Titre : paro, toujours, mais plus pour longtemps
Auteur : ben… moi… enfin, je crois… attendez… je vérifie… j'espère que c'est moi, que je suis moi… haaaaaaaa
Base : saiyuki. Naaaaaaan sans blague, ça a changé ? kkun à les reload en div'x ? je veux je veux je veux !
Résumé : chapitre 02 : alors, on a la fille qui drague sanzo à ses risques et périls sur la terrasse du premier étage, et goku, goyo et hakkai en voyeurs qui mattes le tableau depuis la terrasse du dernier. Je me suis pas ennuyée à écrire ça !
Genre : ouh la la ! pour commencer je dirais le mien, ensuite que j'ai essayé de mettre un peu d'humour, de chaudasseries, et puis un peu de g… naaa, le gore, c'est pour la suite ! très OOC pour certains persos, vraiment, gomen nasai.
Couples : rien de bien original, mais le piaf en casquette protège son nid (perso d'une histoire à moi…)
Disclaimer : même chose, j'ai emprunté hakkai, mais je ne veux pas de ces malades chez moi ! dehors ! toi aussi tianjun (oui, je sais, c'est hoshin, mais l'est sexy, nan ? j'aime bien les oreilles…)
Avertissement : sont toujours pas propres
Note : d'abord j'écris au critérium dans un cahier (bleu, le cahier) que je peux emmener un peu partout, ensuite je tape sur l'ordi portable de ma mère (qui, bizarrement, se cache sous mon lit) avec le microsoft word qui voit déjà quelques fautes, ensuite, soit j'emmènes l'ordi chez christina qui effectue sa bétalecture et qui corrige à chaud, soit je transfère la fic dans l'ordi fixe de ma mère (qui, lui, se trouve dans la chambre de ma mère qui ne me laisse pas souvent entrer dans cette zone) grâce à mon mp3 (le son est mort, alors maintenant je m'en sert comme clé usb) et je lui envoie par internet, car le portable n'a pas internet. Tout le monde a suivit ? vive les vacances !
chapitre 02: où sanzo découvre qu'il n'est qu'un humain.
Alors que la jeune femme regardait l'endroit où avait atterri le débris, le moine regardait plus haut, là où il lui avait semblé apercevoir trois silhouettes se tapir dans l'ombre.
"alors comme ça on se fout de ma gueule, hein ? ... Vivez vos dernières heures, bande de salopards..."
Il s'aperçu soudain que la fille s'était rapprochée de lui et que, surtout, il n'osait pas la repousser, qu'il n'avait pu s'empêcher de répondre à sa provocation et avait fait, de façon involontaire et stupide, ce qu'il voulait absolument éviter : la regarder. (7)
Lorsqu'elle s'était effondrée sur aku ryu, rougissante de peur et de fatigue, sans autre moyen pour implorer de l'aide que ses yeux car sa voix semblait éteinte, durant un court instant leurs regards s'étaient croisés. Il était la personne qu'elle avait trouvé alors qu'elle avait besoins de secours, et même s'il n'était pas seul, pendant une fraction de seconde, elle n'avait vu que lui. et, fut-ce encore le hasard, il lui était séduisant. (8)
Il essaya de tourner le dos à l'inconnue, mais ce geste, bien qu'habituel et systématique chez lui, se révéla difficile. Il repris discrètement sa respiration, afin de pouvoir formuler une phrase correcte.
- Lâches-moi, dit-il alors qu'elle essayait de s'agripper à lui.
- Cette ruine me fout la trouille, j'ai peur de confondre le bruit d'un morceau qui s'écroule avec celui de yokais en charge...
- Un yokai, ça se renifle.
- Peut-être pour vous mais pas pour moi !
- Arrête de me coller !
Goyo ricana. Ses deux voisins se doutaient qu'il aurait rêvé être à la place de sanzo. En contrebas, l'indienne s'asseyait sur le rebord de la terrasse, qui à cet étage était en pierre. Ses jambes sales étaient à la hauteur du regard du moine et sa poitrine, écrasée contre ses genoux, se gonflait au-dessus du décolleté déchiré à chaque respiration. Elle tournait la tête vers l'horizon, ainsi que sanzo, qui réprimait un regard, ne serait-ce rapide, vers les jambes, la poitrine ou le cou dénudé de la fille.
- J'suis sur qu'il s'étouffe pour pas la regarder et lui sauter dessus ! murmura goyo, surexcité.
- Ou peut-être qu'il a juste envie d'aller dormir, suggéra hakkai.
- Ou alors c'est pas son genre de meuf, qu'il préfère les petites piles électriques qui pensent qu'à bouffer et qui s'accrochent partout... (9)
- Penserais-tu à quelqu'un de particulier, par hasard ? ironisa le borgne
- Moi ? Mais sanzo est une personne bien trop saine pour s'intéresser aux petits animaux !
- Je suis pas un petit animal ! protesta goku.
- Pour une fois que je parlais pas de toi...
Sanzo, toujours accoudé au rebord, s'alluma une deuxième cigarette.
- Au fait, c'est quoi, ton nom ?
- Paro.
- Et qu'est-ce que tu foutais en pleine forêt vierge ? Me dit pas que t'étais perdue, il y a de quoi mourir en quelques jours...
- J'étais dans un camion de réfugiés qui partait vers l'ouest, mais on s'est fait attaqué par une armée de yokais...
Sa voix prenait peu à peu un timbre triste, mais elle continua de parler avant que le blondin ne la coupe. (10)
- J'ai filé avant de me faire bouffer avec les autres... Ils passent dans les régions, pour se nourrir, et ceux qui survivent perdent un membre de leur famille ou de leur corps... J'ai beau être entière, je crois que j'ai à peu près tout perdu...
- J'ai l'impression qu'ils sont simplement en train de discuter, conclu hakkai.
- Ca me rassurerait, chuchota goku.
- On nous fait une crise de jalousie maintenant ? railla goyo.
- Non, c'est pas mes affaires si sanzo se fait une copine, mais... j'ai peur que ça lui fasse des problèmes...
- L'est bidon ton prétexte ! Tu l'aimerais pour toi tout seul, ton beau blondinet, hein ?
- Tu racontes n'importe quoi !
- Ce n'est pas pour vous déranger, mais si vous continuez, nous pourrions de nouveau nous faire griller ! interrompit hakkai.
Le moine, de son coté, tira longuement sur sa cigarette, en rage. Ils étaient plus haut, ils observaient la scène, il le savait, il lui semblait par moment les entendre. Il n'attendait que le moindre faux pas, celui que l'indienne ne pourrait prendre comme la manifestation de la vieillesse du temple, pour se venger. Sinon, le triple massacre attendrait le lendemain matin. A quatre pattes, la fille semblait se rapprocher de lui, pour la énième fois. Il regretta de lui avoir demandé son nom, peut-être n'aurait-il pas du faire semblant de s'intéresser à elle. Puis il se demanda s'il avait réellement fait semblant.
- Pourquoi vous montrez-vous aussi froid ? intérogea-t-elle.
Elle avait presque susurré. Le tympan droit du bonze avait furieusement vibré, propageant une chaleur insoutenable dans sa tête, puis vers son coeur jusque dans le bas de son ventre. Il dissimula cette sensation qu'il voulait obstinément rejeter en fixait l'obscurité végétale. Paro ne vit rien de cette réaction en chaîne très bien cachée, sinon une légère nervosité dans le geste de porter la cigarette qui se consumait de plus en plus vite à ses lèvres.
- Parce que je suis comme ça, finit-il par dire.
- Alors pourquoi êtes-vous précisément ici, près de moi, pour fumer ?
- Parce que c'est toi qui es venue me faire chier, pas l'inverse.
- Je donnerais n'importe quoi pour savoir ce qu'elle lui raconte, il bouge même plus !
- Goyo, calme tes ardeurs, s'il te plaît !
- Et à votre avis, sanzo-sama, que viens-je faire ici ? (11)
- Je m'en fous totalement. Peut-être que regarder les étoiles est un divertissement féminin.
- Je rêve ! Il se casse ! Il a une fille sur un plateau et il se casse ! s'excita goyo.
Elle regarda le bonze s'éloigner, hébétée. Il jetait sa seconde cigarette sur le sol, et sortait son paquet pour y pêcher une troisième. Elle se leva, le rattrapa avant qu'il ne soit buccalement occupé, saisit son visage et l'embrassa, avec toute la force qu'elle pouvait déverser dans ce geste en un minimum de temps.
- C'est bien ma grande, on se reprend.
- Pourquoi il bouge pas ? commençait à murmurer goku, effaré.
- je crois qu'elle a remporté la première manche de cette partie, lui répondit hakkai.
- Seul(e) kanzeon est allé(e) jusque là ! Félicitation du jury aux antennes à détection aquatique ! (12)
- Ainsi que du jury numéro deux qui ne voit absolument rien et qu'il est donc préférable d'ignorer ! continua hakkai.
- Il la frappe même pas, ni baffeur, ni flingue... poursuivit goku, dans un murmure de stupeur.
- Et du jury numéro trois qui n'en revient toujours pas ! termina le borgne.
Paro s'éloigna du bonze afin qu'il puisse respirer, et se blottit contre lui. Bien qu'encore sous le choc, il hésitait entre vérifier les étages supérieurs du regard, la repousser, ou simplement la jeter par-dessus bord. Il opta d'abord pour la première solution, et à nouveau devina trois têtes disparaître, puis, lorsque la seconde échoua, il envisagea la troisième option.
- Laches-moi, siffla-t-il.
Elle s'exécuta, déçue, ignorant que par ce geste elle sauvait sa vie de la colère du moine.
- Finalement, je maintiens ce que j'ai toujours dit : ce type n'est pas normal. S'il s'intéressait aux mecs il m'aurait dragué depuis longtemps, s'il s'intéressait aux meufs il n'aurait pas fait dégagé cette pauvre fille... goku, il t'a jamais fait de trucs bizarres ?
Goyo se reçu un coup sur la tête en guise de réponse tandis que hakkai démarra une explication.
- Le problème n'est pas vraiment là. Je crois qu'il a peur de perdre sa dignité ou face à nous...
- Moine ou pas, c'est son flingue que j'aime pas !
- ... Ou face à la mémoire de son maître, en tant que moine... ou de se perdre lui-même, de changer et de devenir... disons... quelqu'un d'autre...
- Ca peut se ressentir, ça ? (13)
- Quand il ne se passe rien de charnel durant l'adolescence, on s'habitue à l'absence de contacts physique, et après avoir élaboré une personalité, on a peur de ce qui serait susceptible de la bouleverser, comme une aventure, par exemple. Pour faire plus simple, là, dans sa petite tête, il est resté un gamin de douze ans.
- ...UN GAMIN ?
Sanzo leva la tête. Deux ou trois syllabes, indistinctes, mais entendues de l'indienne, qui n'avait certainement plus de raison de protester. Il s'éloigna d'elle et voulu courir en direction des escaliers, à l'intérieur du temple, mais elle le retint par le bras.
- Ignore-les, je t'en supplie...
Pourquoi les ignorer ? ou... pourquoi ne pas les ignorer ? Il se tourna vers elle avec une expression de défi, mais elle ne le regardait pas. Elle scruta un moment la main appartenant au bras qu'elle avait attrapé, puis la posa contre sa joue. Les trois options revinrent dans l'esprit du bonze, en remplaçant "l'envoyer dans le vide" par "l'étrangler avec l'aide du mur", le bord s'étant éloigné. Il envisagea immédiatement cette troisième solution, et approcha sa main libre du cou de la fille, mais celui-ci était protégé par son propre bras, plus ceux de Paro. Il resta en suspens, indécis, tandis qu'elle l'obligeait, doucement, à descendre sa main vers sa mâchoire, puis sa nuque, jusqu'à sa poitrine où elle écarta ses doigts et posa sa main prisonnière contre son coeur. Là, il pouvait l'étrangler.
- Eh, elle entame les préliminaires !
Goyo était resté témérairement près du vide, guettant la réaction de sanzo. Les deux autres revinrent à ses cotés, hakkai à sa gauche, goku à sa droite.
- C'est pas mal, ça, non ?
- Par rapport à sanzo, effectivement...
- Ca y est, les préliminaires deviennent sérieux ! coupa goyo.
Elle se rapprochait soudainement de lui, et s'adossait au mur, saisissant l'autre main du bonze, qu'elle glissait derrière ses hanches, et reprenait un baiser.
- Ca commence à devenir intéressant...
- Tu vas arrêter tes commentaires, vicieux kappa pervers ?
- Le singe s'intéresse au bal amoureux humain, maintenant ?
- J'en ai marre de t'entendre, c'est tout !
- Et moi de vous entendre tous les deux, les coupa hakkai.
Goku et goyo se turent, admettant que la raison était du coté du borgne, même s'il était, pour eux, le coupable indirect de leur précédent faux pas.
Sanzo prenait à moitié appui sur le mur pour se dégager de Paro, qui elle avait relevé une jambe pour en loger la cuisse contre lui. Malgré cette résistance il se laisser presque faire, alors qu'elle entreprenait de soulever son débardeur et de caresser sa peau blanche maculée de boue, de cicatrices et de sang séché. D'abord au niveau des lombaires, elle remontait son exploration, et lorsque d'une main elle maintenait fermement le moine par l'omoplate, de l'autre elle se hasardait vers les pectoraux.
- On a presque l'impression qu'elle est en train de le violer, là, non ? Je me demande ce que bosatsu dois penser en matant ça...
- Goyo, s'il-te plaît, fait l'effort de te taire !
- Elle doit être morte de rire, ajouta goku.
- Je suis tout seul, c'est ça ?
- Hakkai, tant que personne ici n'élève la voix... je croix que c'est parce que tu est fatigué... Le con ! s'exclama goyo.
Alors qu'elle manquait de pincer là où la peau était encore fine, il était parvenu à se dégager, recula pour s'écraser contre le rebord, sur le sol.
- Je me demande ce qu'il lui a prit...
- Oh et bien... c'est un peu gênant à expliquer... Goyo, au lieu de rire, pourrais-tu m'aider ?
- Le fusil vient de se charger ! (14)
- ... Mais, sanzo, il a pas de fusil !
- Heu... les troupes sont levées ?
- Ca veut dire quoi, ça ?
- Il bande, abruti de singe !
- Bah voila, suffisait de me le dire !
- Ce garçon est plus mur qu'on ne le pensait, dirait-on ! constata hakkai, amusé.
En contrebas, le bonze fixait paro, le corps et l'esprit en surchauffe. Sa sueur perlait, son souffle s'était accéléré et, alors qu'il ressentait l'impression de regretter son recul, elle revint vers lui, mais juste pour, semblait-il, repousser des mèches dorées de son front humide.
- On dirait vraiment un petit garçon... murmura-t-elle, le genre de gosse qui sait que sans son flingue il ne fait plus peur, qui s'invente un personnage sanguinaire pour parvenir à éloigner les autres et que moi, si je me la ramène, je menace de faire s'effondrer... Sanzo, je vous promets de disparaître de votre vie le plus vite possible. Seulement, là, j'aimerais juste de la chaleur d'un homme...
- Pour la chaleur, nous en avons suffisamment dans l'air, et pour l'homme, prends le cafard, il n'attend que ça !
- Putain, je donnerais n'importe quoi pour savoir ce qu'il lui raconte ! chuchota goyo.
- Pardonnez-moi, mais je crois avoir jeté mon dévolu sur vous, sanzo-sama...
Les doigts qui avaient libéré les yeux du moine caressaient à présent la joue, puis elle prit son visage entre ses mains, et l'embrassa de nouveau, réessayant de soulever ses vêtements. Peu à peu elle descendit vers la mâchoire, puis le cou, le ventre, le temps pour elle de le débarrasser de son kimono et d'ouvrir sa braguette.
- Sur ce, mes amis, allons nous coucher ! déclara hakkai en saisissant ses compagnons par le col.
Goyo se retourna.
- Ben alors, on fait le pudique ?
- Je crois que je vais me coucher aussi, marmonna goku.
- Laisses tomber, il la fait dégager.
te plaît avait éloigné la tête de Paro de lui, avant qu'elle ne pu ouvrir totalement le jean.
- Il se laisse pas encore aller, çui-là ! Elle se donne un mal de chien et lui il trouve le moyen de lui compliquer la vie, c'est vraiment mesquin !
Goku pouffa de rire. il était revenu, ainsi que hakkai, de chaque coté de goyo.
- Vous croyez qu'il bande vraiment ? demanda goku.
- Nuit noire, froc noir, comment veux-tu que j'y voie quelque chose ? et surtout demande pas à hakkai ! y a que ses gestes qui m'ont mis sur la voie, ils sont mal ordonnés.
L'indienne se pelotonna aux cotés du moine, une main sur lui.
- Sanzo ?
- ?
- C'est quoi votre nom?
- ...
- Je pourrais vous harceler toute la nuit...
- Alors boucle-là.
- A une condition...
Elle s'assit sur lui, et lui serra le corps entre ses jambes repliées.
- ... il faut que je sois occupée à autre chose.
- Elle lui roule une pelle, là, non ?
- Tiens, je croyais que tu voyais rien ?
- Je me pose la question, c'est tout...
- Je te connaissais pas sous cet angle-là, hakkai... éh... attends... Elle a remporté la troisième manche ! s'exclama goyo.
- C'était quoi la deuxième ?
- Le faire bander, abruti de singe !
Sanzo avait levé ses mains, au hasard, pour les faire atterrir sur son dos. Elle se serrait contre lui, se sentant enfin caressée, même à travers le tissu de ses propres vêtements. Il n'osait plus la repousser, et ressentait la désagréable impression d'avoir perdu le contrôle d'une bonne partie de son corps, notamment le membre qu'elle tenait fermement dans sa main, qui avait fini par se durcir après une longue hésitation. Elle se félicitait de sa patience, son blondin avait arrêté de se débattre et paraissait enfin consentant à transformer la chambre forte réfrigérée, qu'il lui avait présenté jusque là, en être humain.
Mais devinant en lui un mélange de panique et de colère contenues, elle lâcha prise, se qui permit au bonze de respirer et de détendre des muscles qui jusque là n'avaient que rarement été aussi mobilisés. il resta un moment essoufflé, puis se calma de force, chercha à se relever pour décamper, mais elle le retint par les poignets, et il imagina encore les trois solution, celle de l'embrasser, celle de fuir et celles de l'étrangler ou de la jeter dans le vide. A sa surprise, il fut un instant tenté par la première solution, effleurant de son visage celui de Paro, puis ne réalisa que la seconde et essaya de courir, talonné par la jeune femme.
- Je veux votre nom, dîtes-le moi !
Alors qu'elle fonçait sur lui, il chercha à l'éviter, se retourna, mais elle l'écrasa contre une porte qui s'ouvrit sous leur poids
- S... genjo, genjo sanzo...
- Trop tard, on est déjà dans le futon !
Lorsque la porte avait cédé au choc, ils étaient tombés et avaient atterrit dans un matelas sans que le moine n'eut le temps de le remarquer. de nouveau à califourchon sur lui, l'indienne enleva son haut, et sanzo se figea. C'était trop soudain pour le faire réagir autrement. Bien sur ce n'était pas les premiers seins qu'il voyait, durant leur long voyage ils avaient croisé des yokai (15), des mendiantes ou des cadavres qui ne s'occupaient pas vraiment de leur apparence vestimentaire, mais là, c'était différent, ce n'était pas pour aider une puissance de monstre à se développer, ni parce qu'elle n'avait plus rien ou parce qu'elle était morte, c'était juste pour le plaisir, sans autre raison valable que de le forcer à la toucher, en lui prenant une main, et de le faire rougir à la lueur de vieilles bougies. Elle ne s'en rendait pas compte, mais genjo sanzo version tomate, c'était unique. Elle se pencha sur lui, comme pour lui proposer d'aller plus loin qu'une simple main, et posa sa poitrine sur les lèvres du moine, qui céda.
- Je suis sur le cul.
- Je crois que là, elle a définitivement abandonné la partie, murmura hakkai.
Goku resta un instant muet, avant de marmonner un "je vais me coucher" à peine audible et de disparaître dans les escaliers, sous le regard de goyo.
- Il nous fait une crise de jalousie, là, non ?
- Il nous l'a expliqué tout à l'heure, il tiens suffisamment à sanzo pour vouloir le voir heureux, pas pour lui sauter dessus. Ton esprit est vraiment tordu des fois...
- Mais t'es vraiment fatigué, là ! Je rigolais.
- Tu me rassures.
- Bon, c'est pas tout ça, mais moi, je suis tout seul, sans copine, sans clope et sans bière. Je pourrais peut-être m'épargner les escaliers et sauter directement de cet étage, tu crois pas ?
Hakkai se releva, s'assit dans un bâillement mal retenu et regarda les étoiles, rares dans un ciel encombré de nuages.
- Je ne suis pas mécontent de n'avoir rien vu, dit-il doucement. Flou et sans paroles, comme dans certains souvenirs...
Goyo entrevit quelque chose luire sur la joue du borgne. Il s'approcha et y découvrit une larme, qu'il essuya d'un revers de main.
- Ben alors, on s'émouvoit, maintenant ?
Hakkai sourit, mais baissa la tête pour avouer sa légère honte. Il était trop épuisé par la journée pour utiliser son camouflage souriant ou pour remarquer le regard que lui portait soudainement le métis. Ce dernier scrutait pour la énième fois ses traits de visage fin, presque féminins, adoucis par la lueur de la lune et par le sommeil.
- Je t'avais déjà dit que tu avais une tête de fille, non ? (16)
- Plus d'une fois, pourquoi ?
- Parce que je suis tellement en manque que soit je saute d'ici, soit je saute sur toi !
- Très drôle...
- Je rigole même pas !
- Arrêtes...
- Non je rigole pas ! Tu veux une preuve ?
Peut-être que sans la fatigue il aurait évité le geste de goyo, mais la surprise l'avait saisit et l'empêchait de bouger et il se laissa embrasser, son coeur battant à tout rompre, retrouvant des sensations qui ne l'avait pas parcouru depuis des années, celles que procurent des lèvres salées par la sueur et sucrées par l'envie, et d'une langue qui explorait l'intérieur de sa bouche. Venant de goyo, s'était horrible. Celui-ci éternisait son baiser, allant jusqu'à saisir ses épaules et l'allonger sur les dalles de pierre,
sans que le brun ne puisse l'en empêcher, soumis à une force vigoureuse.
- Eh, mais ça devient du n'importe quoi, là !
Le borgne parvint à tourner la tête vers goku, qui avait remonté les marches, probablement curieux de ce qu'un obsédé tel que goyo pouvait bien faire seul à seul avec son meilleur ami.
- Oh, le singe, laisse papa et maman tranquilles, d'accord ?
- Te moque pas de moi, sale kappa !
- Déguerpis macaque !
Alors que le hanyo écrasait les épaules de hakkai sous son poids, une silhouette frêle et blanche voleta vers lui, avec la volonté de défendre le jeune homme brun. Goyo repoussa aku ryu d'un geste nonchalant, veillent involontairement à ne pas le brutaliser. Mais devant l'insistance du petit dragon qui essayait de tirer sur ses cheveux longs, le métis le saisit par le cou et lui ordonna d'aller dormir et d'emmener le singe avec lui. Ce dernier dévisageait hakkai, attendant visiblement un conseil, tandis que aku ryu se posait sur sa tête.
- Goku, tu es fatigué, vas te coucher, s'il-te plaît.
- Mais... et toi ?
- Ca va aller.
Malgré le sourire du borgne, l'adolescent fit la moue, mais consentit à repartir.
- sale ouistiti, murmura goyo, qui se tourna vers hakkai et découvrit son visage inquiet.
- Si tu dis que ça va aller, c'est que ça va aller !
- Je disais ça pour rassurer goku.
Le hanyo posa son genou entre les cuisses du brun, et reprit son baiser.
- C'est moi qui te dis que ça va aller.
7) eske kkun a compri cette formulation de merde ? (traduction) : comme le remarquera goyo plus tard, sanzo évitait le regard de la fille parce qu'il se savait vulnérable à ses hormones. là, il enrage parce que justement, il l'a regardée, et que la roue s'est mise à tourner.
8) parait-il que les filles asiatiques sont sexuellement fascinées par les blonds, de la même manière que les hommes occidentaux sont sexuellement fascinés par les polynésiennes... en fait, ça s'appelle l'exotisme !
9) de qui on parle, là, a votre avis ? lol. ririn m'a toujours fait pensé à un petit écureuil, c'est mignon, c'est roux, et ça crapahute un peu partout...
10) un autre clin d'oeil à un film : le bon, la brute et le truand. dans le VF, le perso de clint eastwood avait ce surnom, et sanzo, parfois, me fait penser aux persos de clint eastwood... violent, classe, et vaguement soucieux de ses fringues.
11) viens-je : si, si, c'est du français !
12) clin d'oeil à un épisode du saiyuki reload, où goyo affirme que ses antennes (cheveux) détectent l'eau.
13) paroles de connaisseuse ! je suis moi-même souffrant de ce syndrome.
14) expression empruntée à un film américain très mignon : mary à tout prix !
15) y a-t-il quelqu'un pour se rappeler la femme araignée ? ceux qui n'ont vu que la série ne comprendront pas, mais dans le manga, elle avait retiré son haut, et se retrouvait les seins à l'air ! vicieuses !
16) j'espère que c'est le cas...
hakkai : c'est moi où je deviens vulgaire ?
rozenn : et t'as encore rien vu ! alors, qu'est-ce que vous en pensez ? c'est ma première fanfic, probablement la dernière. désolé si les persos ne sont pas fidèles à eux-mêmes, c'est parce que j'ai pas l'habitude d'utiliser ceux des autres...
hakkai : alors pourquoi le fais-tu ?
rozenn : pour voir si j'en suis capable !
