Salut à toutes!!!
Un gros merci aux revieweuses, je vous adore, et aux lectrices en général. Chapitre un peu plus sombre que les précédents...J'espère qu'il vous plaira, et je vous dis à très bientôt pour le prochain
Le titre est choisi à la dernière minute, je ne sais pas ce que vous en pensez...Deux personnages sont mis "à égalité" en quelque sorte, mais il ne s'agit pas de Tom et Anna entre eux...Enfin, vous comprendrez en lisant
Bisous à toutes,
Deb
12. A égalité
Le 1 janvier 1945. Voilà quelle sera la date inscrite sur l'acte de décès. Ils avaient appris la nouvelle le matin du 2 janvier, dans la grande salle, pendant le petit-déjeuner. C'était le vieux Dippet qui le leur avait annoncé. Il semblait accablé par la nouvelle. Bien sur, il devait avoir de la peine pour le pauvre Stew, qui n'avait jamais été mauvais élève. Mais il devait encore plus avoir peur pour sa carrière, car Stew était le deuxième cadavre trouvé dans le collège sous la direction de Dippet. Et, le directeur ne le savait pas, le responsable de ces deux morts était la même personne : Tom Jedusor. Pourtant, cette fois, selon une jeune ukrainienne, la faute était partagée.
Lorsqu'ils avaient entendu la terrible nouvelle, ni Anna ni Tom n'avait changé leurs expressions impassibles. Ils savaient aussi bien un que l'autre que la moindre réaction étrange découlerait sur une kyrielle de questions, que ce soit de la part du directeur ou de son bras droit, Dumbledore. Les deux préfets en chef ont donc respecté la minute de silence avec leurs professeurs et camarades, avant de finir leur repas, sans grande joie évidement. Ensuite, ils partirent s'isoler dans leur salle commune, les cours ayant été supprimés, en signe de deuil.
Tom avait peur. Il avait peur pour sa liberté. Il craignait déjà de voir arriver ce jour de juin où il devrait quitter Poudlard pour toujours, mais savoir qu'il risquait une fois de plus d'en être exclu était insupportable pour lui. Il ne savait où aller, que faire... Il craignait aussi la prison, qui l'attendait sûrement si qui que ce soit découvrait la cause exacte de la mort de Stew, et sa part de responsabilité dans celle-ci...
Objectivement, il n'y avait pratiquement aucune chance que quiconque puisse découvrir la vérité, mais bien sur, après cette annonce, Tom n'était plus vraiment dans son état normal, et très loin de l'objectivité. Qu'arriverait-il si Dumbledore avait des doutes, et qu'il retrouvait la trace d'un sortilège suspect dans sa baguette ? Ou bien, comment pourrait-il s'en sortir si on soumettait les élèves au veritaserum ? Des dizaines de questions comme celles-là voletaient dans l'esprit de Tom et le rendaient plus fou qu'il ne l'était déjà.
Contrairement à ce qu'il avait prévu, Anna n'alla pas s'enfermer dans sa chambre, lorsqu'ils furent dans leurs appartements. Elle s'installa immédiatement sur le canapé, en face de l'âtre où flambait des bûches épaisses. Tom, lui, alla s'asseoir sur un fauteuil perpendiculaire à ce canapé, non loin du feu, et d'où lui et Anna pouvait se voir parfaitement. Il ne fit d'abord pas attention à elle, encore plongé dans ses pensées paranoïaques.
Quand il se tourna vers elle, ce qu'il vit lui coupa le souffle. Il n'avait pas pensé la voir comme ça un jour, il avait abandonné cette pensée depuis quelques temps déjà. Elle était toujours assise, dos appuyé contre le dossier, les genoux remontés jusqu'à la poitrine. Apparemment, que sa jupe laisse voir à Tom sa petite culotte dans cette position n'avait pas l'air de la perturber. Elle avait passé un bras autour de ses genoux, et ses yeux étaient toujours plongés dans le feu. Des sillons mouillés striaient ses joues rougies.
Elle pleurait. Pour la première fois, il la voyait pleurer. Elle ne pleurait pas comme les autres filles, ni comme les gens en général... Elle pleurait dans un mutisme parfait, les larmes coulants sans qu'elle les en empêche, et son corps légèrement secoué par des sanglots silencieux. Elle souffrait en silence, comme elle l'avait sûrement fait toute sa vie, pensa-t-il.
Il ne savait pas vraiment comment réagir. Il ne voulait pas aller la consoler, il n'était pas le genre de personne à offrir une épaule pour pleurer le premier abruti décédé... Et en même temps, il ne pouvait pas rester à moins d'un mètre d'elle sans réagir alors qu'elle était en train de laisser fuir les trois quarts de l'eau de son corps. Sans réfléchir plus longtemps, il se leva, et marcha jusqu'au canapé. Il ne s'y assit pas, ne voulant pas laisser croire qu'il venait la consoler, il se contenta de s'accroupir aux pieds d'Anna, les genoux toujours remontés lui laissant voir la petite culotte de coton blanc en premier plan.
Anna...
Il ne put pas continuer sa phrase, car à l'appel de son prénom, la jeune fille détacha brusquement son regard de la cheminée et le planta dans celui de Tom. Quand leurs yeux se rencontrèrent, il crut que son coeur avait cessé de battre pour toujours.
Combien de fois avait-il souhaité la voir souffrir, la voir pleurer, la voir mourir ? Combien de fois avait-il rêvé d'elle, d'elle morte, d'elle perdue, d'elle implorante ? Un nombre incalculable de fois...
Mais ce qu'il voyait aujourd'hui ne ressemblait en rien au visage agonisant sur lequel il avait fantasmé des meurtres ou des viols écoeurants... Dans ses songes, les traits étaient déformés, enlaidis par la crispation, par la peur ou la colère...Elle s'abandonnait alors et le dégoûtait par sa soumission, par sa dignité évaporée, par sa volonté vaincue... Elle le dégoûtait et la tuer devenait naturel et facile ...
En revanche, le visage qu'il voyait à ce moment-là n'avait rien de crispé ni d'enlaidi, encore moins de dégoûtant ou de soumis. Elle était exactement comme d'habitude. Les seules différences étaient à peine perceptibles : les larmes qui sortaient sans relâche de ses yeux, pour aller tomber sur son menton, ou être séchées prestement par une main blanche ; le teint rougi,
mais toujours aussi séduisant ; le corps à peine bousculé par les mouvements incontrôlables mais discrets des sanglots incessants.
La seule chose qui était frappante, qui marquait vraiment les pleurs, c'était le désespoir qui se peignait dans les grands yeux chocolatés d'Anna. Le désespoir, la tristesse, la culpabilité se lisaient aussi clairement que dans un livre, et Tom eut l'impression en les voyant que ce désespoir était le sien, que son coeur se brisait en mille morceau, qu'une main destructrice déchirait son âme en une dizaine de lambeaux funestes... Jamais encore il n'avait éprouvé ne serait-ce qu'une ombre d'empathie, et il mit quelques secondes à comprendre et digérer ce qu'il ressentait.
Je l'ai tué...
Pardon ? il n'était pas sur d'avoir compris ce qu'elle venait de dire.
Je me suis servie de lui, simplement pour te rendre jaloux... Et ça l'a tué. Je l'ai condamné à mort, Tom, il est mort à cause de moi... il soupira.
Personne n'est responsable de la mort de Stew, Anna. Et cesse de jouer ce mélodrame, ça ne te ressemble pas.
Elle ne releva pas la remarque, mais elle l'interrogeait du regard. Elle était certaine d'être en partie responsable de la mort de Stew, même si la part de Tom dans celle-ci était à son avis plus importante que la sienne. Il soupira.
Tu as commis une erreur en voulant me rendre jaloux en utilisant un être vivant. J'ai commis une erreur en me vengeant aussi durement. Ce qui s'est passé ensuite, ça n'a rien à voir avec nous... Juste le destin.
Elle se tut, à nouveau plongée dans les abysses de ses pensées. La suggestion de Tom la choqua, d'abord. Elle n'avait jamais été agréable, mais de là à provoquer la mort d'une personne, jamais. Elle y pensa quelques secondes, et arriva à une nouvelle conclusion: il n'avait pas tellement tord. Ils avaient commis des erreurs tous les deux, mais les erreurs sont humaines, et puis ils n'étaient pas responsables du fait que Stew n'ait pas résisté à ses blessures... Tout cela n'avait été que l'oeuvre de la fatalité... l'oeuvre du destin... un regrettable accident... un horrible accident... un déplorable accident... un triste accident... un fatal accident...
Un accident...
Exactement, Anna, un accident ...
Il l'observait toujours, prenant bien soin d'éviter de poser les yeux sur le sous-vêtement plutôt que sur le visage. Elle était vraiment magnifique, peu importe les circonstances. Il regarda ses yeux, perdus dans une nouvelle réflexion qu'il ne put pas deviner avant qu'elle n'ouvre à nouveau sa bouche si appétissante.
Tu es encore jaloux ?... De lui, je veux dire...
La question le surpris, et il pris une seconde pour réfléchir. Maintenant que Stew était mort, il ne devrait plus ressentir de jalousie. Pourtant, chaque fois que le souvenir de cette soirée revenait, chaque fois qu'il pensait à ce qu'Anna lui avait fait, ou lui avait peut-être fait, son coeur s'emballait et les sueurs froides revenaient... Oui, il était jaloux, maladivement jaloux et possessif.
Tout à coup, elle changea de position. Elle détendit ses jambes, s'asseyant correctement, et elle posa ses pieds au sol, une jambe de chaque coté de Tom. Il ravala sa salive, et elle s'en aperçut, sans relever pour autant. Lui, il fit un maximum d'effort pour empêcher son regard de courir le long des cuisses nues et ouvertes de l'ukrainienne, perspective pourtant tentante.
Oui...
Elle hocha la tête, sans le regarder à nouveau. Elle réfléchissait encore, mais elle pris moins de temps avant de reposer une question.
Est-ce que tu serais en paix, si il se passait entre toi et moi exactement ce qui s'est passé avec Stew?
Son coeur rata un battement. La tête lui tourna quand il repensa à la position plus que suggestive dans laquelle il avait retrouvé Stew et Anna, cette fameuse nuit. Il donnerait pratiquement tout ce qu'il avait pour être à sa place, et qu'elle lui en offre l'occasion sur un plateau d'argent était presque trop beau pour paraître réel.
Oui, je pense...
Sa voix n'était déjà plus que ce souffle cassé, et Anna eut une brusque envie de sourire. Bien sur, elle n'en fit rien. D'abord, parce qu'elle doutait de savoir comment faire après toutes ces années sans pratique. Ensuite, parce qu'elle n'était pas du genre à sourire. Et enfin, parce que ce n'était pas vraiment le moment.
Elle se leva, et Tom se retrouva la tête littéralement sous sa jupe. Il ferma les yeux une seconde, ravala sa salive et se leva à son tour. Son coeur rata encore un battement lorsqu'elle s'empara de sa main, et le conduisit jusqu'à la sortie de leur salle commune. Le couloir du sixième étage était désert, exactement comme elle l'avait espéré. Elle le laissa seul, devant la porte gardée par le portrait.
Il se posa quelques questions lorsqu'elle repartie seule dans leur appartement. Peut-être qu'elle avait rusé, qu'elle était en train de prévenir Dumbledore de ce qu'il avait fait ? Il n'y crut guère, et fut rassuré dès qu'Anna refit son apparition dans le couloir. Elle portait maintenant son peignoir de satin doré, et ses longs cheveux étaient à nouveau bouclés. Elle resserra légèrement le peignoir, comme si elle avait très froid.
Tu es en avance, je n'ai pas eu le temps de me préparer... elle fit signe à Tom de ne pas répondre.
Il ne comprenait rien à ce petit jeu. D'un signe de tête, elle lui intima de la suivre dans la salle commune. Le portrait n'avait même pas eu le temps de se refermer, et elle n'eut même pas besoin de prononcer le mot de passe pour les faire entrer.
Une fois arrivée à l'intérieur, elle se tourna brusquement vers lui, et leurs corps se retrouvèrent séparés par quelques centimètres seulement.
Tom n'est pas là, mais mieux vaut qu'il ne te trouve pas dans notre salon à cette heure-ci... Tu devrais m'attendre dans ma chambre, je me changerai dans la salle de bain...
Elle mima deux mots sur ses lèvres épaisses, et Tom se contenta de les répéter bêtement. Il était abasourdi, et se contentait de suivre les ordres d'Anna à la lettre.
Okay, Anna.
Elle le pris une nouvelle fois par la main, mais cette fois, elle en caressait le dos avec son pouce. Il en fut ainsi jusqu'à ce qu'ils se retrouvent devant son lit à elle. Dans la pièce flottait une odeur sucrée tellement puissante que la tête de Tom se mit à tourner dangereusement. Elle posa une main sur chacune de ses épaules, et le poussa juste assez fort pour qu'il tombe assis sur le lit à baldaquin.
Je reviens tout de suite...
Elle disparut derrière une porte, la porte qui conduisait à leur salle de bain commune. Elle y resta quelques minutes, interminables aux yeux de Tom. Il l'entendit faire tomber quelque chose, et jurer plusieurs fois dans une langue inconnue qu'il devina comme de l'ukrainien, mais qui avait dû être complètement étrange aux oreilles de Stew. Un "aïe!" convaincant retentit, et Tom ne fut plus sur des limites entre le jeu et la réalité, entre le passé et le présent...
Dans le doute, il préféra être prudent. Il se leva du lit et alla toquer à la porte de la salle de bain. Une seconde plus tard, Anna ouvrait la porte. Elle se tenait le poignet, la bouche tordu en une moue de souffrance qui lui donnait un air fragile et aguicheur, le peignoir ouvert sur des sous-vêtements de satin noir, exactement comme ceux qu'elle portait lorsqu'il l'avait surprise avec Stew.
Je me suis vraiment fait mal... du bout des lèvres, elle chuchota... tu veux aller à l'infirmerie ? et il répéta.
Tu veux aller à l'infirmerie ?
Non, je vais me faire un bandage, ça ne sera pas très joli, mais au moins j'aurais moins mal...nouveaux chuchotements... Tu as besoin d'aide ?
Tu as besoin d'aide ?
Merci, c'est vraiment gentil de ta part.
Sa voix était la plus séduisante qu'il avait jamais entendu, cet accent, cette voix basse et chaude, pas étonnant que Stew n'ait pas résisté longtemps, elle avait mis toutes les chances de son côté. Il la suivit dans la salle de bain, et elle lui tendit un morceau de bande blanche, et son poignet, pour qu'il en fasse le tour autant de fois que nécessaire. Il s'exécuta, lentement, sans quitter le regard d'Anna, qui ne quittait pas le sien.
Elle n'avait pas le même regard que d'habitude. Elle le fixait d'une façon si aguicheuse que cela devrait être considéré comme un crime dans les yeux d'une fille aussi jolie. Lorsqu'il eut fini le bandage, elle mima à nouveau quelque chose, mais il n'eut aucun mal à lire sur ses lèvres pleines. Il compris immédiatement la technique utilisée par Stew, et un nouvel élan de haine traversa son coeur. Il leva doucement le poignet d'Anna, sourit, l'examina, puis planta ses yeux dans ceux de la jeune fille.
Tu vois, tu es quand même jolie...
Elle ne sourit pas, mais rapprocha son corps du sien, et elle enlaça leurs doigts, profitant qu'il avait sa main dans la sienne. Elle ne le quitta pas des yeux, et il l'imita. Plus elle avançait, plus il reculait, et ils ne tardèrent pas à se retrouver dans la chambre d'Anna.
Elle passa la main qui n'était pas censée être douloureuse dans la nuque de Tom, et il ne put pas résister à la tentation, sûrement comme y avait succombé Stew avant lui. Elle approcha son visage du sien, et l'embrassa brusquement. Ce baiser ne ressemblait en rien à ceux que Tom avait déjà partagé avec Anna. Il ressemblait à d'autres baisers, qu'on lui avait déjà donné, un baiser fougueux et pressé, plus que libidineux. Il y répondit avec autant d'entrain, exactement comme Stew avait du le faire.
Elle émit un soupir qu'il devina comme complètement simulé, et elle le poussa à nouveau sur le lit, où il tomba assis. Il la regarda dans les yeux, mais elle ne lui donna aucune consigne quant à la suite des évènements. Elle s'approcha encore de lui, et passa ses deux mains dans la nuque de Tom, y attrapant les mèches des cheveux les plus longs. Elle s'approcha encore, et il se retrouva le visage collé au ventre d'Anna. Par réflexe, il embrassa la peau douce et blanche, au dessus du nombril, et elle ne l'arrêta pas.
Chaque pas qu'elle lui laissait franchir le rendait à la fois heureux et colérique au possible. Heureux, parce qu'il pouvait de plus en plus profiter de son odeur, de sa texture, de son goût... Elle était si délicieuse que la tête lui en tournait. Et colérique, car il savait que chaque caresse qu'elle lui laissait faire, Stew l'avait faite avant lui... Et que ce malpropre ait posé sa bouche sur la peau pure d'Anna l'insupportait.
Elle fit doucement descendre son corps contre le sien, et ils se retrouvèrent dans la position que Tom avait surpris entre elle et Stew. Lui, assis sur le bord du lit, les mains de chaque côté des hanches garçonnes d'Anna, et elle, assise à califourchon sur lui, les mains derrière sa tête. Elle rapprocha le visage de Tom de sa poitrine, et rejeta la tête en arrière quand il commença à embrasser l'espace entre ses deux seins.
Il aspirait la peau entre ses lèvres, savourant chaque seconde où sa peau entrait en contact avec celle d'Anna. De sa langue,
il commença à parcourir son chemin vers le sein droit, mais la bouche d'Anna descendit sur la sienne et l'embarqua dans un nouveau baiser avant qu'il ne puisse arriver à ses fins. Leurs langues se mêlaient avec appétit, sans retenue... Pour Tom, tout cela sonnait faux de la part d'Anna, et il en fut rassuré, cela signifiait qu'elle jouait bien un jeu, et non qu'elle prenait du plaisir...
Soudain, elle saisit une de ses mains, et la fit monter jusqu'à ce qu'elle se retrouve dans son cou. Il le caressa un instant,
mais il devina que la main de Stew ne s'était pas contentée de la gorge d'Anna... Il tenta de la faire passer dans les cheveux bouclés et soyeux, mais la jeune fille grogna, et il revint sur ses pas. A contrecoeur, il fit glisser sa main sur un des seins, quand elle rendit leur baiser plus ardent encore.
Après avoir caressé le tissus doux quelques secondes, il passa sa main sous la protection, accèdent directement au sein. Anna laissa échapper un soupir de contentement bien trop libre pour être honnête, et elle ferma les yeux. Alors qu'il commençait à malaxer le sein, avec trop d'empressement pour un garçon d'expérience, jolie façon d'insulter Stew aux yeux de Tom, il sentit une main légère défaire la braguette de son pantalon d'uniforme.
Le visage d'Anna se détacha de leur baiser, et elle alla se nicher près de son lobe d'oreille, après avoir déposé un baiser aérien dans son cou. Ses hanches ondulaient sur celles de Tom, et il ne pouvait pas s'empêcher de laisser échapper quelques gémissements, plus ou moins contrôlés. Il sentit la langue mouillée passer sur sa mâchoire, puis les lèvres aspirer son lobe. Tout en bougeant encore sur lui, et en faisant passer sa main sous son sous-vêtement, elle souffla à son oreille.
Stew...
Pour toute réponse, il grogna, et activa le mouvement sur le sein gonflé d'Anna. Elle, trouva facilement la masculinité enthousiaste de Tom, et l'entoura d'une main, après l'avoir caressée quelques secondes. Il crut en perdre la raison. Enfin, après toutes ces semaines, enfin il goûtait au plaisir sexuel que pouvait lui donner Anna. Ses mouvements de va-et-vient autour de lui étaient délicieux, tout comme le baiser qu'elle lui donnait, un peu moins insensible que ceux d'il y a quelques minutes.
Ses oreilles bourdonnaient tellement il était sur une autre planète, sa tête tournait et le parfum sucré lui donnait l'impression d'être sous l'effet d'une drogue inconnue et délicieuse. Il s'emporta, sa main quitta le sein, où elle fut immédiatement relayée par sa bouche. Il aspirait, léchait, mordillait un téton sans relâche, avide de profiter des dernières secondes de bonheur qui lui restaient pour cette nuit.
Ce n'était pas prévu, mais elle n'eut pas la force de l'arrêter, ses caresses étaient si bonnes, et elle devait continuer les siennes... Soudain, Tom l'attrapa par les hanches, et la retourna. Elle était allongée sur le lit, sur le dos, Tom entre ses jambes. Avant qu'elle ne puisse protester, il pris possession de ses lèvres, dans un baiser profond et sensuel, qui n'avait plus rien à voir avec ceux de Stew. Sa main à lui, descendait le long du ventre d'Anna, alors que sa main à elle s'activait toujours en-dessous du caleçon de Tom.
Anna...
C'est quand elle sentit la main grande et chaude de Tom traversait la barrière de sa petite culotte qu'elle compris qu'elle devait mettre un terme à cette si bonne soirée. Dans une dernière caresse, où Tom ne passa pas loin de l'orgasme, Anna retira sa main, et vint retenir celle de Tom avant que ses caresses ne soient trop bonnes pour qu'elle n'ait la force de les arrêter.
Elle se retira enfin du baiser, haletante, déboussolée, le coeur battant la chamade, et fixa les deux perles vertes qu'étaient redevenus les yeux de Tom.
C'est ici qu'on s'est arrêté...
Elle plaça deux mains sur le torse de Tom et tenta de le repousser, sans qu'il ne se passe rien. Il sourit, et enfouit son visage dans le cou de l'ukrainienne, le picorant de baisers humides, soupirant contre sa peau immaculée. Le souffle chaud de Tom et la douceur de ses baisers étaient plus que déstabilisants pour Anna, mais elle gardait ses objectifs en tête.
Je t'en prie, Anna... il fit glisser sa main le long de la taille, des hanches, de la cuisse de l'ukrainienne... Laisse-toi aller...
Elle eut vraiment du mal à résister mais cette fois elle le repoussa vraiment, mettant toute sa force dans ses mains. Il obéit,
bien que vexé.
Ca ne fait pas partie du jeu...
Au diable ce foutu jeu... il l'embrassa encore, la laissant à peine reprendre sa respiration. Elle hésita.
Si tu en voulais plus ce soir, tu aurais dû nous laisser terminer, Stew et moi... il grogna.
Plutôt crever...
Tu es plus jaloux que je ne le pensais...
Vexé, il se releva et la toisa une seconde. Elle était allongée sur le dos, appuyée sur les coudes, le peignoir flottant autour de ses bras, mais ne cachant plus rien de son corps, et laissant les deux sous-vêtements noirs blesser la peau pure et blanche. Il reboutonna sa braguette sans la lâcher du regard, et elle ne changea pas de position.
Il se pencha vers elle, et elle eut un léger mouvement de recul, mais se ravisa. Il appuya ses poings sur le matelas, de chaque côté des hanches d'Anna, et il l'embrassa. Ses lèvres jouèrent quelques secondes à la surface de celles d'Anna, épaisses et douces, puis ils ouvrirent presque simultanément la bouche, avides d'approfondir ce nouveau baiser. Leurs langues se touchèrent, et retrouvèrent immédiatement leurs marques dans la bouche de l'autre, en connaissant parfaitement presque chaque recoin, maintenant. Au bout d'une minute passée à s'embrasser avec une fougue bien plus tendre et sincère que lors des baisers précédents, Tom se retira du baiser, et afficha son fameux sourire narquois.
Et toi, tu as bien plus envie de moi que je ne le pensais...
Furieuse, elle saisit la première chose qu'elle avait sous la main, à savoir un livre épais, sur la table de nuit, et le jeta à travers la pièce, espérant atteindre la tête de Tom. Malheureusement, celui-ci avait prévu l'attaque, et quand le livre heurta le mur, il avait déjà refermé la porte derrière lui, disparaissant dans un éclat de rire prétentieux et pourtant si séduisant...
