Salut à tous!!!
Merci aux reviewers (enfin!!), je retrouve certaines fideles (hein Mel?) mais aussi de nouvelles lectrices, et je vous remercies toutes!!! (je ne cite pas tout le monde, mais je reponds en PM).
Bon, ce chapitre est un peu court. C'est plus une transition entre le precedent et le suivant qu'un chapitre à part entière, mais bon...Vous devrez vous en contenter...J'espère que ça vous plait toujours, et que je vais avoir plein plein de reviews avec plein de compliments lol!!!
Au passage, je cherche une eventuelle Beta, je m'aperçois que je fais de plus en plus de faute, d'orthographe et d'inattention, donc si il y a une volontaire...
Deb
2. Jamais dans les yeux.
Dumbledore n'avait pas tort. Elle allait bien devoir supporter la compagnie de Jedusor 24 heures sur 24. Ce n'était pas désagréable en soi, mais elle sentait le regard insistant de son colocataire sur elle, comme s'il attendait qu'elle fasse quelque chose, mais elle ne savait pas quoi. Elle l'ignorait, bien entendu, elle voulait économiser son temps de parole au minimum, et en un mois, elle avait bien réussi. Seuls les cours étaient un peu compliqués pour le silence, en particulier celui de Slughorn, le directeur de Serpentard. Il était ravie d'avoir une élève ukrainiene dans sa classe, et il s'obstinait à la faire travailler en binome avec Jedusor. Bien sur, leurs échanges restaient cordiaux, mais on sentait la tension entre eux. Elle detestait sa façon d'essayer de la controler, et sa façon de se moquer d'elle aussi. Lui, il detestait sa façon de l'ignorer, et d'être toujours si impassible. Et surtout, ils prenaient soin de ne jamais croiser le regard de l'autre, de peur d'y dévoiler quelque chose, une quelconque émotions, une quelconque faiblesse.
Elle était assise dans le parc, sur un banc sculpté dans la pierre. Elle tenait le col de sa cape serré autour de son cou, pour se proteger du vent d'octobre. Elle observait les gens, de ses yeux si perçants, de son regard inquisiteur. Elle les voyait rire, s'amuser, danser, courir, se disputer, et elle se demandait comment on pouvait laisser autant libre cours à ses émotions. Bien sûr, elle ressentait tout cela elle aussi, l'envie de rire lorsque quelqu'un etait ridicule, l'envie de pleurer lorsqu'elle était triste, la colère, la joie, la peur...Mais elle ne montrait jamais tout cela, elle le gardait secret, quelque part où personne ne pourrait le retourner contre elle. C'était une attitude assez primitive, mais c'était aussi la seule qu'elle avait trouvé pour se protéger des autres, depuis toutes ces années.
Lui, il profitait de son absence pour rester dans leurs appartements. Ca faisait maintenant un mois qu'ils vivaient et allaient en cours ensemble, mais ils ne se connaissaient pas plus qu'au premier jour. Du moins en apparence. Lui, il avait apprit beaucoup de choses sur elle, des choses insignifiantes pour les autres, qu'elle ne cachait pas. Il connaissait l'odeur de son shampoing, l'heure où elle allait se coucher, sa façon de faire le ménage, le menu de son petit-dejeuner...Il avait observé tout cela, sans qu'elle ne s'en rende compte. Pas qu'il s'interessait réellement à elle, non, mais elle était une curiosité, une sorte de défis qu'il se devait de relever. En fouillant dans sa chambre, un jour, il avait trouvé une vieille photographie d'elle avec ses parents. Il n'y avait aucun doute, la ressemblance entre la mère et la petite fille rieuse qu'elle tenait dans ses bras était frappante. D'ailleurs, Anna ressemblait plus à la beauté froide qu'était sa mère qu'à la petite fille surrescitée de la photo, aujourd'hui. Tant mieux, Tom detestait ces filles qui gloussaient et qui hurlaient dans les couloirs, elles étaient si pitoyables...
Elle entra dans leur living. Il était à moitié allongé sur le canapé, l'air penseur, détendu. Dès qu'il la vit entrer, il se mit assis, mais continua de la fixer. Elle, elle ne le regardait pas, mais elle sentait son regard. Merlin qu'elle detestait sentir son regard sur elle, elle pouvait presque l'entendre penser, l'entendre se poser des questions auxquelles elle ne repondrait jamais. Mais lui, il ne se gênait pas, et continuait d'observer Anna. Il détaillait tout, ses cheveux, son dos, ses fesses, ses jambes. Elle se retourna rapidement vers lui, et le fixa au niveau du torse. Elle faisait semblant de regarder la table, ou bien le feu, mais c'est bien Jedusor qu'elle observait. Il ne lui sourit pas, il regardait sa bouche, rouge et pleine, et il se surprit à imaginer en prendre possession. Pour rompre cette tension, il prit la parole en premier.
On a un cours de potions, après?
Elle haussa un sourcil, et il trouva ce geste risible au possible. Elle devait surement le prendre pour un débile profond, ou pour quelqu'un qui essaie de faire la conversation à tout pris. il ne rit pas, et elle non plus. Elle ne riait jamais de toute manière, et lui n'éclatait que de rire faux, pour gonfler l'égo de ceux dont il avait besoin quand ils essayaient d'egayer l'atmosphère. Elle ne répondit pas, mais acquiesça d'un signe de tête, comme toujours. Elle ne parlait qu'en cours, et le moins possible. Il fit une nouvelle tentative.
On y va ensemble?
Le sourcil qu'elle avait haussé parut remonter jusqu'à la racine de ses cheveux. Elle haussa les épaules, un peu surprise et pas très emballée à l'idée de faire le chemin avec Jedusor. Lui, il se fichait éperdument de marcher avec elle ou non, il voulait simplement la faire parler. Il savait qu'elle detestait parler, et en plus il aimait bien son accent. Malheureusement pour lui, elle ne fit qu'hausser ses freles épaules, et s'enfermer dans sa chambre.
Ils marchaient dans les couloirs des cachots. C'étaient de veritables labyrinthe, et si Tom n'avait pas été là, Anna aurait pu se perdre, mais elle ne l'avouerait jamais, plutot mourir de faim au fin fond du chateau. Leurs chaussures claquaient sur le sol de pierre, et leur cape bruissaient derrière eux. Si quelqu'un les avait vu tous les deux, il aurait pu peindre un tableau assez étrange. Un jeune garçon d'une beauté fascinante qui marche dans un couloir desert, ses yeux vert éclairé à la faible lueur des torches, et une jeune femme tout aussi belle et mystèrieuse qui le suit, le visage enfouit dans le col de sa cape. Tous les deux aussi droits et formels que la justice.
Devant la porte du cours de potions, c'est Jedusor qui frappa en premier. Slughorn leur ouvrit, devancé par son ventre rond. Il leur adressa un sourire large comme le monde, auquel seul Jedusor répondit. Voilà pourquoi il était tant aimé par ses professeurs, bien que froid et désinteressé interieurement, il leur montrait toujours un élève respectueux, discipliné et chaleureux. Et Slughorn tombait dans le panneau encore plus que les autres, avec son "Club de Slug".
Ils entrèrent tous les deux dans le cours, les derniers qu'il manquait apparement. Seules deux places côtes à côtes étaient libres, et ils s'y installèrent. De toute façon, ça ne changeait pas leurs habitudes, Slughorn les obligeait toujours à travailler ensemble, malgré leur manque flagrant de complicité. Ils connaissaient l'odre des taches. tom mettait l'eau à bouillir pendant qu'Anna faisait venir les ustensiles et les ingrédients. Ils suivaient ensuite les procédures du livre, en effectuant chacun une moitié de la préparation. Ils étaient aussi doués l'un que l'autre, et n'avaient pas à s'expliquer quoi que ce soit.
Elle hacha les racines de marguerites sechées, puis concassa les crochets de serpent. Lui la regardait faire, tout en remuant les ingrédients qui mijotaient déjà dans le chaudron. il trouvait fascinante sa concentration, ses fins sourcils froncés sous sa frange, ses yeux chocolats fixés sur les crochets de serpent, ses mains habiles qui dansaient presque sur le plan de travail. Elle ne sentait pas son regard, il le savait. Quand c'était le cas, elle se tendait, et évitait soigneusement de le regarder. Il s'en moquait éperdument, mais il ne voulait pas non plus paraitre être un fou, il voulait gagner sa confiance, petit à petit, juste au cas où elle pourrait lui etre utile.
Sans le faire exprès, il éclaboussa la potion en la remuant. C'était un breuvage destiné à etouffer quiconque le boirait, et même par simple contact cutané, les effets pouvaient être desastreux. Contre sa peau, le liquide la brula comme de l'acide. Personne ne le remarqua pourtant, puisqu'elle ne criait pas. Seuls quelques crispations étaient apparues sur son visage. Il en était très étonné, la potion était très corrosive, même si elle n'etait pas terminée, et n'importe qui d'autre se serait levé, aurait hurlé sa douleur et frappé Jedusor. Elle ne le regarda pas, une main posée contre sa cuisse brulée. Lui se leva, et l'obligea à le suivre, il fit signe à Slughorn qu'elle ne se sentait pas bien, et il l'emmena vers l'infirmerie.
Sur le chemin, elle n'a rien dit. Pas un gemissement, pas un cris, pas un soupir. Elle ne l'a pas regardé non plus, ni dans les yeux ni ailleurs. Elle se contenté de marcher, aussi droite que d'habitude, et de regardait en face d'elle, au bout du couloir. La seule marque de douleur que son visage laissait transparaitre étaient les perles de sueur qui naissaient entre son nez et ses lèvres, et qui commençaient à tremper sa frange. Elle ne pleurait pas. Pourtant, Jedusor avait cru qu'elle pleurerait, toutes les filles pleurent quand elles ont mal, mais pas elle. Il le regretta, il aurait aimé la voir pleurer, il aimait toujours regarder les gens pleurer.
L'infirmière fut surprise à leur arrivée. Elle cherchait une trace de blessure ou de maladie sur l'un d'eux, mais ne la trouva pas tout de suite. Anna s'avança vers la femme, et celle ci remarqua d'un coup d'oeil la sueur qui perlait sur son visage. Anna, toujours silencieuse, retira sa cape et sa robe de sorcier noire. Jedusor regarda la robe finir par terre, et il se rappela toutes les robes comme celle-là qui ont fini sur le sol de sa chambre, depuis qu'il était entré à Poudlard. Il refixa son regard sur Anna, attendant de voir la suite. Celle ci posa son pied sur le matelas le plus proche, et remonta sa jupe, jusqu'à ce que celle ci arrive à la limite de sa petite culotte.
Elle n'était pas mal à l'aise, elle fixait les yeux de l'infirmière, attendant une parole, ou un traitement. Lui, il ravala sa salive. D'où il était, il voyait l'infirmière, qui lui tournait le dos, et Anna, avec sa jambe repliée et appuyée sur le lit, et sa jupe remontée. il voyait la tache d'acide sur la cuisse, là où il l'avait brulé. Mais il voyait aussi le reste de sa jambe, sa peau lisse et blanche comme de la crème. Il voyait sa cuisse, et malgré l'ombre qui jouait avec elle, il apercevait les sous-vêtements aussi. Un truc en dentelle blanche, impossible d'en savoir plus, mais c'était déjà bien assez. il se retourna, ne voulant pas passer pour un goujat. Si Anna semblait se moquer de son regard, l'infimière, elle, ne se gênerait pas pour le mettre dehors si elle le surprenait.
L'infirmière jura, et partit chercher un remède. Anna était toujours dans la même position, mais elle regardait maintenant Jedusor. Il lui tournait le dos, et avait les bras croisés devant lui, apparement. Peut-être avait-il été gêné quand elle avait relevé sa jupe? Elle ne le pensa pas. Jedusor faisait partie de ces seducteurs qui font valser les filles sans qu'elles s'en aperçoivent, et il n'aurait pas été choqué pour si peu. Peut-être pensait-il qu'elle serait un peu plus prude? Jamais elle ne l'avait été, et puis se livrer à seulement quinze ans à un homme qui est pratiquement un étranger, ça aide à devenir moins pudique.
Lorsque l'infirmière étala sa pomade sur la brulure, Anna dut mordre sa lèvre inferieure pour ne pas hurler. Elle respirait plus fort, et elle sut que l'infirmière l'avait remarqué, mais la douleur était de plus en plus insupportable, incomparable à ce qu'elle avait ressentie en se brulant, tout à l'heure. Heureusement, Tom était toujours retourné, et il ne pouvait pas la voir meurtrir ses lèvres. Elle le detesta une seconde pour lui avoir versé cette potion sur les cuisses.
Lorsqu'ils repartirent ensemble de l'infirmerie, l'heure du cours de potions était passée depuis longtemps. Ils retournèrent pourtant aux cachots, pour y récuperer leurs affaires, laissées sur place. Slughorn ne fit pas beaucoup de cérémonie, craignant peut-etre de devoir faire un reproche à Tom pour son erreur, son cher élève favoris. Au lieu de prendre son repas dans la grande salle, Anna décida de rester dans leurs appartements. A son grand regret, Jedusor avait les mêmes projets. Il ne s'était pas excusé, il ne l'avait même pas regardé depuis qu'ils étaient sortis de l'infirmerie.
Elle s'allongea à moitié sur le divan du living, et étendit sa jambe blessée. Lui, il s'installa sur un fauteuil de cuir après avoir allumé un feu dans leur cheminée. Ils ne parlaient pas, ne se regardaient pas. Anna agita sa baguette, pour faire venir un des livres de la bibliothèque, qu'elle choisi au hasard. Elle n'avait pas très envie de lire, mais elle ne pouvait pas faire grand chose à part ça. Elle se plongea dans le livre, et ne le quitterait que lorsque ses paupières se refermeraient d'elles-même.
Lui profita qu'elle lisait pour la regarder encore une fois. Son teint était encore plus pale que d'habitude, si cela eu été possible. Elle avait détaché ses cheveux, et ils tombaient nonchalament sur son ventre, recouvrant à moitié son visage. On voyait toujours sa mouche, si originale...C'était vraiment la touche de perfection qu'il manquait aux autres filles. Il remarqua alors qu'elle avait la lèvre inferieure blessée, et il sourit. Sa lèvre était intacte lorsqu'ils étaient en cours de potions, il en était sur. Elle s'était donc mordue pour retenir les cris de douleur, elle avait donc souffert. Il sourit encore, et elle dut le voir du coin de l'oeil, car elle fixa sa bouche.
Elle detestait quand il souriait de cette façon. Il la regardait, se perdait dans ses pensées puis souriait. Il n'aurait pu dire qu'il ne riait pas d'elle...Ses yeux marrons prirent rougeoyèrent, comme à chaque fois qu'elle était en colère. Une de ses rares démonstrations d'émotions. Il le remarqua sûrement, mais elle ne lui laissa pas le temps de commenter. Elle se leva, et claqua la porte de sa chambre derrière elle. Lui continua de sourire, ravi de l'avoir fait sortir de ses gonds.
Le 10 octobre, à 20 heures, les deux préfets-en-chef étaient encore une fois convoqués dans le bureau d'Albus Dumbledore, le professeur de Métamorphoses. Ils y sont allés ensemble, par accident. Comprenez par là qu'ils se sont retrouvés prets à la même heure, et qu'ils n'ont pas eu d'autres choix que de partir ensemble. Comme d'habitude, ils marchaient à la même cadence, leurs pas résonnant à l'unisson dans les couloirs pris de courants d'air.
Ils sont entrés dans le bureau du vieux directeur de Gryffondor, accueillis par son sourire et son éternel regard pétillant. Tom était agacé par ce regard, depuis toutes ces années, et il l'avait déjà été lorsque Dumbledore était venu le chercher, à l'orphelinat...Anna, elle, n'avait rien contre cet homme, mais il lui semblait parfois qu'il pensait des tas de choses sur elle sans oser les lui demander, et elle detestait qu'on pense quoi que ce soit sur elle.
Bonsoir, jeunes gens.
Pour toute réponse, Tom sourit et Anna fit un signe de tête, comme toujours. Les deux avancèrent, et s'installèrent aux fauteuils disponibles en face de leur professeur, ils avaient maintenant l'habitudes de ces differents rendez-vous.
Je suppose que vous avez déjà jeté un coup d'oeil au programme des...disons des festivités de cette année?
En même temps, et avec le même regard desinteressé, Tom et Anna secouèrent la tête. Ce geste simultané et ennuyé surprit Dumbledore, les deux jeunes gens semblaient reflechir de la même manière, et porter si peu d'interet aux fetes. Pour l'un comme pour l'autre, il était comprehensible de par leur environnement familiale qu'ils n'aiment pas beaucoup les fetes et les vacances.
Je vois, ce n'est pas un problème. Le directeur Dippet a souhaité cette année organiser un bal, pour Halloween. En tant que prefets en chef, et septièmes années, la tache de l'organisation de la fete vous est attribuée.
Impassible. Voilà l'expression des prefets à l'annaonce de cette nouvelle tache. Anna se maquait bien d'organiser quoi que ce soit du moment qu'elle n'avait pas à parler à qui que ce soit. Tom, lui, avait un faible sourire. Il n'aimait pas particulièrement cette partie du boulot de prefet, mais il tenait à rester l'élève modèle qu'il était.
Sans vouloir vous commander, il semblerait judicieux que Mlle Stavinsky s'occupe des décorations et que M. Jedusor s'occupe de la partie plus...sociale de cette fete, ne croyez vous pas?
Anna aurait bien haussé les épaules à ce moment là, mais elle devait se montrer plus polie, et elle opta pour un signe de tête. Tom s'amusait des suggestions de Dumbledore, et les approuvait complètement. Dumbledore se leva, et incita ses jeunes invités à faire pareil.
Organiser la décoration de la salle. Elle n'était pas branché déco, mais elle avait du goût, et elle saurait créer l'ambiance de fête que tout le monde souhaite voir pour Halloween. Elle n'en profiterait pas autant que les autres, tapit dans un coin de la pièce, surement habillée avec l'uniforme. Elle regrettait parfois de ne pas participer à toutes ces choses, celles qui transforment la vie d'adolscent en "les plus belles années d'une vie" comme disent les adultes.
Lui, il était parfaitement satisfait de sa tache. Après tout, rien ne serait plus facile pour lui que persuader les élèves de participer activement à cette fête. Tout le monde l'adorait, et il faisait croire à tout le monde que c'était réciproque. Il avait toujours su comment profiter des gens qui l'entouraient, comment utiliser leurs faiblesses contre eux sans même qu'ils le soupçonnent de quoi que ce soit. Il était plutôt fier de ce don, un des plus utiles sans doute.
Ils arrivaient devant la porte. Anna et Tom marchaient côte à côte, regardant en face d'eux, et Dumbledore les suivaient, un petit sourire en coin. Il leur avait reservé le meilleur pour la fin, rien que pour voir la réaction dans les yeux de ses élèves. Tous deux se croyaient réellement impassibles, mais il suffisait de s'interesser à leurs regards pour voir à quel point ils étaient sensibles. Ceux de Tom, vert sombre, prenaient une teinte noir inquiètante quand il se mettait en colère, et les iris chocolats d'Anna rougeoyaient étrangement...C'est ce qui l'avait amusé à la rencontre de la jeune ukrainiene, cette similitude dans leurs réactions...
Oh, au sujet du bal...Les deux préfets-en-chef se retournèrent d'un même mouvement vers leur professeur...Bien entendu, il est du devoir des prefets-en-chef de montrer l'exemple. Et donc, d'ouvrir le Bal. Ensemble.
Si Dumbledore avait laissé libre cours à ses émotions, il aurait éclaté de rire à ce moment-là. Les voir tous les deux, aussi choqués, mais aussi differents dans leurs interpretations de la nouvelle, était risible au possible. Tom avait les yeux qui pétillaient. Pas comme un garçon amoureux qui vole un baiser, mais plutôt comme un enfant espiègle qui regarde son frère se faire gronder par ses parents. Un faible sourire un peu sadique s'etait glissé sur ses lèvres. Anna, elle, paraissait totalement hors d'elle. Elle ne souhaitait sûrement pas participer à la fête, et la perspective d'être la cavalière de Tom ne semblait pas l'enchanter.
Ils sortirent ensemble du bureau du directeur de Gryffondor, sans un mot pour l'autre. Mais Anna sentait le sourire de Jedusor, et elle sentait son regard sur son dos. Ca l'exaspérait. On ne pouvait pas l'obliger à aller à ce bal, et encore moins avec Jedusor. Et en plus, ouvrir le bal devant tous les élèves et professeurs de l'école! Vraiment, ce collège était étrange, et elle ne s'y sentait pas chez elle. Bien sur, ca valait mieux qu'etre chez ses parents adoptifs, et ca valait mieux que Durmstrang, mais elle ne s'y sentait pas chez elle, et ça ne s'explique pas...
Tom lui, était aux anges. Non seulement il n'allait pas être forcé de choisir une des pimbeches amoureuses de lui pour aller au bal, mais en plus il allait avoir le plaisir de faire parler et danser la petite Anna toute la soirée. Elle le detestait, et il le lui rendait bien, mais elle etait intriguante, et il était bien décidé de tout savoir sur elle. En plus, il savait bien comment finissaient les bals...Elle aurait sans doute un peu trop bu, il se montrerait galant et incroyablement romantique, et ils ne feraient pas chambre à part ce soir là. Tout commencerait par un baiser, pour se dire aurevoir avant de se coucher, et puis il rendrait ses mains balladeuses et elle ne pourrait pas resister. Il avait tant hate de l'entendre gemir sous ses caresses, de pouvoir sentir sa peau sous ses mains...Plus que tout il aimait le sexe, la seule chose qui lui procure un tant soit peu d'emotions...Ou en tout cas de plaisir.
Il la regarda une dernière fois avant de recommencer à l'ignorer. Elle était si belle, avec ses airs durs et ses traits doux. Elle voulait paraitre si forte, mais il savait qu'il pourrait la briser sans effort, et il comptait bien le faire, assez lentement pour voir son si beau visage se tordre de douleur, assez lentement pour qu'elle le supplie de la laisser. Sans s'en rendre compte, il sourit. Elle, elle le remarqua, et haussa un sourcil. Elle regardait sa bouche. Jamais elle ne le regardait dans les yeux.
Alors, en quoi tu veux qu'on se deguise?
Il souriait toujours, de façon à ce qu'elle croit qu'il se moquait d'elle. Elle s'enerva encore plus et haussa les épaules, ses yeux prenant une couleur de feu. Elle entre vite dans leur appartement, et il la suivit sans un mot, trop heureux de la faire enrager si facilement.
