Voilà le chapitre deux de cette histoire !
Merci beaucoup pour vos reviews :)
En espérant que la suite vous plaise !
Cette cicatrice semblait si profonde.
Je n'aurais pas pensé que le bras que je venais d'attraper serait si mince et si froid.
Sans réfléchir, Duo avait passé ses doigts le long de la balafres en remontant vers le coude.
- Ca fait mal ! dit le jeune homme d'un ton froid et impassible.
Les mots prononcés par Heero le ramenèrent lentement à la réalité, le couloir, le lycée.
- Ah ! euh ... excuses moi. Est-ce que ça va ?
Il fixait le jeune homme devant lui, ses yeux étaient masqués par les méches de cheveux qui lui tombaient en désordre sur le visage.
- Je déconne, lança-t-il toujours sur le même ton, froid, comme s'il ne faisait pas partie de la scène. C'est une vieille cicactrice, elle ne fait plus mal.
Il détacha son bras de la prise de Duo.
Je n'avais jamais vu une cicatrice si profonde.
- De quoi voulais-tu parler ?
- Hein ? Duo était à nouveau perdu dans ses pensées, "décidément faut que je me ressaisisse."
- Tu voulais parler de quelque chose ?
- Euh, c'est-à-dire que ... en fait " allé Maxwell fais des phrases bordel, fais des phrases"... Ce mec c'est pas vraiment mon père. Ma mère s'est remariée avec lui, donc c'est pas vraiment comme si ...
- Comme si quoi ?
Heero le fixait de ses yeux bleus, les mèches de cheveux étaient parties et maintenant Duo pouvait voir ses yeux, si bleus. Ce type le rendait tout chose et lui faisait perdre son assurance. Il n'arrivait plus à répondre.
- Il est quand même ton père non ?
- Oui, c'est vrai mais ...
Maintenant Duo rougissait comme une collégienne et n'arrivait toujours pas à finir ses phrases.
"Bordel mais qu'est-ce qu'il m'arrive !"
- Ca suffit, je n'ai aucune envie d'écouter tes explications.
Heero s'était retourné et s'apprêtait à partir.
- Et puis, ajouta-t-il, c'est pas comme si j'allais le dire à quelqu'un. Franchement je m'en tape que tu couches avec ton père ou quoi que soit d'autre.
Duo voulu lui assurer qu'il se trompait, il lui saisit à nouveau le bras pour l'empêcher de partir. Au moment où il fermait sa main sur son bras il le sentit se tendre brusquement.
- NE ME TOUCHES PAS ! Hurla Heero en le projetant contre le mur avec une violence à laquelle Duo ne s'attendait pas.
Duo avait la respiration coupée, il l'avait quasiement étranglé en le poussant sur la gorge. Il s'appuyait contre le mur en essayant de remplir ses poumons d'air.
Il releva le visage vers son agresseur qui semblait choqué et perdu.
- Heero, qu'est-ce que tu fais ? Est-ce un ami ? Une jeune femme blonde au bout du couloir venait de l'interpelé.
Heero se retourna et partit dans sa direction.
- C'est rien allons-y !
- Et ton ami, demanda-t-elle inquiète de la mine de Duo.
- Ca ira.
Il fit demi tour et s'en fut avec la jeune femme à travers les couloirs, laissant Duo à bout de souffle choqué.
-What the hell is going on with him ?
Duo se laissa glisser le long du mur. Il était dans une position plus que délicate, si quelqu'un découvrait la nature de sa relation avec son beau père. Ce type avait effectivement l'air de s'en balancer, mais on ne sait jamais. Et pourquoi l'avait-il frappé si violemment.
-Ca fait mal
Sur le toit pendant la pause déjeuner.
Duo était assis par-terre, le dos contre le mur, une fille sur les genoux. Elle était entrain de s'extasier sur le piercing au nombril de Duo laissé visible par une chemise mal boutonnée.
- Waouh, trop classe ! Moi aussi je veux un piercing an nombril !
- Dans ce cas fais le, lui répondit froidement Duo.
- Ca fait mal, lui demanda-t-elle sans se départir de son sourire.
- Evidemment, lui répondit-il toujours sur le même ton.
- Duo sort avec moi. Elle venait de passer ses bras autour de son cou et le regardait maintenant sérieusement. Elle était blonde, les cheveux lui tombaient sur les épaules. Duo la trouvait mignonne mais sans plus.
- Rappelle-moi Miho, tu n'as pas un petit ami ?
- On a rompu, s'empressa-t-elle de répondre.
- Déjà ? Mais tu ne venais pas juste de sortir avec lui ? Duo était maintenant un peu blasé.
- Mais il gémit trop fort quand on le fait, c'est dégoutant, et il sent la transpiration.
- Et tous les mecs ne sont-ils pas comme ça ? Son regard montrait la pitié qu'il ressentait pour la jeune fille.
- Mais toi tu es différent, lui dit-elle dans un sourire charmeur, elle se mordit la lèvre inférieure, toi tu sens bon !
Elle se mit à l'embrasser doucement. Elle chuchotait à présent.
- Et toi tu ne gémis pas comme ça quand on le fait.
"C'est parce que ça ne me fait rien"
- Duo touche moi, le supplia-t-elle.
- Euh ... ici sur le toit ??
Elle commença à defaire les boutons de son chemisier laissant apparaître son soutien gorge en dentelle blanche.
- T'inquiètes il n'y a personne on peut le faire.
Dès qu'elle eut prononcer ces paroles un raclement de gorge se fit entendre.
Il regardèrent tous les deux dans la direction du bruit et virent Heero debout, les mains dans les poches, sa casquette vissée sur la tête.
- Euh... je retourne en classe, lâcha Miho en se cachant le visage.
Duo était toujours par-terre les yeux dans ceux d'Heero, incapable de bouger.
Il était rouge comme une pivoine, et se mit à soupirer.
- Pourquoi tu me surprends toujours dans des situations comme ça ?
La situation l'aurait presque fait rigoler.
Heero lui répondit toujours sur le même ton morne :
- Si tu ne veux pas être vu fais ça dans une chambre. Désolé de vous avoir interrompu.
Sur ce il fit demi tour et commença à partir.
- Hey ! Wait !
"Mais pourquoi je l'arrête moi ??
qu'est-ce que je suis entrain de faire ?"
-Tu es venu pour sécher les cours ? Pourquoi tu pars ? lui demanda Duo.
Il lui fit signe qu'il pouvait s'assoir près de lui. Heero sembla hésiter un moment puis vint se placer près de lui.
Il vissa un peu plus sa casquette sur sa tête, ainsi on ne voyait plus ses yeux.
- Désolé pour l'autre jour.
Duo le regarda ne semblant pas comprendre l'allusion.
- De ... de t'avoir pousser comme ça ...
- Ah ouais ! Tu m'as fait mal, dit Duo en souriant, tu m'as frappé à la gorge ça m'a coupé un peu le souffle.
Heero ramena ses jambes contre lui et baissa la tête.
- Désolé.
Duo lui tira la langue en riant.
- Je rigole, c'est rien, et puis j'aime la douleur de toute façon.
Il lui fit un clin d'oeil et un sourire moqueur.
Heero ne fit aucun commentaire.
- C'est quoi ton nom ? demanda Duo.
- Heero Yuy.
- Hum, je ne me rappelle pas t'avoir déjà vu dans le coin.
- Ben moi non plus.
- Heero tu ne me demandes pas mon nom ?
Duo affichait une moue boudeuse qui fit sourire Heero.
- C'est Duo non ? Je l'ai entendu suffisamment même si je ne le voulais pas !
Le sourire de Heero était maintenant moqueur, surtout à la vue des couleurs des joues de Duo.
- C'est quoi ton nom de famille ?
- Maxwell ! Répondit-il en boudant.
Il restèrent silencieux un moment.
"J'aimerais lui demander comment il s'est fait une pareil entaille, mais j'ai l'impression que c'est quelque chose que je ne devrais pas demander."
Des éclats de voix sortirent Duo de ses pensées.
- Sport ? Il font du foot ? Demanda Duo.
- Baseball, répondit Heero sans même lui adresser un regard.
- Alors c'est ce cours que tu sèches ?
- Hn
- Tu préfères qu'on parle ?
- Pas si c'est pour ne rien dire.
Duo sourit doucement, ferma les yeux et se laissa aller.
- Tant mieux répondit-il dans un sourire.
Il ne pronnoncèrent pas un mot après ça.
Appartement de Duo Maxwell 22h00
-Est-ce douloureux Duo ?
Son beau-père était assis dans le fauteuil et le regardait un lueur perverse dans le regard.
Duo était à quatre pattes sur le sol, les bras liés ensemble et ses jambes aussi. Un collier de cuir venait lui enserrer le cou et des chaines reliaient ce collier à ses différents piercings. Dans son intimité un vibro était retenu prisonnier par des sangles de cuir. Enfin, un baillon l'empêchait d'émettre un son. Dans la pièce des objets étaient éparpillés, des fouets, martinets, vibros.
Et si pour supporter une douleur trop grande vous vous en infligiez une autre ? Pour supporter l'insupportable ! On a l'impression d'oublier cette immense douleur au profit de l'autre, même pour un court instant. Mais bien sûr il n'y a aucun moyen de d'effacer la douleur ainsi.
Au bout d'un moment qui parut une éternité à Duo, l'homme lui releva la tête, et lui ota son baillon.
- Duo ... pauvre petite chose, ça a du être très douloureux.
- Duo ?
L'interpelé posa ses yeux sur lui, il avait le regard perdu, ses cheveux défaits renforçait la fragilité qu'il dégageait à ce moment. Son beau-père ouvrit alors son pantalon, lui attrapa les cheveux et commença à le guider vers son entre-jambe déjà dur.
2h00 du matin, un petit parc dans un quartier de Sank.
Heero était installé sur sa structure. Il n'avait pas eu envie de rentrer chez lui ce soir, alors il avait décidé de dormir là. Son sac lui servant d'oreiller, il était couché sur le côté. C'était pas très confortable, mais au moins il se sentait tranquille ici.
Des bruits de pas lui firent ouvrir les yeux, quelqu'un traversait le parc. Il entendit les bruits de pas s'arrêter, et escalader la structure sur laquelle il était perché.
- Heero ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
Heero se retourna pour voir Duo penché sur lui, sa natte pendait elle aussi et lui chatouillait le visage.
- Rien, répondit-il froidement.
- Rien ? Tu rigoles ? Il est deux heures du mat' man ! Tu ne vas pas rentrer chez toi ?
Voyant que sa question semblait troubler Heero il rajouta :
- Enfin ce que je veux dire, c'est que tu nedevrais pas dormir dans un endroit comme ça. Pourquoi tu vas pas chez un pote ?
- Parce que je n'ai pas de "potes".
Essayant de détourner la conversation Heero lui demanda ce qu'il faisait là lui aussi.
- Moi ? Je suis juste sorti pour aller au magasin, tu veux une bière ?
Heero remarqua alors le sac en plastique rempli que portait Duo. Duo qui d'ailleurs venait de s'assoire à côté de lui. Il lui tendit une canette.
- Tiens prends, lui dit-il un sourire aux lèvres.
C'est à ce moment que Heero remarqua les traces de strangulation sur le cou de Duo. D'un doigt il lui souleva le menton pour voir ce qui était caché par le col de la chemise et les mèches de cheveux du natté.
- C'est donc à ça que tu faisais réfèrence tout à l'heure ? Tu es vraiment ce genre de personne ? Heero avait posé ces questions avec un sourire moqueur.
Duo rougit et se mordit les lèvres et détourna le regard, honteux.
- Vire ! Dit-il en dégageant sa tête.
- T'inquiètes, je me fiche de ce que tu fais. Mais j'ai du mal à comprendre pourquoi tu veux avoir mal.
Duo observait le sol.
- Aujourd'hui c'est ... l'anniversaire de la mort de mon père.
Duo releva le visage et fixa le ciel. Il ne savait pas pourquoi il lui parlait de ça. Mais il avait besoin de le dire à quelqu'un de partager. Et les mots commencèrent à sortir de sa bouche, il ne pouvait plus les arrêter. Etre seul ce jour plus que tous les autres lui pesait énormément.
- Il était très gentil, je l'aimais énormément. Mais il est mort dans un accident quand j'avais 5 ans.
Le natté s'était allongé pour mieux voir le ciel. Heero le regardait du coin de l'oeil mais ne tournait pas son visage vers lui.
- Il nous avait emmené au zoo, et sur le chemin du retour j'étais fatigué et grincheux. Il a été distrait par moi, il essayait de me calmer, il n'a pas regardé la route. Nous avons percuté un rembarde sur l'autoroute et nous avons fini dans un mur. Il est mort sur le coup, et moi ... et moi je n'ai eu que des égratignures.
Des larmes commençaient à couler des yeux améthystes. Il avait porté une main à son visage, et il sourit pauvrement.
- C'était ma faute, ça aurait du être moi, j'aurais du mourir aussi !
Il cachait maintenant son visage dans son bras.
- Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Heero avait posé sa question toujours avec le même ton froid, il ne regardait plus Duo, il fixait le sol désormais.
- Je ne suis pas quelqu'un de gentil, n'espères pas que je vais te consoler. Je ne suis pas assez heureux moi-même pour soigner les blessures des autres.
Sa voix n'était pas froide, mais simplement neutre. Il exposait un état de fait, rien de plus ni de moins.
Duo avait cessé de pleurer, il observait Heero avec attention, ces yeux bleus légèrement bridés qui trahissait ses origines asiatiques. Des yeux inexpressifs, cachés par un frange de cheveux noirs en bataille. Son visage était impassible et pourtant Duo pouvait y voir une immense tristesse.
Mû par une impulsion il se redressa et approcha son visage de celui d'Heero. Il noua ses bras autour de son cou et avant qu'Heero ne l'arrête il avait posé ses lèvres sur les siennes.
Heero saisit sa natte et éloigna son visage.
- Arrête ça ! Son regard était mauvais, sa mâchoire contractée à l'extrème, et sa voix laisser transparaître une immense colère.
- Pourquoi ? Tu n'aimes pas les hommes ? Duo passait sa main le long de la cicatrice et se mit à chuchotter contre son oreille. Couches avec moi, je te laisserais faire ce que tu veux !
Heero avait fermer les yeux pour se contenir.
- Arrête ne me touches pas ! On ne sait jamais qu'elle sera ma réaction.
- Ne t'ai-je pas dit que j'aimais la douleur ?
