Bonjour à tous !

Je suis absolument navrée pour ce retard. Des amis sont venus me voir et je ne pouvais pas les laisser perdus en plein milieu de l'Australie, alors j'ai pas trop trainé sur ffnet donc me revoilà et avec moi la suite de Cut, manga de Touko Kawai adaptée avec le couple Heero Duo (.)

Merci beaucoup pour vos reviews, ça donne du coeur à l'ouvrage !! Donc merci encore !

Je vous laisse donc avec le chapitre 4 avant dernier du manga.

EDIT correction d une grosse faute ... gomen . j ai honte ... normalement le plus gros a disparu


Parc de Sank

Heero était recroquevillé, les genoux ramenés contre le torse, les yeux fermés.

- Heero..., appela Duo d'une voix douce. Tu es tout mouillé, tu vas attrapper un rhume !

Il était penché sur lui, un sourire de soulagement sur le visage. Tout doucement, Heero releva la tête et ancra son regard couleur nuit dans celui de Duo.

- Les gens chez qui tu travailles se font du soucis pour toi, et ta famille aussi.

Heero replongea sa tête dans ses bras sans dire un mot.

Duo s'accroupit alors près de lui.

- Heero, tu veux venir chez moi ? Il fait froid ici non ?

Duo ne savait pas trop quoi lui dire pour le faire sortir de là. Mais à sa grande surprise Heero finit par lui répondre dans un sanglot :

- Je suis désolé. Je ne voulais pas te faire mal, mais des fois ... des fois ... mon esprit m'échappe ... je ...

Duo ouvrait de grands yeux étonnés, mais à cette vision de Heero fragile, et perdu, un sourire tendre vint se peindre sur ses lèvres.

Il ment et rit en même temps, mais il essaye de s'accrocher à la vie

- Oui je sais. Répondit Duo tendrement en posant sa main sur son bras pour le réconforter.

- Je suis désolé, tellemement désolé ... je ...

- Hey, ça va je te dis, tout va bien.

Duo essayait de lui parler le plus doucement possible, et de trouver les mots pour le rassurer.

Etourdis par les hurlements du vent et la lumière du soleil nous fermons nos yeux ... comme on essaye de ne pas tomber du sommet d'une étroite falaise

Après de maintes tentatives pour le rassurer Heero consentit à suivre Duo.

Appartement de Duo Maxwell un peu plus tard dans la nuit.

Pendant que Heero prenait une douche pour se réchauffer, Duo lui préparait un café bien chaud. Il était dans la cuisine perdu dans ses pensées quand Heero le tira de sa rêverie.

- Merci de m'avoir laissé utiliser la douche.

Il avait encore les cheveux humides, ils étaient encore plus en bataille que d'habitude. Sa frange cachait ses yeux ainsi que la moitié de son visage.

- Pas de soucis, je suis content que mes vêtements t'aillent. Tu es plus fin que je ne pensais. J'ai étendu tes vêtements, mais je pense qu'ils seront long à sécher.

Heero semblait fuir son regard et il restait planté devant la porte de la salle de bain sans bouger.

- Ne restes pas planté là, viens t'asseoir, j'ai fait du café.

- Hn

- Du café au lait, ça ira ?

- Hn.

- Tu veux du sucre ?

- Non merci.

- Tu as faim ? tu n'as pas mangé de dîner ? Quoi ?

Duo s'était interrompu devant le regard moqueur d'Heero. Qu'est-ce qui pouvait le faire rigoler.

- Rien.

- Je sais, tu viens de penser que j'étais une mère poule je parie.

Duo avait pris un air faussement boudeur qui faisait sourire Heero.

- Hn

- Non généralement je suis pas comme ça. Je m'étonne moi-même, je ne pensais pas que j'avais un côté comme ça. Je n'ai jamais été quelqu'un de responsable.

- Vraiment ? Demanda Heero d'une voix douce. Tu es pourtant quelqu'un de gentil, même si je t'ai fait du mal tu continues à me traiter gentiement.

Heero fixait sa tasse en parlant, mais son sourire était bien visible.

Le sourire du Duo, lui, faisait quasiment le tour de la tête plus que la déclaration de Heero, son sourire serein et doux le ravissait.

Mais tout à coup il se rappela qu'il devait lui rendre ses affaires.

- Tiens j'allais oublier. Je voulais te rendre ça.

Duo tendit la poche dans laquelle il avait rangé les affaires d'Heero.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Des affaires que tu as laissé sur le toit quand tu es parti, ta casquette et une lettre. Ca avait l'air d'être quelque chose d'important.

Le visage d'Heero se figea quand il saisit la carte.

- Mais était-ce vraiment si important ? Demanda Duo.

Puis il remarqua qu'Heero avait récupéré son visage froid et impassible.

- Heero ? Appela-t-il d'une voix douce.

D'une voix atone et sans émotion Heero lui répondit.

- La personne qui a fait ce dessin est la même qui m'a fait cette cicatrice.

En disant cela il avait légèrement remonté sa manche, et caressait le début de la trace sur son bras. Il continua sur le même ton de voix qui glaçait le sang de Duo.

- La personne qui veut que je disparaisse, la personne qui m'a donné la vie, la personne qui a refusé de devenir adulte pour toujours.

Sous le regard médusé de Duo Heero commença le récit de sa triste vie :

Il était une fois une jeune fille qui vivait dans son monde de rêves. Elle était comme une poupée, habillée de dentelles, de corsets et de rubans.

Un jour elle rencontra un prince, et elle tomba enceinte d'un enfant adoré. C'était comme un rêve devenu réalité. Mais pendant son 15ème hiver le prince disparut soudainement, ainsi le temps cessa de s'écouler pour elle. Elle passait des jours entiers à pleurer sur son prince disparut. Elle frissonnait en voyant son horrible ventre qui grossissait de jour en jour malgré les coups qu'elle lui donnait. Il ne redevenait pas plat comme avant mais continuait bel et bien à grossir.

Ainsi elle devint mère mais c'était un rêve horrible pour elle.

Le lait, les couches, la réalité d'être mère était bien différente de ses jeux d'enfants.

Elle devint irritable.

Même si elle jetait cette petite chose sur le sol elle n'arrivait pas à se réveiller de ce cauchemar.

Petit à petit elle perdit pied et devint folle.

Elle punissait l'innocent petit enfant derrière le dos de ses parents et de son frère. C'était comme si elle recréait la cérémonie rituelle pour retourner dans son monde d'enfant.

L'enfant pensait que c'était de sa faute, qu'il n'écoutait pas assez sa mère et demandait pardon, implorait sa clémence.

Il pensait que le fait qu'elle lève la main sur lui était une forme d'affection maternelle, il le croyait vraiment.

Mais cette belle et douce jeune fille, pendant qu'elle riait comme un démon, à cheval sur lui, le poignarda à maintes reprise avec un couteau.

Après ça elle oublia tout, et retourna dans son monde de rêve. Elle n'en est jamais revenue.

Heero avait la tête baissée appuyée sur son poing posé sur son front. Ses yeux fermés laissaient apercevoir le flot de larme qusi essayer de passer la barrière pour s'écouler sur ses joues.

- J'ai entendu dire qu'elle était dans un hôpital quelque part à la campagne. Cette lettre est la seule chose qu'elle m'ait envoyé, mais quelqu'un lui a probablement dit de l'écrire. Parce qu'elle ne se souvient de rien, elle a oublier tous ce qu'elle a fait, elle a fuit la réalité, elle m'a tout laissé porter.

La voix de Heero était progressivement envahie par les sanglots. Son visage était crispé par la douleur et la colère. Duo ne bougeait pas, il ne disait rien, laissant le jeune homme épancher son chagrin et vider son coeur. Il se contenter de le couver du regard attendant le moment où il aurait fini son macabre récit.

- A chaque fois que ces souvenirs m'envahissent, je perds pieds, je sombre dans la violence, et je fais du mal aux gens sans raison. Comme avec toi, j'ai fait du mal aux autres tant de fois.

Les larmes difficilement contenues dans ses yeux commencèrent à s'écouler silencieusement sur ses joues ambrées.

- Je la détest pour m'avoir rendu comme ça. J'ai même parfois pensé à la tuer. Mais je n'ai pas pu continuer à la détester, je ne peux pas la rejeter !

" La cruauté du sang, elle force les gens malgré leur blessure. "

Heero froissa le morceau de papier et se prit la tête dans les mains, il pleurait silencieusement, pas de cris, pas de sanglots.

Le coeur de Duo se déchirait devant cette vision, il haissait cette Rina. Elle faisait du mal à Heero et il ne pouvait le supporter.

Tendrement le natté pris le visage d'Heero dans ses mains. Il s'approcha lentement et prit possession de ses lèvres. Elles avaient le goût du sel.

Il l'embrassa tendrement, un baiser chaste, plein de tendresse et d'amour. Il caressait ses lèvres avec les siennes. Quand il sentit Heero se détendre et répondre à son baiser, il passa sa langue lentement sur les lèvres pour demander l'entrée.

Le brun finit par entrouvrir ses lèvres, la langue de Duo s'engouffra à l'intérieur à la recherche de sa jumelle. Elle la cajola doucement tendrement, la caressant avec langueur et déférence.

Heero ne put réprimer un soupir de plaisir quand Duo se mit à jouer avec sa langue.

Quand il se séparèrent à bout de souffle leurs regards s'ancrèrent l'un dans l'autre et Duo dit avec un sourire mutin aux lèvres :

- Alors ? J'embrasse bien hein ? Tu ne te sens pas tellement bien que tu oublies tous tes ennuis pour un moment ?

Heero ouvrit de grands yeux surpris et ne put s'empêcher de rire face à l'incongruité de cette remarque. Mais que c'était bon de rire, ici avec lui, avec Duo.

- Tu ne penses qu'à ça !!

Duo lui fit un sourire magnifique.

- Mais c'est vrai que ce n'est pas désagréable reconnu Heero.

- N'est-ce pas, répondit Duo, un sourire victorieux sur les lèvres.

Il passa ses mains sur la nuque du brin, commençant à jouer avec ses petits cheveux pendant qu'il se remettait à l'embrasser avec un peu plus de fougue.

Puis il se leva, lui prit la main en souriant tendrement et le guida jusqu'à son lit. Duo s'assit sur le matelas et enleva son tee-shirt.

Heero n'osait pas trop bouger, il laisser Duo mener la danse.

Une fois débarasser de son tee-shirt Duo lui tendit la main et l'attira jusqu'à lui. Il s'allongea sur le lit et plaça Heero au-dessus de lui, une jambe de chaque côté de lui.

- Je n'enlèverais pas mes vêtements, dit Heero dans un petit sourire, mon corps est couvert de cicatrices.

Mais Duo voyait bien son corps trembler en disant ces mots. Il le rassura d'un sourire.

Heero observait le corps sous lui. Il était vraiment beau, sa natte un peu défaite ressemblait à un serpent sur le lit, un torse blanc, mince, mais bien dessiné. Tout à coup ses yeux s'agrandirent.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? Dit-il en touchant le piercing que Duo avait sur le téton gauche.

Duo lui répondit toujours souriant :

- Tu peux tirer dessus, j'en ai un au nombril aussi. Mais je peux les enlever si tu préfères.

Heero se pencha lentement et commença à faire rouler l'anneau sous sa langue.

- Non c'est bon, c'est une partie de toi.

Duo ne put réprimer un gémissement quand Heero commença à jouer avec le piercing. Il passait sa langue sur les boutons de chaires, se contentant parfois simplement de faire rouler le morceau de métal.

Duo sentait malgré tout l'hésitation d'Heero, ses doigts, ses lèvres tremblaient.

Il parcourait le torse de Duo de baisers et de caresses. Malgré la maladresse due à son inexpérience, Duo se sentait perdre pied. Sa température montait au fur et à mesure, il voulait le sentir en lui maintenant. Il lui prit le visage pour le ramener au sien et prendre à nouveau possession de ses lèvres.

Pendant qu'il l'embrassait il se débarassa de son pantalon. Puis doucement il passa la main le long de l'élastique du jogging d'Heero. Il le sentit soupirer contre ses lèvres. Quand il passa sa main sous le tissu pour approfondir la carresse Heero ne put retenir un gémissement qui fit sourire Duo.

Heero plongea la tête dans son cou et se laissa aller à ces sensations. Le natté passa les doigts lentement le long de son sexe tendu à l'extrème. Il sentait sa respiration saccadée dans son cou. Il impliqua un mouvement de va et vient lent pour ne pas le faire venir trop vite.

Heero gémissait sans retenu contre lui, contre son cou, son souffle chaud le rendait fou.

Duo baissa son pantalon sur ses cuisses, se retourna ensuite sur le matelas et le plaça contre son intimité. Heero se laissait faire, telle une poupée. Il savait ce que Duo attendait mais il avait peur de mal faire, de le blesser.

Le natté tourna le visage pour pouvoir le regarder et lui sourit.

- Viens Hee-chan, lui dit-il dans un murmure.

Heero déposa des baisers sur sa nuque, son épaule blanche et lentement commença à le pénétrer.

Duo n'en était pas à la sa première fois mais la douleur était bien présente. Malgré tout une pénétration sans préparation était douloureuse. Mais il voulait le sentir en lui, c'était douloureux certes, mais cette douleur était la plus douce qu'il n'ait jamais connu. Il ne put empêcher les larmes de lui venirent aux yeux. Il sentait le tee-shirt de Heero qui lui caressait le dos en cadence avec leurs mouvements. Le souffle brûlant de ce dernier contre sa nuque, ses cheveux qui lui effleuraient les épaules.

Heero quand à lui essayer de ne pas céder à toutes ses sensations, il ne voulait pas perdre pied. Mais c'était tellement fort, Duo était si étroit, il le sentait partout autour de lui, sa chaleur, sa douceur. Il ne pensait pas un jour éprouver autant de plaisir. Mais il ne voulait pas être le seul, alors il essayait de se contenir pour donner à Duo autant qu'il avait reçu.

Une fois qu'il fut en lui jusqu'à la garde il s'aperçut que son amant pleurait. Il se pencha jusqu'à son visage pour embrasser les larmes.

- Tu veux que j'arrête ? Demanda-t-il un peu inquiet.

- Non surtout pas, lui répondit Duo dans un murmure un sourire sur les lèvres.

Rassuré Heero se remit donc doucement en mouvement. Les sensations étaient toutes plus fortes les unes que les autres. Il sentait sa température grimper en flèche, il s'abandonnait lentement au plaisir et accélérait ses coups de reins. Soudain il arracha un cri de plaisir à son amant.

Il reproduisit immédiatement le même mouvement et sentit Duo se contracter autour de lui, lui arrachant également un cri. Il continua ce même rituel, galvaniser par les gémissements de Duo, et la pression qui augmentait autour de son membre.

Puis sans prévenir se fut l'explosion, il sentit le natté se contracter plus que les autres fois en poussant un cri de pure jouissance, et il n'en fallut pas plus pour qu'il se libère en lui porté par une vague dévastatrice.

Epuisé il s'effondra sur son amant. Ils reprirent tous deux leur respirations, puis Heero se dégagea pour se placer près du natté.

Ils se regardaient tendrement.

- Tu as aimé ? lui demanda Duo.

Duo avait un sourire doux sur les lèvres.

- Hn, oui.

- C'est bien meilleur que de le faire tout seul, hein ?

- hn ? Tout seul ? Quoi ?

- Et bien se masturber.

- Oh ! Je ne pratique pas ce genre de chose, répondit Heero qui avait toujours du mal à reprendre son souffle. J'ai toujours cru que je n'avais pas de désir sexuel.

Duo se mit alors à rire.

- Menteur, tu avais tellement d'énergie !

- Urusai !! Répondit Heero la mine renfrognée. J'étais moi-même surpris. Merde !!

- Quoi ?

- Jai oublié d'appeler chez moi. Il est minuit et demi, et mon téléphone est dans mon sac au lycée.

- Ta tatie a vraiment l'air d'être quelqu'un de gentil. Répondit Duo repensant à sa rencontre dans l'apès-midi avec la douce jeune femme.

- Tu dis tatie mais elle a encore la vingtaine. Mais oui Sally est quelqu'un de gentil, mon oncle Wuffei aussi. Ils ont aussi une adorable petite fille, Meiran. Ils forment une belle famille. Ils me traitent comme leur propre enfant, mais je me sens toujours un peu étranger. Je leur pose toujours des problèmes, je veux vraiment être indépendant. Ils auront bientôt leur deuxième enfant, je pense que ça serait mieux que je parte ... je ... pense...

- Ca va ? Demanda Duo inquiet.

- J'ai sommeil ... je peux dormir ? Demanda Heero les yeux papillonants sous la fatigue.

- Euh oui.

Heero se recroquevilla sur l'oreiller sous le regard perplexe de Duo.

- Je ne pensais pas que le sexe était si fatiguant ...

Et il s'endormit au milieu de sa phrase. Duo amusé, remonta la couverture pour être sur qu'il n'ait pas froid. Il se rapprocha de lui et observa son visage. Il ressemblait à un petit garçon. Le natté s'endormit le sourire aux lèvres.

"Depuis ce jour nous l'avons fait un nombre de fois incalculable. Nos étreintes duraient jusqu'au matin. Au lycée nous nous échappions et continuions à nous noyer dans le plaisir. Et la nuit ne recommencions, inlassablement, jusqu'à l'épuisement. C'était comme s'il n'y avait rien d'autre à faire, pour nous, que de nous noyer dans le sexe."


Appartement de Duo Maxwell un moi plus tard

Duo et Heero était allongé sur le lit et se reposait après un de leur nième ébat quand le téléphone sonna.

Heero amorçait un mouvement quand Duo l'arrêta.

- Laisse c'est surement lui.

- hn ? Lui ?

- Mon beau-père, je ne l'ai pas vu ces derniers temps.

- Hn

Le répondeur s'enclencha.

" Duo ? C'est moi. Tu n'es pas à la maison ?

Peut-être que tu dors ?

Pourquoi tu je n'ai pas pu te voir ces temps-ci ?

J'ai... j'ai l'impression de devenir fou ...

Duo ...

J'ai envie de toi, de lécher tout ton corps, je veux que tu jouisses sur ..."

- MAIS C'EST QUOI CE TYPE ? IL VA PAS BIEN !!

Heero était complètement choqué par ses propos et Duo riait à gorge déployée de la réaction de son amant.

- Tu sais c'est un pervers, homo et avec une petite tendance pédophile je pense. Et il aime bien quand j'éjacule sur son visage.

- HN ??

Heero était maintenant plus rouge qu'une tomate, et Duo avait du mal à rester sérieux devant son air de jeune vierge effarouché.

- Mais pourquoi tu couches avec lui ? Demanda Heero.

Duo se rapprocha de son amant, leur visage n'était qu'à un souffle l'un de l'autre sur l'oreiller.

- Tu sais, ma mère est issue d'une famille aisée, et elle ne sait rien faire par elle-même. Alors elle se remarie constamment à des hommes riches. Je crois que cet homme est le troisième. je devais être en 6ème à ce moment là. La première fois qu'il m'a vu, il m'a regardé bizarrement, comme s'il léchait tout mon corps, c'était dégoutant !

Il frissonna à ce souvenir, Heero se rapprocha de lui juste pour que leurs nez se frôlent doucement arrachant un sourire à Duo.

- J'étais en troisième quand j'ai commencé à me couper les poignets. Quand elle l'a découvert ma mère m'a demandé ce qu'elle avait pu me faire pour que je lui en veuille, et pourquoi je lui posais autant de problèmes.

Il sourit alors pauvrement, regarda le plafond, un air mélancolique sur le visage.

- Elle ne s'est même pas inquiétée, même pas demandée pourquoi je faisais ça. Alors j'ai voulu me moquer d'elle, en attirant l'homme qu'elle aimait.

Il leva sa main au-dessus de sa tête et caressa doucement les marques.

- Mais malgré ça la douleur ne pars pas. Je suis stupide non ?

Heero ne répondit rien mais se mit à caresser les mèches folles échappées de sa natte. Duo se retourna et vit le regard d'Heero plein de compréhension posé sur lui. Il se sentit réagir à la vue de son amant allongé près de lui, son regard bleu nuit posé sur lui. Il passa ses bras autour du cou du brun pour l'attirer jusqu'à lui.

- On le refait ? Dit-il avec une lueur perverse dans le regard.

- HN ? Mais je suis complètement mort. Je crois que je ne peux même plus jouir.

- Et alors ? Du moment que tu peux la lever ! Dit Duo en riant et frottant lentement son corps contre celui de son amant.

- Hey !


Sank city

Heero revenait de son travail au restaurant chinois, encore une fois les bras chargés de victuailles. Mais cette fois il en avait une dose plus importante. La patronne, persuadée que son air serein venait du fait qu'il ait rencontré une fille lui donnait double dose de nourriture.

Elle n'arrêtait pas de lui répéter que qu'il avait l'air heureux ces derniers temps, et qu'il avait bonne mine.

Il réfléchissait sur les propos que lui tenait sa patronne en chemin, mais il en fut tiré de ses pensées.

Il venait d'arriver devant l'appartement de Duo, et la porte s'ouvrait avant qu'il n'ait frappé. Il entendit un bout de conversation.

- Duo attends !

- Rentres chez toi, mon ami va arriver. Sors d'ici.

Et il vit Duo apparaître devant lui, en poussant son beau-père hors de l'appartement.

- Duo, Duo, je t'aime. Laisse moi te prendre, je t'en supplie.

Et l'homme se jeta sur Duo pour l'embrasser.

- Arrête ça !

Duo essayait de le repousser en vain.

En voyant un autre homme embrasser Duo, Heero sentit une vague de colère monter lentement en lui.

- Duo, dit-il simplement, mais suffisamment fort pour être entendu. L'homme lâha Duo pour le dévisager.

Duo en profita pour se libérer de son étreinte, il saisit le bras d'Heero et l'entraîna dans l'appartement.

- Heero, tu es en retard. Au revoir dit bonjour à maman.

Et sans un regard pour son beau-père il s'engouffra dans le studio, claquant la porte derrière eux.

Depuis l'intérieur de l'appartement ils entendaient le beau-père.

- Duo ? DUO !

Duo ferma la porte à clé. Il tournait le dos à Heero et ne bougeait pas de la porte.

- Désolé que tu ais vu ça. Il parlait avec une voix faible qu'Heero ne lui connaissait pas.

- C'est bon, j'ai déjà vu pire, dit Heero espérant alléger l'atmosphère en faisant référence à leur rencontre surréaliste dans le parc.

- Oui c'est vrai, répondit Duo la voix tremblante.

Heero se retourna et s'aperçu que Duo était entrain de griffer son poignet avec ses ongles, du sang commençait déjà à perler.

Délicatement il lui saisit les mains pour les séparer.

- Arrêtes ça ! Dit-il fermement.

- Laisse moi, répondit Duo, des sanglots dans la voix.

- Baka ! Tu saignes. Arrêtes ça j'ai dit !

Le natté se dégagea violemment des bras d'Heero, des larmes commençaient à innonder ses joues.

- Lâche-moi. De toute façon tu t'en fous !

Trop surpris par cette phrase Heero lâcha sa prise.

- Mais qu'est-ce que tu dis ?

- Laisse moi !

Duo se rua dans l'appartement pour saisir un cutter dans son pot à crayon.

- Duo non !

Heero se jeta sur lui, il le plaqua au sol sur le ventre, et le retins avec son genou. Duo se débattait comme un fou, mais Heero tenait bon. Il était hors de question qu'il le laisse se faire à nouveau du mal.

- Duo, calme toi.

- Laisse moi !

Heero se pencha sur lui, et lui parla tendrement à l'oreille.

- Duo, s'il te plaît, ne te mutile pas.

Duo fondit en pleurs, il n'était plus capable de parler.

Heero commença à l'embrasser dans le coup, sur la joue. Tendrement, lentement, il se mit à lui lécher le lobe l'oreille. Duo lâcha le cutter et se retourna pour faire face à son amant. La couleur qu'arboraient ses joues montrait clairement son excitation. Heero repris ses caresses sur son visage, les pommettes, puis la bouche, la ligne de la mâchoire, le cou. Duo s'abandonnait entre ses bras, ne retenant pas ses gémissements.

Il appelait le nom de son amant comme on appelle au secours, toujours entrecoupé de sanglot.

- Heero, prends moi avec violence, le plus douloureux sera le mieux. S'il te plaît Heero, fait moi mal.

Heero remonta au niveau de son visage pour le regarder dans les yeux.

- Non, je ne le ferais pas.

- Pourquoi ? Demanda Duo en pleurant, pourquoi ne peut on pas le faire comme j'aime pour une fois.

- Je n'aime pas la douleur, répondit simplement Heero toujours son regard dans celui de son amant. Je n'aime pas la douleur.

- Mais moi j'aime ça !

Heero prit le bras blessé, il porta le poignet à ses lèvres et lécha avec application la blessure.

- Menteur !

Après ça Heero le prit, lentement, amoureusement. Il mit tous ses sentiments dans cette étreinte, toute la douceur dont il était capable. Il voulait être sûr que le natté comprenne ses sentiments.

Duo n'était plus que gémissements entre ses bras. Et pour la première fois il regrettait son geste, il regrettait de s'être mutilé.

Le lendemain sur le chemin du lyvée Heero lui proposa de sécher les cours. Ils sautèrent dans un train, portant encore leurs uniformes sans choisir une quelconque destination.

Ils étaient assis côte à côte à regarder le paysage défiler.

- Heero ? ... je ... hum

- Hn ?

Heero était intrigué par l'hésitation du natté, il n'était pas fréquent de voir Duo avoir du mal à s'exprimer.

- Je ... je t'aime bien ... beaucoup. Désolé, je voulais juste te le dire.

Il regardait ses pieds, les joues rouges.

Heero n'était pas près à lui dire ces mots alors il pressa doucement son genoux sur le sien.

Duo se retourna vers lui et sourit comprenant bien la signification de ce geste. Un "moi aussi" qui n'avait pas besoin d'être dit pour être compris. Il restèrent assis comme ça sans parler. Duo avait sa tête qui reposait sur l'épaule d'Heero, et le soleil dans les yeux.

- C'est trop fort la lumière.

Heero prit sa casquette et couvrit la tête du natté avec celle-ci, et Duo s'endormit.


Appartement Duo Maxwell

Quand ils rentrèrent chez Duo ce soir là, comme tous les soirs ils commencèrent à s'embrasser, se caresser. Et comme chaque soir Duo était nu et Heero portait ses vêtements. Mais cette fois Heero ôta son tee-shirt.

Duo découvrit alors son torse imberbe, d'une couleur ambrée, couvert de marques.

- Heero ?

Le natté ne put s'empêcher de montrer sa surprise. Il avait toujours respecté cette volonté de son amant de ne pas montrer son corps.

- Tu ... tu préfères que je garde mes vêtements ? Demanda Heero rougissant prêt à se rhabiller.

Mais Duo se ressaisit avant qu'il n'ait le temps de bouger.

- Non, dit-en l'enlaçant avec force, je préfère comme ça. Je préfère sentir ta chaleur Heero.

Duo se pressa contre lui pour que chaque parcelle de leur corps soit en contact. Il le tenait enfin contre lui. Il s'embrassèrent avec fougue, et Duo partit enfin à la découverte de ce corps qu'on lui avait caché bien trop longtemps à son goût.

Tout occupés à leur étreinte passionnée les deux garçons ne pouvaient se douter qu'un homme armé d'un couteau se tenait derrière la porte.


La suite et fin dans le chapitre 5

Et si vous vous posez la question, non ils n'ont pas fini de s'en prendre pleins la g ... enfin vous avez compris (.)

Merci d'avoir lu

Princess Ludwig