Salut à tous!!

Bon, je n'étais pas de très bonne humeur la semaine dernière, et j'ai peut-être été un peu froide dans mes notes d'auteurs. J'en suis désolée. Mais en tout cas, ça vous a reveillé lol puisque j'ai eu des reviews!! Comme la plupart d'entre vous sont des anonymes, j'ai décidé de répondre ici.

Je viens d'inaugurer mon blog, vous le trouverez en homepage, sur mon profil. J'y mets des résumés de mes fics, celles que je prevois d'écrire, et surtout des photos qui representent les heros de mes histoire, pour que vous puissiez bien les visualiser!

Au fait, pour completer l'image que vous vous etes fait de nos deux tourteraux en costumes, revoyez Jared Leto et Angelina Jolie dans leur costumes pour le film "Alexander". Et voilà, ca fait son effet, hein?

Malika Boncoeur: Oui, Jedusor est beau , il fait partie des plus beaux...Bien sûr, il va très bien avec Anna, mais tout n'est pas aussi simple lol!! Merci beaucoup pour ta review, et à bientot!!

Loudee: Tom est un sadique, c'est vrai, et le côté masochiste d'Anna va la pousser à ne pas se séparer de lui, comme tu t'en doutes. Quand à se faire souffrir, ils vont le faire tous les deux, car, comme tu le sais déjà, je suis une sadique!!! Merci de me suivre, et d'adorer, à bientot!!

Morticia Slytherin: Ne sois pas si désolée lol, mais ça fait plaisir que tu recommence à reviewer effectivement il y a peu de fics sur Tom, et c'est peut etre pour ça que celle ci n'a pas beaucoup de succès...je devrais peut etre me mettre à une Harry Drac...Non!!! aucune chance lol!! Enfin bref merci de suivre et d'apprecier, j'espere te retrouver bientot!!

Admonestia: Et non, je ne vais pas m'arreter. Je ne le ferais pas même si je n'avais aucun lecteur, j'écris avant tout pour débarasser ma tête de toutes ces idées envahissantes, alors j'ai besoin de continuer!! En tout cas, merci, pour la fic et pour tes autres compliments, qui me touchent beaucoupje ne suis pas trop pour les voyages temporels, donc je me debrouille toujours à trouver une autre solution...

cc: En ce qui me concerne, oui, le point de vue omniscient, ça change, et ça me pose même quelques petits problemes pendant l'écriture, mais je suis ravie que ça te plaise

130lol: les prochains chapitres arrivent, patience...Merci d'adorer completement lol, et à très bientot j'espère

Chesa: la mise à jour est là lol. Captivant? Je ne sais pas si c'est vraiment le cas mais en tout cas merci de le penser, et à très bientot j'espère!!

Melhope: Je t'ai déjà répondu par PM, mais je ne voudrais pas que tu te sente délaissée lol, alors je te réponds ici aussi. En travailleuse acharnée que tu es, tu n'as toujours pas eu le temps de lire la suite, mais je ne t'en veux pas je sais que ça viendra, comme toujours!! Bisou, et à bientot!!


4. Nitch

Deux semaines. Deux semaines que cette saleté lui avait refusé l'entrée de sa chambre, après tout ce qu'il avait fait pour être un gentleman, ce soir là. Même pas un baiser...Rien du tout. Il était dans un état de rage presque indescriptible depuis le soir d'Halloween. Il la croisait tout le temps, chaque matin, chaque soir, chaque repas, chaque cours, c'était invivable. Il songea même à faire revenir le basilic, pour qu'il s'occupe d'elle, mais bien sur c'était trop dangereux, surtout avec ce sénile de Dumbledore sur le dos toute la sainte journée.

Elle lui avait fait du mal. Elle l'avait blessé dans son orgueil. Elle était la première, la première à se refuser à lui de cette façon. Jamais au grand jamais un élève de Poudlard, de quelque maison que ce soit, n'oserait se mettre en travers d'une décision de Tom Jedusor. Et ce depuis son entrée au collège. Il était beau, intelligent, drôle, persuasif...Et les plus fort physiquement le véneraient depuis leur première année, car, quoi qu'ils fassent, ils savaient que Tom leur serait toujours superieur en magie. Même certains professeurs se pliaient à ses volontés, sans se l'avouer...Slughorn, par exemple, était à sa merci. Dippet aussi, l'adorait, mais il ne fallait pas tirer sur la corde, sinon Dumbledore s'apercevrait de son petit manège...Dumbledore était bien la seule personne à se méfier de Tom...Du moins avant qu'Anna n'arrive...

Il avait trouver un moyen de la faire enrager. Elle n'en montrait rien, mais il était intimement convaicu que cela l'affectait. chaque soir depuis celui d'Halloween, il rentrait avec une nouvelle fille, et l'emmenait dans sa chambre, souvent sous les yeux d'Anna. Bien sûr, il faisait l'amour à la fille, et bien sur, il ne cherchait pas à ce qu'elle soit discrète. Il le faisait pour énerver Anna, mais surtout pour se soulager, lui. Pour passer toute cette rage et cette haine qu'il contient en lui dans cette fille...Peut importe de quelle fille il s'agissait, et peut importe qu'il se souvienne d'elle le lendemain...

Au fond de lui, il se vengeait d'Anna. Pas seulement pour l'avoir laisser bredouille le soir du bal, mais aussi pour tout ce qu'elle éveille en lui. Tout ce qu'elle lui fait ressentir, alors que lui voudrait ne rien ressentir du tout. Cette envie d'elle qu'il avait constament et contre laquelle il peinait à lutter, même dans les bras des plus belles filles du chateau...Cette douceur dans ses gestes et cet accent dans sa voix, si irresistibles et rares...Il ne pouvait pas se passer d'elle, plus il essayait de s'en éloigner, plus il s'en rapprochait, et il ne pouvait rien contre cela. Voilà pourquoi il la haïssait tant, voilà pourquoi chaque soir, ou presque, il rêvait de briser cette nuque si douce de ses propres mains...

Bonjour, Tom.

Bon sang. Elle venait de se lever. Ni coiffée, ni maquillée, sortant de la douche, et elle passait là, en plein milieu du living, en peignoire de satin. Ses longs cheveux humides parfumaient la pièce de leur odeur de shampoing, et ses grands yeux papillonaient, cherchant d'une fenêtre à l'autre un hibou qui lui amènerait du courrier. Elle ne recevait pourtant jamais rien, il l'avait remarqué parce que lui, non plus, n'avait jamais de courrier.Il ne savait pas exactement pourquoi elle attendait toujours une lettre, ni pourquoi elle attendait de sortir de sa douche pour aller à la rencontre du hibou qui la lui amènerait, mais bon...De toute façon il faisait tout pour lui faire croire qu'il ne s'interessait pas à elle, rien que pour voir sa réaction.

Elle était si belle, dans son petit peignoire de satin doré. La peau blanche et ferme de ses cuisse qui aparaissait à chaque enjambée, la rondeur de sa pointrine parfaitement visible, la ceinture de soie qui laissait voir les courbes de sa taille et de ses hanches, l'ovale enfantin de son visage, ses deux grands yeux marrons qu'il ne rencontrait jamais, les boucles chattoyantes qui naissant sous les goutelettes d'eau...Tout paraissait si délicieux, cette fille était à elle seule un appel à la luxure qui hurlait comme une sirène aux oreilles de Tom, jour et nuit.

Elle avait décidé de lui parler le soir même de Halloween. Après tout, elle n'était plus une enfant, et puis maintenant il connaissait sa voix, donc elle ne trouvait plus aucun sens à répondre par des haussements d'épaules à chacune de ses questions. Elle n'était pas devenue une grande bavarde pour autant, elle se contentait des bonjour, au revoir, merci, s'il te plait, pardon, et de répondre à ses questions. Mais il ne posait plus de questions depuis le soir de Halloween. Elle se doutait que cela avait quelque chose à voir avec leur adieu, un peu rapide...Et depuis qu'elle avait décidé de lui adresser la parole, il n'avait plus ce petit sourire espiègle quand elle parlait...Comme si sa voix le lassait maintenant, et que ce petit jeu ne l'amusait plus, qu'il en avait trouvé un nouveau...

En tout cas, il avait un nouveau jeu qui agaçait profondément Anna. Chaque soir, une élève du collège passait la nuit avec lui. Tous les soirs, sans exception, il était accompagné. Cela énervait Anna pour plusieurs raisons. Tout d'abord, inviter quelqu'un lorsqu'on vit déjà en colocation n'est pas très poli, d'autant qu'Anna n'aimait pas partager, et qu'une salle de bain pour trois, ça commençait à faire peu. Ensuite, il faisait un bruit atroce, et ce pendant des heures! Elle l'entendait, lui, en train de grogner, de cogner la fille contre un mur, ou de faire grincer son lit, et puis elle entendait chacune des filles gemir, crier grâce ou bien jouir comme ça n'est pas permit...Et puis la dernière raison, mais elle ne l'avouerait jamais, était cette petite pointe de jalousie et de haine qui pesait dans son estomac à chaque gemissement qu'elle entendait.

Depuis la fameuse soirée du bal, il étaient devenu invivable l'un avec l'autre, implicitement. Des affaires disparaissaient, d'autres étaient déplacées, des rendez-vous manqués, des messages oubliés...Enfin bref, chacun cherchait à nuir à l'autre le plus possible, sans jamais s'accuser mutuellement. C'était une sorte de jeu, auquel celui qui perdrait devrait se soumettre au gagnant. Bien entendu, aucun d'entre eux ne se soumettrait jamais à l'autre, il étaient bien trop fiers, bien trop imbus de leur personne pour oser s'agenouiller devant un être plus fort.

Il l'a regardé bizarrement quand elle est entrée dans le living, comme si il lui en voulait pour être là. Du coup, elle s'était encore plus enervé intérieurement. Elle n'avait pas encore reçu de courrier de ses parents adoptifs, et elle commençait à s'inquièter pour eux. Après tout, on est jamais à l'abris qu'il arrive quelque chose, même avec des sang-pur. Il l'avait toisé du regard comme une mal-propre, et avait ignoré son "bonjour". Elle s'en fichait pas mal, du bonjour de Tom Jedusor, mais elle avait de plus en plus de mal à ne pas plonger ses yeux dans les siens, comme le jour de leur première rencontre, juste pour voir si quelque chose avait changé dans sa façon de le regarder.


Devant la porte de la Grande Salle, où elle allait prendre son petit-déjeuner, il y avait un grand panneau d'affichage. Ca ressemblait un peu à celui de Durmstrang...Comme quoi tout n'était pas différent d'un collège à un autre...Elle remarqua une annonce qui n'était pas là le soir précédent. Elle s'approcha du parchemin et lu dans sa tête, les yeux plissés dans l'effort de compréhension qu'elle devait faire pour déchiffrer chaque mot anglais. Il y avait plusieurs mots qu'elle ne comprenait pas, et cela l'agaçait profondément, elle qui voulait toujours tout savoir sur tout, et être la meilleure dans tous les domaines.

Chers élèves de Poudlard,

Tous les élèves à partir de la troisième année sont conviés à passer une journée à Pré-au-Lard ce Samedi 27 Novembre, à condition de montrer une autorisation signée par un responsable légal à M. Argus Rusard.

Je vous souhaite à tous une agréable journée,

Armando Dippet.

Autour d'elle, les élèves les plus jeunes faisaient une moue boudeuse. Apparemment, ce genre de journée devait être appréciait si tout le monde en faisait un plat. Elle s'en fichait, comme d'habitude, mais elle ne pouvait s'empêcher d'être curieuse, et de vouloir savoir ce qui se cachait derrière le nom de Pré-au-Lard. Elle n'était pas sûre de participer à cette petite sortie, mais elle souhaitait tout de même se tenir au courant, on ne sait jamais, cela pourrait peut-être l'interesser?

A la fin de cette journée, elle retrouva Jedusor affalé sur le sofa de leur living. Au lieu de passer à côté sans le voir, comme elle le faisait d'habitude, elle vint s'assoir à côté de lui. Elle regardait les flammes, en face d'elle, mais elle sentait le regard vert sur son profil, elle pouvait imaginer les deux sourcils noirs froncés, et la bouche pincée dans un rictus de reflexion. Elle sourit interieurement à cette image, mais n'en laissa rien paraitre. Jedusor happait sa curiosité plus qu'elle ne voulait l'admettre...

Tom?

On eu dit une aveugle, à appeller celui qui était allongé près d'elle, comme pour verifier qu'il était bien là. Il se mit assis, et, comme si elle ne pouvait pas le surprendre, il se mit à la parcourir lentement du regard. Il fixa son regard dans ses yeux, toujours bloqués dans les flammes de l'âtre. Il aurait pu soupirer à ce moment là, mais n'en fit rien, cela en aurait trop dit sur lui.

Oui?

C'est quoi "Preu-au-Lard"?

Il ricana, et elle fronça les sourcils. Elle était si belle comme ça, irréelle, intouchable...Elle l'attendrissait, alors qu'à certains moments il ne souhaitait que sa mort.

On dit "Pré-au-Lard", et c'est un village voisin près d'ici. Tu vas y aller?

Elle haussa les sourcils, et sa bouche se tordit en une moue d'hésitation.

Je ne sais pas. Qu'est-ce qu'on peut faire là-bas?

Elle ne le vit pas, mais il se mit à sourire. L'un comme l'autre trouvait cette situation très étrange. Elle ne le regardait toujours pas, mais ils étaient assis sur le même sofa, et ils discutaient calmement, comme deux êtres civilisés.

On peut se promener, aller dans des pubs, acheter des sucreries...

Ca ne m'interesse pas...

Ha bon?

Elle se leva, et tourna son visage vers lui. Son coeur manqua un battement, et un instant il crut qu'elle allait le regarder, mais non, elle se contenta de fixer ses lèvres, comme toujours.

Ce sont des choses que l'on fait avec ses amis...

Sans un mot de plus, elle tourna les talons et partit s'enfermer dans sa chambre. Il aurait voulu lui dire qu'elle avait tort, que lui non plus n'avait pas d'amis, mais qu'il allait tout de même y aller. Mais non, elle, comme tous les autres, croyait que la bande d'abrutis qui le suivait partout était sa bande d'amis. Il soupira à cette pensée. Personne n'a besoin d'amis...L'amitié, comme l'amour, tire les gens vers le bas, les force à faire des sacrifices...Et lui, il ne sacrifierait jamais rien pour personne, il resterait toujours maître de lui.


Le week-end est vite arrivé, et avec lui les gloussements des filles impatiente de découvrir ou de redécouvrir le village sorcier. En une semaine, Anna avait changé d'avis. Elle regrettait à présent d'avoir dit à Tom qu'elle n'y irait pas, parce que cela prouvait qu'elle ne tenait pas parole. L'autorisation, elle l'avait reçue jeudi, en même temps que la première lettre de sa famille adoptive. Une lettre aimable, sans grande profondeur, comme toujours. De toute façon, même avec tous les efforts du monde, jamais ces anglais ne pourront égaler son père, ni en intelligence, ni en douceur, ni en maturité. Elle avait sagement répondu à la missive, et avait refléchi longtemps, les yeux perdus entre les lignes de son autorisation de sortie.

En partant pour le village, il l'avait vu. Elle s'était habillée en moldue pour l'occasion. Tom était habitué aux vêtements moldus, il les préféraient d'ailleurs aux robes de sorcier, mais il ne l'aurait jamais avoué, et il ne quittait jamais son uniforme de Poudlard, trop fier d'être vêtu aux couleurs de son ancetre. Elle portait une veste trois-quart, d'un épais tissus noir, un bonnet de laine blanche plaquait sa frange contre son front, son pantalon de velour noir lui collait à la peau, et de grande botte cavalières sans talons couvraient ses tibias. Elle frottait ses mains gantées de soie, et soufflait dans l'air, où elle faisait naitre de petit nuage.

Son coeur se mit à battre plus fort. Il y posa une main, comme pour le calmer, mais rien n'y fit. C'était bien la première fois que le coeur de Tom Jedusor s'emballait en voyant une fille habillée...Tout bien reflechit, c'était la première fois que le coeur de Jedusor s'emballait pour une fille...La seule fois où il avait été dans cet état, il s'apprêtait à tuer ses grands-parents et son foutu moldu de père. Mais le coeur s'était calmé dès qu'il avait pointé sa baguette, comme si tout cela avait été prévu des décénnies auparavant, et que la scène se jouait un peu sans lui, qu'il était trop tard pour reculer...Il ne l'aurait pas fait de toute façon, il en allait de son honneur, et de cette réputation de grand sorcier qui naissait déjà autour de lui...Il ne pouvait pas se permettre d'être officiellement enfant de moldu, sinon se serait ouvrir les portes à la liberté des mariages etc...Il ne voulait pas se rendre responsable de tout ça, et surtout, il voulait venger sa mère de ce pourri moldu...

Anna marchait seule, avec le vent qui lui rougissait les joues et la première neige qui craquait sous ses bottes. Elle avait finalement décidé d'y aller, par simple curiosité. Elle n'avait jamais vu de village sorcier anglais. Elle avait vu Tom, dans la foule des élèves, qui tenait la main d'une fille blonde, une imbécile de Serpentard, une sixième année...Une pointe de jalousie avait fait battre son coeur lorsqu'elle avait croisé le regard de cette fille, mais elle l'ignorait. Après tout, Tom n'était pas à elle, et puis elle se fichait bien de savoir avec qui il passerait la journée...Elle, elle la passerait seule, comme toujours...

Un baiser volé. Qu'est-ce qu'il pouvait detester cela...Il aurait volontiers fait exploser la tête de cette fille (comment s'appellait-elle?) rien que pour cela. Mais bien sur, au lieu de le montrer, il fit comme toujours, se retourna vers la fille et lui fit le sourire le plus charmeur qu'elle eu jamais vu. Il detestait tout de cette fille, sa bouche trop pulpeuse, son teint trop hâlé, son cou trop court, ses cheveux trop secs, ses seins trop petits, ses jambes trop courtes, ses vetements trop moulants, ses cils trop courts, ses sourcils trop fins, son front trop grand...Elle était horrible, peu importe que la plupart des mecs de 7eme année voulait se la taper, elle ne valait rien à côté d'une Anna au reveil...

Elle marchait bruyament sur les dalles de pierre de la grande rue du village. Elle n'osait pas s'égarer dans les ruelles, de peur de ne plus retrouver son chemin pour revenir au chateau. Elle s'arrêta devant bon nombre de boutiques, mais ne rentra dans aucune, se contentant de marcher dans le froid, la purifiant de toutes ces mauvaises pensées qui reignaient dans sa tête depuis son arrivée en angleterre. Elle était seule, comme d'habitude, même pas un chat dans le quartier. C'est là qu'elle trouva cette idée. Un chat. Pourquoi pas acheter un chat? Après tout, elle serait un peu moins seul, il ne pourrait pas la mettre en colère, et avec un peu de chance, Jedusor était allergique aux poils de chat...

La tête de sanglier. Il n'aimait pas particulièrement cet endroit, tout le monde y épiait les conversations des autres, mais les trois balais était encore plus bruyant, et finalement cela n'avait aucune importance...Il riait avec les autres, parlait de ces choses futiles qui les interessent, commentait avec eux la tenue des gens autour...Toutes ces choses que faisaient les adolescents moyens et où il n'avait jamais trouvé aucun plaisir. Il avant apprit que la fille blonde qui l'accompagnait s'appellait Cindy. Elle était assise à côté de lui, trop près, et avait une main dans sa nuque, où elle jouait avec ses cheveux. Il detestait cette main, il ne supportait pas qu'elle le caresse, alors, pour se calmer, il imaginait que c'était la douce main d'Anna qui se balladait dans son cou.

Deux heures qu'elle cherchait une boutique où acheter des animaux, en vain. Le froid engourdissait ses pieds et ses doigts, et elle n'avait pas pu resister à l'appel chaud et rassurant d'un pub, trouvé par hasard. Beaucoup de professeurs et d'étudiants du collège prenait un verre dans ce pub lorsqu'elle est entrée, et elle a sentit leurs regards sur elle, un moment. Comme d'habitude, elle les a ignoré et a fixé une table au fond de la pièce, jusqu'à ce qu'elle puisse s'y intaller. Le temps de se débarasser de sa veste, son bonnet et ses gants, et une femme blonde était déjà tout près d'elle, un calepin et une plume à papote derrière elle.

La femme était assez grande, avec des traits sympathiques, et surtout, un ventre énorme et tendu. Pas de doute, elle était enceinte, et vu sa façon de marcher, elle n'allait pas tarder à accoucher. Anna n'aimait pas les femmes enceintes, elle lui rappellait sa mère, et à chaque fois elle pensait que peut-être le bébé ne connaitrait jamais sa mère, comme elle, et rien que pour ça, elle se mettait en colère contre la femme. Pourtant, celle ci avait l'air en parfaite santé, et surtout, elle avait l'air douce et gentille, une future maman parfaite...Anna la toisa d'un regard qu'elle esperait neutre, mais qui risquait d'être un peu attendrit par la rondeur de ce ventre, et le miracle de la vie qui allait s'y produire dans quelques temps...

Qu'est-ce que je te sers?

Heu...elle aurait bien commandé une vodka, mais elle craignait de ne pas respecter les meurs anglaise...Une bièraubeurre, s'il-vous-plait?

Elle n'avait absolument aucune idée de ce dont il s'agissait, mais elle avait entendu une fille de quatrième année en commander une, donc cela ne devait pas être très fort, et elle ne risquait pas de passer pour une alcoolique. La femme sourit et acquiesça, avant de partir au bar pour servir la chope d'Anna. Elle revint quelques secondes plus tard, et tendit un verre géant à la jeune Ukrainiene. Celle-ci lui donna quelques pièces en échange. La jeune serveuse la remercia, puis tourna les talons. Elle semblait partir vers le bar, mais elle se ravisa, et revint vers Anna.

Excuse-moi, comment t'appelle-tu?

Anna, pourquoi? Elle n'aimait pas qu'on s'interesse à elle, même pour quelque chose d'aussi banal qu'un prénom. La serveuse rougit.

Tu es très jolie, et je cherche un prénom pour ma fille...Anna acquiesça...Je pensais à Rosmerta...

La serveuse rougit de plus belle, semblant comprendre qu'elle étalait sa vie à une parfaite inconnue qui, qui plus est, ne s'y interessait pas du tout. Elle se tourna de nouvea, mais cette fois ce fut Anna qui l'empêcha de repartir. Après tout, ça serait bien là la seule fois de la journée qu'elle aurait l'occasion de parler à quelqu'un, alors autant en profiter...

Excusez-moi?

Oui? Les joues toujours rosées, la sorcière se mit à sourire.

Où est-ce que je peux acheter un chat?

Oh! Il y a une animalerie plus bas. tu descends la grande rue, et tu prends la troisième ruelle à ta gauche, ce sera la première boutique.

Merci.

Anna but sa bièraubeurre. C'était un liquide chaud, pas délicieux mais buvable, et apparement, c'était la boisson à la monde dans le pays, il y en avait au moins une à chaque table. Après avoir avalé la dernière goutte, Anna remit sa veste, son bonnet et ses gants, et elle sortit sous l'oeil de pas mal d'élèves du pub, qui s'appellait les trois balais. Elle prit le chemin que la serveuse lui avait indiqué, et finit par trouver cette animalerie dont elle avait parlé. Une boutique humble, un assortiment restreint, mais un charme anglais dans l'accueil des vendeurs, quelque chose qui rendait le magasin chaleureux.

Anna fit le tour des cages exposés, passant des crapauds aux rats, et des serpents aux hiboux. Elle n'aimait pas vraiment les animaux, mais les chats avaient un certain charme et une autonomie qui convenait parfaitement à la jeune fille et à son caractère, un peu félin lui-même. C'est à la quatorzième cage qu'Anna trouva son bonheur. Un joli chaton qui devait à peine être sevré, avec un beau pelage chocolat strié d'or et deux grands yeux d'or...Il rappellait un peu sa future maitresse. Elle l'acheta sans hésiter. Le vendeur, un homme d'une trentaine d'années, lui a dit qu'il était né dans la nuit d'Halloween, et qu'il n'était pas sevré parce que sa mère est mort peu après sa naissance. Anna se dit à ce moment là que la vie était drôlement faite, pour qu'elle tombe sur le seul chaton orphelin de la boutique...Elle le prit quand même, et s'engagea à le nourire au biberon.


Allongé face au feu, il laissait la chaleur des flammes happer son visage, lui faire oublier le vent et la neige de Pré-au-Lard. Il avait abandonné cette fille devant la salle commune des Serpentards, en pretextant un travail de prefet-en-chef. Il ne pouvait plus la supporter, et il craignait de devoir la faire plus souffrir que les autres si elle restait avec lui après cette execrable journée. Il supportait de moins en moins les gens, il cherchait de plus en plus la solitude, le calme, et Anna. Il s'en voulait à lui-même de la vouloir autant, mais il ne pouvait plus lutter contre cela, contre cette haine mêlée de désir qui l'obsedait.

Il entendit le tableau bouger, et laisser passer quelqu'un, qui ne pouvait être qu'Anna. Elle entra, toujours peletonnée dans sa veste noire, un truc marron dans les bras. Il regarda mieux son fardeau, et s'aperçut qu'il s'agissait d'un chaton. il fit une moue de dégout, et elle leva les yeux au ciel. Il se leva et s'approcha d'elle, le chaton ronronna. Elle enleva son bonnet de sa main libre, et une vague d'odeur sucrée envahit les sens de Tom, il du s'éloigner un peu d'elle. Elle haussa un sourcil.

Tu l'as acheté à Pré-au-Lard?

Oui.

C'est un mâle ou une femelle?

Un mâle.

Tu lui as donné un nom?

Oui. Nitch. Ca veut dire nuit.

En Russe?

Je suis Ukrainienne.

Je n'aime pas les animaux.

Moi non plus, mais j'aime bien Nitch.

Pourquoi?

Je ne sais pas, c'est comme ça...

Un coup de foudre? dit-il d'un ton rieur.

Oui, on peut dire ça...

Pourquoi tu m'oblige à le supporter?

Je suis bien obligée de te supporter...

Une vague de rage les envahit. Le chaton avait sauté des bras d'Anna pour aller se blottir dans le cuir d'un fauteuil. Prise d'un accès de courage, elle leva la tête, ses deux sourcils légèrement froncés, et a affronté le regard de Tom. Tous les deux, au même moment, ils remarquèrent ce point commun, qu'ils n'avaient jamais pu verifier, puisqu'ils ne s'étaient plus regardé dans les yeux depuis leur entrevue dans le bureau de Dumbledore. Les yeux verts de Tom avaient viré au noir, alors que les grands iris chocolats d'Anna prenaient une teinte presque rouge. Rares sont les personnes dont les yeux changent presque radicalement de couleur sous la colère, mais ces deux là en faisaient partie.

Maintenant qu'elle avait planté ses yeux dans les siens, elle n'avait plus le choix, elle ne devait pas rompre le contact avant lui, elle ne se soumettrait pas. Ils étaient près, très près l'un de l'autre, et elle sentait la chaleur de son corps puissant descendre jusqu'à elle. Les deux grands yeux respiraient la haine, et ses lèvres étaient entre-ouvertes d'une façon si sensuelle...La tension entre eux était palpable, comme si un aimant au coeur de chacun attirer l'autre, sans qu'ils puissent faire quoi que ce soit pour empêcher ça. Elle était mal à l'aise, mais elle se sentait partir en le regardant, comme si plus rien n'existait autour d'eux, comme si le monde se limitait à ce salon, comme si rien n'avait d'importance à part ce regard, et ce qu'il pourrait entrainer.

Il en profitait, il fixait les deux prunelles de son regard le plus dur et le plus charmeur à la fois. Il savait qu'il n'aurait pas tous les jours l'occasion de captait le regard d'Anna, donc il n'en perdait pas une miette, et il comptait bien la faire plier, elle baisserait les yeux, tot ou tard. Elle était si belle, ses sourcils froncés, les joues rosies, la bouche concentrée en un coeur presque rouge, les iris de cette couleur chaude et indéfinissable, le visage rond et enfantin, la frange qui barrait son front et tombait gracieusement au dessus des sourcils, la veste qu'elle portait toujours, et qui marquait tellement sa taille...

Sans qu'ils sachent comment, leurs deux corps s'étaient rapprochés, et leurs regards s'étaient durcis, comme s'ils se reprochaient cette attirance, comme s'ils voulaient se prouver qu'ils étaient plus forts que ce désir qui les brûlait. Elle sentit la rage montait en elle, pour tout ce qu'il lui fait subir depuis son arrivée, les moqueries, les filles qu'il emmenait tous les soirs dans sa chambre, elle le detestait pour ces yeux verts, hypnotisants, pour ces traits angeliques et parfaits sur ce visage d'homme, ces cheveux noirs comme l'ébène, ce corps de dandy...Tout cela la bouleversait, et rien que pour cela, elle le haïssait.

Je te deteste.

Les mots lui avaient échappé. Elle l'avait pensé fort, si fort, et elle s'était sentit si piégée par lui, par son regard et son corps trop proche du sien, elle avait cherché n'importe quoi pour l'éloigner. Etrangement, ça ne le fait pas sourire, lui qui a toujours ce sourire hautain lorsqu'elle s'emporte. Elle n'était jamais allée aussi loin, elle n'avait jamais laissé une émotion aussi forte transparaitre. Son visage à lui s'est un peu rapproché, et il s'est contracté.

Moi aussi, je te deteste, Anna.

Trop près, il était beaucoup trop près, elle sentait son parfum, elle sentait la chaleur qui émanait de lui, elle sentait son souffle chaud battre sa frange. Lui, il sentait son shampoing, trop fort, elle était là, et elle ne reculait pas, elle ne mettait pas de barrière, c'était l'occasion de se venger...Elle était trop belle, juste là devant lui, et sans défense, sans excuse...

D'un même geste, d'une même force, ils ont violemment avancé leurs visages contre celui de l'autre. Leurs lèvres se sont scellées, leurs dents se sont entrechoquées. Il a passé les mains dans son dos et l'a serré fort contre lui, tellement fort qu'elle avait mal aux côtes. Elle a encerclé sa nuque et l'a pressé contre elle, la main bloquée dans ses cheveux. Il a leché ses lèvres, mais, voyant qu'elle ne le laissait pas approfondir son baiser, il a mordu sa lèvre inferieur. Dans leur deux bouches, le sang s'est mêlé, et elle a ouvert ses lèvres, sous le coup de la douleur. Leurs langues se rencontrèrent violemment, dans la douleur. Ils se mordaient, se léchaient, se suçaient mutuellement, sans aucune douceur, sans aucun sentiments, et pourtant chacun d'eux sentait son coeur battre à tout rompre.

Elle a placé ses mains sur son torse, l'a caressé un instant, et lorsqu'un gémissement lui est venu aux oreilles, elle l'a poussé de toutes ses fores, arrachant sa bouche de ce baiser. D'un revers, elle a essuyé le sang qui tachait toujours ses lèvres, et les restes de salive de Tom. Elle l'a jugé de haut en bas, puis a tourné les talons, et s'est enfermé dans sa chambre, sans un mot de plus. Lui, il s'est retourné vers le miroir du living, et il s'y est vu, blanc comme un linge, le menton rougit par le sang seché d'Anna, le coeur qui battait toujours la chamade, les jambes faibles.