Réponses aux reviews :
SiaAhn Sacham gomen ii chuis nulle lol et moi je m'excuse pour ma remarque, je t'avais a nouveau mal compris TT. J'espère que ce chapitre 12 me fera pardonner. Bonne lecture a toi
Dame Angelique Malfoy: lol toi alors. Mais ne t'en fais pas, j'ai tout prévu et là je suis en train d'écrire le chapitre 8 de Handcuffs mais je n'en dis pas plus et te souhaite une bonne lecture.
Bonne rentrée à vous tous et bonne lecture.
Lacus Clyne
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Chapitre 12: L'incident
L'automne était bel et bien, une semaine s'était écoulée depuis que Xiaolang avait eu cette si douce entrevue avec Sakura. Leurs rapports étaient courtois mais restaient au minimum de la politesse. Par contre, le jeune homme s'était lié de complicité avec son hôte, Eriol, ils restaient parfois des heures dans le bureau de celui ci, à boire du thé et à parler politique et affaires courantes. Après la « perte » de Seï, Xiaolang était bien heureux de retrouver une complicité masculine auprès de lui. Seulement… il était tiraillé entre son amitié croissante et son attirance pour Sakura, le jeune chinois aurait aimé se confier à ce sujet à son ami, malheureusement c'était impossible. Comment avouer son inclination pour la compagne de son hôte ?! C'était grotesque, il dû donc y renoncer et garder tout ça pour lui.
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En cette fraîche soirée d'octobre, ils étaient tous deux assit près de la cheminée sur les grands fauteuils de cuir verts, sirotant un thé au citron. Xiaolang pressait fébrilement sa rondelle de citron contre la paroi de la tasse en porcelaine avec sa cuillère, quand Eriol le sortit de ses pensées.
- Que diriez vous d'une partie de chasse demain Xiaolang ?!
- Et bien, je ne suis pas féru de cette pratique et puis je n'ai encore jamais chassé auparavant.
Depuis leur arrivée ici, Eriol avait organisé deux parties de chasse mais auquel le jeune chinois n'avait pas assisté, il avait prétexté quelconques occupations pour rester à la demeure. Mais cette fois, il n'y échapperait sûrement pas car ça serait impoli de refuser une troisième fois.
- Ne vous en faites pas, nous serons à cheval, il suffira de suivre les chiens, rien de bien compliqué, et puis vous êtes mon invité. Vous allez adorer ! De plus, je suis parvenu à ce que Sakura accepte de nous accompagner. Je lui ai fait parvenir une robe pour la circonstance. S'enthousiasma l'anglais
- Ah vraiment ?! S'enquit Xiaolang en essayant de ne pas paraître trop enthousiaste à son tour. Alors il ne faut surtout pas rater ça !
La discussion prit ensuite un autre tournant et ce n'est qu'a une heure avancée de la soirée que Xiaolang prit congé de son hôte pour aller se coucher, la journée de demain serait sûrement riche en émotion.
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Il faisait gris aujourd'hui et la journée était frisquette, Eriol avait convié ses plus proches amis pour la chasse. Ils arrivèrent vers 13h, le repas fut servit dans le grand salon. Xiaolang avait eu l'honneur d'être placé à droite d'Eriol, la place d'honneur et entre lui et son hôte, Sakura, qui arborait un superbe kimono crème aux motifs brodés d'or de feuilles de ginkgo. Le jeune homme pouvait sentir dans le moindre de ses mouvements, son doux parfum pêché qui l'empêchait de se concentrer sur son assiette. La jeune femme en bonne hôtesse, s'assurait que son verre était toujours plein et surtout qu'il ne s'ennuyait pas.
A la fin du repas, Sakura, à la demande expresse de son bienfaiteur exécuta une danse accompagnée au shamisen par Tomoyo, sa suivante.
Tout le monde la suivait des yeux avec tant d'interet, que Xiaolang en éprouva une légère jalousie. Leurs regards étaient tous accrochés sur elle comme une sangsue sur une plaie. Ce qu'elle était belle…elle se mouvait avec tant d'aisance que s'en était magique. Quand elle eu fini, les exclamations d'admirations fusèrent.
Les invités quittèrent peu à peu la table pour aller revêtir leurs habits de chasse.
- Ah Xiaolang vous voilà ! L'uniforme vous va parfaitement tant mieux !! S'exclama Eriol
Il était à croquer dans son uniforme de chasse, il semblait d'ailleurs que toutes les dames conviées l'ai remarqué car elles se pressèrent autour de lui comme des mouches autour d'un pot de confiture. Xiaolang se sentait défaillir, les parfums enivrants de toutes ces femmes lui montaient à la tête, mais une fois de plus Eriol le sortit de son «ivresse »
- Aah Madame ! J'en étais sur vous êtes magnifique !! Dit-il en prenant la main de Sakura pour la baiser.
La jolie japonaise avait troqué son kimono traditionnel pour une tenue de chasse occidentale ; un petit chapeau noir, une veste rouge avec au col épinglé de la dentelle blanche et une jupe longue noire légère qui lui permettrait de monter à cheval.
Les chiens furent bientôt lâchés et toute la suite d'Eriol se mit en selle et parti au galop derrière les chiens.
Eriol trouvait la chasse au renard très motivante et grisante. Xiaolang galopait à ses cotés et ils pouvaient discuter en attendant que les chiens repèrent quelque chose
- Alors mon ami, qu'en dites vous ? Lui demanda t-il impatient de connaître son avis.
- Je dois avouer que je commence à me laisser prendre au jeu !!
- Et encore ! ça n'est pas le plus excitant !!
A peine eut-il parlé qu'un son de cor se fit entendre !
- C'est parti ! Suivez moi Xiaolang !!
Il laissa son cheval, suivit de près par le jeune chinois, un voyait les chiens courir à perdre haleine en aboyant derrière une petite masse rousse.
Les hommes partirent devant pendant que les femmes, elles, restaient en retrait et profitait de la promenade.
- Ce jeune homme, celui qui accompagne Hiiragizawa-san. Il est vraiment charmant vous ne trouvez pas Kinomoto-san ?! Dit l'une d'elle.
- Oui, sans doute. Répondit vaguement Sakura. – Je n'ai pas pris le temps de bien l'observer. Ce qui était le plus gros mensonge qu'elle eu jamais proféré. Bien sure la beauté de son invité ne lui avait pas échappé, mais elle était la compagne d'Eriol, par conséquent reconnaître qu'elle le trouvait attirant n'était pas de rigueur surtout à de pareilles pipelettes.
- C'est normal ma chère ! Avec Hiiragizawa-san pour compagnie, les autres hommes doivent paraître bien terne à coté de lui. Répliqua une seconde dame. – Cependant, ce jeune homme est exquis, savez vous si par hasard il aurait quelques vues sur une personne en particulier ?
- Je ne le pense pas. Répondit finalement l'intéressée après un instant de silence.
Décidément, Xiaolang avait beaucoup de succès, le chouchou de ces dames, combien de temps lui faudrait il pour avoir la corde au cou ?! Une boule de forma dans l'estomac de la jeune femme. Imaginer que Xiaolang pourrait se marier et quitter le manoir la fit frissonner. Pourquoi en si peu de temps s'était-elle à ce point attaché à lui ? Peut être parce qu'il lui rappelait quelqu'un ? Une personne…appartenant à un passé lointain ?
Non…tout ça était révolu, c'était absurde d'y penser maintenant. Elle se ressaisit et continua d'échanger quelques paroles cordiales avec les autres dames présentes.
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- Maintenant, par où ? Demanda le jeune chinois
- Par ici je crois bien !
Ils prirent un petit sentier un peu en retrait et parcoururent quelques mètres avant qu'Eriol ne renchérissent :
- C'est étrange…j'étais pourtant sur qu'il était passé par là…
- Effectivement, mais peut être a t-il réussi à s'échapper. Répondit simplement Xiaolang
Ils restèrent là un moment lorsque tout d'un coup, le cheval d'Eriol se cabra et malgré les manœuvres de celui ci pour rester en selle, il fut éjecté de son cheval qui partit au galop.
Devant eu se tenait un énorme sanglier qui ne semblait pas du tout ravi par tout ce bruit et cette agitation, il fit face aux deux cavaliers, Eriol était toujours à terre, sonné par sa chute. L'animal furieux s'approcha de lui, prêt à charger lorsqu'un autre corps massif s'opposa entre lui et le blessé.
Xiaolang se tenait debout et fixait la bête en face de lui, il savait que les sangliers pouvaient être très dangereux quand on les excitait, ce qui était le cas maintenant mais, il ne pouvait pas laisser son hôte dans cette situation. Il sortit le poignard qu'il avait toujours sur lui et affronta l'animal du regard. L'animal n'allait pas tarder à charger, le jeune homme brandit la lame brillante.
Le sanglier fonça sur lui ! Xiaolang pu l'éviter une, deux, mais pas la troisième fois, il fut projeté au sol, le poignard vint se planter non loin de lui, l'animal furieux prêt à charger de nouveau. Le jeune homme roula sur le coté et au dernier moment attrapa son arme pour la planter dans le flan de la bête qui s'écroula sur lui.
Eriol était horrifié, il avait vu le sanglier foncer sur son invité et puis plus rien…
- Xiaolang…
- Je vais bien ! Dit une voix près de lui
- Dieu merci vous êtes toujours vivant. Quelle peur !
Le jeune chinois poussa la dépouille du cochon sur le coté et retira son arme.
- Tout va bien ? pas trop de casse ?! Demanda t-il au blessé.
- Non, enfin je ne crois pas, surtout secoué et peut être la cheville foulée mais c'est tout.
- Tant mieux ! Je crois qu'il vaut mieux rentrer maintenant.
Xiaolang aida Eriol à monter sur son cheval et ils repartirent tous les deux doucement vers la propriété.
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Dès que l'annonce de l'accident fut faite, tout le monde rappliqua aussi sec pour avoir des nouvelles de leur hôte. Sakura accouru dans la chambre du blessé sans avoir prit la peine de se changer.
- Hiiragizawa-sama !!
Le jeune anglais était couché dans son lit, la cheville bandée, dès qu'il vu la jeune femme entrer en trombe dans sa chambre il sourit et lui adressa un regard apaisant.
- Et bien madame, que vous arrive t-il ?! demanda t-il amusé par la mine déconfite de sa compagne
- Comment ce qui m'arrive Hiiragizawa-san…mais vous…vous allez bien n'est ce pas ?!
- Comme vous le voyez je suis toujours vivant, grâce à Xiaolang, je lui dois tout.
Sakura prit place près de lui
- Racontez moi.
Eriol lui raconta le tout, la chasse, le sentier et le sanglier que Xiaolang avait tué.
- Que le ciel soit loué. J'ai eu si peur en apprenant que vous avez été blessé.
- Je vais bien vous voyez, soyez tranquille. Ma cheville est foulée, je vais donc devoir garder la chambre quelques jours mais rien de grave.
- Tant mieux. Soupira son interlocutrice visiblement rassurée. – Y a t-il quelque chose que je puisse faire pour être utile à Hiiragizawa-san ?!
- Si vous pouviez me faire venir une servante. Et j'ai aussi une faveur à vous demander. Dit-il
- Une faveur ? S'enquit la jeune femme curieuse. – Quelle est t'elle ?
- Je voudrais que vous teniez compagnie à Xiaolang lors de mon indisposition.
Le cœur de Sakura manqua un battement, Eriol lui demande à elle de tenir compagnie au jeune chinois ?! Alors quelle faisait tout son possible pour l'éviter au maximum…quelle ironie pensa t-elle.
- C'est mon invité et je ne veux pas qu'il se sente seul pendant mon repos, surtout après tout ce qu'il a fait pour moi. Vous comprenez.
- Oui Hiiragizawa-san. Je ferais comme bon vous semble.
- Fort bien ! Répondit le blessé. – Je vais vous demander de me laisser à présent, la fatigue me pèse.
- Bien, je viendrais vous rendre visite tout à l'heure. Reposez vous bien.
Eriol saisit la main de la jeune femme et y déposa un baiser.
- Merci d'être là Sakura, tu es un véritable rayon de soleil pour moi.
- Hiiragizawa-san n'a pas à me remercier. C'est un plaisir pour moi que d'être auprès de vous.
Elle s'inclina et prit congé.
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Sakura parcouru la maison à pas lents, elle allait devoir passer du temps avec Xiaolang, cette idée loin de lui déplaire lui donnait des frissons. Elle avait du rester polie avec lui sans pour autant le négliger par égard pour Eriol, mais qu'allait il arriver maintenant qu'il lui avait ordonné de rester avec lui en attendant qu'il se rétablisse ?!
Bien entendu Eriol était un gentleman et lui avait demandé de le faire, cependant, après ce qu'il avait fait pour elle, cette demande était un ordre bien sur.
Après cette terrible nuit, tous ces morts et tout ce sang, la petite fille qu'elle était s'était renfermée sur elle même, sa vie n'était plus que peur. Elle avait trouvé du travail dans une auberge de la capitale chinoise, mais on la traitait comme une esclave, et dès qu'elle en a eu l'âge et les moyens financiers, elle était partie de cet enfer sans un regret. Elle voulait quitter ce pays de misère, ce pays qui au final ne lui avait apporté rien de bon, elle avait prit le bateau et avait atterri ici, à Edo. Elle avait été remarqué et très vite était devenue Geisha dans l'un des quartiers de maisons de thé le plus connu de la ville.
C'est là bas qu'elle avait connu Eriol, qui venait souvent au Japon pour ses affaires, jeune aristocrate anglais, il avait aussi des racines chinoises du coté de sa mère. Il tenait une grande entreprise de textiles à Hong Kong et faisait des échanges réguliers avec le Japon. Il était venu se changer les idées ce soir là. Et ils se sont connus, Eriol demandait chaque fois sa compagnie lors de ses autres courtes venues à Edo, jusqu'au jour où :
- Vingt mille yens
La gérante de l'okiya était une femme austère, elle avait annoncé le prix qu'il lui faudrait payer s'il tenait à avoir la compagnie d'une jeune geisha aussi prometteuse que Sakura rien que pour lui. Le jeune anglais n'avait rien renchéri, il s'était contenté de donner la somme demandé sans rien ajouter.
Deux jours plus tard, Sakura se retrouva propulsé dans un univers enchanté, au milieu de tableaux de maîtres, de services en cristal et de mobilier en bois précieux.
Sa vie n'était alors plus que soirées, luxe et oisiveté. Le jeune homme prenait soin d'elle et veillait à son bien être comme si elle était une poupée de porcelaine rare et précieuse.
- Tu n'as désormais plus à t'inquiéter de ton avenir. Je veillerais toujours à ce que tu ne manques de rien. Lui avait-il dit.
Il ne la tutoyait que lorsqu'ils étaient que tous les deux et encore !!
Sakura se sentait comme une princesse et elle appréciait la compagnie du jeune homme qui avait tant fait pour elle. Certes elle lui était très reconnaissante et l'appréciait mais pas autant que lui. Ses rapports avec lui restaient polis et semblable à une grande amitié, mais ça n'allait pas au delà.
La jeune femme n'avait jamais eu à se plaindre de quoi que ce soit, Eriol n'avait jamais tenté d'être plus proche d'elle qu'il ne l'aurait dû, un parfait gentleman qui avait toute la maîtrise que sa condition exigeait de lui.
Ils étaient proches et elle appréciait sa compagnie et sa discussion et se faisait un plaisir de l'accompagner partout où il allait et lorsqu'il réclamait sa présence auprès de lui pour ses affaires.
C'est pourquoi elle avait acceptée de le suivre en Chine pour un de ses multiples déplacements. Revenir dans le pays où elle avait grandit lui avait fallu beaucoup de courage, seule, elle ne serait jamais revenu ça c'était sure !!
Un jour alors qu'elle était seule, elle avait voulu faire un tour, affrontée le passé, elle avait donc revêtue de vieux vêtements et était partie à l'aventure dans les rues et c'est là qu'elle l'avait croisé…lui, Xiaolang, il l'avait aidé à se débarrasser de ce marchand. Dès qu'elle l'avait vu, il lui avait rappelé quelqu'un…quelqu'un qu'elle avait connu et maintenant oublié dans un petit coin de sa tête. Son passé allait revenir à toute allure, alors elle s'était enfui, et s'était réfugié auprès d'Eriol et elle l'avait encore rencontré, une puis deux puis trois fois. Et maintenant elle vivait sous le même toit que lui et à présent son bienfaiteur lui demandait de lui tenir compagnie.
Quand elle repensait à tout ça, elle se sentait blizzard, un peu perdue et surtout ressentait de l'appréhension à devoir rester avec lui quelques jours. Déjà que la dernière fois…c'était juste. Elle allait devoir faire preuve d'une grande maîtrise pour ne pas se laisser entraîner.
Il fallait pour le moment qu'elle aille le remercier de ce qu'il avait fait pour Eriol.
Xiaolang était assit sur son lit, plongé dans une passionnante lecture lorsqu'on frappa à sa porte.
- Oui ?!
C'était Tomoyo, la suivante de Sakura qui entra
- Kinomoto-san désirerait s'entretenir avec vous.
Le jeune homme se leva et suivit la demoiselle jusqu'au salon où elle ouvrit la porte, le laissa entrer et referma derrière lui, les laissant seuls.
Dès qu'il parut, Sakura tourna la tête pour ne pas affronter son regard ambré et baissa les yeux comme il se devait devant un homme.
Il s'approcha à distance respective.
- Kinomoto-san ?!
- J'ai appris que vous aviez sauvé la vie d' Hiiragizawa-sama aujourd'hui.
- Dieu a guidé mon bras Kinomoto-san
- Vous n'avez pas été blessée ?
- Non Madame.
- J'en suis heureuse…
Elle leva les yeux vers lui mais ne tourna pas la tête avant de prendre congé de lui.
Il se tourna pour la regarder disparaître par la porte du salon. Etre près d'elle devenait de plus en plus pénible, mais quelle douce torture. Il allait devoir faire preuve de force pour ne pas se laisser aller à ses désirs.
