Salut à toutes!!
Oui je sais, vous avez très envie de me taper!! Et ben non!! Et vous savez pourquoi? Parce que je reviens avec le nouveau chap de Douce Tenebres. Le plus long, depuis le début de l'histoire, et vous avez enfin droit à un lemon!!
En bonus, vous trouverez des photos de la coiffure et de la robe d'Anna sur mon blog, en Homepage.
Merci à celles qui ont reviewé pendant mon absence, j'espère que vous serez toujours là!! Je vous adore!!
13. Valentin
Remplissant ses bons devoirs de préfète-en-chef, Anna avait quitté son apparteent très tôt ce matin pour réveiller les retardataires et faire une ronde dans le chateau. Ce qui lui permettait de découvrir les lieux en Septembre n'était plus d'un intérêt majeur en Fevrier. Elle passait dans chaque couloir, chaque escalier et chaque pièce avec une lassitude qu'elle ne cachait pas.
Les toilettes des filles étaient occupées depuis peu par un esprit qui répondait maladroitement au nom de "Mimi Geignarde". Anna l'avait vu plusieurs fois, mais ne lui avait jamais adressé la parole. Elle ne faisait déjà la discussion avec aucun humain à l'exception de Tom, ce n'était pas pour parler à des fantomes. De plus, celle-ci avec quelque chose de spécial. Anna savait de quelle façon elle était morte, et par la faute de qui. Tom le lui avait raconté quelques mois plus tôt.
Mimi avait comme unique distraction d'infester la plomberie de l'école, et de faire dérailler les canalisations. Heureusement, après une vingtaine de mois d'errance dans les tuyaux, elle n'avait pas encore réussi à boucher ou à briser les toilettes des filles. Elle aurait fait s'écrouler le refuge favoris de pas mal de cruches du collège. Ce matin-là d'ailleurs, elles semblaient toutes de sortie, et n'avaient qu'un mot à la bouche: Saint Valentin.
Anna ne comprenait pas cette explosion d'interessement pour le fameux Valentin. Tout ce qui comptait, pour le moment, était de faire déguerpir ces filles des toilettes et de les obliger à aller suivre leurs cours. Avec un peu de chance, elle finirait par acquerir assez d'instruction pour combler leur manque flagrant d'intelligence. Mais Anna n'en était pas sûre, et elle le fut encore moins en entendant un groupe de quatrième année de Gryffondor glousser comme des dindes à l'arrivée du prefet de Poufsouffle. Objectivement, Ann trouvait que ce garçon n'était pas mal du tout, mais elle avait appris depuis la mort de Stew qu'il ne valait mieux pas qu'elle approche la gent masculine de trop près.
Elle le savait, elle était devenue la propriété de Tom Jedusor. A part elle, personne n'était au courant de leur relation étrange. Ils ne se parlaient pas, ne restaient pas ensemble et se regardaient à peine en dehors de leur appartement. Cet après-midi d'ailleurs, pour une raison obscure, les élèves avaient la permission de retourner au village de Pré-Au-Lard, et ce soir ils avaient quartier libre dans le chateau. Deux seules bonnes nouvelles pour l'Ukrainienne: elle allait pouvoir passer du temps avec Nitch cet après-midi, et elle était dispensée de ronde, cette nuit. Hors de question qu'elle retourner errer seule dans ce village, où ne vivaient que fous et déséquilibrés. Et puis ça lui permettrait de ne pas croiser les autres élèves pendant un nombre d'heures respectable.
Avant d'aller manger, après avoir supporté un cours soporifique du professeur Binns, en histoire de la magie, Anna décida de passer queques minutes à l'appartement. Lorsqu'elle arriva, ô comble de la surprise, Nitch était allongé sur le dos, en plein milieu du canapé, une main de Tom caressant son poitrail. Le magnifique et diabolique préfet-en-chef avait les yeux plongés sur un parchemin vieilli, et semblait ne pas se rendre compte des gestes de sa main gauche. Lorsqu'il s'aperçu de l'arrivée d'Anna, il enleva immédiatement sa main, et elle jura que ses joues avaient pris une teinte rosée.
Elle vint s'asseoir sur le fauteuil, le plus proche de la cheminée. C'était elle qui s'était occupée de la ronde matinale, et elle devait avoir froid, quand on voyait les énormes flocons de neige qui venaient s'écraser contre la fenêtre. Le tableau de cette fille superbe, le regard perdu, près de l'atre réchauffant, avait quelque chose d'irreel, de surfait. Après l'avoir plié en quatre, Tom rangea son parchemin dans la poche arrière du jean noir qu'il portait. Il pris le temps d'observer sa beauté.
Les yeux noyés dans la lumière du feu, ils étaient aujourd'hui d'une teinte chocolat délicieuse. Ses cheveux, dans les mêmes tons, descendaient en cascades de boucles luisantes jusqu'à ses fesses. Son pull à col roulé saillait ses formes parfaites, reposant sur un pantalon blanc qui ne cachait rien de ses sous-vêtements. Petite mais élancée, non chalante mais gracieuse, les images de leurs derniers baisers remirent la fièvre à Tom. Six mois maintenant qu'il la désirait comme un fou, et qu'elle ne se soumettait toujours pas à son pouvoir hypnotique. Ils avaient bien eu quelques ébats, mais jamais plus qu'elle ne le désirait, toujours moins que ce qu'il attendait.
Tom?
Elle ne le regardait pas, mais sentait le regard emeraude terni par les meurtres la fixer comme une proie. Il émis un son mal formé pour lui signifier qu'il l'écouter.
Qui est Valentin? Lorsqu'elle tourna la tête vers lui, il lui accorda un regard interrogateur. Tout le monde en parle, dans l'école...
Tom s'esclaffa doucement. Malgré les semaines qui passaient, il ne s'habituait toujours pas au contraste entre la culture ukrainienne d'Anna et celle qu'il avait reçu à sa naissance, ici, en Angleterre.
Valentin n'est pas une personne, c'est une fête, la Saint Valentin.
C'est en prononçant cette phrase qu'il réalisa. La Saint Valentin, fête de l'amour et célébration des couples. Elle n'en connaissait rien, et ne demanderait rien à personne sauf à lui. Une idée qu'il trouva lumineuse lui vint en tête, et un rictus victorieux apparut sur son visage d'ange déchu.
Une fête?
Oui...Heritage des religions moldues, en fait. Une celebration traditionnelle à laquelle personne n'échappe. Si tu veux, on peut la passer ensemble...Leur regard se fixèrent un dans l'autre...Je pourrais t'en montrer quelques coutumes...
Pourquoi ne la passes-tu pas avec tes amis? Elle était déjà soupçonneuse, intelligente petite Anna. Il pris un air dégagé.
Ces gens ne sont pas vraiment mes amis, plutôt des faire-valoir. Et puis ce sera plus interessant de te la faire découvrir...
Elle acquiesça. Elle avait un mauvais pressentiment quant à cette fête. Pourquoi tenait-il à la passer seul avec elle, quitte à affronter les sarcasmes des autres élèves? Et pourquoi restait-il si évasifs quant aux principes de ces célébrations? Elle lui faisait pourtant confiance, et savait que pour ne pas s'attirer les foudres de Tom Jedusor, mieux valait qu'elle ne pose plus de questions.
Ca se fête le soir? Il réfléchit rapidement.
Oui, je t'attendrai à vingt heures dans le couloir du septième étage, en bas, les autres risquent de faire n'importe quoi...
Sur ce, le futur Seigneur des Ténèbres se leva le sourire aux lèvres, et partit s'enfermer dans sa chambre. Anna sentait le piège à plein nez, mais elle était tellement curieuse de savoir ce qui l'attendait qu'elle n'avait pas le courage d'annuler leur rendez-vous. En outre, il avait briser en quelques secondes les plans bien élaborés de l'ukrainienne, en ce qui concernait l'après-midi. Au lieu de se mettre au farniente, avec un bouquin et son chaton préféré, elle allait devoir suivre les troupeaux d'élèves dans le village sorcier, et y choisir une tenue digne de ce nom pour la soirée.
L'après-midi se passa finalement sans anicroche. Elle avait quitté le chatea à quatorze heures, suivie par une centaine d'adolescents qui n'atendaient que de pouvoir passer une journée entre amis, sans avoir les professeurs et préfets comme chaperon. Elle passa d'abord chez un coiffeur, dans le centre du village. Un vieil homme bourré de talent, qui se dit honoré de coiffer de si beaux cheveux pour la Saint-Valentin. Après cela, Anna avait trouvé sa robe de soirée, sans passer par des dizaines de magasins. Elle voulait plaire mais avait décidé de rester dans les limites de la décence, puisqu'elle ne voulait pas que cette soirée dérape.
En rentrant au chateau, elle fut soulagée de voir que Tom n'était nulle part où elle était passée. Elle n'avait aucune envie qu'il la croise avec cette coiffure, en sachant que c'était pour sa soirée avec lui qu'elle l'avait faite faire. Elle cacha la robe au-dessus de sa commode (Tom était assez mesquin pour fouiller sa chambre à la recherche de sa tenue), et alla s'exhiler dans la salle de bain. La pièce parfumée de sa fragance, les lumières tamisées et le clapottement régulier de l'eau avaient quelque chose de reposant, voire d'apaisant. Dans ce bain moussant aux accents de caramel, Anna se sentait sereine, et elle avait presque hate d'en être à ce soir.
Ce soir, qui arrivait plus vite qu'elle ne l'avait pensé. A peine le temps de barbotter dans l'immense baignoire qu'il était déjà presque dix-neuf heures. Au vu de toutes les préparations qu'elle avait à faire avant de partir, mieux valait qu'elle s'y prenne à l'avance. Debout et nue devant le gigantesque miroir, elle constata qu'au contact involontaire de l'eau, quelques mèches s'étaient détachées de sa coiffure. Elle n'en tint pas compte. Après tout Tom l'avait vue dans de pires états.
N'ayant pas à s'occuper d'une coiffure déjà parfaite, elle put consacrer tout le temps nécessaire à son maquillage. Un léger voile de poudre transparente pour fixer son teint et le rendre plus mat, ça préservait la blancheur de nacre de son épiderme. Elle ne mit aucun fard sur ses joues, ni sur ses yeux. Elle se contenta d'accentuer son regard à l'aide de plusieurs couches de crayon khôl, qui lui donnait un regad félin, et de quelques touches de mascara, qui étoffait ses cils déjà longs. Elle fit briller ses lèvres écarlates à l'aide d'un gloss translucide.
Discrètement, mais toujours nue, elle retourna dans sa chambre. A nouveau seul devant le miroir, elle entreprit de s'habiller, et fouilla son armoire pour y trouver de quoi faire l'affaire. Bien sur, elle avait acheté la robe, mais qu'en était-il des sous-vêtements? Avec la robe qu'elle portait, il était de mauvais goût de mettre un soutien-gorge, mais elle choisi un très sexy shorty de dentelle rouge. Elle enfila ensuite difficilement la machine de torture qui lui servait de robe, et mis ses pieds dans deux escarpins à bout rond, d'un noir vernis. Après avoir ajouté quelques gouttes de son parfum sucrée sur sa chevelure, elle décida que l'heure était venue de rejoindre Tom Jedusor.
Comme pour mettre à mal toutes les prières d'Anna, celle-ci se retrouva sur le chemin d'une bonne dizaines d'élèves. Tous la regardaient, incrédules, entre époustoufflés et surpris. Dans ces cas, elle n'avait que deux solutions. La première, les toiser de son regard de feu jusqu'à ce qu'ils baissent les yeux. La deuxième, les ignorer, et se comporter comme si elle était e pantalon, se promenant dans le parc. Les deux fonctionnaient à merveille, mais n'empêchaient pas ces petits idiots de chuchoter derrière son passage. Elle ne le savait pas, mais ce qui choquait le plus les autres élèves, c'était de la voir fêter la Saint Valentin, alors qu'ils ne la voyaient jamais avec des garçons. Il faut dire qu'Anna avait bien choisi ses victimes: une renfermée sur elle-même et l'autre morte. Peu de chances de fuites...
Ce fut le bruit des escarpins d'Anna sur les pierres qui tira Tom de son coma. Il était assis par terre, devant le tableau des trolls en tutu. Charmant rendez-vous, à priori. Lorsqu'il la vit, il se mit immédiatemet debout. D'un geste bref et précis, il remis en place son costume trois pièces d'un noir parfait, assorti à la robe de sa compagne d'un soir. Il en avait le souffle coupé. Moins que les premières fois qu'il avait vu Anna apprêtée, mais même après des mois d'expérience, elle restait pleine de suprises, époustoufflante. Elle s'approcha assez de lui pour qu'il puisse absorber le moindre détail de son look. Il constat d'abord que, même avec ses hauts talons, il la dépassait toujours d'une tête.
Ses cheveux était remontés, et les boucles structurées étaient toutes soigneusement attachées à son crâne. Le tout retenu par un fin serre-tête de satin noir, et quelques boucles folles qui tombaient de chaque côté de son visage d'ange. Une autre chose qu'il appréciait était sa façon de ne jamais en faire trop. Quand Malefoy aurait mis une robe bouffante à pois verts, Anna s'était contentée d'un fourreau noir, forme bustier, qui effleurait gracieusement ses jambes jusqu'à ses chevilles fines. Ses lèvres luisaient à la lueur des lustres, et semblaient plus apétissantes que jamais. Quant à ses grands yeux de biche, leur couleur chocolat n'avait d'égal que la pâleur de sa peau, en terme de perfection humaine.
Sans dire un mot à son invitée, Tom se mis à faire les cent pas devant le tableau. Deux allers et un retour. Anna ne comprenait plus rien. Avait-elle fait quelque chose de mal? Sa tenue ne lui plaisait donc pas? N'avait-il pas encore cherché et trouvé d'endroit pour qu'ils y passent leur Saint Valentin? Toutes ces interrogations volèrent en éclats lorsqu'une immense porte de bois sculpté apparut là où, quelques secondes plus tôt, des trolls dansaient l'opera.
Tom s'approcha sans sourire. Son expression était tendue, stressée. Il ne savait peut-être pas ce qui se cachait derrière cette porte, lui non plus...Il pris la main de sa valentine et l'emmena vers la porte. Celle-ci s'ouvrit alors qu'ils s'arrêtaient devant elle. Anna, bien malgré elle, ne put s'empêcher de rester bouche bée devant la merveille que renfermait cette porte. La pièce qu'elle avait cachée était vraiment magnifique. Anna se demanda une seconde comment Tom avait réussi à la sortir de son tableau ridicule, mais elle décida que ce n'était pas le point important de la soirée.
Le parquet, une étendue de miel sur le sol, se relevait en plusieurs estrades. Sur l'une d'entre elles, une table pour deux était dressée, dans un diner aux chandelles préparé dans les règles de l'art (bougie, rose rouge, tout y était...). Sur une autre, un piano à queue, d'un blanc immaculé, jouait seul une des plus belles mélodies qu'elle n'avait jamais entendu. La dernière estrade, dans le fond de l'immense salle, masquait son contenu d'un rideau noir. Anna fronça les sourcils en la voyant, car elle n'annonçait rien de bon. Les murs de la salle, d'un blanc nacré, soutenait un plafond magique comme celui de la grande salle. De là, ils voyaient la nuit, les épais nuages qui masquait les étoiles, les flocons de neige qui tombaient sans relache et la pleine lune, qui essayait de se faire une place derrière un voile blanchatre de nuages.
Tom, qui tenait toujours la main d'Anna emprisonnée dans la sienne, conduit l'ukrainienne jusqu'à la table mise. Celle-ci, alors qu'elle allat grimper sur l'estrade, renonça. Quelque chose la préoccupait, et elle voulait en avoir le coeur net. Elle lacha la main de Tom et fixa les deux perles vertes qui faisaient son regard. Elle ravala sa salive silencieusement, puis désigna d'un signe de tête l'épais rideau noir.
Qu'est-ce qu'il y a, là bas? Tom soupira.
Honnêtement, je ne sais pas. C'est la première fois que je viens ici, moi aussi.
Anna haussa les sourcils, elle n'était pas dupe. En foulées aussi grandes que ce que sa robe lui permettait, elle se dirigea vers le rideau. Elle ne supportait pas qu'on lui cache des choses, et encore moins quand celles-ci la concernaient. Devant l'estrade, elle attrapa un morceau de tissus, et le tira violemment sur le côté. Elle n'apprecia pas vraiment ce qui se trouvait derrière. Le plus beau et le plus luxueux lit deux places qu'elle n'avait jamais vu. Des vaisseaux d'or formaient le tour, les draps blancs et rouges étaient de la plus belle soie...Elle se retourna vers Tom, furibonde.
Alors c'est ça, la Saint Valentin? Emmener une fille dans un coin superbe et coucher avec elle dans la nuit??
Elle hurlait. La rage qui s'était emprise d'elle en une seconde ne semblait pas vouloir s'éteindre. La seule chose qu'elle avait envie de faire en voyant le visage de Tom était de le gifler de toutes ses forces. Malheureusement, elle avait déjà fait l'expérience des conséquences qu'un geste pareil pouvait avoir sur Tom Jedusor. Néanmoins, il était pour l'instant hors de question qu'elle passe une minute de plus en compagnie de cet hypocrite manipulateur.
Les pas longs et appuyés, elle partit vers la porte de bois, qu'elle avait eu tant hate de franchir, à peine quelques minutes plus tôt. Fou comme tout peut changer en une seconde. Elle avait pratiquement la main sur la poignée quand un étau d'acier se referma sur son bras. Tom tira sur sa prise, qui ne put faire autrement que se retrouver face à lui, leurs visages éloignés d'à peine quelques milimètres. Lacha son bras, Tom plaça ses mains de chaque côté du visage d'Anna, l'obligeant à le regarder. Elle grogna mais se laissa faire. Malgré toute sa colère, elle savourait la chaleur des paumes de Tom sur ses joues, après quelques semaines sans l'avoir touché.
Quand on passa trois fois devant cette pièce, et qu'on pense à ce dont on a besoin, ça apparait. J'ai simplement pensé à un endroit où je pourrais passer la Saint Valentin avec une fille.
Tu mens! Il serra plus fort ses mains autours de la tête, et Anna vit sa machoire se contracter.
Non. Je jure que non. Ca te va? Elle secoua la tête, et il grogna de rage.
Promets-moi qu'on ne couchera pas ensemble, ce soir. Tom soupira, ça ne faisait pas vraiment partie de son plan, la promesse. Puis il réfléchi, et donna un coup d'oeil discret à l'horloge. Il ris, comme si l'idée même de coucher avec elle était ridicule. Elle était un peu vexée, mais n'en montra rien.
Je te le promets. Maintenant, viens manger avec moi.
Elle hocha simplement la tête, encore troublée par le contact de leurs deux peaux. Des souvenirs aussi bons que douloureux remontaient à la surface. Ils se dirigeaient, pas main dans la main cette fois, vers la table. Ils s'y assirent aux deux seules places disponibles, l'un en face de l'autre. Chacun avait ses couverts, et entre eux deux, la flamme orangée d'une bougie vascillait entre deux roses rouges. Tom sourit.
Tu as faim? Elle haussa les épaules. Stiny!? Un être immonde, plus tard reconnu comme elfe de maison, apparu sous leurs yeux. Stiny, vêtue seulement d'une serviette de bain d'un autre temps, nouée autour de ses épaules, offrit un énorme sourire gâté à ses maîtres d'un soir.
Que désirent Monsieur Tom et Mademoiselle Anna pour leur dîner? Leur demanda-t-elle, la voix nasillarde et les yeux papillonant. Tom regarda Anna, comme s'il attendait qu'elle commande. Croyait-il être le seul à connaîre les convenaces. D'un geste calme de la main, elle l'invita à commander pour eux deux. Il choisi deux entrecôtes sauce au poivre. Ca changeait un peu du ragout servi dans la grande salle...
Le repas se déroula à merveille. L'entrecôte était tendre et cuite à point. Tom et Anna ne parlèrent que de choses banales. Ce quand vint le dessert. L'elfe de maison, le regard illuminé, leur apporta un gateau recouvert de glaçage blanc, où de petites pointes de coulis rouge formaient les mot "Joyeuse Saint Valentin". Anna leva un sourcil à la vue de ce chef-d'oeuvre. En discutant, elle avait oublié la vraie raison pour laquelle ils étaient tous deux enfermés dans cette pièce: la Saint Valentin. Et franchement, elle n'en savait pas plus que ce matin au sujet de cette fête.
Tu ne m'as toujours pas expliqué ce qu'était la Saint Valentin...
Tom s'appuya contre son dossier. Quoi qu'il lui réponde, si c'était la vérité, elle allait se faire des idées. En toute franchise, il avait passé la soirée avec elle pour l'impressioner, et enfin pouvoir coucher avec elle. Il savait que malgré les promesses, sa resistance s'amoindrissait de jour en jour. Il ne voulait pas lui mentir, mais la réalité était tellement ridicule...
La fête de l'amour, voilà ce que c'est...
Anna regarda un fois de plus le gateau, puis Tom, dont la réplique résonnait dans toute la pièce. La fête de l'amour, c'était donc ce qui faisait jacasser toutes ls filles de Poudlard, ce qui faisait organiser des journées à l'extérieur, et le quartier libre était destiné aux couples qui allaient concrétiser leur relation ce soir. Tout à coup, Anna se demanda ce qu'elle faisait là, à célebrer la fête de l'amour avec un assassin. Et elle éclata de rire.
On ne saurait dire lequel était le plus surpris de l'entendre. Depuis des années, Anna n'avait plus rit. Plus sourit. Depuis la mort de son père, et ça s'était empiré avec son adoption, puis le Dotchka Podarounok, l'émmigration et les traitements que Tom lui faisait subir. Et là, en une seule phrase, il avait réussi à la faire rire. Les yeux écarquillés, l'heritier de Salazar ne cachait pas sa surprise.
Contre ses côtes, son coeur tapait fort, et vite. Sa tête était complètement vide. Seul le spectacle qui se déroulait devant lui comptait. Jamais il n'avait espéré voir Anna sourire. La voir pleurer avait déjà été si choquant...Mais éclater de rire comme elle venait de le faire, ça paraissait carrémen iréel. Sa bouche charnue qui s'ouvrait pour découvrir une rangée de dents parfaitement blanches et alignées...Le son gras et régulier qui émanait de sa gorge. La main appuyée sur son ventre, tentant de mieux contrôler sa respiration...
Tom passa la main par dessus la table, et attrapa celle d'Anna. La belle ukrainienne arrêta immédiatement de rire, les yeux mouillés par les larmes causées par le fou rire. Elle plongea ses yeux voilés de larmes dans ceux envoutés de Tom, et son sourire s'évanouie. Elle venait de rire depuis des années, et ne le réalisait qu'à ce moment-là. Tom décida de ne pas tenir compte de ça, et de faire la seule chose dont il avait envie.
Il se leva et, la main toujours tenue à celle d'Anna, l'entraîna dans son mouvement. Elle fut surprise mais ne protesta pas, pour une fois. Lorsqu'elle fut debout, il rapprocha son corps du sien au maximum, et enlaça leurs doigts. Sans prendre la peine de réfléchir, il abaissa son visage au niveau de celui d'Anna, et pris possession de ses lèvres. Immédiatement, ce fut comme si le feu s'était emparé d'eux. Tom passa les deux mains dans le dos fin d'Anna, et la serra si fort contre lui qu'elle cru que ses poumons allaient éclater. Anna, elle, noua ses doigts dans les cheveux noirs, et laissa son autre main divaguer sur le bras musclé.
Tom, qui maintenant fermement les reins de l'ukrainienne, la forçait à se diriger vers les rideaux noirs, précédemment sujets de discorde. Dans leur bouche, les langues se caressaient, se liaient, se déliaient...Alors que le mollet d'Anna buttait contre l'estrade, elle détacha ses lèvres de celles du futur Seigneur des Ténèbres, haletante.
Ta promesse...Tom jeta un coup d'oeil à l'horloge. Minuit moins le quart. Il souri.
T'inquiète, je vais la tenir...
Voyant la poitrine d'Anna se soulever au rythme irrégulier de sa respiration, Tom ne put tenir plus longtemps avant de l'embrasser une nouvelle fois. Sans briser leur baiser, il saisi les hanches de la jeune femme, et la souleva, jusqu'à ce que ses pieds atteignent le sol de l'estrade. Il monta à son tour, et ils passèrent de l'autre côté du rideau épais. Personne ne pouvait entrer dans cette salle, mais la paranoïa de Tom allait loin, et il préférait tout de même qu'ils restent cachés.
Les mains, qui caressaient le dos, descendirent sur les fesses de l'ukrainienne. Loin de se débattre, celle-ci n'en rendit leur baiser que plus brûlant. Sans jamais fermer les yeux, ils s'embrassaient à en perdre haleine. Pendant que Tom malaxait ses fesses, Anna s'amusait à mordiller sa lèvre inférieure, et à sucer langoureusement la langue de son colocataire. Celui-ci posa un doigt sur son menton, l'empêchant de continuer de le torturer ainsi. La main toujours sur les reins d'Anna, il la poussa assez légèrement, de manière à se qu'elle atterisse sur le matelas moelleux qui les attendait. Debout devant elle, il lui semblait vraiment avoir le contrôle complet de la situation. Pourtant, elle intervint une fois de plus.
Quand je disais coucher ensemble, je voulais dire avoir des relations sexuelles...Ca veut dire tout ce qu'il y a autours...
En un regard éloquent, elle fit comprendre à Tom tout ce dont elle parlait. Il vérifia en poussantle rideau l'état de la pendule. Seulement cinq minutes s'étaient écoulés depuis sa dernière vérification, et il ne pouvait déjà plus tenir. Il regarda le lit, si accueillant, et le corps de rêve qui se prélassait dessus. Sur une table de nuit, une bouteille de champagne accompagnait deux coupes et une coupe de framboises. Tom souri. Il avait inconsciemment prévu de quoi les faire patienter. Il s'approcha de la bouteille, et Anna le suivi du regard. Il servi deux coupes de champagne, et fixa Anna. Il la détailla de haut en bas, et de bas en haut, comme si c'était la première fois qu'il la voyait.
Déshabilles-toi.
Tu n'as pas compris ce que je viens de te dire? Elle le regardait encore comme s'il était idiot, et ça le fit sourire.
Fais ce que je te dis, Anna, tu comprendras plus tard. Elle fronça les sourcils.
Je me déshabille seulement si tu fais pareil. Il leva les yeux au ciel, puis posa les coupes de champagne.
Quand sa veste de costume tomba à terre, Anna se mis debout sur le lit, ses hauts talons s'enfonçant dans les draps comme dans du beurre. Avec difficulté, elle trouva la fermeture dorsale de sa robe, et la fit descendre. Tom, volontairement, ne l'aidait pas. Il avait déjà enlevé sa chemise, et s'attaquait à sa ceinture. Au même moment, le pantalon et la robe glissèrent sur les jambes de leurs propriétaires. Ils entreprirent tous deux d'enlever leurs chaussures, mais Tom intervint encore.
Gardes-les. Il désigna les escarpins d'un signe de tête. D'une main, Anna cachait ses seins, qui n'étaient recouverts d'aucun soutien-gorge. Ca fit sourire Tom.
Tous deux en sous-vêtements, ils se guettaient en toute franchise. Depuis le temps qu'ils se connaissaient, et vu le caractère de leur relation (qu'ils ne jugeaient pas digne de la Saint Valentin), ils n'avaient plus besoin de faire dans la discrétion. Surtout que ce n'était dans la nature ni de l'un, ni de l'autre. Tom, dont le corps divin n'était couvert que d'un boxer noir, tranchant sur sa peau d'ivoire, pris de nouveau les coupes de champagne. Ils s'assirent sur le bord du lit, tandis qu'il passait sa coupe à Anna. Le verre tinta lorsqu'il trinquèrent à Valentin, ce qui fit sourire Tom.
Ce n'est qu'à moitié de ce verre que les choses commencèrent à évoluer. Alors qu'il lui restait deux gorgées pour finir son verre, Tom renversa lentement le champagne entre les seins d'Anna, sans détacher ses yeux des siens. La jeune fille frémit légèrement lorsque le liquide encore froid toucha sa peau, mais elle ne protesta pas.
Je suis vraiment désolé, je suis maladroit...
Tom poussa légèrement l'épaule d'Anna, pour l'oblige à s'allonger sur le lit. La coupe de champagne, que la main d'Anna devenait trop faible pour tenir, alla se briser en mille morceaux sur le parquet. Aucun d'entre eux ne le fit remarquer. Tom, à côté d'Anna, se pencha sur son corps, et en huma l'odeur, où le champagne se mélangeait à son parfum sucré, auquel il était habitué. De la pointe de sa langue, il ramassa tout le liquide qui s'était déversé sur elle, jusqu'à remonter à ses lèvres et les embrasser, dans un goût d'alcool enivrant.
Je crois que lécher de l'alcool sur mon ventre est considéré comme sexuel...Dit-elle en le repoussant d'une main.
Pas du tout...Je voulais simplement récupérer mon bien.
Bien sur...
Tom ricana, mais ne releva pas la réflexion d'Anna. Elle protestait, certes, mais elle avait bien pris soin de le laisser finir son baiser avant d'emettre son avis. Tom pris les framboises. Avant que celle-ci ne parle encore, il posa un doigt sur la bouche d'Anna, avant d'y placer une framboise. Il en mis une autre sur le bout de chacun de ses seins, et elle grogna (là, ça devenait sexuel...), puis, sans faire attention aux protestations, il en plaça une autre dans son nombril, et une tenue par l'élastique du short. Ce fut celle qu'il mangea en premier, prenant bien soin de faire passer sa langue le plus loin possible sous le tissus, tandis que les abdos d'Anna se contractaient. Remontant en une série de baisers, il aspirait aussi langoureusement la framboise cachée dans le nombril, qu'il visita entièrement de sa langue. Pour les seins, qu'il ne devait pas toucher, il pris la framboise entre les dents, et la fit doucement frotter sur le mamelon, avant de l'avaler goulument. Enfin, son visage remontant sur celui d'Anna, il plongea ses yeux dans les siens avant de l'embrasser, à la recherche de la dernière framboise. Anna passa la main autour de sa nuque, mais Tom l'enleva vite, retirant du même coup leur deux bouches.
Regardes. Il lui fit signe de se lever, et d'écarter un rideau, ce qu'elle fit, curieuse. Elle observa la pièce, mais ne compris pas tout de suite ce qu'il voulait lui montrer. Quelle heure est-il, Anna? Assis au bord du lit, les jambes légèrement écartées, il attendait la réponse avec impatience.
Minuit dix. Un sourire apparu sur les lèvres parfaites de Tom.
Quel jour sommes-nous, alors? Anna, désintéressée par la pièce, se tourna vers lui sans comprendre.
Le quinze février. Il hocha la tête.
Répètes-moi la promesse que je t'ai faite tout à l'heure? Elle ferma les yeux, cherchant les mots qu'ils avaient utilisé.
Tu as promis de ne pas coucher avec moi ce soir. Tom hocha encore la tête, et appuya ses coudes sur le lit, dans une position encore plus prétentieuse que la précédente.
Ne sommes-nous pas le matin, maintenant? D'un regard, Anna compris où Tom voulait en venir. A partir de minuit, ils n'étaient plus le soir, mais le matin suivant. Il avait donc tenu sa promesse, et pouvait coucher avec elle.
Anna s'avança vers le Serpentard à pas de loup, et enjamba son bassin, pour se retrouver à califourchon sur lui. Immédiatement, les coudes de Tom se détachèrent du lit, et ses bras vinrent encercler le dos de la jeune fille. Elle avança son visage, et embrassa lentement le cou de Tom. Lui embrassait son épaule, tout en savourant la succion de chaque baiser d'Anna.
Tom, il faut que je te dise un truc. Ils s'arrêtèrent tous les deux, leurs visages l'un en face del'autre, pratiquement en contact. Il haussa les sourcils, interrogatif. Je te déteste. Il lui souri, l'embrassa tendrement et...
Je te déteste aussi, Anna.
Elle poussa le corps de Tom, jusqu'à ce qu'il soit allongé. Là, elle embrassa chaque centimètre carré de son corps puissant et musclé. Son menton, sa machoire, son cou, ses clavicules, ses épaules, ses pectoraux, son ventre, ses hanches. Elle riva ses yeux sur ceux de Tom lorsqu'elle passa une main dans son caleçon. Il la regardait faire, sûrement encore plus excité par cette vision que par les actes eux-mêmes.
Elle léchait le bas du ventre de Tom, tandis que sa main caressait son membre gonflé de désir. Ses caresses, qu'elle faisait tantôt avec la paume, tantot du bout des doigts, étaient divinement douces. Encerclant le sexe de sa main, elle commença ensuite un lent mouvement de va et viens autour de celui-ci, pendant que sa main libre faisait descendre le caleçon de Tom le long de ses jambes. Sans le lacher du regard, elle fit ensuite descendre son visage, et commença à lécher langoureusement le sexe de son partenaire. Elle y laissait de longues trainées chaudes et humides, que son souffle faisait fremir.
Avec la langueur et l'envie de la plus habituée des filles de Poudlard, Anna pris le membre de Tom en bouche. Ses lèvres charnues et ourlées se collaient un maximum à la peau fine, et elle exécuta les mêmes mouvements de vas et viens que précédemment, allant de plus en plus profond vers sa gorge. Pendant ce temps, à l'intérieur de sa bouche, la pointe de sa langue caressait au mieux l'objet de desir tendu au-dessus d'elle. Elle sentait la main de Tom sur sa tête. Habituellement, elle ne l'aurait pas laissé faire ça, mais cette nuit, elle était une autre, et elle ne voulait pas se brimer. Peut-être serait-ce la seule fois qu'elle couchait avec Tom? Et puis c'était la première fois pour elle qu'elle avait droit à un acte complet, et pas juste pénétration-éjaculation.
Il caressait ses cheveux, en essayant au maximum de ne rien changer à sa coiffure si travaillée. Et en même temps, il la regardait, les yeux marrons grands ouverts et fixés sur lui, la bouche pulpeuse et rouge, bien serrée contre lui, pendant qu'une de ses mains le malaxait chaleureusement. Il ne pouvait pas la quitter des yeux. Voir la grande, la froide, la frigide Anna se complaire à le satisfaire ainsi, c'était bien plus qu'orgasmique. Il se sentait en cet instant ce qu'il avait toujours voulu être: l'homme de tous les pouvoirs.
Alors qu'elle allait le mener à bout, il lui intima de retirer sa bouche, et elle le fit immédiatement. Il la fit remonter sur lui, et tout son corps félin frotta contre son membre déjà bien excité. Elle l'embrassa à pleine bouche. Il n'arrivait pas à croire que la fille qui se mouvait sur lui, au rythme de la danse de leurs langues, était bien Anna. Ca ressemblait à un des ses fantasmes où elle lui était complètement soumise. Une main dans son dos, il la retourna afin de se trouver sur elle. Instinctivement, elle écarta les jambes. Il se cala dans la place chaude qui lui était reservée, entre ses cuisses.
Une main de Tom, les doigts entrelacés avec ceux d'Anna, tenait le bras fin et blanc collé au matelas. L'autre caressait la peau douce et fine de la cuisse. Sa bouche n'avait de cesse de torturer les lèvres. Son bassin frotté doucement contre l'autre, contre le tissus qui couvrait l'autre. La bouche de Tom, fatiguée de ces baisers, descendit entre les seins d'Anna, en traçant son chemin par la cou. Le sein gauche d'Anna fut le premier à passer sous la langue de Tom, mais il fut bien assez tôt suivi par le sein droit. Après quelques petits baisers brûlant sur le galbe du sein, il entamait ses caresses en passant la pointe de sa langue sur chaque têton durci, en de petits coups brefs. Puis il englobait le mamelon dans sa bouche humide, le suçotait, le mordillait ou l'aspirait littéralement en le faisant jouer sous sa langue.
Tout en continuant de malaxer un sein du creu de sa paume, Tom se remis à embrasser Anna. Leurs langues se caressaient sensuellement, en dehors de leurs bouches, et ils suçotait chacun leur tour lèvres ou langues. La main de Tom qui ne faisait pas du bien au sein d'Anna descendait lentement jusqu'à l'endroit tant attendu. La barrière du sous-vêtement ne fut pas bien difficile à passer puisque c'est Anna elle-même qui l'a fait tomber. Tom passa un doigt sur les lèvres d'Anna, avant de les écarter, pour aller à la rencontre de son clitoris. Tom le titilla quelques secondes, faisant et refaisant passer son doigt dessus, y dessinant des cercles imaginaires, ou s'en servant de chemin pour entrer dans le vagin.
Leurs bouches se détachèrent, et celle de Tom lécha avidemment toutes les parties du corps qui se trouvaient entre la langue et le citoris d'Anna. Lorsqu'il trouva celui-ci, Tom, à l'aide de ses mains, écarta mieux les cuisses d'Anna. De deux doigts, il écarta les lèvres lourdes et gênantes. Sa langue happa goulument les petites lèvres, puis vint découvrir le clitoris. Anna, dans un mouvement incontrôlé, attrapa les cheveux de Tom. La bouche serrée, elle s'empêchait déjà de gémir. Tom eu un sourire satisfait contre le petit bout de chair rose, et continua de le faire vibrer de sa langue. Pour exciter davantage la belle ukrainienne, Tom enfonça lentement sa langue dans le vagin de celle-ci. Il la tortillait, la faisait claquer, l'enfonçait puis la sortait...Anna s'arquait à chaque nouveau mouvement, et les soupirs francs remplaçaient les gémissement étouffés.
Alors qu'à son tour, elle allait atteindre l'orgasme, Tom ne la toucha plus. Elle émis un gémissement de protestation qui le fit sourire, puis il remonta jusqu'au magnifique visage. Pendant qu'il embrassait fougueusement Anna, il se saisi de son membre, plus dur et tendu que jamais. Il le fit frotter quelques secondes sur le clitoris chaud de l'ukrainienne. Elle gémis doucement, fermant parfois les yeux sous les elans de plaisir. A son tour, elle referma la main sur le sexe de son amant, et le guida vers son vagin.
Il y entra sans difficulté, elle était tellement humide, tellement chaude...Elle l'accueilli avec un gémissement de bien-être, et Tom poussa un son rauque de contentement. Allongé au-dessus d'elle, les hanches appuyée entre ses cuisses, le visage pratiquement acollé au sien. Le desir, rapidement suivi par le plaisir, voilait leur regard. Plus rien n'exista, pendant une seconde. Ni leurs caractères, ni leurs passés, ni leurs futurs. Il n'y avait plus qu'eux, qui ne formaient plus qu'un. Les coups de reins de Tom, les halètements d'Anna, leurs gémissements, voilà ce qui créait leur univers.
Ils passèrent plusieurs minutes à se languir sous le claquement de leurs peaux. Maintes fois, Anna voulu passer au-dessus de Tom, mais celui-ci ne lui en laissa aucune chance. Le torse fermement appuyé contre la poitrine de la jeune fille, ses deux mains pour bloquer ses bras contre le matelas, elle ne pouvait pas sortir de cette cage dorée. Alors qu'Anna mordait sa lèvre inférieure jusqu'au sang, Tom accéléra la cadence. Leurs chairs se frottaient plus vite, plus fort, et il entrait plus profondément en elle à chaque coup de rein. Elle cambrait son dos au maximum, lui offrant ainsi des possibilités de pénétrations décuplées. Sentant qu'elle ne tarderait plus à venir, Tom retira sa main de la sienne, et alla la faire caresser le clitoris. Anna gémissait longuement, impuissante face aux caresses divines de son tueur de partenaire.
Tooom...
Pendant l'euphorie de l'orgasme, elle ne pu retenir son cri, qui ressemblait davantage à une plainte, d'ailleurs. Elle sentait tous ses muscles, mêmes les plus petits et méconnus, se contracter. De minuscules décharges électriques parcoururent son système nerveux, et elle sentait son coeur battre à des endroits où il n'avait rien à faire. A bout de souffle, elle soupira longuement, sentant encore Tom effectuer ses délicieux vas et viens en elle. C'est quand il l'entendit gémir son prénom, une main fermement agrippée dans ses cheveux, les yeux fermés, le dos cambré au maximum, qu'il atteint à son tour le septième ciel. Il ferma les yeux à son tour, car il les sentait se révulser. Il s'enfonça une dernière fois en Anna, le plus profondément possible, et s'y libéra. Le grognement qui lui échappa était un son de pur plaisir.
Sa main, un peu tremblante après l'orgasme, se détacha du clitoris d'Anna. Il l'embrassa, mais leur baiser était fatigué. Leurs lèvres se reposaient sur l'autre plus qu'elle n'essayait de l'exciter. Leur langue se remerciait, mais sans grande conviction. Pendant cet étrange échange, Tom se retira lentement d'Anna. Un bruit de succion résonna dans la pièce, malgré le piano qui jouait toujours sa mélodie du bonheur. Quelques minutes plus tard, et sans se toucher, ils s'endormirent.
