Réponses aux reviews :

Chyna-Girl Ou est-elle passée? XD tu verras bien il faudra attendre un peu avant de la revoir mais rassure toi tu ne vas pas t'ennuyer en attendant :p (enfin...j'espère lol)

Dame Angelique Malfoy: lol que de mots techniques ma chère xD je reconnais bien votre haut niveau de culture :D Je vous laisse pleinement savouer ce nouveau et très tardif chapitre 7.

SiaAhn Sacham merci de ton enthousiasme ça me fait très plaisir x

Merci pour vos commentaires qui m'aident à avancer et me motive et je ne vous demande pas pardon pour tout ce retard car je sais que je suis inexcusable...problème de pc et gros travaux on raison de mon aciduité mais je vais faire de mon mieux pour rattraper ça je vous le promets.

Mais faisons un jeu nous verrons si vous allez trouver dans ce chapitre un clin d'oeil a un grand film que vous avez surement vu XD

Bonne lecture

Bien à vous

Lacus Clyne

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Chapitre 7: La traversée

Les terres n'étaient à présent plus qu'un souvenir.

Le bateau s'était arrêté dans un second port avant de quitter les terres l'après midi suivant en direction de l'Est, avec rien d'autre à perte de vue, que l'océan.

Xiaolang aimait regarder l'immensité bleue, ça le détendait, il respirait cette bonne odeur d'iode à plein poumon accoudé au bastingage. Parfois en se penchant un peu, il voyait des dauphins nager à coté du navire, faisant des bonds impressionnants.

Cependant aujourd'hui en cette journée grise, le moral du jeune homme n'était pas au beau fixe.

Il se sentait horriblement seul, sans Seï il avait une impression de vide. Un voile de tristesse passa dans son regard ambré. Bien sur Seï lui manquait, mais il ne lui en voulait pas, cette décision lui appartenait et quelque part il la comprenait…Lui aussi aurait été anéantis de quitter un être qui lui était cher…Depuis son départ du cirque il n'avait eu guère le temps de penser à tout ça, mais à présent qu'il était seul au milieu de l'océan, il avait tout le temps de penser.

Quand reverrait-il la troublante inconnue aux yeux verts ?! La jolie Sakura. Où était-elle maintenant ?!

Depuis qu'il l'avait revu, il faisait un autre rêve que celui qu'il faisait d'habitude. Il voyait un coffre à jouets en bois, une porte dérobée dans un mur, et un enfant…il ne saurait dire si s'était un garçon ou une fille. Il portait l'habit des serviteurs, les cheveux attachés. Et la jolie demoiselle du cirque et celle de la ruelle avait la peau blanche, et ses manières n'étaient pas celles d'une fille du peuple. Alors pourquoi…pourquoi cette inconnue lui donnait une telle impression de déjà vue ? Il n'en savait rien et plus il cherchait plus il se perdait dans le fil de ses pensées.

Xiaolang regarda le pendentif qui pendait à son cou, une petite clé où était gravé Ensemble à Edo, mai après toutes ces années, est ce que quelqu'un l'attendrait encore à Edo ?! En fait ce point ne le dérangeait plus depuis un moment, ce qu'il voulait c'était comprendre, connaître ses origines, savoir son vrai nom, peu être retrouver la personne qui lui avait donné cette clé, mais surtout…surtout revoir la mystérieuse Sakura. Il avait tant de questions à lui poser mais ça serait sûrement chose délicate si l'homme qui l'accompagnait au cirque était encore avec elle, de toute évidence il avait beaucoup d'influence sur elle et si cet homme l'avait vu parler à un inconnu elle aurait eu sans doute des ennuis. C'était certainement pour cette raison qu'elle avait été aussi fuyante la dernière fois, oui, c'était pour ça il n'en doutait pas, elle ne pouvait pas ne pas l'avoir reconnu. Xiaolang l'avait sorti du pétrin tout de même !! Ce genre de choses ne s'oubliait pas !

Il voulait à tout prix se rassurer lui même car se dire qu'elle avait pu l'oublier alors que lui ne pensait qu'a elle le plongeait dans une affreuse mélancolie. Et de toute façon, il allait à Edo et Sakura était japonaise, une demoiselle noble comme elle devait sûrement résider dans la capitale ! Et comme c'était l'ultime objectif de Xiaolang, il ferait d'une pierre deux coups : Il connaîtrait son passé et retrouverait la jolie japonaise aux yeux verts !!

Tout d'un coup il se sentit plein d'entrain et de courage. Une nouvelle vie allait commencer et pleins de nouveaux visages dont il allait faire la connaissance. Il avait eu un petit moment de peur et d'appréhension mais c'était vite passé pour laisser place à une grande excitation.

Le jeune homme se promena en parcourant le pont, il leva un instant les yeux au ciel, il allait sûrement pleuvoir d'ici peu.

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Sur le pont beaucoup de monde se promenait encore, ou se reposait sur des chaises longues. Xiaolang passa près d'un groupe d'occidentaux certainement, les femmes portaient de longues robes vaporeuses munies de délicieux décolletées ornées de bijoux et sur leurs têtes de grands chapeaux qui cachaient leurs visages de porcelaine. Les hommes portaient le même style d'habit que celui…celui qui accompagnait Sakura ; un pantalon en toile, une jaquette au dessus d'une chemise blanche.

Xiaolang trouvait ses personnes fascinantes, leurs habits et leurs manières étaient si différents de celle en Chine, cependant, il fut interrompu dans sa réflexion par une violente bourrasque qui fit s'envoler tous les chapeaux !

Xiaolang entendit un cri qui devait appartenir à une jeune fille.

- Oh non ! mon chapeau !! rattrapez le viiiite !!

La demoiselle courait comme elle pouvait soulevant légèrement sa robe pour faciliter sa course. Le chapeau virevoltait dans les courants d'air mais fut soudain stoppé par une main. La jeune fille interrompu sa course essoufflée et confuse.

Il s'avéra que son sauveur était un jeune homme, une demoiselle ne devait pas regarder un homme en face, elle baissa rapidement les yeux mais eu un court instant pour le regarder. Il était grand, bien bâti, brun mais on aurait dit qu'il s'était coiffé avec un pétard. Et des yeux ambrés qui la regardait.

- Je suppose que c'est à vous ?! Lui dit-il en lui tendant le chapeau

- Euh oui…merci beaucoup Monsieur.

Ce jeune homme la troublait, elle avait dû se retenir de ne pas sursauter quand il lui avait adressé la parole.

- Xiaolang. L'interrompit le jeune homme la faisant sursauter cette fois pour de bon. Elle prit son chapeau qu'il lui tendait.

- Xiaolang, merci. Il serait tombé par dessus bord si vous n'aviez pas été là.

- Vous devez y tenir à ce chapeau.

- Oui c'est…c'est mon père qui me l'avait ramené de Paris

- Je comprends.

La demoiselle leva enfin son visage vers lui, il cru être pétrifié sur place. C'était elle, des cheveux blonds coiffés en une coiffure compliquée, et de grands yeux verts timides et confus. Xiaolang se ressaisit, ça ne pouvait pas être son inconnue, elle n'avait pas les yeux en amande. Mais tout en elle lui rappelait la jolie japonaise en kimono.

- Et vous ? Demanda t-il soudain brisant le silence.

- Pardon ?! Dit-elle surprise par cette question inopinée

- Je vous ai dit mon nom mais je ne connais toujours pas le votre.

- Oh euh, je suis confuse. Je me nomme Emilie. Je suis la fille du gouverneur de Hollande.

Il était vrai qu'a l'époque, la Hollande était l'un des rares pays européen à pouvoir faire des échanges avec le Japon. Les deux jeunes gens marchèrent sur le pont en discutant.

- Ainsi donc vous allez au Japon avec votre famille pour quelques vacances.

- C'est exact, mon père s'y trouve déjà pour affaires et nous a demandé de le rejoindre. Je suis impatiente c'est la première fois que je pars aussi loin de chez moi et j'attendais ce voyage avec impatience !

Xiaolang l'écoutait avec intérêt, elle était si fraîche et spontanée, beaucoup moins guidait que les autres dames de ce bateau, dû à son jeune âge peut être.

- Et vous ? Lui demanda Emilie.

- Moi ?!

- Oui, vous. Sourit elle amusée – Je ne vois pas d'autre personne avec qui je converse en ce moment.

- Euh, oui mais que voulez vous savoir ?!

- Nous venons de faire une longue promenade, et j'ai été la seule à parler. Alors c'est à votre tour. D'où venez vous ?

Décidément, cette demoiselle était étonnante, il se sentait un peu troublé à son contact, elle avait posé sa main sur son bras.

- Il n'y a pas grand chose à raconter vous savez

- Je vous écoute. Insista la jeune fille.

- Je suis de Chine, j'ai grandi dans un orphelinat au Nord de la capitale

- Vous êtes orphelin, c'est bien triste.

- La responsable de l'orphelinat m'a raconté qu'elle m'avait trouvé sur un chemin près de la maison alors que j'avais 8ans. Je n'ai aucun souvenir de mon enfance avant mon arrivé là bas.

- Et pour quelle raison allez vous au Japon ?

Xiaolang lui dévoila la petite clé dorée à son cou.

- Lisez ce qui est écrit.

- Ensemble à Edo. Je comprends vous y allez pour vous aider à retrouver votre passé.

- C'est ça. Affirma t-il en souriant.

- Vous êtes quelqu'un de très courageux Xiaolang, faire aussi long voyage, seul qui plus ai. Je vous admire.

Le jeune homme ne put s'empêcher de rougir.

- Euh mais…ce n'est pas grand chose vous savez !

- Oh si ! moi je n'aurais jamais eu le courage de faire ce long voyage seule.

- En fait, je n'étais pas seul au début. Je voyageais avec un ami mais il m'a abandonné pour une femme. Plaisanta t-il.

- Oh ! je suis navrée !

- Ne le soyez pas ! J'ai très bien compris sa raison et je ne lui en veux pas, je ne pouvais pas lui offrir mieux qu'une vie de balades sur les routes. Il sera mieux là bas avec elle.

Emilie était de plus en plus étonnée par ce jeune homme à coté d'elle, plus ils parlaient, plus elle comprenait que c'était quelqu'un d'extraordinaire. Il était toujours poli et courtois, mais ses vêtements et son apparence faisait de lui un garçon des rues, alors que son parlé et son attitude était ceux d'un noble. Elle était un peu déconcertée par ce beau jeune homme, elle rougit d'ailleurs à cette pensée.

-Euh Xiaolang…

- Oui ?!

Voudriez vous, vous joindre à ma mère et moi pour le dîner de ce soir ? Elle serait enchantée de vous connaître.

- Je ne sais pas, je ne voudrais pas vous déranger. Et puis, je n'ai vraiment rien de décent à me mettre !

- Nous avons apporté un nouveau costume pour mon père, on vous le prêtera si vous voulez !

- Oh non je ne peux pas faire ça !!

Emilie lui saisit le bras en riant.

- Allons ne faites pas l'enfant ! C'est moi qui vous le propose ! Père n'en saura jamais rien je vous assure ! Ca sera notre secret hein !

Elle lui fit un clin d'œil complice qui le fit rougir.

- Comme vous voudrez.

Xiaolang céda, il n'aurait rien su lui refuser, elle était si enthousiaste.

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- Incroyable !!

Emilie était entré dans le petit salon de sa suite où se trouvait Xiaolang et l'habilleuse de ces dames. Elle lui fit enfiler la jaquette noire. Habillé comme ça il était…époustouflant, ses cheveux n'avaient hélas pu être vraiment domestiqués. Mais il avait une telle prestance.

- Vous trouvez ?! répondit celui ci, mal à l'aise. – Je me sens un peu à l'étroit là dedans

- Mais non ! vous êtes superbe ! On dirait un prince !

Xiaolang ne répondit rien cette fois, il était horriblement gêné, et absent à l'appellation prince, ce mot lui donnait des sensations étranges qu'il n'aurait su définir.

- Je vois que mon père et vous faites un peu près la même taille, son costume vous va très bien !

- Oui…Murmura t-il encore dans sa rêverie.

L'habilleuse leur rappela qu'il était l'heure d'y aller. Ils descendirent donc tous deux à la salle à manger, et y retrouvèrent la mère d'Emilie, une grande dame blonde comme sa fille et aux yeux noisettes. Sa personne dégageait naturellement de l'élégance et du raffinement.

Ils se mirent à table et parlèrent, bizarrement Xiaolang se sentait vraiment à l'aise à cette table où se tenait deux dames nobles.

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Emilie et Xiaolang restèrent ensemble ensuite pendant toute la semaine qui suivit, leurs liens se resserrant un peu plus chaque jour. Ils se promenaient sur le pont où s'employaient à la lecture où encore aux jeux de cartes tandis que la mère de la jeune fille tenait salon avec d'autres femmes rencontrées au cours du voyage.

- Xiaolang, j'aimerais te présenter mon père, je suis sure que tu lui plairais tu sais.

- C'est gentil, mais je crains ne pas avoir le temps, une fois arrivée à Edo.

- Nous devrons nous dire au revoir…Rien que d'y penser, Emilie ressentit beaucoup de peine.

- Oui mais nous pourrons nous revoir, tu seras à l'ambassade de Hollande, si je veux te voir j'y viendrais !

- C'est vrai ?! j'attendrais tes visites avec impatiences alors !

Ils étaient assit dans la salle à manger, on leur avait servit un apéritif un peu fort et Emilie semblait déjà pompette, ses joues étaient rouges et elle riait tout le temps.

- Emilie, je crois que tu as assez bu comme ça, dit son ami en prenant son verre.

- Tu as bu la même quantité que moi je te signale ! Dit-elle en riant.

Effectivement elle et Xiaolang avaient bu deux verres, et lui aussi commençait à se sentir un peu bizarre.

- Bon, allez vient je te ramène à ta chambre ça vaut mieux !

- Mais, mais ! je n'ai pas sommeil !!

- Que diraient tes parents s'ils te voyaient dans cet état ?!

- Je suis assez grande pour savoir ce que je fais !

Sans lui demander son avis, il la prit dans ses bras et l'emmena dans sa chambre la posant sur son lit.

- Voilà, Mademoiselle est arrivé !

- Merci Xiaolang ! tu es un amour. Dit-elle les yeux à demi fermés, elle passa ses bras autour du cou du jeune homme.

- Tu devrais te reposer maintenant. Il sentait qu'elle le rapprochait de lui, il commençait à avoir sérieusement chaud, l'alcool lui montait à la tête.

- Tu ne veux pas rester un peu ?! je n'ai pas envie de rester toute seule ici.

- Non je crois…qu'il vaut mieux que je m'en aille.

- Dis moi Xiaolang, qu'est ce qui pourrait déclancher l'ivresse chez toi hein ?!

Le jeune homme plongea son regard dans les grands yeux verts de sa compagne, son cou était prisonniers de ses doux bras blancs et il avait de moins en moins envie de partir.

- Ecoute Emilie je…

Mais la demoiselle ne lui laissa pas le temps de finir, elle l'embrassa, ses lèvres étaient brûlantes et avaient le délicieux goût à la fois sucré et amer de la liqueur qu'ils avaient tous les deux bu. Il était ivre lui aussi, par l'alcool et par la jolie blonde qu'il tenait dans ses bras, sa volonté était définitivement anéantie. Il passa ses bras autour de la taille de la jeune fille et la bascula sur le lit. Sa bouche captura celle d'Emilie, avant de s'aventurer plus avant, bien plus avant.