Hello!!

Alors, il vous a plu ce baiser?? C'est le premier que j'écris dans ce style, et je dois bien dire que je n'étais pas sûre de mon coup, mais apparemment, ça ne vous a pas trop choqué, surtout de la part du terrible Tom Jedusor. J'ai ajouté un élément dans la fic, ce sont les petites voix dans la tête de Tom et d'Anna, representées en italique dans les paragraphes. J'espère que ca vous plaira, et que vous me le direz dans vos reviews!!

Juste une petite chose, avant de commencer. Je me répète, je le sais, alors j'interdis à qui que ce soit de me traiter de radoteuse dans une review. La fic est ratée M, et le mérite vraiment, c'est une histoire noire, violente, il y aura beaucoup de lemons, et très explicites...Alors je déconseille fortement aux âmes sensibles de continuer leur lecture, parce que ça commence à se durcir dès ce chapitre (quoi que les 5 précédents n'étaient pas très doux)

Voilà, sur ce, à bientot dans une review, j'espère!!!!

Loudee: merci de me rejoindre pour dire que le Tom que j'imagine est absolument divinJe suis flattée quand tu me complimente, et j'ai les joues rouges derrière l'écran de mon PC. J'espère te retrouver dans mes futurs chapitres, avec des reviews toujours aussi agréables à lire

Morticia Slytherin: ton chat doit être très beau, s'il ressemble au Nitch que j'imagineje suis contente de voir que l'histoire te plaitquand Tom et Anna vont s'aimer? je pense qu'ils s'aiment déjà, la vraie question est: quand vont-ils s'en rendre compte? Et ça, tu peux toujours courir pour que je te le dise hé hé!!! Merci aussi pour ton commentaire sur le blog, depuis j'ai rajouté une autre photo de Tom, ça me motive pour les scène torrides!!

Steph: je suis très fière de t'avoir rendu addicted, mais ne t'inquiète pas, je n'arrêterai pas cette fic, je suis trop tombée amoureuse de Tom et de mes reveiweuses pour arrêter maintenant! C'est vrai qu'il est rare de trouver des fics où le perso de Tom est respecté, je fais de mon mieux, j'espère que je ne flancherai pas (c'est tellement tentant, un Tom doux et romantique...) A bientot!!


6. Dis-le.

Elle émit un petit sifflement de douleur en passant un doigt sur sa lèvre ouverte. Le sang n'y coulait plus depuis des heures, mais l'humidité de la plaie la rendait longue à cicatriser, et terriblement douleureuse. Elle n'en revenait pas de s'être laissée emporter de cette façon. Jamais elle n'aurait du laisser Tom Jedusor l'embrasser, c'était une horrible preuve de faiblesse...Maintenant, il allait reprendre ses airs superieurs des premiers jours, ses sourires en coin et ses regards hautains. Qu'il aille au diable, Tom Jedusor, elle ne se laisserait plus faire comme cela!

Pour la première fois depuis longtemps, il passa la nuit seul, dans sa chambre. Au matin, ses yeux étaient gonflés de fatigue tant il était resté éveillé, à reflechir. Elle l'avait repoussé, une fois de plus, mais il avait de plus en plus de prise sur elle. Une petite voix dans sa tête chuchotait "Elle a de plus en plus de prise sur toi, aussi", mais il ne voulait pas l'écouter.Il était Tom Jedusor, maitre des opérations, quoi qu'il arrive, et il la mettrait à ses pieds, comme tous les autres. La seule pression qu'elle exerçait sur lui venait de ce desir charnel qu'elle provoquait..."Vraiment? Et depuis quand le désir charnel fait battre les coeurs?". Ce n'était pas elle qui faisait battre son coeur, mais la rage, la rage qu'il avait contre elle...

Elle n'avait pas vraiment suivit les cours de la matinée. Dumbledore la regardait d'un oeil inquiet pendant qu'elle transformait son raton-laveur en pot de chambre, mais elle l'ignorait complètement. Ses pensées n'avaient qu'un seul acteur. Elle aurait voulu s'en empêcher, mais elle ne pouvait pas, chaque fois qu'elle chassait une image de sa tête, une autre venait la remplacer. "Tu te souviens de ses bras serrés autour de ta taille, ses deux mains crispées contre tes reins, ses lèvres pleines pressées contre les tiennes, son odeur, son goût, la chaleur de sa peau sous tes doigts?"...Merlin qu'elle détestait penser à lui, mais c'était plus fort qu'elle...Il avait passé le cours au premier rang, à une dizaine de mètres d'elle, et pas une seule fois il ne l'avait regardé..."Ca te rend triste?" Pas du tout, elle trouvait simplement cela ingrat, et irrespectueux...

Elle ne mettait jamais son uniforme complet. Elle enlevait sa robe de sorcier à chaque sortie de cours, et la remettait avant chaque nouveau cours. C'est vrai que cette robe n'était pas très belle, mais elle était préfète en chef, et elle aurait du montrer l'exemple. En tout cas, il ne se plaignait pas de sa tenue. A table, il s'était assis à côté d'une jolie rousse, et il avait enfouit son visage dans ses cheveux. Cette idiote voyait là une marque d'affection, et elle regardait toutes les filles de la salle de haut. Lui, à travers la toison de feu, il pouvait observer discrètement Anna, qui ne le voyait pas. Elle avait laché ses longs cheveux bouclés, et dénoué un peu sa cravate. Elle était sexy, autant que naturelle, et il du s'empêcher de son mieux d'imaginer le reste de son corps..."Ses jambes nues sous sa jupe, seulement masquées par les grandes chaussettes blanches, la taille serré par les boutons d'une chemise ajustée..." Il se mordit la lèvre au sang, pour ne pas se laisser emporter par son désir palpitant.

Elle a passé l'après-midi à lire dehors. La plupart des élèves faisaient des batailles de boules de neige ou patinaient dans le parc, mais elle préférait lire, seule sur un des bancs de pierre de la cours. Sur un autre banc, il y avait une bande de Serpentards qui entouraient Tom Jedusor. Une fille aux cheveux courts et chatains enlaçait ses doigts dans la tignasse ébène de Tom, là où Anna elle-même avait emmêlé ses doigts. Il était beau, avec ce regard perçant qu'il ne posait jamais sur elle, avec cette écharpe d'émeraude qui faisait briller ses yeux, avec ces joues rosies, en parfait accord avec ses lèvres..."Avoues-le, tu rejouerais bien la scène d'hier soir" Pas du tout, elle haïssait ce petit nombrilliste qui se croyait au-dessus des autres, elle le détestait profondément, et elle avait détesté l'embrasser...

Il l'avait vu lire toute la journée: à la fin du repas de midi, pendant leur temps de pause dans la cours, et maintenant qu'il rentrait à leur salle commune. Elle leva la tête, assise sur son fauteuil de cuir. Elle avait le livre ouvert entre les mains, les cheveux rabattut sur le côté droit pour ne pas la gêner dans sa lecture, la chemise assez ouverte pour découvrir un tiers de sa poitrine, les manches relevées jusqu'au coude, une expression concentrée sur le visage, et ce fameux Nitch sur l'accoudoir. Elle le caressait d'une main distraite. Elle n'avait même pas l'air de se rendre compte de l'érotisme de son geste. Son index qui descendait et remontait le long de la colonne vertebrale au rythme des ronronnements du chaton. Un instant, il haït cet animal pour ce traitement de faveur auquel il avait le droit.

Elle s'était depuis longtemps lassée de ces repas toujours trop copieux. Elle avait préféré emporter son livre, et y jetter des oeillades, sur ses genoux, à chaque nouvelle bouchée. Elle n'observait plus les gens, ça aussi, elle s'en était lassée. En réalité, tout ce qui l'entourait n'avait plus aucune importance depuis qu'elle avait trouvé un interêt à Tom. Bien mal gré, elle se posait des questions sur lui, elle voulait le connaitre mieux, être plus proche de lui...Mais bien sûr elle n'en ferait rien, et ce même si elle en avait l'occasion. Tom et elle était trop similaires et opposés à la fois, cela ferait trop d'étincelles, ça en fait déjà trop en ce moment...Pendant qu'elle mangeait en lisant, il riait avec cette bande qui ne le quittait jamais. Les filles gloussaient, les garçons approuvaient chacune de ses paroles d'un signe de tête, et lui regonflaient son égo démesuré. Exaspérée par ces scènes désolantes de soumission, elle se leva et partit d'un pas vif de la grande salle. Elle sentit le regard vert brûler son dos, mais ne se retourna pas pour le rencontrer.

Quand il était rentré dans leurs appartements ce soir-là, elle n'était pas dans la salle commune. Il avait remarqué son énervement pendant le diner, et il espérait y être pour quelque chose. Il jeta un regard à l'horloge, qui affichait presque minuit. Il n'avait pas le temps de dormir. Anna, elle, dormait sûrement déjà, profitant de ce peu de temps de repos avant sa ronde, à deux heures piles. Il se glissa dans la baignoire, et y versa un peu du shampoing qu'utilisait Anna. Il avait passé presque deux heures et demi à trouver duquel il s'agissait, quelques jours auparavant. Il huma l'odeur chaude et chargée de souvenirs, et se laissa aller dans son bain. Il se détendit, ne pensant plus à rien qu'à Anna.


Ses chaussures de cuirs claquaient contre la pierre du couloir. Elle détestait devoir faire ces rondes, surtout depuis qu'il faisait plus froid. Les courants d'air bruyants laissaient quelques perles de neige sur les murs du chateau, les plongeant dans une pénombre scintilante. Elle n'avait pas peur, mais elle s'ennuyait profondément et manquait sérieusement de sommeil à cause de ces rondes. Si elle avait sû tout ce que cela entrainerait, elle n'aurait jamais accepté de devenir préfète-en-chef, de toute façon elle n'était pas faite pour faire régner la loi. Tout ce qu'elle voulait, c'était sa tranquillité, et rien n'était moins tranquille que la vie commune avec Tom Jedusor...

Voilà qu'une nouvelle fois, elle se prenait à penser à lui...Elle désirait si fort l'oublier, se fixer sur autre chose, mais elle avait la désagréable impression qu'il était toujours présent dans un coin de sa tête, et qu'il attendait dans chacune de ses pensées le lien qui pourrait tout ramener à lui. Elle ne se sentait plus maître d'elle-même, et cela l'agaçait profondément. Elle avait toujours refusé toute dépendance, et celle-ci faisait sûrement partie des pires, cette dépendance qui pouvait parler, bouger, et la regarder...

Un bruit attira son attention, comme un meuble trainé sur le sol. Elle songea avec pitié que les élèves de cette école étaient particulièrement sots, pour trainer dans les couloirs à l'heure où les préfets faisaient leur ronde, et en plus en faisant des bruits pareils. Elle se dirigea vers l'endroit d'où semblait provenir le vacarme, quelques salles de classe plus loin. Elle marchait sur la pointe des pieds, pour que les perturbateurs ne puissent pas l'entendre arriver. D'une grande volée, elle poussa la porte de la salle 463. Ce qu'elle vit l'amusa, mais elle n'en montra rien, son doux visage toujours impassible. Deux cinquième année étaient en train de s'embrasser goulument, à moitié allongés sur le bureau qui étaient habituellement celui de Flitwick, le prof de sortilèges. Stoppés dans leur élan, leurs visages prirent tous deux une moue effrayée, et une rougeur honteuse vint s'insinuer sur leurs joues.

Anna sortit sa baguette, même si elle ne comptait pas s'en servir, c'était un simple reflexe, au cas où les élèves se montreraient plus indisciplinés que ce qu'elle pensait. Les deux réajustèrent leurs uniformes, qui étaient assez débraillés, et avancèrent vers la préfète-en-chef. Elle n'avait jamais vraiment puni des élèves, mais il fallait qu'elle se montre juste, sinon cet espèce de taré de Dumbledore en ferait encore toute une histoire. Elle toisa les deux cinquième année d'un regard superieur, avant d'annoncer d'une voix sans appel.

J'enlève 10 points à Serpentard, et 15 à Poufsouffle. Retournez dans vos dortoirs.

Sans se faire prier, mais avec un regard haineux, les deux amoureux se séparèrent pour rejoindre leurs salles communes respectives. Anna n'aimait ce genre de chose qu'elle devait faire, mais elle y était bien obligée, et puis après tout, elle se moquait bien du mal que cela pouvait faire aux gens, ces punitions injustes. Elle referma la porte derrière elle et reprit sa "promenade" nocturne et solitaire. Elle n'avait pas prit son livre, pour ne pas être accusée de jem'enfoutisme par un certain professeur qu'elle aurait pu croiser dans le chateau, mais elle le regrettait fortement, maintenant qu'elle s'ennuyait.

Elle marchait toujours à la même cadence, ce rythme un peu militaire qu'elle avait hérité de son père. Les bras le long du corps, elle ne leur autorisait qu'un léger balancement, alors que ses jambes droites la faisait avancer au rythme des tambours de guerre. Elle aurait pu paraitre ridicule, mais son regard dur et ses lèvres contractées la rendait presque effrayante, l'image tyrannique remplaçait celle de la petite fille immigrée. Soudain, une main se referma sur son bras, et la tira vers une salle dont la porte était ouverte. Elle voulut hurler, mais la main qui ne bloquait pas son bras se plaqua contre sa bouche, comme un baillon. La salle était complètement noire, et elle ne pouvait pas voir celui qui l'emprisonnait entre son corps et le mur froid, mais elle sentait ce parfum, et elle le reconnaissait sans mal, c'était celui de Tom Jedusor. Il lacha son bras, mais elle ne pouvait toujours pas bouger, opprimée par son torse. Elle l'entendit chuchoter un "Lumos", et une douce lueur vint donner un éclat dément à ses yeux. Elle se débattit en grognant, et ce n'eu pour effet que de le faire rire.

Ca y est, elle était enfin entièrement à sa merci. Il la tenait là, bloquée contre le mur, et il pouvait faire d'elle absolument tout ce qu'il voulait. Il pensa à la tuer...Après tout, qui pourrait l'accuser? Elle était en pleine ronde, n'importe qui aurait pu la croiser...Il n'aurait qu'à cacher son corps, dire qu'elle n'était pas revenue de sa ronde et casser accidentellement sa baguette pendant le premier cours du lendemain, pour que personne ne puisse voir qu'il avait été l'auteur d'un sortilège impardonnable..."Quel gachis"...Oui, c'est vrai, il aimait vraiment sa baguette magique...Mais il aimerait tant voir ses grands yeux s'arrondirent et devenir vitreux, voir cette peau se plastifier, ce corps parfait devenir complètement rigide, ces cheveux perdre leur éclat...Cette pensée le fit rire, encore, d'un rire trop gras et trop prononcé pour être joyeux.

Elle était belle, encore, malgré la rage qui torturait son visage et la crainte au fond de ses yeux, malgré ses cheveux défaits et sa respiration froide, malgré ce crachat qu'elle lui lança en plein visage. Il recula et essuya d'un geste lent la salive sur sa joue. Elle ne fit aucun mouvement pour s'enfuir, mais il prit tout de même la précaution de lui lancer un sortilège d'enchainement, pour être bien sûr qu'elle ne puisse plus bouger. Il se rapprocha d'elle et passa ses doigts mouillés sur les douces lèvres rouges, tordues dans une impression de dégoût, qui jurait avec le désir qu'il pouvait lire au fond de ses yeux.

Tu sais, ce n'est pas très poli, Anna, de cracher au visage des gens...

J'imagine que c'est une tradition anglaise, enfermer les gens dans des salles vides, en pleine nuit...

Il sourit. Elle ne perdait donc jamais son sens de la répartie? Ni cette hargne masculine dans une voix pourtant si douce? Il s'approcha d'elle, encore plus près, tellement près qu'il sentait sa frange contre son front, son souffle contre le sien, sa poitrine pressée contre son torse, ses hanches collées à ses cuisses...Leur premier baiser, ils ne se l'étaient pas donnés, chacun l'avait arraché à l'autre avec le plus de colère et de rage qu'il pouvait, sans demander aucun accord, sans donner aucun signe de sentiment. Mais maintenant, maintenant c'était pire...Ce baiser avait été délicieux pour Tom, mais évidemment il ne lui suffisait pas. Anna, qui hantait déjà ses pensées depuis quelques temps, était devenue envahissante pour son esprit, comme une tache qu'il n'arrivait pas à faire partir, comme une maladie incurable, comme un poison sans antidote.

Elle ne savait plus trop quoi penser. Bien sûr, elle le haïssait toujours autant, et en plus, elle était dégoutée par ses gestes, par son regard, par sa manière de la narguer et de se croire toujours supérieur aux autres. Mais maintenant qu'elle le sentait si près d'elle, comme s'ils ne faisaient plus qu'un, elle se laissait une nouvelle fois emporter par cette chaleur, par ces envies qu'elle essayait malgré tout d'étouffer. Elle se sentait prise au piège, impuissante, mais elle voulait se battre, elle ne le laisserait pas gagner cette bataille, elle l'aurait elle aussi à sa merci, un jour ou l'autre. Il ne souriait plus. Elle le sentit s'abaisser un peu, et venir coller son bassin sur le sien. Elle fut immédiatement innondée par une vague de chaleur, qui montait de son bas ventre à ses joues, sans qu'elle ne puisse l'éviter. Il avait le visage enfouit dans son cou, et respirait fort, d'une respiration controlée, comme celle d'un prédateur qui guette une proie apétissante.

Tu as envie de moi, hein, Anna?

Tu es fou.

Elle ne le dirait pas, jamais. Jamais elle ne se soumettrait à ce tyran de Jedusor. Elle essaya de le repousser, mais ses jambes étaient toujours bloquées par le sortilège. Heureusement, il ne durerait plus que quelques minutes. Elle lui lança un regard qu'elle esperait haineux et sans appel, mais encore une fois, il ne fit que sourire. Une boule de rage pesait dans son ventre, et fut vite rejointe par une boule de désir, presque plus pesante, mais surtout, plus gênante. Insupportable, tout cela devenait insupportable, elle aurait voulu crier, se débattre, lui lancer un sort, le laisser pour mort, même, mais elle ne pouvait rien faire...

Fou? Peut-être...il prit violemment le visage d'Anna entre ses mains, et la força à le regarder dans les yeux...Mais toi, Anna, tu as envie de moi. il lacha sa tête, qui tapa le mur de pierre sous le choc...Je peux même te le prouver.

Elle avait mal derrière la tête, elle saignait sûrement, son crâne avait tapé le mur, et elle avait vu des points noirs, pendant quelques dixièmes de seconde. Elle ne l'aurait jamais avoué, mais en cet instant, il lui faisait peur. Ses yeux verts avaient viré au noir, et il était mû par une rage qui n'avait rien d'humain. Elle voulu une nouvelle fois se débattre, mais il la retint par les bras, et en un coup de rein, il la plaqua contre le mur, pour la deuxième fois.

Il se sentait perdu, il n'était plus lui-même. La seule chose qu'il savait, c'est qu'il voulait à tout prix prouver à cette pute de l'Est le pouvoir qu'il avait sur elle. Elle se laisserait faire de toute façon, et si ce n'était pas le cas, il la forcerait, mais elle finirait par en demander plus, comme toutes les autres. Après tout, elle n'était qu'une fille parmi tant d'autres. Il posa encore son front contre le sien, et ferma les yeux, pour ne plus avoir à supporter sa vue.

Tu veux que je te le prouve, c'est ça, Anna?

Sans lui laisser le temps de répondre, il passa sa langue sur ses lèvres, langoureusement, d'une lenteur insupportable. Contre son propre gré, son cerveau ordonna à ses lèvres de s'ouvrir, et Tom en profita pour y faire entrer sa langue. Elle se battait contre elle-même pour ne pas lui rendre son baiser. C'était la seule façon de lui montrer qu'elle n'était pas soumise, et qu'il n'était pas complètement maître de la situation. Mais sur sa langue, celle de Tom caressait, happait, enivrait ses sens. Entre deux baisers, il répétait contre ses lèvres "Tu veux que je te le prouve?" d'une voix haletante et un peu cassée, aussi séduisante qu'inquiètante.

Elle ne répondait pas, mais il s'en moquait. Contre son torse, il sentait les battements de son coeur accélérer, il entendait son souffle sacadé, et sa peau un peu voilée par la transpiration que l'excitation provoquait. La seule chose qui l'énervait, c'était le son des battements de son propre coeur, qui battaient aussi fort que ceux d'Anna. Il mit ça sur le compte de l'énervement, et n'y fit guère plus attention. Il se détacha de la bouche d'Anna et prit quelques secondes pour regarder sa poitrine se soulever au rythme de son souffle. Il abaissa ensuite une nouvelle fois son visage contre le sien, et se mit à lécher le contour de ses lèvres, puis son menton, avant d'entamer la conquète de son cou.

Il détacha ses deux mains du mur, qui les avait refroidies, et les fit passer lentement sur la poitrine d'Anna, à travers le tissus fin de sa chemise. Voyant qu'elle ne montrait aucune opposition, il commença à défaire un à un les boutons, suivant le trajet de ses mains avec sa langue. Il laissa une trace de salive entre les deux seins, sur le plexus solaire, puis jusqu'au nombril, avant de remonter et de prendre ses lèvres une nouvelle fois. Elle portait un soutien-gorge de satin blanc, qui contrastait à peine avec sa peau livide. Il descendit une nouvelle fois sa bouche vers ses seins, et commença à lécher un des têtons durcis, pendant qu'il torturait l'autre de sa main. Il faisait de petits cercles avec sa langue, puis aspirait langoureusement le sein, mais rien n'y faisait, elle ne gémissait pas.

Elle n'en pouvait plus, elle ne tenait plus sous ses caresses. Elle n'était pas vierge, puisqu'elle avait fait honneur au Dotchka Podarounok, mais ce qui s'était passé ce jour-là n'avait rien à voir avec ce que lui faisait vivre Tom. Son cher voisin s'était contenté de la faire se déshabiller, de la pénétrer, de jouïr en elle, et puis de la laisser comme telle. Mais là, elle ressentait tout cela, tout ce qu'il lui faisait, elle pouvait détailler chacun de ses mouvements, et elle avait l'impression de décoller du sol. C'était comme si on l'électrocutait...Ou comme si on la chatouillait, elle ne savait plus trop...Perdue dans ses pensées et son plaisir, elle revint à elle lorsque les deux mains de Tom commencèrent à caresser ses cuisses. Il les faisait partir de ses genoux, pour remonter très haut, mais sans jamais la toucher intimement. En cet instant, la bouche collée à celle de Tom, elle aurait voulu pouvoir prendre sa main et quémander ses caresses...Mais bien sûr elle se retint, et attendit le moment où lui ne pourrait plus s'en empêcher.

Lorsqu'elle fut habituée au contact des mains sur ses cuisses, il remonta une main, qu'il posa entière contre le tissus de sa petite culotte. Le tissus qu'il tenait en coupe était doux, et il devina qu'il s'agissait de satin, sûrement une pièce assortie au soutien-gorge, qui ne couvrait presque plus rien, maintenant. Il la caressa comme ça quelques instants, et en voyant qu'elle n'émettait aucune opposition, il chassa le sous-vêtement, et y entra deux doigts. Elle crut défaillir. Il dessinait de petits cercles imaginaires sur le clitoris, dans le sens des aiguilles d'une montre, puis dans l'autre, tantôt en appuyant sur la chair, tantôt plus léger qu'un effleurement. Elle se laissait faire, la bouche torturée par celle de Tom, et tentait encore de se contrôler, la tâche devenant de plus en plus difficile.

Ses mouvements contre son clitoris se firent de plus en plus rapide, et de plus en plus précis sur la petite perle de chair gonflée par le désir. Sa langue passait et repassait sous l'oreille d'Anna, pendant que celle-ci serrait ses lèvres entre ses dents pour ne pas crier son plaisir. Il s'arrêta, posa son front contre celui de l'ukrainienne, et sourit, il su à ce moment là que malgré toutes les réticenses interieures d'Anna, il avait le contrôle de la situation. Son doigt insista sur le clitoris, puis traça une ligne jusqu'au vagin où il entra lentement. Il happa les lèvres de la jeune femme de sa langue, puis augmenta la cadence de ses allers et retours à l'interieur d'elle, un cadavre de sourire sur les lèvres.

Tu vas encore me dire que tu n'as pas envie de moi? elle fronça les sourcils, puis ferma instinctivement les yeux lorsqu'il fit rouler son doigt en elle. Je veux que tu le dise, Anna.

Elle ne répondit pas. Il allait et revenait en elle de plus en plus vite, de plus en plus fort. Il la désirait tellement à ce moment, il sentait la chair trempée à l'interieur d'elle, il sentait ses muscles vaginaux se contracter et son clitoris gonflé. Il malaxait un mamelon durci dans sa main, et léchait son menton, pour qu'elle puisse gémir, si par miracle elle s'en sentait la force. Il s'énerva, et y alla encore plus fort en elle, plus vite, il voulait l'entendre le dire.

Je veux que tu le dises, tu entends??

Elle ne répondait toujours pas. Il savait qu'elle aimait ça, elle était si trempée que ses doigts commençaient à se fripper...Mais il voulait qu'elle se soumette à lui, qu'elle admette que c'était lui, Tom Jedusor, qui était maître d'elle, et de tout ce qui l'entourait. Il détacha sa main du sein gonflé, et remonta en caressant la poitrine, pour venir encercler la gorge, et la serrer, la serrer, la serrer, toujours plus fort. Il continuait de caresser son intimité, mais il l'étranglait de son autre main.

DIS-LE, ANNA!!!!

Il lacha sa gorge, et agita encore plus son doigt en elle, tant qu'elle en perdit la tête. Ce fut comme si un millier de petites ondes électriques entraient dans son corps, pour venir y libérer un plaisir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer. Tous ses muscles se sont contractés, sa bouche s'est séchée, et sans qu'elle ne puisse rien contrôler, un gémissement de pur plaisir traversa ses lèvres, pour aller rebondir sur le sourire satisfait et hautain de Tom. Elle était haletante. Il aimait ça, et s'il ne s'était pas promi de s'arrêter là, il l'aurait volontiers prise sur le mur de la salle. Il sortit son doigt d'elle, et l'embrassa une dernière fois, sans violence mais avec un contrôle parfait de chaque mouvement.

Tu vois, j'avais raison. elle le toisa d'un regard haineux, où perçait toujours le désir. Moi aussi je peux te laisser en plan comme tu l'as fait. Tu n'es pas la plus forte de nous deux, Anna.

Il sortit de la salle en claquant la porte derrière lui, et elle laissa aller son dos contre le mur, en glissant jusqu'à ce que sa culotte rencontre le sol de pierre. Elle savait que ça ne s'arrêterait pas là, que s'il avait été si loin, ce n'était pas pour la laisser tranquille plus tard...Mais après tout il n'était qu'un garçon, et elle savait comment le faire souffrir, lui aussi. Elle était un peu perdue, elle ne savait plus très bien si elle le haissait vraiment et qu'elle ne souhaitait plus jamais qu'il pose une main sur elle, ou si elle le désirait autant que lui, et qu'elle languissait le moment où ils continueraient leur...Enfin, leur petite rencontre. Elle se detesta un instant, puis reprit ses esprits et décida qu'elle haïssait Jedusor pour de bon, et qu'elle lui ferait payer ce qu'il venait de faire

Va te faire foutre, Jedusor...elle eu un rire nerveux et un peu dément...Iachtcher...


Iachtcher est un dieu slave, équivalent du diable, qui a l'apparence d'un serpent et qui demande des jeunes filles en sacrifice. Bien sûr, le cerveau d'Anna est un peu vrillé, et elle assimile Tom aux personnages de contes dont son père lui disait de se mefier, genre Croque-Mitaine.