Titre : paro, la fin de ce titre approche.

Auteur : ben… moi… enfin, je crois… attendez… je vérifie… j'espère que c'est moi, que je suis moi… haaaaaaaa

Base : saiyuki. Naaaaaaan sans blague, ça a changé ? kkun à les reload en div'x ? je veux je veux je veux !

Résumé : chapitre 04 : forcément, fallait inclure une taverne auberge dans 'histoire. Mais celle-ci réserve des surprises !

Genre : ouh la la ! pour commencer je dirais le mien, ensuite que j'ai essayé de mettre un peu d'humour, de chaudasseries, et puis un peu de g… naaa, le gore, c'est pour la suite ! très OOC pour certains persos, vraiment, gomen nasai.

Couples : le piaf en casquette reprend ses droits. Encore une petite surprise et quelques modifs faites aux couples.

Disclaimer : finalement je garde encore n peu hakkai, histoire qu'il soit en état de marcher tout seul avant de retrouver minekura. Ooouuuiiin ! qu'est-ce qu'elle a de plus que moi ?

Avertissement : ayé ils sont propres. Enfin, une fois dans l'auberge, ils seront propres.

Note : yuhi no ooyama ni

teru teru momiji

kaeru ya tokage ga

konnichiwa

koï no araï mo

kazunoko umani

(momiji de furuba)

chapitre 04: lésions cérébrales et liaisons amicales

Goku bailla, se frotta les yeux de son avant-bras, les ouvrit et tourna la tête. Le petit dragon blanc était là, encore endormit. L'adolescent se leva avec l'intention de se rhabiller, mais la chaleur ambiante que son mouvement de chercher son pantalon le fit découvrir l'arrêta. Il décida de rester en short un moment, le temps de s'habituer à l'atmosphère humide, et regarda aku ryu. D'habitude matinal, ce dernier avait du veiller une bonne partie de la nuit, s'inquiétant davantage pour hakkai que goku pour sanzo, pour être finalement terrassé par la fatigue. Mais le garçon voyait dans son sommeil agité la nervosité qui le hantait, et caressa sa tête et son dos, se demandant ce qui pouvait bien se passer du coté des autres. Son geste machinal sur le pelage de aku ryu semblait les calmer tous les deux, le dragon gigotait un peu moins et se pelotonnait un peu plus. Peut-être que, dans ses rêves, il imaginait aisément la main de hakkai à la place de celle de goku, ce qui signifierait que leurs odeurs n'étaient pas éloignées, et le garçon commença à réfléchir sur ce qui aurait pu rapprocher leurs deux auras. Tous deux avaient connu la solitude, même si gono avait ensuite connu l'amour et lui les coups de baffeur, gono avait tué en masse, et peut-être que lui aussi, ce qui expliquerait son long enferment dans une grotte...

Aku ryu se réveilla. La main du singe s'était crispée, avec ses pensées, au-dessus de son cou, chose qu'il n'avait pas appréciée.

- Désolé de t'avoir réveillé, dit doucement goku. Tu as dû mal dormir, toi, non ?

Le dragon ne répondit pas, fixant l'extérieur du regard, et l'adolescent l'imita. Dénuée de porte, la pièce où ils avaient dormi donnait directement sur la terrasse, éclairée par le levant. Tous deux entendaient distinctement des bruits de pas résonnants dans les escaliers du temple, puis hakkai apparu, somnolant, porté par goyo qui rentra et l'allongea sur un futon.

- J'ai eu un mal de chien à le rhabiller ! Il veut pas se réveiller ! Par contre, pour le bonze, je sais pas comment ça se passe, la fille s'est octroyé la seule chambre avec une porte, et j'ai pas envie de me faire flinguer en ouvrant.

Alors que le métis s'asseyait contre le mur, face à goku, aku ryu se précipita sur hakkai pour lui donner quelques coups de nez sur la joue, ce qui fit frémir les paupières de celui-ci.

- Tu t'es pas encore rhabillé ?

- ... Trop chaud... murmura le garçon, perdu dans de soudaines pensées.

- Tu devrais, parce que, qu'il ait baisé ou pas, sanzo s'arrêtera jamais de gueuler !

Goyo n'avait pas remarqué l'expression renfermée de goku, et regarda le borgne s'asseoir. Ce dernier resta un instant immobile, les coudes sur les genoux, puis un tremblement parcouru son corps et il leva la tête, fixant le ciel. Le hanyo s'approcha de lui, hésitant.

- Heu... hakkai... tu vas... bien ?

L'interpellé acquiesça, et goku sembla enfin revenir de ses songes, tandis que le dragon promenait des regards inquiets sur eux trois. Goyo posa une main sur l'épaule de hakkai et s'agenouilla près de lui.

- Tu es sur que ...

- Si tu ne m'approches pas, tout ira pour le mieux.

Le métis retira sa main, et retourna contre son mur, remplacé par aku ryu, qui réclama les caresses susceptibles de calmer son anxiété. Un long et silencieux moment passa, où goku cherchait d'autres pensées que celles liées à son inquiétude, et où goyo, nerveux, regardait hakkai.

- Sanzo ne s'est toujours pas levé ? demanda ce dernier d'une voix faible.

- Nan, lui répondit le hanyo avec un entrain proche de l'habituel. A ton avis, il fout quoi ?

- Il fout son pied au cul d'un kappa dans ton genre ! tonna le moine.

Goku et goyo sursautèrent. Le bonze se tenait dans l'encadrement de la porte inexistante, cachant une légère surprise de voir hakkai pâle et sans réaction.

- On se casse, ajouta-t-il.

Goku consentit à se rhabiller, aku ryu reprit sa forme motorisée et, une heure plus tard, le temple disparaissait derrière les arbres, hauts et épais, qui les encerclaient.

- Hakkai, c'est quand qu'on arrive en ville ? J'ai faim !

- D'ici ce soir. Mais nous risquons d'arriver un peu tard dans la nuit.

- J'espère que cette fois y aura pas la même surprise que la dernière fois...

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Intervint timidement l'indienne.

- Ils étaient tous morts, répondit goyo.

Ce dernier avait espéré créer un effet de désarroi dévastateur sur la jeune femme, qui, dans son espoir, lui demanderait d'être prise dans ses bras pour être rassurée. Mais elle sembla ne pas se démonter facilement, et son contenta d'afficher une expression de tristesse et de résignation, avant de se pencher en avant et de poser les bras sur les épaules du moine.

- Et où allez-vous comme ça ? Susurra-t-elle.

- Retourne t'asseoir.

- Tu veux me laisser dans les bras d'un excité aux antennes de cafard ?

- Vois ça comme tu veux, mais rassieds-toi.

Elle s'exécuta, une moue capricieuse sur le visage, et resta sage un moment, jusqu'à ce que l'envie de taquiner le moine reprenne le dessus.

- Genjo ?

- Quoi encore !

Goku sursauta pour deux choses. La première venait de l'indienne, qui avait appelé sanzo de façon inhabituelle, par son nom au lieu de son titre, ensuite parce que si cela avait été lui, il aurait eu droit à un coup de baffeur, optionnellement agrémenté d'une insulte et d'un ordre de se taire.

- Pourquoi tu veux pas me dire ?

- Pourquoi, toi, tu insistes ? Ça ne te regarde pas.

- C'est toi qui ne veux pas me regarder. Je veux savoir avec qui j'aurais traîné avant de mourir.

- Mourir ?

- Je ne penses pas que je vivrais longtemps, chuchota-t-elle à son oreille, et je ne compte pas me battre pour vivre, ça ne vaudrait pas le coup.

- Ne cherche pas à m'attendrir.

- Ce n'est pas ce que je fais. Je suis en train de t'embêter, et je continuerais jusqu'à ce que tu lâches le morceau.

- Alors t'es pas dans la merde.

- Tu paries ?

- Fermes-là.

- Tu vas voir que je peux tout savoir...

Elle glissa ses mains dans le kimono mal fermé du moine, s'arrêta sur les zones sensibles des pectoraux afin de les masser consciencieusement.

- Soit tu me dis tout ce que je veux savoir, soit tu découvres à quel point c'est désagréable de se balader avec quelque chose de raide au niveau du pantalon...

Au moment où le bonze sorti son baffeur, un violent coup de frein les projeta tous les cinq en avant.

- HAKKAI ! Hurla goyo.

- Ce n'est pas moi ! Aku ryu, qu'y a-t-il ?

Quelques couinements précipités surgirent du capot de la jeep. Le chauffeur émit un petit rire gêné, et se tourna en se grattant la tête vers son passager écrasé sous une indienne.

- Heu... désolée, mademoiselle, mais par volonté de notre véhicule, pas de ça dans la jeep !

- Pardonnez-moi, mais nous n'avons que des chambres individuelles, à part une seule pour deux...

Après avoir copieusement et chanceusement mangé, tous les cinq écoutaient, plus ou moins intéressés, les explication d'une gérante d'hôtel terrorisée par la plupart de ses clients, à commencer par ceux qui se trouvaient devant elle.

- C'est à cause de tous les mercenaires, c'est difficile à g...

- C'est bon, je prends une individuelle pour moi, un autre et la double pour les trois zouaves derrière moi

- C'est qui les zouaves !

- et vous demanderez à la fille ce qu'elle veut.

- Merci, c'est charmant de m'appeler comme ça, je le prend bien ! répliqua Paro en le bousculant pour faire face à la gérante, de moins en moins à l'aise. Moi, j'ai plus de thunes, mais je peux glander ici ? Je peux mettre l'ambiance, en échange, vous pouvez me faire confiance...

- Ne vous inquiétez pas nous sommes habitués à aider ceux dans des situations difficiles...

- Merci !

Elle sautilla en direction du blondin qui, depuis les premières marches de vieux escaliers, tendait deux clefs à ses compagnons.

- C'est réglé, je dors ici !

- Et en quoi ça m'intéresse ?

- Eh, lâches pas ta joie comme ça, sinon il va falloir t'attacher...

- Tiens ! J'aimerais bien voir ça ! Commenta goyo avant de se recevoir un éventail sur la tête.

- Qui prend l'individuelle ? demanda hakkai comme si personne autour de lui n'était survolté.

- Moi ! Clama goyo, remit de son coup.

- Goku, ça ne te dérangera pas de te retrouver avec moi ?

- Non, au contraire, c'est bien quand ça arrive, ça m'épargne les ronflements et le baffeur...

Hakkai sourit, et s'aperçu qu'ils étaient arrivés en haut des escaliers. Devant eux s'éloignait un couloir qui se terminait en un virage sur la gauche. Les premières chambres étaient les doubles, celle du fond les individuelles, et celles après le tournant étaient pour les groupes, toutes utilisées, mais momentanément vides, la quasi-totalité des clients étant resté au rez-de-chaussée. Sanzo avait disparu dans sa chambre, harcelé par l'indienne qui voulait rentrer aussi, et goyo ne les avait pas suivis. Tous deux restèrent un instant immobiles, cherchant le numéro de leur chambre du regard.

- C'est celle-ce, la 2, finit par dire hakkai. (19)

Goyo s'était installé, les coudes sur le comptoir du bar de l'hôtel, après avoir récupéré sa clef, et regardait tout le monde qui pullulait autour de lui. Il distinguait deux groupes de mercenaires différents, les uns, nombreux, à la peau incroyablement sombre, qui ne semblaient pas avoir ramené de leur terre d'origine que de armes, mais aussi des instruments de magie et de musique (20), et les autres, qui eux n'étaient que six mais s'imposaient par la stature de certains et par la présence d'étranges objets qui, sans doute, semblait être des armes redoutables (21). Il avait repéré dans cette ambiance légèrement survolté quelques femmes, mais celles qui étaient belles semblaient soit jalousement gardées par un accompagnateur mâle, soit indisponibles sans arrangement monétaire. Le métis revint face au comptoir et commanda une autre bière. D'abord, il se consola en se disant que passer la nuit tout seul ne serait pas une torture, il s'était après tout défoulé sur hakkai la veille. Puis ce dernier hanta soudainement ses pensées.

Hakkai.

L'ancien instituteur.

Le borgne, le faible avec un animal de compagnie.

Le veuf, le meurtrier, le monstre.

Ce qu'on voulait (22)

Que pouvait-il penser de lui et de lui-même, depuis cette nuit ? Sûrement le prenait-il maintenant pour un réel pervers, capable de renoncer à une hétérosexualité jusque là clamée haut et fort d'un ton indigné, à violer le porteur d'un deuil, quitte à raviver en la mémoire de sa victime les plus mauvais souvenirs de son existence. Sûrement leur amitié était-elle définitivement terminée. Un coup de coude le dérangea à peine, mais il se tourna avec un juron, dans l'espoir de penser à autre chose, et écarquilla les yeux. Elle était là. L'indienne qui avait obtenu de sanzo ce que personne n'aurait osé imaginer (23) et qui, pour ça, méritait le respect du séducteur qu'était le hanyo.

- T'as pas bu ton... ta... bière...

Elle était ivre.

- Eh, ça va pas de se bourrer comme ça ?

- J'ai promis de mettre l'ambiance avant d'aller au lit, articula-t-elle. Alors je bois un bon coup avant ! même si elle est dégueulasse !

Elle saisit la chope de goyo et la vida d'un trait, avant de monter sur une table et de taper dans les mains, dans un rythme étonnement parfait pour une ivrogne. Très vite les mercenaires à la peau noire la remarquèrent et l'imitèrent, d'abord de leurs mains, puis de leurs tambours (24), faits visiblement de bois et de peau animale, décorés de fourrure. Puis les hommes d'extrême occident se retournèrent à leur tour, et le métis se demanda s'ils seraient capables, vu leur état alcoolique, s'ils pouvaient tenir debout, ou même tenir plus longtemps sur leurs chaises et leur table. Puis il regarda de nouveau l'indienne, et sa mâchoire manqua de tomber. Elle avait commencé à danser, balançant ses hanches de gauche à droite, ondulant son buste, les mains au-dessus de sa tête, formant des signes d'une grâce indéterminable. De là où il était, il voyait mal les mouvements de son cou et de sa tête, qui eux aussi semblaient captivants, accentués par la chaînette qui lui reliait la narine et l'oreille droites, et par les bracelets qu'elle portait. Puis, dans un fou rire, elle frappa à nouveau de ses mains et se déplaça d'une table à l'autre tout en dansant, devant des clients soit hilares, soit dans le même état que goyo, ébahis, soit un sourire inquiétant aux lèvres, et le métis soupçonna la jeune femme de s'être saoulée dans le but de l'obliger à la protéger, car régulièrement, elle jetait des regards en sa direction. Soudain, elle descendit des meubles et le tira par le bras vers le milieu de la pièce.

- Eh, mais je sui pas bourré, moi ! Pas question de danser !

- Fermes-la ! Regardes vers le bas et virilise le pas, ensuite, tu laisses faire la musique !

Goyo, malgré lui, s'exécuta, alors que la jeune femme lui dirigeait un bras vers elle et un autre vers le haut. Tête baissée, il voyait tantôt une hanche appétissante, tantôt un décolleté généreux. Il ferma les yeux pour éviter l'érection, réfléchit un instant sur ses paroles, rouvrit les yeux, vit les pieds de l'indienne et comprit. De ses jambes, il pouvait imiter sa cavalière, et pour le reste, c'était à lui de décider. Sa souplesse naturelle s'ajouta à cette compréhension, et tous deux dansèrent pendant plus de trois bonnes heures. (25)

19) petit mot sur ce chiffre: il s'agit de l'un de mes trois numéros perso-logo ! les voici : 2x1326. je sui un née un 26. (26 novembre, offrez moi des living dead dolls pour cette occasion !) le 2, dans le tarot, c'est la papesse: mystère, sagesse... en gros, assez proche de notre petit hakkai ! le 13 : appelé la mort par les incultes, mais signifie en réalité le renouveau, le "printemps après l'hiver", assez proche de goyo, par rapport à son passé... reste le numéro de la chambre de sanzo, qui restera une surprise (le tarot ne va pas au-delà de 22 cartes, nommées arcanes)

20) aah, ces africains. j'ai pas mal remarqué ce penchant de toujours ramener tamtams et jambees lorsqu'ils voyagent. on les remarque facilement dans les aéroports à cause de ça.

21) avis aux fan de metal: ils sont six, ils se trimbalent avec des lances-flamme, certains font peur. ça vous fait pas penser à qqun ? en voila, tout comme les quatre tarés de gensomaden saiyuki, les six cinglés du groupe rammstein sont destinés à se retrouver à chaque nouvelle réincarnation !

22) ça faisait longtemps que j'avais envie de glisser cette petite pose en prose quelque part. tous les surnoms (enfin, je crois) on été utilisé dans la série animée ou le manga.

23) à part nous autres, fanfickeuses perverses, starfuckeuses de nos bishousssssssss !

24) bien sur cette scène est vue de goyo qui ne connaît pas les jambees et les tamtams, et qui donc appelle ça tambours, mais me prenez pas pour une inculte !

25) donc ce que nous voyons là est un exemple de "danse indo-orientale libre", danse que moi-même pratique avec débrouillardise (on me l'a tellement dit que j'ai fini par le croire). cette danse n'est pas exclusivement féminine, au contraire, le résultat en couple est rarement décevant.

rozenn : pppffffffiiiiiiiiioooooouuuuuuu ! l'est 03h47 du mat et je finis ce chapitre à cet endroit précis ! pourtant, dés le dialogue avec la gérante je voulait me coucher !

hakkai : (sourire moqueur) quel courage !

rozenn : tu sais, continue comme ça, et je peux toujours reformuler ta vengeance...

hakkai : (grosse goutte) je l'avais oublié, celle-là ! attends (relis le chapitre) la vengeance, c'est quand même pas encore une autre scène de... ?

rozenn : hin hin hin ... la vengeance de hakkai aura-t-elle lieu ? et que se passe-t-il dans la chambre de sanzo ? mystère...

hakkai : tu parles, mais c'est déjà écrit, non ?

rozenn : en ce moment, c'est pas encore finit, mais sinon; c'est planifié. (cache le cahier d'un hakkai tenté de brûler la paperasse)

hakkai : je n'ose pas la tuer, ça m'attirerait des problèmes, mais si quelqu'un pouvait, disons, provoquer un accident...

rozenn : devant tant de joie en vue du lime à venir, reviews pleeeaaase !