu sais.

Il me lance un regard noir, mais ne riposte pas.

-Bon, reprends-je, je vais m'habiller, histoire de pouvoir te rendre tes vêtements, Itulbo. On se retrouve devant la Grande Salle pour le déjeuner, après?

Après avoir reçu une double approbation, je repars vers mon dortoir -vide- où je m'habille rapidement.

Puis je retrouve les garçons devant la majestueuse porte sculptée. Je me place entre les deux et nous entrons tous les trois. Nous parcourons ainsi la salle déjà pleine, sous les regards jaloux des filles, dubitatifs des garçons, étonnés des professeurs. Et furieux du VR.

-Jeunes gens, jeune fille, il ne semble pas accepter généralement les retards aussi intempestifs. Surtout lorsque je suis en train d'annoncer quelque chose à l'ensemble de l'école. Par conséquent, Mademoiselle, vous êtes retenue trois heures demain soir. Comme je le disais donc avant d'être interrompu de manière si cavalière, dans deux semaine à lieu la fête d' Halloween...

-Excusez moi, Monsieur, interviens Tybalt, mais quelle est notre punition, à Itulbo et à moi?

-Mais aucune. Je ne doute aucunement de votre ponctualité, et cette anicroche ne peut qu'être mise sur le compte de la jeune fille qui vous accompagne.

Ah oui. C'est vrai que ces messieurs ont des relations...

-Vous pouvez donc aller vous asseoir silencieusement, pendant que je termine enfin ma phrase. Cette fête sera donc l'occasion pour Poudlard d'organiser un rassemblement des nombreuses générations d'élèves qui ont vécu dans ce château, ce qui sera l'occasion pour tous de faire connaissances avec vos anciens. Un... bal déguisé sera organisé à la fin de la journée, après une réception donnée dans le parc. La journée du trente sera donc libérée...

Un grand brouhaha remplit soudain la salle.

-... afin que vous aidiez à la préparation de cette journée. De plus, vous êtes priés de participer à la préparation de la fête chaque soir cette semaine. Il va sans dire que les baguettes sont proscrites.

Le brouhaha laisse immédiatement place à un silence lourd. Puis, quelqu'un, qui restera anonyme malgré mon envie de dénoncer ma chère camarade de dortoir Connely (oups!), rompt ce silence en lançant d'une voix forte:

-Mais les elfes de maison sont là pour ça, non?

Un rictus s'épanouit sur le visage de notre cher directeur (si tant est que quoique ce soit puisse s'épanouir chez lui).

-Quelque soit la personne qui vient de prononcer ces mots, qu'elle sache que pour votre parcours personnel, il est bon que vous abandonniez, ne serait-ce que pour quelques heures, vos vies d'adolescent oisifs qu'aucun d'entre vous, pauvres mollusques dégénérés, n'a mérité. Vous pouvez manger.

Les discussions démarrent immédiatement. Je m'assied à côté de Lena, et vois, à l'autre bout de la table, Connely, Doyle, Grisoni et une fille rondelette, qui n'est sûrement pas à Pouffsoufle, discuter le plus amicalement du monde. Ce qui est totalement anormal, étant donné que Doyle et Connely sont tout sauf amicales.

-Lena, il faut qu'on parle.

-Oui?

-A ton âge, il est normal de faire des expériences, en tous genres, j'aurais du t'en parler avant, désolée... Mais il ne faut pas que tu te laisse embarquer par le premier garçon venu ou que...

-C'est bon, je sais. Ma mère m'a fait le même discours quand je suis entrée à Poudlard. Si c'est juste pour me faire raconter ce qui s'est passé cette nuit, tu peux le demander directement. Et de toute façon, la réponse est simple: rien. Si l'on considère que s'embrasser en abordant des questions fondamentales telles que: les dieux dans les religions polythéistes de l'Antiquité Egyptienne étaient-ils des sorciers ayant trouvé le moyen de se faire adorer par les moldus, ou des Animagus s'étant fait surprendre par des moldus lors d'une de leurs transformations?

-C'était ironique? Vous n'avez pas vraiment parlé de ça?

-Bien sûr que si. C'est un sujet passionnant. Et Itulbo a une façon d'en parler, ainsi que de beaucoup d'autres, qui te fait t'y intéresser encore plus.

-Cas désespéré. Julie n'est pas là?

-Eh bien... Je l'ai trouvé en larmes sur son lit quand je suis rentrée, les deux autres n'étaient pas encore là. A cinq heures, d'ailleurs, je me demande où elles étaient. Enfin bon... Elle m' a tout raconté à propos de... enfin... de ce qu'elle a vu dans le dortoir d'Itulbo et Tybalt. Elle était vraiment sous le choc. Elle disait qu'elle ne voulait plus jamais te revoir et qu'elle n'aurait jamais cru que tu étais capable d'une chose pareille. Tu l'as trahie, et tu as fait manquer Tybalt à sa fidélité. Elle t'en veut vraiment. Plus que si c'était elle la copine de Tybalt et pas Alexia, je crois.

-Et elle est toujours dans la chambre?

-Oui... Quand Connely et Doyle sont revenues, j'étais en train de la consoler, elles l'ont charriée pendant une bonne demi-heure avant de s'endormir comme des masses. Quand j'y repense, elles devaient être sérieusement bourrées. Et ça a repris de plus belle ce matin. Alors elle reste cloîtrée dans le dortoir et refuse de m'écouter quand je lui parle.

-Elle n'était pas là quand je suis montée me changer, tout à l'heure.

-Ah bon?

Lena semble être vaguement inquiète.

-Elle devait être aux toilettes. J'irais m'excuser tout à l'heure.

-Je ne sais pas si des excuses vont suffire, mais bon. A propos, tu es avec Tybalt, ou pas? Je n'ai pas tout compris à ce que me racontait Julie, mais ça, ça en ressortait particulièrement. Ca ne date que d'hier soir?

-C'est compliqué. En fait, on ne sort pas ensemble. C'était juste une... mise au point.

-Ah. Vous avez une manière originale de régler vos problèmes.

-Oui? Bon attends, je te raconte tout.

Je passe la fin du déjeuner à lui expliquer ce qui s'est passé et à lui raconter tous les détails.

-Donc tu vois, c'est stupide, mais on s'est engueulées pour rien.

-Mais Cassie, demande alors Casey, tu sortait pas avec l'autre blond? Italieno?

Il a tout écouté, lui? Le monstre! Je le regarde, sans doute bizarrement parce qu'il reprend d'un air timide:

-Ben oui, même que Lena avait dit qu'elle était au courant.

Mon amie éclate de rire. Ce qui vaut mieux pour moi, je pense, je ne veux pas me brouiller avec Lena pour lui avoir hypothétiquement piqué Itulbo, j'ai déjà assez de problèmes avec Julie.

-Ah oui, j'ai compris! tu te rappelle, Cassie, Tub lui avait raconté que vous étiez ensemble, au début de l'année.

-Peut-être, oui... Bon, je vous laisse passer en revue le bon vieux temps entre vous, je vais essayer de me réconcilier avec Julie.

Mais Lena ne m'écoute pas.

-... et tu vois, finalement, c'est moi qui sort avec Itulbo, parce que...

Je monte les escaliers en soupirant, pendant que les marches essaient de m'emmener vers d'autres lointains étages.

-Julie?

Personne ne répond. J'entre donc (sans frapper, c'est quand même mon dortoir), et ne trouve personne. Ce qui m'inquiète, étant donné que la blondinette devrait être là.

-Julie!

Mais personne ne me répond.

Je redescends donc vers la salle commune, espérant la trouver assise dans un canapé ou un fauteuil, ou à travailler sur une table quelconque. Mais la Salle est vide, si l'on exclue quelques élèves qui commencent à regagner leurs quartiers après le déjeuner. Je me dirige après une infime hésitation vers la bibliothèque, lieu maudit dans lequel nous avions toutes les trois jurer de ne pas remettre les pieds après un malencontreux accident avec un livre révélant entre autres sorts et potions très utiles les secrets de la fabrication des amorces ensorcelées, qui ont la particularité d'exploser en colorant la jambe de la malheureuse victime de la couleur la plus représentative de son état d'esprit. La plupart du temps, la jambe deviens noire, sous le coup de la colère de son propriétaire. Or, madame Pince avait refusé de nous laisser emprunter ce livre, prétextant que si ce n'était pas feu le directeur Dumbeldore qui l'avait placé là à la lecture libre d'une marée de charlatans, il allait sans dire que l'objet aurait été soustrait aux regards indiscrets, voire aux regards tout court, en finissant dans une cheminée. Nous avions donc gardé rancune à la bibliothèque et à la bibliothécaire depuis ce jour funeste, refusant d'honorer de notre présence cette pièce pleine d'interdits impossibles à braver. Sauf en cas d'urgences (les urgences n'étant pas fréquentes, et très rarement constituées de recherches scolaires.) Et il se trouve que je suis actuellement en état d'urgence, Julie ayant disparut. Mais la bibliothèque est vide et je n'ai plus d'idées de cachettes qu'elle aurait pu adopter. Je sors donc troublée de la salle silencieuse, et rentre allègrement dans Morlaix qui rentre dans le temple du calme. Damned! Je l'avais un peu oublié, lui, depuis hier soir.

-Tiens, Cassie! Ravi de te voir ici.

Pas moi.

-Ah, Professeur... Vous allez mieux? Vous étiez dans un sale état, hier soir.

Il esquisse un sourire.

-N'est-ce pas? Mais n'étais tu pas chargée de veiller sur mon taux d'alcoolémie? Et puis c'est encore le Week-end, tu peux m'appeler par mon prénom... Et me tutoyer.

-D'accord. V... Tu es de mauvaise fois. Ou alors tu ne te souviens pas du moindre détail de ce qui s'est passé hier soir. Je t'ai demandé d'arrêter à plusieurs reprises sans que tu m'écoutes.

-Effectivement, c'est à peine si je me rappelle de la couleur de ta robe.

C'est à moi de sourire en repensant à l'état dans lequel se trouve actuellement la robe en question. Il faudra que j'aille la chercher dans le dortoir des mecs, d'ailleurs.

-C'est aussi bien comme ça.

-Peut-être... Je t'ai déjà dis que je ne savais plus.

-Vous avez vu Julie?

-La blonde platine naturelle? Elle pleure dans mes appartements. Je l'ai trouvée errant dans les couloirs sur le coup de onze heures, elle m'a dit qu'elle ne voulait plus jamais te voir. Je n'ai pas trop posé de questions, elle était exténuée. Je crois qu'elle s'est endormie, j'ai laissé ma chambre à sa disposition, elle est juste à côté de ma salle de classe. Mais il est vrai que tu connais déjà la disposition des lieux... ajoute-t' il, amusé. Je te laisse y aller, si tu veux, mais ne l'achève pas.

-Merci! Je la cherche depuis quelques temps déjà. La fin du déjeuner, en fait.

-Très bien, dépêche toi, alors.

-A tout à l'heure!

Je m'enfuie en courant, heureuse d'échapper au souvenir de la nuit cauchemardesque que j'ai passé.

Je m'arrête enfin, à bout de souffle, devant le bureau de Morlaix et frappe à la porte, sans obtenir de réponse.

-Julie? C'est Cassie.

A vrai dire, je doute que ce soit la chose à dire, mais au moins elle ne pourra pas m'accuser d'usurpation d'identité en plus.

Mais je ne reçoit pas de réponse. Je m'avance donc dans la pièce, remplie de bocaux pleins liquides dont les couleurs se déclinent entre le orange sanguin et le rouge le plus pourpre. Avant de recevoir un oreiller dans la figure.

-CASSE TOI, PETASSE!

Je pense que lui dire que Tybalt préfère les filles au langage plus châtié ne ferais qu'envenimer les choses...

-Je voulais juste m'excuser...

-TU N'AS AUCUNE EXCUSE!

-Je sais... des explications?

-IL N'Y A RIEN A EXPLIQUER! VOUS ETES ENSEMBLE, TRES BIEN! VOUS SORTEZ PEUT-ETRE ENSEMBLE DEPUIS DEUX ANS, TRES BIEN! TU NE M'AS JAMAIS RIEN DIT, TRES BIEN! TOUTE L'ECOLE DEVAIT ETRE AU COURANT ET SE FOUTRE DE MA GUEULE DANS MON DOS, TRES BIEN! MAIS AI AU MOINS LA DECENCE DE NE PAS VENIR ME NARGUER!

Je reste sans voix un petit moment.

-Mais... t'as rien compris!

Elle redouble de pleurs. Mauvaise manoeuvre.

-Je veux dire qu'on voit que tu t'es tout de suite enfuie sans essayer de comprendre...

C'est encore pire. Je ne sais pas où Térence a mis sa baguette, mais qu'il soit béni de ne pas lui avoir laissée.

-Cassie, commence t' elle en reprenant son calme subitement -ce qui, soit dit entre nous, n'est pas pour me rassurer- j'ai besoin de calme. Depuis plus d'un an, je me berce de douces illusions à propos de Tybalt. Depuis hier, je me dis que ce n'étaient peut-être pas des illusions. Et toi, en une soirée, que dis-je, dix minutes, même pas, tu démolis tous les rêves que je m'était construits. Alors s'il te plaît, laisse moi au moins digérer un peu. Je ne veux plus jamais te voir, je crois. Sans compter que je t'avais pris pour quelqu'un de droit, et que suis dégouttée d'avoir cru à ton masque de jeune vierge au coeur pur.

J'ai l'impression de m'entendre parler à Tybalt il y a quelques heures. Je laisse passer un temps avant de lui demander d'une petite voix:

-Donc je ne peux pas t'expliquer?

-Non. Tu peux juste sortir avant que je te lance un informulé dont tu te souviendras longtemps pour causes de séquelles physiques pour le moins... visibles.

Je sors donc, la tête basse, déçue de n'avoir pas réussi ma réconciliation.

Je me dirige mécaniquement vers le dortoir Serpentard, avant de croiser la brune de ce midi dans le couloir. A ma grande surprise, elle s'arrête et me regarde, un sourire en coin.

-Excuse moi, tu es Cassandra Lewis, c'est ça? Petra Parkinson, se présente t'elle en me toisant de bas en haut. Contente de savoir qui tu es, après avoir autant entendu parler de toi.

Et elle part sans m'avoir laissé le temps de dire quoi que ce soit.

Ravie de te connaître...

-Parkinson t'embête?

-Tybalt! Tu m'as fait peur!

-Désolé. Tu la connais?

-Nan. Elle est juste venue me demander si j'étais bien moi. Et toi, tu la connais?

-Sa mère collais déjà Papa, apparement c'est congénital... Enfin bon, nos famille ont gardé de plutôt bons contacts... Si on peut parler de famille dans son cas, vu qu'on a jamais su qui étais son père... d'où le fait qu'elle ai pris le nom de sa mère.

-Ah...

-Bon, c'est pas tout ça, tu voulais quelque chose de particulier?

-Ma robe. Et te dire qu'il ne faudrait pas tarder à faire une attaque massue, pour la molduisation... avant les vacances...

-Moui... J'y penserai... J'en parlerai à Itulbo, surtout.

-Bonne idée... Tu me préviens quand tu as trouvé?

-Nan, je crois que je vais te faire une surprise.

J'esquisse un sourire.

-D'accord... Alors vivement que tu la mette en pratique, j'adore les surprises. A propos, tu pourrais aller parler à Julie, je crois qu'elle t'écouterai plus que moi.

-Quel est le rapport? Enfin bon, oui, pourquoi pas... Mais je pense que ce sera beaucoup plus dur que de monter un plan pour faire croire que j'ai décidé d'être Moldu. On l'a localisée, depuis tout à l'heure?

-Elle est dans le bureau de Té... Morlaix. Elle m'a jeté dehors... Mais attends, on peut pas s'asseoir quelque part, j'ai des choses à te dire.

Il m'ouvre donc la salle commune des Serpentards, et nous retrouvons notre fauteuil, sous l'oeil désapprobateur des quelques personnes présentes. Commence alors un long récit, durant lequel je narre à Tybalt les crises de larmes de Julie dès qu'il oubliait de lui dire bonjour, la fierté qu'elle avait hier soir d'avoir pu passer une journée avec lui sans rougir. Je sais pertinemment qu'elle me tuera quand elle le saura, mais je pense que c'est la meilleure des choses à faire. Il se passe une main ennuyée dans les cheveux.

-C'est bien beau, tout ça, mais moi je la vois plus en tant qu'amie, pour le coup. Et je ne vais pas refaire la même connerie qu'hier, ...

-Bêtise. Il n'y a pas de raison que tu ai le droit de dire des grossièretés.

-... ça la blesserait plus que toi. Donc je vais juste aller lui parler, effectivement, comme si de rien n'était et que je ne savais pas pourquoi elle était aussi vexée. On verra bien comment ça va tourner.

-Si tu promets de ne pas me l'abîmer, pourquoi pas... Le but étant une réconciliation générale, n'est-ce pas, pas un carnage.

-Evidemment. Je vais essayer d'être un minimum prudent.

-C'est gentil à toi.

-Mais c'est tout naturel. Que ne ferais-je pas pour toi, princesse.

-Tybalt, tu te rends compte que ce genre de phrase est pour le moins déplacé, depuis hier soir?

-Ah oui... Désolé. Bon, on se retrouve ici dans deux heures pour rendre compte? Essaie de trouver Itulbo pour lui demander de trouver un plan le plus rapidement possible. Il est plus fort que moi dans ce genre de trucs.

-A tout à l'heure, alors. Et bonne chance.