Et oui , le voilà enfin !! Serait très sympa de votre part de me laiser votre avis dans un ptit review ...
Merci à Gwen
CHAPITRE 10
L'agent Dinozzo arriva dans l'open space à bout de souffle, il venait de monter les escaliers le plus rapidement qu'il le pouvait, voir son boss menotté et conduit dans le bureau de la directrice, pour rien au monde il n'aurait loupé ça.
Il regarda autour de lui, aucunes traces des Gibbs , le reste de l'équipe ne l'avait pas encore remarqué, tous fixaient la porte qui conduisait au bureau de leur supérieur qui venait à l'instant de se refermer.
La porte close, Ziva remarqua une légère odeur de transpiration, elle n'eut pas besoin de se retourner pour deviner d'ou elle provenait, sans bouger elle lui demanda :
- Il s'est passé quoi en bas Tony ? à ce moment Tim se retourna, lui n'avait pas du tout remarqué sa présence.
- Mais comment...
- Ton odeur Tony.
- Mon odeur ? dit t'il en mettant son nez sous son bras
- Oui ton odeur, alors tu réponds à ma question ? Pourquoi James a menotté Gibbs ? Ils avaient pas vraiment l'air de bonne humeur !
-Non, tu avais remarqué !
-Tony !
- Apparemment James n'est toujours au courant de rien, et il avait l'intention d'emmener Gibbs chez la directrice, et d'après ce que je viens de voir c'est déjà fait. Et je n'ai aucune idée sur le fait que Gibbs soit menotté.
- Cynthia ! dit McGee qui n'avait pas bougé jusque là
- Mais bien sur le bleu ! Je l'appelle tout de suite !
- Cynthia ? je comprend pas, en quoi elle peut nous aider ? dit Ziva
- C'est la secrétaire de la directrice Ziva !
- Et alors Tony ?
- Alors, elle peut sûrement nous éclairer, encore faut-il la convaincre, on n'a pas eu le temps la dernière fois...
- Et je doute que tu y arrives cette fois, elle n'est pas ce genre de personne.
- C'est pour ça que c'est toi qui va essayer, entre femmes ça devrait passer plus facilement non ?
- Non Tony, tu te débrouilles, je marche pas dans tes combines !
- Stop ! Voilà James qui arrive !
Tous le regardèrent, son visage ne laissait rien transparaître, bien le fils du boss pensa Tony. James quand à lui ne leurs adressa pas même un regard se dirigeant vers l'ascenseur qui venais juste de s'ouvrir, il s'y engouffra.
- Je me demande bien ou il part comme ça ? demanda Ziva
- Alors là pas besoin de chercher bien loin, il va au starbuck du coin , après ce qu'il vient d'apprendre il n'y a que ça qui peut le calmer.
- Bizarrement ça me rappelle quelqu'un, mais je ne vois pas qui ! dit Tony un grand sourire aux lèvres qui s'estompa quand il vit son Boss descendre les escaliers.
Gibbs eut la même réaction que son fils, pas un mot, pas un regard pour son équipe, direction l'ascenseur.
- Calvin ? James ne boit-il pas une espèce de mélange jamaïcain imbuvable ?
- C'est exactement cela pourquoi ?
- Le propriétaire du starbuck risque d'avoir quelques ennuis.
- Vous voulez dire que lui aussi ...
- Oui.
Starbuck quelque instants plus tard
L'homme poussa la porte de ce qui était devenu son repaire, son dealer, il n'y avait normalement aucun café plus fort que le mélange Jamaïcain, mais il allait redemander, faute de bourbon seul un café bien fort pourrait lui rendre les idée claire sur ce qui venez de se passer, et son mal de crâne qui revenait n'arrangeait pas les choses, quelle idée de se mettre dans cette état aussi, et sans raisons valables en plus. Il s'était trompé, trompé sur toute la ligne, ce n'était qu'un ami et non son amant !
Jen n'aurait jamais joué avec lui, il le savait. Mais pourquoi avoir pensé le contraire alors ?
Bonne question. Il arriva devant le serveur.
- Toujours rien de plus fort que le Jamaïcain ?
- Non, c'est bizarre.
-Deux Jamaïcain alors, et qu'est-ce qui est bizarre ?
- Vous êtes le deuxième à me poser cette question en moins de cinq minutes. Et lui aussi a pris la même chose que vous, d'ailleurs il vous ressemble.
Sans regarder derrière lui dans la salle, Gibbs devina de qui il s'agissait, et répondit :
- C'est normal, c'est mon fils, dit-il.
Un grand sourire illumina son visage, et on pouvait ressentir de la fierté dans sa voix.
Il prit sa commande avec un café supplémentaire, et se dirigea vers la table où son James son fils s'était installé.
Il déposa un café devant James, car comme il l'avait pensé les deux autres étaient déjà vides et s'asseya, en face de celui-ci.
- Vous me suivez ou quoi ? demanda James
- Non il se trouve que moi aussi j'ai une addiction pour le café, et qu'on est chez mon dealer, car c'est le starbuck le plus proche du bureau.
- Oui c'est vrai, c'est une des premières choses que j'ai cherché en arrivant à Washington, dire qu'avant de rentrer dans les marines je n'y touchait pas !
- Oui, c'est pareil pour moi, je n'en buvais jamais.
- Quoi vous aussi, vous étiez dans les marines ?
- Oui, et je crois qu'on pourrait se tutoyer non ?
- Je pense que oui, mais j'ai du mal à y croire, même si étant plus petit j'ai rêvé je ne sait combien de fois que ce n'était qu'une blague et que je n'était pas orphelin, jamais je n'aurait cru que ça aller se réaliser.
- Si j'avais su ...
- Depuis combien de temps vous... tu sais que je suis ton fils ?
- Très peu de temps, je venais de l'apprendre quand tu m'as trouvé, dirons nous, à l'hôpital.
- Et comment ? Gibbs esquiva un léger sourire
- Dinozzo, comment il a su, je ne le sais pas, mais apparemment tu le connais.
- Le connaître c'est beaucoup dire, je l'ai vu pour la première fois tout à l'heure à la salle de sport.
- A la salle de sport ?
- Oui, il m'a proposé un combat de boxe il avait l'air bien sur de lui, jusqu'à ce qu'il voit mon genou et que je lui annonce que c'était un souvenir d'Irak.
A son tour un sourire se dessina sur le visage de James en pensant à la raclée qu'il avait mit à l'agent Dinozzo, et encore il était pressé et n'avait pas eu le temps de "s'amuser" un peu.
- D'Irak ?
- Oui, blessé, rien de grave mais ils ont dû me mettre une prothèse à la place de ma rotule, j'ai donc été réformé, je ne m'en plains pas au moins je vois ma famille tout les soirs.
- Oui, c'est dur de les laisser derrière soi ... Gibbs parti dans ces pensées, quand il laissait Shannon et Kelly derrière lui pour partir, qu'il leur promettait de revenir et que c'est elles qui n'était plus là quand il était revenu...il en fut sorti par son téléphone qui sonna.
Il regarda son portable c'était Jen.
- Oui Jenny.
- Je viens d'obtenir un mandat pour voir le dossier de Shannon.
- Merci Jenny ! On arrive !
- On ?
Trop tard, il avait déjà raccroché, Jethro avait dit "Merci Jenny ", chose qui sortait rarement de la bouche de l'ancien marine. "Merci" était une chose, mais "Jenny", ce prénom il ne l'utiliser pas souvent non plus "Jen" ou "Directeur" oui. Mais Jenny, il y a six ans, il l'employait presque à chaque fois, la situation était alors différente, ils étaient amant !
L'avait-il appelé de la sorte pour lui faire comprendre qu'il avait décidé de leur donner une nouvelle chance ?
Jen n'en savait rien, mais si seulement !
- Où allons nous ? demanda James
- Aux bureaux puis à l'hôpital, Jen a eu un mandat pour que je puisse voir le dossier.
Les deux agents terminèrent le peu de café qui restait dans leurs gobelets et se dépêchèrent.
James avait une question à l'esprit et ce depuis qu'il avait quitté le bureau de sa supérieure, et ne put s'empêcher de la poser :
- Pourquoi tu appelle la directrice Jen ou même Jenny comme tout à l'heure ?
Gibbs soupira, moins de 12 heures avec son fils et celui-ci avait déjà compris pas mal de chose...
- Car c'est son prénom ! On est arrivés attend moi dans ta voiture, la mienne est toujours à l'hôpital ! dit-il en partant rapidement vers l'entrée du bâtiment fédéral.
Dans l'open space Tony comme à son habitude faisait le pitre ce qui exaspérait Ziva, Tim devait se trouver avec sa laborantine préféré, c'est à peine s'ils virent leur boss monter les escaliers quatre à quatre.
La porte du bureau était ouverte, ce qui le surprit.
- Anticipation Jethro !
Et elle lui tendit le mandat, qu'il prit et se retourna prés à partir.
- Je n'ai pas le droit à un autre "Merci"? demanda-t'elle attendant sa réaction
Il s'approcha d'elle et lui fit un bisou sur la joue comme il le faisait si souvent à Abby, ce qui étonna au plus haut point la directrice, il y avait bien des années qu'il ne s'était pas comporté de la sorte.
Gibbs partit en lui disant :
- Il ne faut pas abuser des bonnes choses Jenny.
Et la porte se referma.
Encore ce "Jenny" et ce bisou ...si seulement pensa t'elle.
Hôpital de Bethesda
En moins de deux heures l'agent spécial Leroy Jethro Gibbs se retrouva de nouveau à l'hôpital, devant le même accueil et plus précisément devant la même infirmière.
Le voyant arriver, celle-ci appuya directement sur le bouton dissimulé sous son bureau, la sécurité allait arriver.
- J'ai un mandat ! Je veux voir le dossier de Shannon Gibbs, ma femme ! Et pour votre information voici mes papiers qui le prouve !
- Il dit la vérité, rajouta James
Elle n'osa dire un mot, prit à peine le fameux mandat et ne regarda pas les dossiers, le regard de l'homme devant elle la terrorisait, et l'homme à coté beaucoup plus jeune, celui qui avait maîtrisé l'autre plus tôt, pourquoi ne l'avait-il pas fait enfermer ! Son regard bien que plus sympathique ressemblait vraiment beaucoup au premier.
La sécurité arriva, et quand elle vit les deux hommes elle stoppa net, elle savait de quoi ils étaient capable aussi bien l'un que l'autre.
- Tout va bien ! assura James Nous venons dans les règles, nous avons un mandat, nous voulons juste voir ce dossier. C'est très important, rajouta t'il
- J'appelle ma supérieure, je ne peut pas prendre la décision de moi-même, dit l'infirmière
- Faite donc ! Mais dépêchez vous ! Nous devons savoir !
L'infirmière en chef leur donna le dossier, et les invita à s'installer dans une petite salle prévue à cet effet, afin de pouvoir le consulter tranquillement.
Même s'il avait envie de savoir Gibbs ouvrit péniblement le dossier pensant a ce qu'il allait voir à l'intérieur, jamais il n'avait vu de photo de Shannon et Kelly après l'accident et il ne savait pas s'il y allait en avoir. Par contre il y aurait un rapport de légiste indiquant leurs multiples blessures...
Mais il le fallait c'était le seul moyen de savoir enfin, après toutes ces années.
James perçut l'hésitation de l'homme devant lui, son père ... dans quelques instants ils sauraient si toute cette histoire était réelle. Mais avec toutes ces similitudes cela ne pouvait que l'être.
Son père ouvrit enfin le dossier, en haut à droite une photo de Shannon Gibbs, juste le visage, une photo de son vivant. Il comprit l'hésitation de son père quelle réaction il aurait eu si ce dossier était celui de Lisa et de sa Shannon et du petit Charlie ...il ne voulait pas y penser, c'était trop dur.
Shannon Gibbs sa mère, la première photo qu'il voyait d'elle, elle était belle, rousse, il savait maintenant de qui il tenait sa couleurs de cheveux, un visage souriant, qui lui faisait pensé à sa petite fille. En la regardant plus attentivement il prit conscience qu'il lui ressemblait beaucoup.
L'agent Gibbs tourna la page et la posa de l'autre coté du dossiers afin de lire ce qui était marqué derrière.
James vit alors sur l'autre page, la photo d'une petite fille, Kelly Gibbs. Il avait donc eu une soeur. Elle ressemblait beaucoup à son père.
Gibbs termina sa lecture, se plonger ainsi dans le dossier ne fut pas chose facile, sa femme était donc bien enceinte, et ils avaient sauvé le bébé, un petit garçon qu'une infirmière nomma Leroy James Gibbs, sans cette infirmière il n'aurait sûrement jamais su qu'il avait un fils...
Le médecin Folley avait déclaré James orphelin et donc Gibbs mort par conséquence, si je le retrouve ... pensa t'il
Il donna le document à son fils et sortit de la pièce pour demander si ce médecin exerçait toujours dans cet hôpital, oui il avait toujours exercé ici, mais il était mort dans un accident de la route il y avait déjà quelque années, chose heureuse pensa Gibbs ça lui éviterait des ennuis aussi bien à lui qu'au docteur.
James sorti de la pièce à son tour, trouvant son père assis sur un fauteuil non loin de là, l'air dépité. Chaque personne qui connaissait l'agent spécial Gibbs savait que c'était une chose rare de le voir ainsi.
- Tu viens ? lui demanda James
- Où ça ?
- Voir ton petit-fils pardi ! Et ta belle fille par la même occasion.
- Oui, bien sur, ça m'était sorti de la tête, de savoir que j'ai un fils est une chose, mais que je suis grand-père en est une autre.
- C'est sur que sa vieillit, lui répondit le jeune homme, ce qui lui donna droit à un certain regard qui avait l'air de dire "Ne commence pas".
Oui, il avait un fils, et oui il avait des petits-enfants, chose qu'il avait oublié durant ces courts instants qui lui paraissaient une éternité.
Il suivit son fils dans les couloirs, pour s'arrêter devant la chambre 210, une porte bleu des plus banales, James s'effaça pour le laisser rentrer, Lisa sa belle-fille était toujours en train de dormir, elle n'avait pas remarqué leur présence.
Par contre juste à côté le petit garçon, gigotait dans tout les sens et regardait les nouveaux venus avec ses yeux bleu azur grand ouvert.
Gibbs sourit à l'enfant, il n'y avait aucun doute sur sa parenté avec lui.
James s'avança prit Charlie dans ses bras, et le donna à Jethro.
- Je te le laisse, je vais nous chercher un café. Il partit sans plus d'explication, et qu'aurait t'il pu dire d'autre ?
Gibbs s'amusa avec l'enfant. A peine quelque heures et déjà si éveillé, vraiment aucun doute ce petit est un Gibbs. Mais l'amusement fut de courte durée, déjà une voix perçante résonna dans la chambre faisant pleurer Charlie.
- Qui êtes vous ! Rendez moi mon fils ! Lisa venait de se réveiller
- Je...
- Je rien du tout rendez moi mon fils, vous n'avez rien a faire dans ma chambre ! elle essaya de se lever de son lit et y arriva péniblement.
La porte s'ouvrit brutalement, pour laisser place à une infirmière.
- Encore vous ! Vous menacez mes collègues et maintenant vous kidnappez les bébés !
- Mais... il fut interrompu par James qui avait entendu sa femme crier et qui rentra à son tour.
- Leroy ! Cet homme a essayé de kidnapper Charlie !
- Non, tout va bien, vous pouvez nous laisser, dit t'il à l'infirmière
- Comment ça tout va bien ! Je m'endors avec toi à mes coté et je me réveille en trouvant mon fils dans les bras d'un parfait inconnu !
- Si ce n'est que ça, Lisa je te présente Leroy Jethro Gibbs, et ...voici ma femme Lisa.
- Gibbs... mais...
- Mon père, le grand père à Charlie… je t'expliquerais plus tard c'est une histoire assez compliquée.
- Excusez moi, mais c'est si...
- Je comprends. dit-il en la coupant Je vais vous laisser, je vais retourner au bureau, le petit et adorable. dit-il en le tendant à sa mère
- Tu n'est pas obligé de partir.
- Je ne me sens pas obligé je vais vous laisser profiter de ce petit bonhomme et vous avez pas mal de chose à vous dire, on se verra au bureau demain.
Il sortit et laissa la petite famille tranquille.
Il se rendit à sa voiture toujours où il l'avait garée plutôt, il allait monter dedans quand un homme l'appela :
- Agent Gibbs ! L'homme s'avança vers lui, il lui disait quelque chose mais n'arrivait pas à le remettre, il avait une petite fille dans les bras : Shannon ! Il l'aurait reconnue entre mille, mais qui était cet homme ?
- Oui ? Vous êtes ?
- Calvin Denver, le coéquipier à James, il m'a demandé de récupérer la petite, mais je ne peux pas la garder, et je suis pressé, ça vous dérangerait de lui amener ? Ca m'arrangerait beaucoup, et vous connaissez la chambre.
Gibbs n'eut pas le temps de répondre.
- Tonton Calvin, c'est qui le monsieur ?
- Le papa à ton papa, Shannon, c'est ton papy.
- Un papy ! Un vrai papy, comme Judith ?
- Oui, tu veux bien aller avec lui ?
La petite fille répondit par l'affirmative d'un hochement de tête.
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