Réponses aux reviews :

Je n'ai aucune excuse pour ce long moment sans poster ii je suis vraiment désolé mais je souhaite quand même que vous aimiez ce chapitre.

Bien à vous

Lacus Clyne

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Le mois d'octobre était passé aussi vite qu'il était venu, novembre était alors arrivé avec ses brumes, ses vents glacés et ses feuilles qui dénudaient les arbres.

Sakura ne portait plus ses kimonos de soie beaucoup trop fins pour la saison, elle avait écourté ses promenades dans le par et par ordre d'Eriol, devait regagner le manoir avant le tombé de la nuit à moins que lui où Xiaolang ne l'accompagne.

Le jeune homme lui avait donc accepté la proposition de son hôte et l'aidait donc dans ses affaires, Eriol lui avait montré l'entreprise lors d'un court voyage en Chine où Sakura ne les avait pas accompagné devant préparer leur départ pour les vacances de Nöel. En effet, Eriol tenait à les passer chaque année en Angleterre ; le pays de son père. Le manoir était grand et il fallait retrouver et regrouper toutes les babioles que le maître de maison tenait absolument à emporter avec lui ! Tel que son service ancien en porcelaine, ses raquettes de tennis et sa collection de papillons.

Xiaolang avait été bluffé par l'immense entrepôt chinois, Eriol était le leader de dix mille sujets ! Il comprenait un peu mieux le pourquoi de tant de richesses, le manoir à Edo, le pavillon de chasse à Hokkaido, sa propriété londonienne et une autre dans la campagne anglaise où il ne séjournait que quelques jours d'été. Les deux jeunes hommes se partageaient maintenant les tâches, et la paperasse que Xiaolang trouvait particulièrement ennuyeuse. Pendant leur temps libre, Eriol faisait des recherches sur le passé de son invité et ami mais malheureusement elles restaient floues à cause du peu d'indices qu'ils possédaient mise appart le médaillon que le jeune chinois portait toujours à son cou.

En ce froid matin de novembre Sakura le conduisit devant une des portes de la maison d'Eriol.

- Attendez un instant Xiaolang-san, je dois vérifier quelque chose.

- Bien Kinomoto-san

Elle entra discrètement dans la pièce, le jeune homme n'y vit rien car la pièce était plongée dans le noir. Il resta devant la porte close deux bonnes minutes avant qu'elle ne s'ouvre à nouveau. Il sentit deux mains chaudes s'emparer des siennes, un choc électrique lui parcourut le corps et il se laissa entraîner à l'intérieur.

- Il fait noir !

Sakura le lâcha et quelques secondes plus tard, une vive lumière l'ébloui. Elle venait de tirer les rideaux recouvrant les fenêtres.

C'était un bureau à l'occidentale ; deux immenses fenêtres, un grand bureau en chêne, derrière une bibliothèque et à gauche du bureau une cheminée en marbre.

- Où…où sommes nous Kinomoto-san ?! Demanda t-il ébahi.

- Dans votre bureau Xiaolang-san. Répondit simplement son interlocutrice.

- Pardon ??

Le jeune chinois n'en revenait pas, depuis qu'il collaborait avec Eriol, ils avaient toujours partagé le même bureau.

- C'est un cadeau d'Hiiragizawa-sama pour Xiaolang-san. Il a jugé bon de vous en faire la surprise. Vous aurez ainsi toute la place et l'intimité que vous souhaitez.

- C'est…c'est grandiose ! C'est vraiment trop…

- C'était un ancien débarra. Avait-elle ajouté. – Il a ordonné qu'on le remette en état et qu'on le transforme en bureau pour vous. Ca a prit deux mois pour tout refaire.

- Deux mois ?...Mais alors…

Comme devinant ses pensées elle le devança en ajoutant :

- Oui. Il réfléchissait depuis un moment à vous demander de l'assister dans son travail, mais il n'a pas osé vous le demander plus tôt, il tenait à ce que tout soit près auparavant.

- Vous le saviez ?! Dit-il en posant ses yeux mordorés sur elle.

Elle acquiesça simplement en souriant

- Oui, il me l'avait confié il y a quelques temps déjà et m'a fait promettre de garder le secret bien sur.

Il s'approcha d'elle, se saisit de ses mains et les embrassa avec enthousiasme.

- Je suis très heureux ! c'est un superbe cadeau ! Merci beaucoup !!

- C'est à Hiiragizawa-sama que vous devez ce bureau, c'est lui qu'il faut remercier.

- Oui, bien sur ! mais je suis persuadé que vous n'êtes pas non plus étrangère à cette idée Sakura.

Il avait gardé les mains de la jeune femme dans les siennes et l'avait appelé une fois de plus par son prénom. Elle sentit alors le rouge lui monter aux joues, cette façon si particulière qu'il avait de prononcer chaque syllabe de son nom l'électrisait. Elle baissa les yeux et retira prestement ses mains lorsque Eriol pénétra dans la pièce.

- Sakura, Xiaolang ! Je me doutais bien que vous seriez ici !!

Dit-il en venait baiser à son tour la main de sa compagne avant de se tourner vers son ami.

- Alors Xiaolang, comment trouvez vous vos nouveaux « appartements » ?!

- Je ne sais pas quoi dire Eriol-san, c'est….superbe. Merci beaucoup

- C'est tout naturel ! Je suis moi aussi satisfait que ça vous convienne.

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Ils poursuivirent leur conversation autour d'un thé dans le petit salon.

- Madame, est ce que les préparatifs de notre départ avancent ?!

- Oui Hiiragizawa-san, je suis parvenu à rassembler la plupart de vos babioles.

- Sakura et moi avons des avis qui diffèrent en matière d'art.

- Un service à thé, une collection d'armes et des insectes, ça n'est pas de l'art Hiiragizawa-san.

Xiaolang ne put refreiner un rire, c'était bien la première fois qu'ils se « disputaient » devant lui. Ses deux voisins de table le regardèrent un instant avant de rire à leur tour.

- Je vous montrerais ma collection d'armes vous verrez !! Elle est grandiose !

- C'est surtout un nid à poussière. reprit Sakura avant de plonger ses lèvres dans le liquide vert de sa tasse.

- Je me demande ce que j'ai pu lui faire pour qu'elle m'en veuille à ce point !! Renchérit Eriol en riant.

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Après le thé, Sakura se retira laissant les deux jeunes gens seuls. Ils se rendirent dans le bureau du maître des lieux.

- J'ignorais que vous aviez une collection d'armes dans votre bureau Eriol-san

- Non et ça se comprend ! Je la cache dans un petit cabinet.

Il se dirigea vers une petite armoire en bois, sortit une petite clé dorée de derrière une plante et déverrouilla la petite armoire. Les portes ouvertes dévoilèrent plusieurs sabres, épées et dagues anciennes tour sur leur trépieds, soigneusement entretenues.

- J'y tiens beaucoup ! J'ai mi plusieurs années avant de monter une telle collection !

Mais Xiaolang ne répondit pas…son regard était retenu sur une épée moins ancienne que les autres, elle reposait sur son socle en bois de cerisier noir vernis, le pommeau était sculpté en dragon. Eriol remarqua le regard perdu dans le vague de son ami.

- Xiaolang ? Ca ne va pas ?

- Hein ? oh…euh si…pardonnez moi…C'est que cette épée m'intrigue.

Eriol la prit et la lui tendit avec précaution.

- Tenez, regardez la de plus près si vous voulez.

Xiaolang saisit l'arme qu'on lui tendait, et dès que ses doigts eurent touché le pommeau…des flashs se succédèrent devant ses yeux :

La nuit, des gens qui courent, qui crient, la panique. Mais aussi…un grand bal, des invités des rires. Quatre filles qui danses et…un petit garçon qui enlace une veille dame.

Comme prit par une pulsion soudaine, Xiaolang tira sur le paumeau de l'arme qu'il avait entre les mains et ses pupilles dorées se posèrent sur une inscription gravée dans l'acier : Xiao Lang – Ensemble à Edo

C'était son nom…son nom en chinois…Xiao Lang…Shaolang…c'était lui…et cette épée était la sienne. Ses souvenirs oubliés lui revinrent alors en mémoire comme un coup de tonnerre.

Le soir où sa grand mère lui avait offert le coffre en bois qui contenait cette épée, le petit médaillon à son cou, sa famille, ses sœur…son père, empereur de Chine…

Eriol observait son invité, il était prostré, tétanisé et ne disait plus rien, serrant l'épée dans ses mains, il se risqua à demander :

- Xiaolang… ? Tout va bien ?! murmura Eriol

- Ou avez vous eu cette épée ?! se contenta t-il de demander toujours son air absent.

- Lors de l'un de mes voyages en Chine, il était dans l'une des chambres du palais impérial.

Malheureusement pour lui, sa réponse eut pour effet d'assombrir encore plus le visage de Xiaolang. Il se pencha alors sur l'épée qu'il n'avait pas lâché et lu l'inscription sur la lame et paru stupéfait, lui aussi.

- Mais alors…ça veut dire que…

Il avait compris, Xiaolang était le détenteur de cette épée…Cependant le jeune anglais n'eut pas le temps d'y penser d'avantage, Xiaolang lui tendit l'arme et quitta le bureau sans un mot de plus envers son hôte. Il était trop secoué, les pensées et souvenirs se bousculaient dans sa tête à la vitesse de l'éclair, il se sentait étourdit et étrangement vide.

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En retournant à sa chambre, il croisa Sakura à laquelle il n'adressa pas même un regard, ses yeux étaient perdus dans le vague. Elle fut étonnée par ce manque de considération et se stoppant au beau milieu du couloir, elle le regarda s'éloigner et tourner à l'angle du mur.

- Hiiragizawa-san ? Que se passe t-il avec Xiaolang-san ?

La jeune femme avait rejoint Eriol qui referma l'épée et la rengea dans l'armoire. Elle s'approcha de lui, inquiète

- Hiiragizawa-san ?!

- Il vient de retrouver son passé.

- Alors, pourquoi fait-il cette tête ?! Quand je l'ai croisé il était étrange.

- Nous avons…avec nous, le dernier héritier du trône de Chine. Sakura.

La japonaise en demeura sans voix…il était…Shaolang Li…le petit garçon qu'elle avait aidé cette fameuse nuit de révolte…voilà pourquoi il lui rappelait étrangement quelqu'un…et pour cause…c'était le plus jeune fils de l'ancien empereur de Chine.

Qu'allait-il arriver maintenant que Shaolang avait retrouvé son passé et ses souvenirs ?!