Salut, salut tout le monde ! Voilà, c'est peut-être à cause de la crise économique, du krach boursier ou de la grisaille ambiante (!), mais je suis légèrement démotivée en ce moment, et du coup, je ne suis pas sûre de continuer à publier tous les jeudis matin (c'est que ça me prend du temps, cette affaire là !)Evidemment, si vous me soutenez plus activement, ça aidera ! Je précise que vous n'êtes pas obligés d'écrire des romans, suffit de dire que vous êtes là (non franchement, vous ne trouvez pas que pour plus de 130 personnes qui ont lu le chapitre (d'après mes « stats »), 6 reviews, c'est …ben, c'est insuffisant (snif) ?) Mais bon, je suis peut-être trop exigeante... Eh oui, figurez vous que certains heureux auteurs, sur ce site, reçoivent plus de cinquante reviews par chapitre (si, si, si)…Pas que je les envie (nan, nan, nan) !… Oh, je n'en demande pas tant, rassurez vous (y a de la marge !), et puis je sais bien qu'eux, ils ont des idées … et du talent !

Donc, si ça reste aussi morose, j'en déduirai que vous n'appréciez pas cette histoire (c'est votre droit, bien entendu), et que je pourrai arrêter les frais, ça ne vous fera ni chaud, ni froid !

Désolée pour celles qui ont eu la gentillesse de reviewer cette semaine, ne m'en voulez pas, mais en ce moment, j'en ai gros sur la patate, alors il fallait que je pique ma crise, en bonne vieille Molly qui se respecte ! Merci donc à Morganne-bzh, Aulandra 17, DiagonAlley, Alexandra, Chalini et Fred44)

Bonne lecture !

-CHAPITRE SIX-

--Investigations--

Le professeur Rogue venait de sortir en titubant du tableau. Sous le choc, Harry se maudissait lui même pour sa grossièreté et sa maladresse, quand il aperçut Phineas Nigellus qui, de son fauteuil, avait assisté à toute la scène et avançait à présent en souriant, visiblement très satisfait.

-Alors, Potter, vous êtes content de vous ?

Harry fut pris d'une envie de se jeter sur la toile pour la déchirer de ses ongles et la piétiner sauvagement. Il se retint de justesse, se rappelant que ce tableau était le seul lien entre lui et Rogue, même si ce dernier n'y ferait probablement plus jamais d'apparition.

-Ca ne vous regarde pas…, grogna-t-il hargneusement.

Phineas ne parut gère impressionné par cette rebuffade.

-Ainsi, vous lisez le journal intime de Rogue ? Continua-t-il d'un air tout autant amusé que choqué. Un garçon de votre âge devrait occuper son temps autrement ! Vous n'allez pas me dire que vous y trouvez quelque chose d'intéressant !

-C'est mon affaire…, bougonna Harry en lorgnant avec envie vers son lit qui l'attendait, soigneusement préparé par Kreattur.

-Votre affaire ? C'est plutôt celle de Rogue, vous ne croyez pas ? Je comprends qu'il soit furieux contre vous. Mais vous n'auriez pas dû le lui dire ! Qu'est-ce qui vous a pris ?

Harry haussa les épaules.

-Rien d'autre qu'un souci de franchise et d'honnêteté. Ca doit être mon côté gryffondor, vous ne pouvez pas comprendre.

Black éclata de rire.

-En effet! Un serpentard aurait lu le journal sans se gêner, comme vous le faites, mais il aurait pris soin de le cacher à son auteur! Sans vouloir vous offenser, vous avez encore quelques progrès à faire.

-Je n'en doute pas…

-Mais dites-moi, vous n'aviez pas réellement l'intention de remonter le temps pour sauver Rogue ? Qu'a-t-il fait, ce sang-mêlé, pour mériter tant de sollicitude de votre part ?

Bon sang, n'était-il pas possible de jeter au personnage d'un portrait un sort de mutisme, assorti d'un obliviate ? Harry se promit de poser la question à Hermione dès le lendemain. Après tout, elle avait bien réussi à l'aveugler, quelques mois plus tôt…

-Je vous ai dit que vous ne pouviez pas comprendre…, lança-t-il de mauvaise grâce, tout en s'éloignant pour regagner l'abri du paravent.

-Hé là ! Où disparaissez vous ? Appela Nigellus, indigné. Pourquoi vous cachez-vous, mon garçon ?

-Parce que je n'ai pas l'habitude de me donner en spectacle…

Phineas était toujours debout dans le tableau quand Harry revint vers lui, enfin vêtu de son pyjama. Les sourcils froncés, l'homme caressait sa barbe fine.

-C'est à cause de moi que vous avez installé cet affreux paravent ?

-Mais non, voyons. Je trouvais ça décoratif…

-Vous êtes ridicule, Potter ! Que redoutez vous? Je ne vais pas vous manger ! Je ne suis qu'un portrait !

-Peut-être, mais je tiens à mon intimité, répondit fermement le garçon tout en approchant de son lit. Maintenant, j'aimerais dormir, si ça ne vous dérange pas.

-Oh, vous êtes bien pressé de m'envoyer balader, ce soir. Parfait, je vais aller faire mon rapport à Dumbledore.

-Que voulez vous dire ? S'inquiéta Harry, soudain alarmé.

-Eh bien, cette histoire de voyage temporel l'intéressera énormément !

-Quoi ? Vous n'allez pas lui en parler! Je vous l'interdis!

-Hé, hé, hé, Potter, qu'est-ce que vous croyez ? Que vous pouvez me soumettre à votre pitoyable autorité de mortel ? Je dis ce que je veux, et à qui bon me semble.

-Non…ne faites pas ça! Je…

-C'est pour vous punir de ruser avec moi. Ce paravent est un signe évident de défiance à mon égard !

-Mais non, qu'est-ce que vous allez imaginer ? Je suis ravi de vous voir apparaître dans cette toile, mais je n'aime pas me déshabiller en public ! Question de pudeur, un point c'est tout !

-Trop tard, Potter, ma décision est prise. Je vais vite prévenir Dumbledore, avant que vous ne commettiez l'irréparable.

L'expression narquoise, l'ex-directeur disparut à son tour.

Le garçon resta planté devant son lit, les bras ballants. Que n'avait-il pensé à menacer Phineas Nigellus de le décrocher de sa place s'il persistait à vouloir le trahir !

Décidément, cette soirée avait tourné au désastre intégral. Après avoir fait fuir Rogue, il avait vexé l'aïeul de Sirius qui allait s'empresser de dévoiler le projet de sauvetage à Dumbledore en guise de représailles. Et son ancien mentor ne manquerait pas de tout faire pour le dissuader de continuer, et s'arrangerait pour lui mettre mille bâtons dans les roues…

Accablé, Harry s'allongea en soupirant et éteignit la lumière d'un mouvement de baguette. Il savait que le sommeil allait le fuir de longues heures durant…

Pour l'instant, il n'avait pas avancé d'un pouce dans la réalisation de son projet.

De toute façon, avait-il encore envie de sauver Rogue ? Il n'en était plus très sûr. L'homme avait paru peu enchanté par cette perspective, voire affolé quand Harry avait déclaré plus fermement ses intentions. Le garçon avait-il le droit d'aller contre la volonté du principal intéressé ? Certainement non…

Pourtant, Harry savait qu'il n'était pas prêt à renoncer. Quel que soit le caractère désespéré de l'entreprise, il voulait tenter d'en venir à bout. Le destin de Rogue était trop injuste ! Certes, l'homme s'était montré plus odieux que jamais, mais le journal prouvait que cette attitude n'était qu'une façade, et que l'homme cachait une réelle sensibilité et surtout, une immense souffrance. Sans même évoquer l'affection qu'il semblait porter à Harry…

Pourquoi Rogue avait-il eu si peur en apprenant que Harry lisait son journal ? Que craignait-il, au juste ? Redoutait-il que le fils de Lily se moque de lui, qu'il joue avec les sentiments qu'il révélait à travers ses écrits ? C'était bien mal le connaître …

Quoiqu'il en soit, le garçon voulait prendre connaissance des cahiers dans leur intégralité. Plus il progressait dans sa lecture, plus la personnalité de son ancien professeur lui paraissait complexe et attachante…


Ron et sa famille étaient déjà là quand Harry arriva par cheminée dans la grande salle du « Chaudron Baveur ». Il serra les mains de Ron et de Mr Weasley, se laissa embrasser par Molly et pressa le bras de Ginny, plongeant les yeux dans les siens. Quelques nouvelles générales furent échangées, puis le groupe s'apprêta à se scinder en deux, Ron et Harry ayant l'intention de partir côté moldu.

Soudain, un homme s'approcha d'eux et attrapa Mr Weasley par l'épaule.

-Eh ! Bonjour Arthur ! Comment vas-tu ?

Le père de Ron se tourna vers le nouveau venu et le salua. C'était un grand gaillard blond de trente cinq ans environ, au visage jovial et au regard perçant.

-Bonjour Christopher ! Tu n'es pas de service ?

-Non, je suis comme toi, en congé pour deux jours, et bien mérité, tu peux me croire. Mais dis donc, tu es en bonne compagnie ! Ne serait-ce pas…

Un peu gêné, Mr Weasley suivit le regard fixe de l'homme qui s'était posé sur Harry.

Le garçon avait omis de changer son apparence, ayant prévu d'aller côté moldu, où il espérait bien passer inaperçu.

-…Harry Potter, ici, avec toi ?

-Heu…en effet, c'est bien lui…

L'homme tendit une main à Harry, qui la serra sans enthousiasme.

-Mr Potter ! Ravi de faire votre connaissance. Je me présente: Christopher Fowes, du département de détournement de l'artisanat moldu, au ministère. Que devenez-vous, Mr Potter ? Tout le monde sorcier s'interroge à votre sujet ! Pourquoi ne parlez-vous pas à la presse ? Quels sont vos projets ?

La voix claironnante de Fowes emplissait le pub, et déjà, la plupart des clients avaient tourné la tête vers eux et les dévisageaient. Certains se levaient et commençaient à approcher du groupe. Pris de panique, Harry lança un regard d'excuse à Ginny, puis bredouilla :

-Heu…je suis désolé, monsieur, mais je n'ai pas le temps de répondre à vos questions. Tu viens, Ron ?

Les deux garçons se frayèrent hâtivement un passage à travers la foule qui murmurait en les laissant passer, s'écartant à regret, et ils sortirent précipitamment du pub. Une fois dehors, Harry s'éloigna d'un pas vif, et ce ne fut qu'au coin de la rue suivante, entouré du vacarme assourdissant des voitures moldues, qu'il ralentit et se tourna vers Ron en soupirant de soulagement.

-Pff…on l'a échappé belle…j'ai bien cru qu'il allait y avoir une émeute !

Ron l'avait rejoint au petit trot et regardait autour de lui avec curiosité.

-Ouais…ce Fowes est un ancien collègue de papa, un crétin qu'il n'apprécie pas particulièrement, je crois, fit-il remarquer distraitement. Il aurait pu se montrer un peu plus discret.

-Il faut vraiment que je trouve un moyen de passer inaperçu. Ton frère George doit avoir le nécessaire dans son magasin, je lui poserai la question en revenant, tout à l'heure… si j'ai le courage d'affronter la foule du Chemin de Traverse sous mon apparence normale.

-Alors, on fait quoi, maintenant ?

-Eh bien, il s'agit de trouver un bureau de poste. Ca ne doit pas être bien compliqué !

Tout en marchant, Harry expliquait à son ami ce qu'ils voyaient et le guidait à travers les dangers multiples de la rue moldue. Les voitures lancées à pleine vitesse représentaient un risque de tous les instants auquel le jeune Weasley n'était pas habitué.

Ils déambulèrent un moment dans le quartier, Ron s'extasiant autant sur les étalages de vêtements branchés que devant les vitrines d'électroménager ou les boutiques de matériel High-tech.

Légèrement impatient, Harry finit par arrêter un passant qui leur indiqua le bureau de poste le plus proche. Ils s'y rendirent sans difficulté et y pénétrèrent, se hâtant de prendre place dans la queue des usagers admirablement disciplinés. Ron ne se lassait pas d'observer les lieux, s'étonnant de tout, et Harry le pria à voix basse d'être un peu plus discret s'il ne voulait pas qu'on les embarque manu militari pour les conduire à l'asile de fous le plus proche.

Quand vint leur tour de se présenter au guichet, Harry s'arma de courage et exposa d'un ton assuré sa requête à une jeune employée blonde qui souriait aimablement aux deux garçons. Elle eut cependant l'air surpris quand il eut fini.

-Vous cherchez l'adresse de quelqu'un ? Mais il vous suffisait de consulter un des ordinateurs mis à la disposition du public, dans le hall ou à l'accueil !

Harry rougit, se traitant mentalement d'imbécile. Il aurait dû s'en douter. Il y avait trop longtemps qu'il ne traînait plus dans le monde moldu, il en avait oublié les us et coutumes, qui, malheureusement pour lui, évoluaient extrêmement vite.

-Un ro… rodinateur? Bégaya Ron sans comprendre.

-Oui, bien sûr, s'empressa d'intervenir Harry, mais c'était beaucoup plus agréable de faire appel à vous, mademoiselle.

Il acheva sa phrase en plaquant sur son visage un sourire conquérant. La jeune femme s'empourpra et battit des cils.

-Oh, très bien, minauda-t-elle, en lançant une œillade appuyée à Harry. Si vous voulez, je vais regarder pour vous. Rappelez-moi le nom de la personne ?

Elle s'était déjà tournée vers son écran d'ordinateur, les doigts tendus au dessus du clavier.

-Adalbert Bodlock.

-Bizarre ce nom, marmonna la jeune femme en tapant très vite sur les touches. Vous l'écrivez comment ?

-Heu…comme ça se prononce…, suggéra Harry, qui l'ignorait.

-C, k ? Aucune idée ? Pas grave, j'essayerai les deux, avec ou sans le c. Et savez vous dans quelle localité il demeure ?

-Heu…non.

-Hmmm…

Elle faisait maintenant glisser la souris, appuyant de temps à autre sur une touche, et toute sorte d'images colorées défilaient sur l'écran. Ron l'observait fixement, les yeux exorbités. Elle finit par se tourner à nouveau vers les garçons.

-Je suis désolée, mais il n'y a pas d'abonné au téléphone répondant à ce nom là dans toute l'Angleterre.

-Oh…eh bien…dans ce cas… tant pis. Merci beaucoup…, marmonna Harry, en échangeant avec Ron un regard dépité.

-Je peux vous aider pour autre chose ? Dit la jeune femme, pleine de sollicitude, en papillonnant à nouveau des cils en direction de Harry.

-Non, non, merci mademoiselle…, répondit le jeune homme avec un sourire crispé.

Il prit le bras de Ron pour l'entraîner vers la sortie. Aussitôt, la personne qui s'impatientait derrière eux s'empressa de les remplacer au guichet, ramenant à son devoir l'employée encore rêveuse. Les deux jeunes sorciers sortirent de la poste et firent quelques pas sur le trottoir.

-Zut, zut et re-zut ! S'écria Harry, les mains enfoncées dans les poches de son jean. Ou ce type a changé de nom, ou il n'est pas abonné au téléphone. Quelle poisse ! Mais… qu'est-ce que tu as ?

Ron, arrêté en plein trottoir, se tordait de rire en le regardant.

-Tu es tellement pris par ton histoire de Bodlock, s'esclaffa le rouquin, que tu n'as même pas remarqué les avances de la femme, au guichet !

-Bien sûr que si, que je les ai remarquées ! Protesta Harry. Et alors ? Tu aurais aimé que j'y réponde, ou quoi ?

-Ca aurait pu être rigolo…

-Eh ben mon vieux…si je raconte ça à Ginny, elle sera ravie !

-Je plaisantais, s'empressa de dire Ron, embarrassé. C'était tellement drôle, je n'ai pas pu m'en empêcher. Toi qui espérais passer inaperçu côté moldu !

-Au moins, de ce côté, je suis sûr d'une chose : si une fille me fait les yeux doux, ce n'est pas à cause de ma célébrité…

-Et ça, je peux le répéter à Ginny ?

-Arrête, idiot !

-En tout cas, je commence à comprendre l'engouement de mon père pour les inventions moldues. Ce dorinateur, c'est prodigieux…

-Ordinateur, Ron…

Le rouquin aurait bien prolongé cette balade si exotique, mais Harry l'en dissuada. Il avait la ferme intention de passer à la boutique de George pour trouver un accessoire lui permettant de changer aisément de tête, ce qui lui permettrait de voir où en était le moral du jeune homme, pas très brillant ces derniers temps.

Leurs pas ne tardèrent pas à les ramener devant la porte du « Chaudron Baveur ». Harry hésita, redoutant d'entrer. Il craignait d'être aussitôt assailli par une horde d'admirateurs indésirables. Mais comme Ron lui faisait remarquer qu'ils n'avaient guère le choix, il remonta le col de sa veste, ramena ses cheveux sur son visage, enfonça la tête dans les épaules, et suivit son ami qui avait poussé la porte d'un geste décidé.


-Ouf, je suis content d'être rentré, Hermione. Je n'en pouvais plus. Heureusement, j'ai trouvé ce que je cherchais dans le magasin de George.

-Tiens ? De quoi s'agit-il ?

-D'un masque que tu mets et qui te transforme. Très efficace, très discret…

-Fais voir !

Harry montra sa trouvaille à la jeune fille qui l'examina avec curiosité. Le masque était souple, couleur chair, et ne portait aucun trait particulier.

-Intéressant, dit-elle en le lui rendant. Mets-le !

Harry retira ses lunettes, puis enfila le masque, qui disparut presque instantanément, comme aspiré par la peau du jeune homme. Dans le même temps, son visage s'élargissait, ses traits devenaient plus grossiers, son nez s'allongeait, ses yeux passaient du vert au noir. Même ses cheveux avaient raccourci et paraissaient plus clairs. L'illusion était parfaite.

-Wow! Commenta Hermione, admirative. Excellent ! Et… c'est agréable à porter, ce truc ?

-Non, avoua Harry, dont le timbre de voix semblait également modifié. On a l'impression d'avoir quelque chose de collé à la peau, c'est plutôt gênant. Quand je ris, ça tire, ça fait carrément mal.

-En plus, sans vouloir te vexer, tu es franchement moche avec ça. Note qu'au moins, ça te fera passer l'envie d'en faire usage trop souvent. D'ailleurs, je me demande si ce genre de gadget est vraiment autorisé.

-Tout ce que je sais, c'est que George est allé le chercher au fond, dans l'arrière-boutique…

-Mouais, c'est bien ce que je pensais…Maintenant, retire-le, ça me fait bizarre de te voir comme ça, je te préfère au naturel. Et dis-moi comment va ce cher George…

-Moyen, grimaça Harry après avoir enlevé le masque. Lee et Angelina étaient là, ils font tout ce qu'ils peuvent pour qu'il ne se sente pas trop seul.

-Est-ce qu'il a des projets de nouveautés? Il lance des recherches ?

-Je n'en ai aucune idée. Peut-être qu'avec Lee…

-Espérons qu'il va reprendre goût à la vie, soupira Hermione. Bon, et quel est le résultat de votre expédition côté moldu?

Harry se laissa tomber dans le canapé en soufflant.

-Rien, on n'a rien trouvé du tout. Le vieil Adalbert Bodlock n'a pas le téléphone, et nous n'avons aucun renseignement supplémentaire le concernant. Soit il est abonné sous un faux nom, soit il déteste les moyens de communication moldus et vit comme un reclus.

-Bon, il faudra découvrir où il se terre par un autre moyen. On finira bien par le débusquer! Maintenant, écoute. Je crois que ton moral va remonter, enfin, j'espère !

Hermione se saisit d'un gros livre sur la table et le brandit sous le nez de son ami.

-De mon côté, je n'ai pas perdu mon temps. Je crois même pouvoir dire que j'ai réussi sur toute la ligne. Premier point : Le sortilège destiné à bloquer l'effet du venin. Eh bien, figure-toi que je l'ai découvert dans ce livre de médecine magique. Grâce à lui, l'état de la victime reste stationnaire pendant une bonne heure, le temps qu'on verse la potion sur la morsure.

Harry eut un sourire mitigé.

-C'est très bien, Hermione, mais il faut que Rogue ait l'air de mourir ! Et même ça, c'est insuffisant, il faut que lui même soit persuadé qu'il meurt ! Sinon, il ne délivrera pas ses souvenirs !

-Ok, j'y ai pensé, mon vieux. Après avoir jeté le sort dont je viens de te parler, tu devras également jeter un narcoleptos. Il provoque un évanouissement progressif et sans danger, une sorte de sommeil profond, donnant l'illusion de la mort.

-Hum…et ça ne risque pas d'interférer avec le sort précédent ?

-Le sort de bloque-venin ? Non, je ne pense pas. Ce n'est pas un contre-sort ! Normalement, les effets des deux sorts devraient se combiner en se complétant.

-Je te fais confiance, mais il faudra s'en assurer…

-Evidemment ! Autre point maintenant: j'ai avancé également au niveau de la potion. Pour sa composition, je suis fixée. Par contre, j'hésite encore sur l'ordre dans lequel il faut ajouter les ingrédients. Ce n'est pas une potion facile à réaliser, Harry.

-Je m'en doute…

-Et comme je le supposais, les larmes de phénix sont indispensables pour sa fabrication.

-Hmmm…Sais-tu où il est possible de s'en procurer ?

-Oui, nous en trouverons chez l'apothicaire du Chemin de Traverse, mais c'est un produit très coûteux.

-Ce n'est pas un problème, Hermione, tu le sais.

-Bien, si tu le dis…Alors, tu es satisfait ?

-Ecoute…je ne sais comment te remercier pour tout le mal que tu t'es donné !

-Tu me remercieras plus tard, quand tu auras réussi à réaliser ton projet.

-Tu sais, se renfrogna Harry, ce fameux projet est plutôt mal parti. Rogue ne veut pas entendre parler de résurrection…

-Quoi ? Tu as vu Rogue ?

-Oui, hier soir. Il est venu dans le portrait de Black.

-Enfin ! Et alors ?

-Eh bien, il s'est montré aussi odieux qu'à l'accoutumée. Quand je lui ai exposé mon projet, il a poussé les hauts cris.

-Ah…je m'en doutais. Mais il va peut-être changer d'avis ?

-Je n'en sais rien. Quoiqu'il en soit, je suis tenté de ne pas tenir compte de ses états d'âme, et de le sauver de toute façon.

Hermione fronça les sourcils.

-C'est très risqué, Harry, dit-elle d'un air soucieux. Il pourrait t'en vouloir terriblement !

-A nous de faire en sorte qu'il ne le regrette pas !

-Le pauvre, je crois que la vie l'a si durement éprouvé qu'il préfère l'avoir quittée définitivement…Il doit être bien plus heureux dans son état actuel…mais bon, si tu te sens capable de la lui faire aimer…

La jeune fille jeta à Harry un coup d'œil lourd de sens, puis se leva et alla prendre son blouson de toile. Harry l'observait en silence, songeur.

-Je vais retourner au Terrier, en passant par chez moi. Mes parents sont rentrés d'Australie et Molly tenait à les inviter à manger, ce soir. Ron et Ginny ne t'en ont pas parlé ?

Le garçon se leva à son tour et suivit Hermione qui sortait de la pièce. Ils continuèrent à discuter tout en descendant.

-Si, les Weasley voulaient m'inviter moi aussi, mais j'ai refusé. Vous serez déjà bien assez nombreux à table !

-Dommage ! Ginny doit être déçue !

Harry ouvrit la porte d'entrée.

-Je la verrai demain matin. Salue tes parents de ma part, Hermione!

-Je n'y manquerai pas. A bientôt, Harry !

Elle sortit, et il la suivit des yeux tandis qu'elle traversait la place. Un peu plus loin, elle disparut. Il sut qu'elle avait transplané.


Poudlard- 4 Septembre-18h

La grande nouvelle du jour a tout l'air d'un désastre : Pour je ne sais quelle obscure raison, Harry Potter est allé se faire repérer au ministère, il n'a fait preuve d'aucune discrétion et toute la presse en fait sa une aujourd'hui. Sa témérité ne connaît plus de bornes ! Il a été reconnu en lançant son patronus contre des détraqueurs. Comble de l'audace, il a osé s'attaquer à Dolores Ombrage, cette harpie qui passe son temps à traquer les nés-moldus ou les opposants au nouveau régime.

D'après ce que j'ai cru comprendre en interprétant les laborieuses périphrases de l'article de presse, le garçon est parvenu à délivrer tout un groupe de malheureux qui devaient passer en jugement. Il a ensuite réussi à s'échapper. Bien entendu, il n'est pas rentré square Grimmaurd. Phineas Nigellus Black me tient informé, il a beau être toujours enfermé dans le sac de Granger, il n'est pas sourd et il sait que les jeunes gens sont en fuite, partis quelque part dans la campagne, sous une ne peut arrêter Potter, il va jusqu'à braver ses ennemis dans leur place, c'est proprement incroyable, et j'avoue en frémissant que son comportement suicidaire n'a même plus le don de m'agacer. C'est plutôt mon admiration pour lui qui croît de jour en jour, d'heure en heure... aussi vite que ma peur…peur de le voir échouer, peur de le savoir repéré, attrapé, torturé, tué…

En première page de la Gazette, un grand portrait de lui, portant l'inscription : «Indésirable Numéro Un ».

En le découvrant, j'ai failli tomber à la renverse. Le garçon est accusé (à mots couverts) d'avoir tué Dumbledore, pas moins !

J'étais sur le point de me précipiter au ministère pour faire la déclaration suivante : Moi, Severus Rogue, directeur de Poudlard, suis le vrai, l'authentique meurtrier d'Albus Dumbledore. Enfermez moi, tuez moi, et de grâce, laissez Potter tranquille ! Il a bien assez à faire pour échapper à Voldemort, il n'a aucun besoin d'avoir tous les agents du ministère à ses trousses, sans compter les nombreux sorciers qui, alléchés par la prime offerte pour sa capture, n'auront de cesse de le livrer à votre justice pervertie.

Mais hélas, trois fois hélas ! Albus, ayant deviné comme d'habitude mes intentions, m'a interpellé de son tableau et a trouvé des mots très convaincants pour me dissuader de faire la moindre démarche en ce sens.

Ma haine de moi-même n'en est que plus virulente. Pendant que je vis tranquillement ici, à Poudlard, tu es poursuivi par une meute de loups affamés, Harry…Cette meute lancée sur tes traces grossit de jour en jour et rêve de s'emparer de toi pour te déchiqueter et se repaître de ta chair si jeune…Je ne peux rien faire pour te porter secours. Bien que tu sois aux abois, il est peu probable que tu viennes te réfugier un jour ici, dans cette école où tu as pourtant ta place, toi qui n'as même pas pu achever tes études. Tu crains trop de m'y trouver, tu me crois ton ennemi… Comment pourrais tu deviner qu'il n'y a personne au monde qui redoute autant que moi qu'il t'arrive malheur ?

Même jour, 20h30

La petite Weasley vient de sortir d'ici. Je suis si troublé que mes mains en tremblent encore.

Elle a été punie par Alecto Carrow pour cause d' insolence notoire, et envoyée dans mon bureau. Pris de court, j'ai dû faire face rapidement à la situation et bien sûr, ne rien laisser paraître de mon embarras. Heureusement, j'ai une longue habitude du double jeu et de la dissimulation.

Sévère, imperturbable, je lui ai posé les questions habituelles, condamnant ensuite son comportement, exigeant d'elle l'aveu de ses fautes et autres actes de contrition…Elle répondait du bout des lèvres en me défiant de son regard doré et hardi. Tandis qu'elle s'enlisait dans des explications oiseuses, rechignant à s'amender, je sentais que la tentation était trop forte, et soudain, poussé par un besoin irrépressible, j'ai cédé. Je me suis introduit dans son esprit.

Je suis fier de dire qu'elle ne s'est aperçue de rien.

Tant bien que mal, je me suis frayé un chemin dans la confusion trouble de ses pensées. Harry était partout. Je m'y attendais, mais cela ne m'a pas empêché d'en être surpris et déstabilisé. Les pensées de cette enfant tournent toutes autour du garçon à la cicatrice, les souvenirs de ce qu'elle a vécu avec lui sont omniprésents dans son imaginaire. Il se penche vers elle, souriant d'un sourire que je ne connais pas, tendre et malicieux… Il la prend dans ses bras, ses lèvres toutes proches des siennes, leurs souffles se mêlent…Ils courent dans le parc de Poudlard, main dans la main…Et ce baiser…il y a quelque chose de trop intense et de désespéré dans ce baiser qu'ils échangent, seuls dans une petite pièce que je n'ai jamais vue, au Terrier sans doute…c'est comme si elle s'en voulait de le laisser faire, comme si l'un et l'autre pensaient ne pas y avoir droit…Elle souffre. Elle a toutes les raisons de souffrir ! Elle ne sait pas où il se trouve. La tête de celui qu'elle aime est mise à prix, elle le sait. Consciente des innombrables dangers qu'il court, elle craint constamment pour sa vie.

Une angoisse trop cruelle pour une adolescente de cet âge. Comment peut-elle le supporter ? Je vais devoir la garder à l'œil pour m'assurer qu'elle ne sombre pas dans la dépression. Moi, oui, je peux vivre dans de telles angoisses, c'est mon lot quotidien. Ce qu'elle ressent, je le ressens aussi, en pire, car les dangers, je les connais mieux, les risques, je les mesure très précisément. Quant aux souvenirs heureux que je garde en moi, ils sont beaucoup plus lointains. Les sourires que Lily m'adressait, je les ai conservés, mais ils ont pâli, ils s'effacent, jour après jour. Le tendre sourire de Harry que je viens de voir dans les souvenirs de Ginny redonne de la vigueur à celui de sa mère. C'est le même. L'expression est identique.

Comme cette enfant, je me languis de ce sourire auquel je n'eus jamais droit, et du regard lumineux de ces yeux magnifiques.


-Peux-tu m'expliquer ce qui s'est passé, Harry ?

Albus Dumbledore se tenait assis dans un fauteuil, au premier plan du portrait. L'air grave, il observait le jeune homme debout devant lui avec une vive attention.

-Heu…Je pensais que Phineas Black vous avait fait un compte rendu détaillé ?

-En effet, mais j'aimerais entendre ta propre version des faits.

-Eh bien…nous avons discuté et le professeur Rogue… a très mal interprété mes paroles.

-Pour tout te dire, Harry, Severus m'a paru gravement déprimé depuis cet entretien avec toi. Il n'a pas prononcé un seul mot depuis qu'il est revenu dans son portrait, à Poudlard.

-…

-Est-il vrai que tu as l'intention de remonter le temps pour le sauver ?

Harry rougit intensément et baissa les yeux.

-C'était mon projet, en effet, murmura-t-il avec gêne.

Il y eut un silence. Le garçon n'osait plus regarder son ancien mentor.

-Tu n'as pas à avoir honte, Harry, finit par dire le vieil homme avec douceur. Je sais que tu ne désires que le bien de Severus…Seulement, penses-tu que ce soit la bonne méthode?

Harry releva la tête.

-Que voulez vous dire ?

-Crois-tu que tu t'y sois bien pris pour lui faire accepter ton projet ?

-Je ne comprends pas.

-N'était-il pas trop tôt ? Il eût fallu attendre que vos rapports s'améliorent.

-Oh…c'est donc que…que vous n'êtes pas contre mon idée ?

-Quelle idée ?

-Eh bien…de tenter de le ramener à la vie…Je pensais que vous trouveriez ça au mieux farfelu, au pire immoral et dangereux …

Les yeux bleus de Dumbledore étincelèrent gaiement derrière ses lunettes.

-Je n'ai pas de jugement moral à porter sur tes actes, Harry, je fais confiance à ton instinct qui ne t'a jamais trompé. Maintenant, sache que les idées farfelues peuvent avoir de bons côtés, mais qu'elles peuvent aussi se révéler dangereuses. En bref, ton projet n'est viable et défendable que si Severus coopère !

-Je sais, professeur, mais dans ce cas, je vais devoir y renoncer… Le professeur Rogue me déteste, et il n'acceptera jamais un projet de sauvetage, pour peu que l'idée vienne de moi. En fait, je crois qu'il ne supporterait pas de m'être redevable de quelque manière que ce soit.

Le vieux directeur sourit.

-Il te déteste ? Vraiment ? En es-tu certain, Harry ?

Le garçon tressaillit. Que savait Dumbledore, au juste ? Phineas lui avait-il parlé du journal intime ?

-Eh bien…, hésita-t-il, sourcils froncés. Je le pensais jusqu'à présent. Mais…dans son journal…heu…vous êtes au courant, pour le journal ?

-Oui, Harry, Phineas m'a tout rapporté.

-Eh bien, dans son journal, il ne semble pas me détester…au contraire.

Le sourire de Dumbledore se renforça.

-Ne t'en veux pas de lui avoir dit la vérité pour le journal, Harry. Tu as bien fait. Moi même, j'aurais fait pareil à ta place. D'ailleurs, je t'avoue que je serais très curieux de le lire, moi aussi. Severus a toujours été si secret !

Ce fut au tour de Harry de sourire, amusé et ravi que Dubledore se montre si compréhensif.

-Désolé, mais je ne vous le lirai pas à voix haute…par respect pour le professeur Rogue !

-Je m'en doute, Harry, je m'en doute, et je ne t'en demande pas tant. Ces cahiers t'appartiennent maintenant, et tu en fais ce que tu veux. Mais comment a réagi Severus en apprenant que tu lisais ses écrits ?

Harry soupira.

-Il l'a très mal pris. En fait, je ne comprends pas vraiment pourquoi…

-Allons, Harry, fais un effort, mets-toi à sa place ! Penses-tu que ce soit simple pour lui, d'accepter que tu lises ce qu'il a écrit dans le plus grand secret ? Tu sais comme moi à quel point on se met à nu dans un journal intime, et justement parce qu'on est sûr de ne jamais être lu par quiconque!

-S'il y avait plein d'horreurs sur moi, je comprendrais qu'il en soit gêné, mais là…c'est tout l'inverse !

-Severus s'est toujours montré très dur envers toi. Trop dur à mon goût, je ne te le cache pas. Comme tu le sais, il aimait passionnément ta mère et détestait ton père. A ses yeux, tu étais le fruit de l'amour que tes parents éprouvaient l'un pour l'autre, bref, une épine dans sa chair. Mais…mais…mais apparemment, son point de vue sur toi avait fini par changer, et je m'en réjouis vivement, pour l'avoir ardemment souhaité !

-Pourquoi alors est-il si contrarié ?

-Réfléchis, Harry ! Tu dis toi même que dans son journal, il ne te déteste pas, bien au contraire. Mais il ne désirait peut-être pas que tu le découvres par ce moyen là !

-Justement, je ne l'aurais sans doute jamais découvert si je n'avais pas mis mon nez dans ses affaires !

-C'est vrai que Severus est quelqu'un de mystérieux, qui cache très bien ses sentiments. Une personne aussi secrète ne peut apprécier qu'on dévoile ainsi ses pensées intimes. As-tu déjà lu le journal en entier ?

-Non, je n'en suis qu'à la rentrée de septembre 97.

-Alors, on ne peut pas savoir. Il y a peut-être d'autres éléments dont Severus eût préféré que tu ne prennes jamais connaissance.

-Est-ce que cela veut dire que je dois renoncer à lire la suite ?

-A toi d'en juger, Harry ! Je comprendrais fort bien que tu ne puisses te retenir de lire jusqu'au bout. Mais revenons à ton projet : peut-être parviendras-tu à le lui faire accepter, pour peu que tu te montres habile et que tu manœuvres intelligemment.

-Je crois que je n'en aurai plus l'occasion. Le professeur Rogue ne se présentera plus jamais dans ce portrait, j'en suis certain.

-C'est fort possible en effet, dit Dumbledore, l'air ennuyé, puis soudain son visage s'éclaira. Eh bien…dans ce cas, viens à sa rencontre ! Tu avais prévu de lui rendre visite à Poudlard, n'est-ce pas ? Nous t'y attendons toujours ! Minerva est au courant, et elle sera ravie de te recevoir, elle m'a chargé de te le dire.

-Oh…merci, professeur. Mais…quel est le meilleur moment pour faire le déplacement?

-Dès demain matin, si tu le désires.

-Je ne vais pas la déranger ?

-Absolument pas. Elle serait très déçue que tu ne viennes pas.

-Alors…eh bien, je viendrai donc demain… Je pense pouvoir être au château vers 10h, le temps de prévenir mes amis. Heu…professeur…avant que vous partiez, j'aimerais vous demander autre chose.

-Quoi donc, Harry ?

-Eh bien…nous avons fait des recherches au sujet d'Adalbert Bodlock. Mr Lovegood nous a parlé de lui et nous a révélé qu'il vit côté moldu, mais… il est introuvable. Savez vous s'il a changé de nom ?

Dumbledore parut soudain soucieux.

-Je ne suis pas sûr de te rendre service en t'en disant plus sur Bodlock…

-S'il vous plaît !

-Ne devrais tu pas attendre d'avoir à nouveau discuté de ton projet avec Severus avant de te lancer dans ces investigations ?

-En supposant que je voie le professeur Rogue demain matin et que je parvienne à le convaincre de coopérer, je voudrais me lancer aussi vite que possible dans la réalisation du projet!

Les yeux de Dumbledore lancèrent un éclair joyeux.

-Bon. Alors, écoute bien : je crois savoir que Bodlock vit actuellement dans un petit village moldu du Northamptonshire, nommé Merrytown…

-Oh…merci, professeur !

-Juste une recommandation, Harry: ne néglige pas ta rentrée pour cette histoire de voyage temporel. Tu vas devoir faire tes preuves dans les premiers jours, et il faut que tu sois bien préparé. C'est ton avenir à toi qui est en jeu…Severus, lui, a sa carrière derrière lui. Toi, tu n'es qu'à l'aurore de ta vie !

-Oui, je sais, professeur.

-Bien. Nous nous verrons donc demain matin à Poudlard ?

-Sans faute !

-J'en informe Minerva immédiatement, si elle se trouve encore dans le bureau directorial à cette heure tardive. Quant à Severus…ma foi, je ne lui dirai rien, qu'en penses-tu ? Je crois qu'il vaut mieux te laisser le bénéfice de la surprise…A demain, Harry ! Passe une très bonne nuit !


Voili voilou. Un chapitre de transition, peut-être pas très passionnant. On reverra Rogue dans le chapitre suivant, promis. Et si vous voulez la suite, vous savez ce qui vous reste à faire ?

Ah oui, une petite précision : je n'ai pas lu le « chat » dans lequel JKR a révélé la suite qu'elle imaginait pour ses personnages. J'écris donc ici ce qui me passe par la tête après avoir fini le tome 7, et ce n'est sûrement pas conforme à ce qu'elle a imaginé, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur !

DiagonAlley : Oui, on dirait qu'il y a deux Rogue, n'est-ce pas…ceci dit, les choses vont peut-être changer, maintenant que Rogue sait que Harry lit son journal ? Merci de m'avoir fait remarquer mon erreur à propos de Phineas Nigellus, tu avais parfaitement raison, il ne pouvait avoir vu Ginny à cette époque dans la chambre de Harry. Je me suis empressée d'aller corriger le chapitre, mais du coup, ça change un peu la donne ( on comprenait que Phineas s'intéresse aux ébats de Harry et Ginny, on voit moins pourquoi il serait fasciné par Harry tout seul, de même pour Rogue, mais bon…pourquoi pas ?)

Morganne-bzh : Tu penses que Rogue en a beaucoup à cacher, et que ça se trouve dans la suite du journal ? Hum…Peut-être es-tu dans le vrai ! La suite nous en dira plus, mais Harry ne lit pas très rapidement, il savoure, malheureusement pour nous ! Merci à toi, et à bientôt !

Aulandra 17 : Bienvenue à toi, et merci pour ton mot ! Tu trouves la colère de Rogue réaliste ? Tant mieux, je suis contente que ça te plaise !

Alexandra : Merci beaucoup, j'ai apprécié ton message, même très court, ça donne du courage pour continuer ! Bises !