Voilà, j'étais au fin fond du désespoir, toute seule à déprimer chez moi...
pis j'ai reçu un mail de... quelqu'un qui me demandait si j'écrivais encore. Je lui ai dis nan, plus trop, nan. Et puis un peu plus tard dans la soirée... je m'ennuyais à mourir, pas envie d'écrire du sentimentââââl profond sur mon autre fic... alors j'ai réssucité celle là... Pour au moins un chapitre, court, sans grand interêt peut être...
Ah oui, et puis j'ai du relire toute ma fic pour savoir de quoi elle parlait.
j'ai essayé de faire un résumé rapide, mais ça me donnait envie de partir en courant devant tant de mièvrerie. Alors voilà, si vous voulez savoir ce qui s'est passé, lisez les deux derniers chapitres.
Et sinon, vous vos vacances?
Bon, allez, bonne lecture, enjoy...
Chapitre XII
Ou comment préparer une fête d'Halloween sans trop s'ennuyer
Après une semaine de long et fastidieux préparatifs durant lesquels nous avons dûment mis Casey à contribution, la fête est prête. Et étant donné le gros nuage noir qui plane au dessus des têtes depuis que personne ne parle à personne, une journée un peu hors du commun comme promet de l'être celle du 31 ne sera pas une sinécure. Enfin plus personne ne parle à personne… en fait, Lena et Itulbo sont dans leur monde, Julie ne me parle plus à moi ni à Tybalt, et il y a entre nous deux… une certaine tension. Même si elle n'atteint pas le point qu'elle aurait pu atteindre. Ah oui, parce que le meilleur est à venir. J'ai envoyé Tybalt consoler Julie, et j'ai du pour cela lui avouer l'amour sans borne qu'elle lui porte. Ou du moins portait puisque dès qu'il a entrebâillé la porte de la chambre de Morlaix, elle lui a hurlé qu'il n'était « qu'un sale petit con », qu'il avait qu'à aller « se faire foutre ce gros connard louseux », qu'elle s'était « fait chier à parler correctement pour les beaux yeux de Môssieur », mais que son travail n'avait pas porté ses fruits puisque « ce salaud préférait se faire l'autre chaudasse » qu'elle considérait comme son amie. Tybalt était sous le choc quand je l'ai trouvé la tête dans les mains en salle de DCFM. Mais tout ça est de l'histoire presque ancienne, après tout, ça ne fait que plomber l'ambiance du dortoir. Et pas mal d'autres détails insignifiants, qui, mis bout à bout…
Itulbo et Lena sont allés voir Julie hier- oui, maintenant ça se fait par délégation…- pour lui demander les noms des DVD conseillés par son cousin. Elle leur a explosé de rire au nez, dans le genre bande de minables, on ne m'achète pas comme ça. Elle en veux à tout le monde sans (trop de) raison.
Mais pour l'instant, j'ai les mains dans la farine jusqu'au coude, et Casey hurle à côté de moi : « Préparez vot' ! Préparez votreuh pat'. Dans uneuh jat' ! dans uneuh jatteuh plat' ! » en touillant ses blancs d'œufs dans l'espoir d'en faire de la neige. J'ai rien compris à ce qu'il m'a raconté sur la fabrication alla moldue du gâteau au chocolat, et j'ai déjà réussi à faire cramer le chocolat, bouillir le beurre, mélanger le sucre et la farine, tripler la dose de sel prescrite. Mais Casey reste de bonne humeur. Il a un bon fond, cet enfant… J'ai envie de prendre mon gâteau quand j'aurais réussi à le faire brûler sur les côtés sans le faire cuire au milieu, et de l'amener au VR pour lui montrer que nous confisquer nos baguettes n'était peut être pas le meilleur moyen d'avoir un buffet présentable et comestible pour les invités. Mais étant donné les prouesses des autres cuistots, il va pouvoir s'en rendre compte par lui même en voyant la dinde aux marrons éventrée de Hund et Prescott, la soupe au potiron violette de Samuels et Gunter, et autres atrocités culinaires dont les relents parfument la cuisine, désertée pour l'occasion par les elfes de maison –qui ne sont pas partis sans un regard inquiet pour leur cuisine tenue au cordeau.
-Cassie ! attention !
-Quoi encore ?
-Tu es sensée incorporer les œufs doucement, en tournant toujours dans le même sens, et trouver un mouvement du poignet qui te permettra de garder leur intégrité tout en les assimilant au reste de la pâte.
-… je comprend rien.
-Laisse moi faire, alors.
Casey me pousse sur un tabouret qui traînait là par inadvertance –toute propre à un tabouret- et commence à tourner lentement sa cuiller en bois autour des blancs pour les recouvrir de chocolat. Mais le plus drôle est le regard attendri, presque aimant qu'il lance sur la mixture. Si la liberté de mon vendredi soir ne dépendait pas de lui, j'exploserai de rire. Reprend toi, ma fille, au moins tu sauras faire un gâteau au chocolat sans baguette. Comme si ça allait te servir…
Je ne sais même pas comment je me suis retrouvée avec Casey. Je crois qu'il est juste arrivé avec ses grands yeux en me regardant par en dessous (comme s'il avait le choix…). Et comme en ce moment, je préfère ne pas passer trop de temps avec les autres… Au demeurant, ce gamin est adorable. Même pas besoin de le faire flipper pour qu 'il m'obéisse. Evidemment, j'ai un léger risque de perdre la main, mais s'il continue à bien se tenir, peut être finirai-je par l'initier aux joies de la domination…
-Cassie, dis moi…
-Moui ?
Tybalt me regarde avec des grands yeux mouillés. C'est pas possible, tout le monde s'y met en ce moment…
-Je regrette quand on était tous ensemble…
-Moi aussi, Tybalt, moi aussi…
-Au lieu de te la jouer regard perdu au loin sur le soleil couchant, tu n'as pas une vague idée de comment faire pour que Julie nous reparle, et pour que Itulbo et Lena fassent au moins semblant de nous aimer un peu ?
-Je pense pas que ça soit une question d'amour, mon Tybalt. Sans prendre en compte que c'est toi le mieux placé pour parler à Tybalt, je suis d'accord pour dire qu'ils sont chiants à ne plus parler à personne, mais ils vont bien finir par revenir au monde réel. Non ?
-Je sais pas, justement. Itulbo ne parle plus de rien le soir, il va se coucher avec un sourire béat.
-Donc on est le dernier front de résistance actif ?
-Euh… tout dépend de ce que tu entend par là…
-Je veux dire, les seuls motivés pour maintenir à jour notre réputation ?
-Moui, je crois.
-Bon, alors il faut qu'on frappe un grand coup demain pour Halloween.
-Et tu comptes faire comment ? Comme on est en train de le dire depuis un quart d'heure, on est en effectifs réduits.
-Bah ça n'empêche… on est sensés être jeunes et débordants d'idées, on va bien trouver quelque chose…
-Nan, j'ai vraiment pas envie. Mais si tu veux, j'ai déjà lancé un sort sur la cire destinée au parquet de la salle de bal.
-Bon… on va dire que c'est déjà ça alors. On trouve un plan pour nous réconcilier les uns avec les autres, alors ?
-Une graaaaaaaaaaaaaaaaaande, grande soirée racontage de vie! Dans notre chambre, avec plein de jus de citrouille, de Bièraubeurre, et de trucs à manger ! Puisque les elfes sont pas dans les cuisines en ce moment, autant en profiter, non ?
-Pourquoi pas ? ça nous laisse une après midi pour tout préparer et préparer les autres. Itulbo et Lena sont convincincibles, mais Julie… on peut essayer quand même, ceci dit…
-Ouaiiiis ! On fait ça alors !
-Tu préviens Julie ?
-Arrête de me faire des sourires débiles ! Ok, mais tu t'occupes des deux autres.
-Pas de problème.
Le soir, dans la chambre des garçons…
Un silence pesant pèse sur nous.
Nous sommes assis en cercle au centre de la pièce, un énorme tas de victuailles au centres du cercle.
Personne ne dis rien.
Et je ne vois pas ce que je pourrais dire.
-Tub, tu peux, euh…
-Ah oui, tiens.
Itulbo tend la bouteille de Bièraubeurre à Lena.
Silence.
Tybalt tapote le sol en regardant le plafond.
Silence.
Quand soudain…
Julie éclate de rire. Toute seule, au milieu du gros silence bien lourd.
Alors évidemment, petit à petit , on s'y met tous.
Puis nous reprenons notre souffle et Julie parle enfin.
-Bon, on va peut être commencer à manger, maintenant, j'ai la dalle.
-Tu sors de table, goulouf !
Regard noir à Tybalt, genre « pauvre mec, évite de la vexer, si possible… »
Mais Julie ne relève pas et balance un paquet de Dragées de Bertie Crochue au jeune impudent.
-Bouffe et tais toi.
Et alors commence une discussion à bâtons rompus à propos de tout et de n'importe quoi. Comme au bon vieux temps. Damned, j'ai l'impression que cette semaine de discorde a duré une éternité. Évidemment, je suppose que je vais devoir fournir des explications en règle, maintenant. Mais c'est le prix à payer. Mouhahahha ! Payons, mes amis, payons !
Nous avons finalement passé une très bonne soirée.Pendant laquelle tout le monde a participé, tout le monde a ri. Et ça nous a à tous fait un bien fou. Parce que l'avantage de cette histoire, c'est qu'on a pu tout mettre à plat, et dire à tout le monde ses quatre vérités. Lena et Itulbo ont promis de faire attention à ne pas trop rester entre eux, Julie a dit à Tybalt (et je l'admire plus que je ne lui dirais jamais pour ça) qu'elle avait été profondément amoureuse de lui depuis quatre ans, mais qu'elle avait décidé de laisser tomber, Tybalt et moi avons du revenir sur « la » nuit, et la raconter notamment à Itulbo qui n'était pas au courant et bien sûr à Julie, qui a levé les yeux au ciel quand on lui a expliqué que, vraiment, ce n'était qu'une mise au point. Et bien sûr, nous avons parlé de demain. De ce que les uns et les autres allaient porter à la soirée costumée. Le problème principal étant que « sorcière » n'est pas à prendre en compte dans les déguisements. Nous avons finalement décidé de nous déguiser tous en la même chose. Déclinés en version masculine et féminine, évidemment. Et promis dans un grand moment de sérieux de ne pas abuser de l'alcool. Voire, pour ceux chez qui le vice amènerait rapidement au pire, à faire abstinence. Bien que ce ne soit pas de gaieté de cœur, croyez moi.
La soirée s'est terminée dans la chambre des garçons. Un autre avantage au fait d'avoir viré – bien innocemment, certes…- ses voisins de chambre : trois lits restent vacants. D'où l'occupation tout ce qu'il y a de plus illégal que nous en faisons. Parce qu'à cette heure là, Rusard rôde. Et il est en plus possible que nos colocataires préférées nous ai dénoncées. En quel cas, si l'on ne nous surprend pas en flagrant délit, ce seront elles qui passeront pour des mauvaises joueuses (parce que personne n'est dupe de la bonne entente que nous faisons régner dans le dortoir, même Londubat sait que nous nous detestons. Je n'ai jamais compris pourquoi ce type avait été nommé directeur des pouffsouffles. Ok, il est bon en botanique, mais à part ça… Tybalt insinue que c'est justement pour çà qu'il est directeur de Pouffsouffle. Un jour je lui ferait payer très cher toutes ces boutades prétendument innocentes.). Ce qui nous arrangerait sûrement.
Bon, dodo, maintenant.
-Quel est le con qui m'a foutu un coup d'oreiller dans la gueule ? hurle Julie, en forme dès le matin.
-Tssssssss, la réprimande Tybalt. Quel langage ordurier.
Juste avant de recevoir un oreiller dans la figure.
-Mes très chers amis, il est actuellement dix heures trente, nous sommes sensés prendre notre service dans une demie heure. Donc je propose qu'on commence à se préparer à l'idée de devoir servir des petits fours toute la matinée, annonce Itulbo d'une voix calme.
Après une demie heure de préparatifs, mise en tenue de service et autres formalités, nous nous retrouvons tous les cinq devant les cuisines, prêts à recevoir les plateaux de victuailles que nous sommes sensés faire circuler entre les invités.
