Bonjour, voici le chapitre 3. J'espère qu'il vous plaira. Je le trouve trop long (et moins bien), mais tant pis. Attention! Je suis aussi désolée mais dans cette fiction, je vais un peu tourmenter (torturer) les "protecteurs de la lumière" qui m'agacent quelques fois (souvent).
Merci encore à ceux qui m'ont laissé une review au premier chapitre. Réponses pour le 2ème :
Crystal of shadow : Merci beaucoup, j'espère que ce chap te plaira aussi.
EmotiCkone : Ravie que ça t'ai fait rire. Celui-ci est un peu moins drôle. Mais « l'invasion » des vampires à Poudlard devrait changer ça.
grispoils : Merci. Ne t'inquiète pas les avis des persos seront très vite montrés, mais je ne peux pas tout développer d'un coup. C'est tout.
vicky : J'espère que ce chapitre t'ira aussi. Tu devrais peut-être attendre lundi pour le lire, non ? A+.
Thecrasy : Merci beaucoup, j'espère vraiment que la suite te plaira aussi.
elleay sahbel : A la question qui tue. En fait je ne voulais pas en parler tout de suite (expliqué plus tard), mais les vampires classiques et les « anciens vampires » sont très différents dans cette fic. Les anciens sont bien plus puissants et n'ont rien à voir avec eux. Les vampires de cette époque sont en quelque sorte les descendants d'anciens qui ont été « détraqués » par les sorciers (ce qui explique la haine de Salazar vis à vis du ministère). Il y aura plus d'explications après.
Bonne lecture (j'espère).
&
&&&
&
Chapitre 3 : La fin des vacances.
Mais ils sont dingues ces humains. Ils me prennent pour un ballon de football ou quoi ? Ah non ! Ça sent le vautour, stupide bestiole. Tu pus vraiment le vampire. Et ferme la bouche, je suis juste en bas tête de hérisson !
Harry regardait son mentor bouche bée. Que lui arrivait-il ? Un cadeau ? Salazar avait peut-être fait un tour à Poudlard en cachette pour rendre visite à l'insecte géant devin de pacotille et amoureux de morts en tous genres (Sybille), et son cerveau ne s'en était pas remis.
-Et oh ! Je suis là crétin sans cervelle, décérébré, tête à claques, dépravé débraillé, abruti d'estropié de la caboche, sac d'os endommagé du crâne, stupide créature à deux pattes et sans cerveau, idiot congénital mal emb…
Après avoir reporté son attention sur la source du vacarme qui faisait rage dans sa chambre, le survivant s'était figé d'un seul coup.
-Alors, tête de nœuds ! Tu m'as enfin remarqué ? Pas étonnant que tu es mis autant de temps. A croire que les deux pattes ne regardent jamais en dessous de leur nombril et pour la viande froide vampirique, j'en parle même pas. Vous atteignez vraiment des sommets d'incompétente et de débilité profonde si gra…
-Euh…
-Comme tu as pu le constater, Saya est mon serpent. J'ai pensé que tu pourrais en posséder un toi aussi. Celui-ci n'a pas encore de nom. A toi d'en trouver un et de l'amadouer. Une fois cela fait, tu le laisseras se reposer ici et me rejoindras dans le couloir. Des questions ? Bien sûr que non, ferme la bouche. Ne te fais pas mordre ! Lui dit PRESQUE gentiment son mentor (faut pas pousser non plus).
-Et le crétin balafré, tu m'écoutes ? Quand est-ce que je descends moi ?
Harry posait à nouveau les yeux sur le petit serpent blanc aux reflets violets et aux yeux turquoises, roulé en boule au fond du carton, en se demandant vaguement s'il n'avait pas des gènes en commun avec Draco Malfoy.
Il était partagé. Cette idée saugrenue de l'ancien le rapprochait plus encore des serpentards, mais l'idée d'abandonner un si petit serpent, aussi mal élevé soit-il, le révulsait au plus haut point. Allez Harry ! Si t'es un vrai griffondor, lance-toi !
-Bonjour, petit serpent.
-Eh ! T'es sûr de savoir parler aux serpents toi ? D'abord, tu dois dire bonjour maître ! Vous êtes magnifique Oh grand serpent adoré que j'aime tant et vénère plus que toute autre chose au monde et où as-tu vu que j'étais petit ? Il paraît qu'une fois adulte, je ferai plus de six mètres de long. Tu peux en dire autant ?
-Et bien, je me demande qui de Salazar ou toi est le plus arrogant. Il est hors de question que je t'appelle comme ça.
-Bah ! Fallait bien essayer ! Et puis, tu n'es peut-être pas totalement perdu puisque tu parle fourchelang. Tu ne dois pas être si bête. Rassure-toi, il y a encore de l'espoir, mais surtout du boulot.
-Alors tu veux bien rester avec moi ?
-Moui si j'ai droit à une souris par jour.
-Tu vas être malade, une par mois.
-Une chaque semaine !
-Marché conclu.
-Maintenant laisse-moi dormir sur ton lit, s'il te plaît.
-Attend, il faut que je te trouve un nom ! »
Par la suite, le « pauvre serpent » avait bien faillit tuer son nouveau propriétaire sur le coup lorsqu'il s'était vu à deux doigts d'être affublé de patronymes tous plus idiots les uns que les autres, comme « Merveille », « Choco », « Simba » ou encore « Patmol ». Son honneur avait été sauvé par l'arrivée impromptue du fondateur.
Celui-ci ayant pitié, car c'était possible lorsqu'il s'agissait d'un serpent, de cette créature avait décidé du nom à la place du survivant. « Hell » pouvait enfin dormir tranquillement.
& & & & &
Salazar Serpentard, terreur incontestée de tout un tas de générations de cornichons et danger notable pour tous aristocrates égocentriques et mal élevés en liberté, était sur le point de commettre un meurtre.
Cela faisait trois jours, trois jours qu'il avait enlevé ce collier du cou de son « bébé ». Il avait convaincu (menacé) ses abjects moldus de partir en vacances jusqu'au deux septembre et commencé l'entraînement de son jeune protégé.
Le quatre Privet Drive, en apparence une charmante petite villa (merci Salazar pour les sorts de confusion indétectables), était à l'intérieur un véritable champ de bataille. Harry devait, en premier lieu, apprendre à contrôler sa force et accessoirement éviter de se faire tuer par un vampire enragé qui ne l'aidait pas plus que ça. Chose quasi impossible pour le survivant.
Harry Potter était dans l'incapacité totale de monter un simple escalier sans écraser les trois-quart des marches. Il était d'une douceur et d'une délicatesse effarantes. Elles équivalaient certainement celles d'un troupeau de rhinocéros enragés. Ajouté à cela une force surhumaine qu'il ne parvenait pas à contrôler et vous obteniez l'extermination pure et simple d'un pauvre escalier sans défenses, associé à une crise de nerfs monumentale d'un serpentard exaspéré.
Le fondateur avait voulu commencé par quelque chose de simple : la marche à pieds. Tout allait pour le mieux, lentement, sur du plat et dans une pièce vide. Une fois qu'il ajoutait un quelconque objet sur le passage, c'était une catastrophe. Les montées et descentes des marches d'escalier étaient quant à elles un cataclysme en puissance.
« Et voici mesdames et messieurs le grand, l'unique, le magnifique survivant ! Et oui, il entame la course dans le couloir. Oh ! Un premier obstacle ! Oh mon dieu ! Le tableau n'a pas résisté, toutes mes condoléances. Ah ! Et non le porte manteau non plus. Tiens, combien de marches vont disparaîtrent cette fois-ci ? Qui tient les paris ? »
Et bien oui, quand on est un mage surpuissant plusieurs fois centenaire et coincé dans un placard à balai (maison) à devoir expliquer à un adolescent de seize ans comment mettre un pied devant l'autre sans tomber ou tout casser, on s'occupe comme on peut.
Revenons à l'entraînement.
Après deux semaines que Salazar, excédé, avait passées à râler sur tout ce qu'il avait pu, son descendant en tête de liste et Potter pas très loin derrière, les deux vampires soufflaient enfin.
Un miracle dont on ignorait encore la cause (les menaces de tortures serpentardesques ?) avait eu lieu. L'élu avait appris à marcher sans tout détruire sur son passage.
La traversée de la maison et du quartier, la course à 300 km/h, les virages, les montées et les descentes d'escalators ou les sauts du cinquième étage d'un immeuble n'avaient plus de secret pour lui. Il pouvait même marcher sur les murs ou se retrouver les pieds collés au plafond et la tête en bas sans craindre de tomber.
Pratique ! Surtout pour échapper aux griffes d'un vampire dix fois centenaire et mal luné. Harry en viendrait presque à aimer sa nouvelle condition. Presque !
Il faillait à présent apprendre à tenir les objets dans ses mains. Activité hautement risquée et difficile, mais fort pratique s'il voulait se nourrir seul dans un bol (une honte, une hérésie d'après l'ancien). Enfer et damnation, il était maudit ! La vie d'un vampire était vraiment mal faite.
& & & & &
Quelques jours plus tard, alors que Salazar profitait d'une tranquillité passagère (son protégé savait enfin se tenir tant qu'il ne s'énervait pas), un hibou dans une forme plus que douteuse s'étala « gracieusement » sur la table de la cuisine emportant au passage la moitié du petit déjeuné : trois steaks cru, un pichet de vin, une bouteille de whisky et une demi-douzaine de piments.
L'immortel dont le vocabulaire se détériorait avec l'humeur fit alors part de sa terrible rage à la pauvre bestiole en envoyant le reste de la table, et celle-ci par la même occasion, s'écraser contre un mur.
« DEGAGE LE PIAF !!!
Le volatile eu droit à un joyeux broyage d'os en bonne et due forme lorsqu'Harry l'attrapa pour l'extirper de la montagne de roches dont il n'était, pour une fois, pas la cause. Au moins, il évitait les crocs de son acolyte peu avenant.
-Je peux la lire ? Demanda le survivant en tenant du bout des doigts la première lettre qu'il recevait depuis le début des vacances. Un maigre espoir subsistait.
-Il semblerait en effet qu'elle soit pour toi vu qu'il y a marqué Harry James Potter et qu'aux dernières nouvelles je ne porte pas un tel nom, merlin m'en préserve. Donc oui tu peux la lire sauf si tu ne sais plus comment faire ! »
Harry ne se préoccupait pas plus que cela des remarques désobligeantes de son mentor. Il savait parfaitement que celui-ci était de mauvaise humeur dès qu'on le privait de viande fraîche, cuite ou carbonisée.
Depuis quelques secondes, le nouveau vampire n'était pas non plus d'humeur très joyeuse. La missive ne venait toujours pas de Ronald Weasley qui semblait l'avoir oublié, mais de son cher géniteur et n'était pas franchement au goût du nouvel immortel.
Cher Harry,
J'espère que tu vas bien.
Albus Dumbledore devait venir te chercher pour que tu rendes visite à l'un de ses vieux amis avant de nous rejoindre au Terrier.
Malheureusement, il est comme tu peux l'imaginer très occupé.
Nous passerons donc nous-mêmes te récupérer directement chez ton oncle et ta tante, ce soir à 19h, car nous savons tous que cela te fera très plaisir.
A bientôt, Arthur Weasley.
PS: Ne fais pas de bêtises.
L'air de la cuisine s'était « légèrement » refroidi, certaines vitres avaient tranquillement éclaté et les yeux de « l'élu » avaient comme qui dirait viré au noir d'encre, au plus grand bonheur de Salazar Serpentard. Un digne représentant de son espèce était enfin né et ce n'était pas trop tôt.
« Comment osent-ils ? D'abord ils m'enferment pendant des années chez des fous abjects en sachant pertinemment que j'étais bloqué dans un placard à balai à crever de faim, ensuite ils me prennent pour de la chaire à canon ou une vulgaire arme et maintenant je devrais les suivre quand ça leurs chante ? Ils ne peuvent pas me foutre la paix ?!!! Et c'est quoi ça ? Nous savons tous que cela te fera très plaisir. Qui a dit que je voulais les voir ? »
Harry refusait catégoriquement de l'admettre, mais il commençait à apprécier la présence de son « père de sang » et ne voulait pas le quitter. Certes, il n'était pas du tout gentil et bienveillant, mais au moins lui ne lui cachait pas les choses qui le concernaient, lui disait franchement ce qu'il voulait et, il faillait bien l'admettre, on ne s'ennuyait pas avec le fondateur. Fondateur qui venait d'ailleurs de se faire la malle.
Harry soupira. Il allait encore devoir se débrouiller seul pendant que MonSieur comptait fleurette à son prochain en-cas. Irrécupérable !
& & & & &
Le soir même, à dix-neuf heures moins cinq, le griffon agacé arrêta toute activité pour se jeter dans son lit.
Il n'allait quand même pas leurs faciliter la tache, si ? Il avait beau avoir renvoyé le hibou disant qu'il ne souhaitait pas partir avant la fin du mois d'août, il gardait la désagréable impression qu'on n'allait pas l'écouter plus aujourd'hui qu'une autre fois.
Pari tenu, puisqu'un BOUM retentissant se fit entendre dans le salon quelques minutes plus tard. Tonks, enfin rétablie de son « évanouissement » du à de « l'anémie », devait être de la partie.
« HARRYYY ! C'est bon tu peux venir !
Non, ce n'était pas bon. « HARRYYY » n'avait pas du tout envie de venir et ses maudits instincts de vampire lui hurlaient d'aller déchiqueter ces horreurs osant envahir son territoire où seul son ancien vampire de père avait autorisation d'y mettre les pieds. La présence d'un loup-garou ne faisait que l'énerver d'avantage.
-Harry, tes affaires ne sont pas prêtes ? Demanda bêtement Arthur Weasley en arrivant dans la chambre.
Celui-ci était plus que sonné. Il s'attendait à retrouver le jeune rouge et or prêt et paré pour y aller, des tonnes de questions plein la bouche. Il le retrouvait vautré dans son lit entrain de lire « Les sorciers, leur manichéisme et leur ego, comment s'en défaire ? ».
Leur ex-futur « sauveur », feintant à merveille l'étonnement et l'innocence toute retrouvée (il avait un bon professeur), le regardait avec des yeux ronds.
-Mais enfin ! Je vous ai dit que je ne venais pas.
-Quoi ?! Mais Harry je sais très bien que c'était pour rire. Où est ta valise ? Viens on y va. Harry ?
Ce qu'il pouvait maintenant détester qu'on l'appelle comme ça, comme s'ils étaient de très grands amis ! Il en venait presque à apprécier les « rase-mottes » de son mentor. C'était pour dire ! Et que lui arrivait-il ? La simple présence de ces personnes l'énervait. Peut-être que le mois passé à s'entraîner auprès de Salazar n'avait pas fait qu'affecter son corps ?
Seigneur ! Et s'il devenait aussi associable que le blond qui ne souriait que pour mieux gober ses victimes ? Le jeune homme espérait soudainement que la folie n'était pas contagieuse. Malgré tout, il n'arrivait plus à se calmer.
-Ce n'est pas une blague. Je ne viens pas !
-Harry, je suis désolé mais le professeur Dumbledore veut que tu viennes avec nous, lui dit le rouquin d'un ton dépité, mais qui n'admettait pas de refus.
-Et bien moi je dis NON !
Il en avait plus qu'assez. Ces crétins passaient leurs temps à tout faire dernière son dos en le prenant pour leur jouet alors qu'il était le premier concerné. Rogue excepté peut-être. Avec ce dernier, c'était toujours très clair. Il le haïssait et c'était réciproque. Non mais c'est vrai quoi ! Comment Harry osait-il respirer le même air que lui ? Pourquoi existait-il d'ailleurs ? De toute façon, il ne servait à rien et ne vivait que pour infecter son espace vital.
-Jeune homme, tu es prié de te calmer immédiatement et de venir pour ta sécurité !
Harry regardait Vigilance-constante-man venu à la rescousse de poils-de-carottes comme s'il lui était poussé une deuxième tête. Il n'aurait pas été plus effaré si Salazar Serpentard en personne était arrivé en courrant pour lui annoncer qu'il allait épouser Godric Griffondor ressuscité, avoir des enfants avec et faire de Lucius Malfoy et Voldemort leurs marraines respectives.
-Ma sécurité ? Dumbledore ne vous a pas dit que j'étais protégé par le sang de ma mère ici ?
-Euh… peu importe, il faut que tu viennes.
Ah qu'elle était belle la résistance. Un ramassi s d'arriérés, euh pardon de soldats bien dociles et crédules. Comment faisaient-ils pour rester en vie sans réfléchir ? Le directeur de Poudlard oeuvrait peut-être pour le bien de tous (sauf le sien), mais de là à écouter bêtement tout ce qu'il disait sans cogiter. Franchement, cela en devenait désolant
Harry était amer. Il n'y avait pas si longtemps, il était pareil et il avait encore du mal à gérer tout ça. On l'avait bien roulé. Enfin, il avait repris du poil de la bête et voulait s'amuser. Pourquoi s'en priver ? Il se mit à faire quelque chose qui aurait rendu Salazar fier de lui s'il avait été là (mais il mange ne l'oublions pas). Le survivant hoquetait et pleurait bruyamment.
-Mais pour une fois que…que tata Tunie s'occupe de memoi. J'étais telellemement coonnntent. J'avais l'imimpresssiion d'avoir une vraieee fafamille commmee les weasleyyy qquuiii ont telllelement fait poupour moi. Et jeje voulaiisss le dire à Mollyyyy Weasleeyyy pour quequelle ne s'inquiète plus du tout !!!!
Harry sourit discrètement en voyant Weasley père. Adversaire numéro un hors service.
-Mon garçon, je suis désolé mais… reprit Maugrey sans voir le trouble de son collègue.
Le survivant continuait tranquillement, se souvenant des trois commandements de Salazar Serpentard pour faire plier un auror. Rappeler le but de toute une vie de dur labeur (inutile et stupide d'après l'ancien).
-Et je me disais que c'était beaucoup plus simple. J'avais enfin accepté de ne plus prendre de risques idiots et de vous laisser arrêter les mangemorts qui se sont échappés d'Askaban.
Faire ressortir le côté protecteur de la victime.
-En plus, il faut faire vite ou ils vont encore tuer des innocents.
Augmenter sa paranoïa pour l'achever.
-Et j'ai lu dans la gazette que Lestrange a été aperçue près d'ici.
Adversaire numéro deux dégommé.
-Bien euh… viens, nous allons voir avec les autres. N'est-ce pas Arthur ? Repris l'ex-auror.
Le fameux Arthur et son acolyte étant déjà repartis, l'étudiant accepta enfin de s'extirper de ce qu'on avait le culot d'appeler lit et eut le plaisir de voir son escalier rester intact malgré sa récente fureur, avant de maudire la tête rose qui lui sauta au cou.
-Kyyaaa !!! T'es trop beau ! J'adore tes cheveux. Comment t'as fait ?
Parfait. Adversaire numéro trois déjà rangée à ma cause et aussi maladroite que moi en prime.
-C'est ma tante. Elle est devenue super gentille maintenant qu'elle me connaît. Elle a dit que tant que je reste ici, je peux changer de coupe quand je veux. »
Bon, certes, il en avait mal au cœur de dire des absurdités pareilles, mais il n'était plus à un mensonge près.
Nymphadora fit quant à elle une moue boudeuse. Cela faisait longtemps qu'elle avait « adopté » le jeune homme et ne pouvait s'empêcher de trouver injuste qu'on lui mette tout sur le dos juste à cause d'une prophétie alors que tout le monde savait qu'une sur mille seulement se révélait exacte. Et puis, elle ne l'avouerait jamais, mais son aversion pour la divination venait d'une certaine Trelawney qui avait eu la charmante idée de lui annoncer son mariage prochain avec Rusard. La métamorphomage en avait fait des cauchemars pendant plus de dix jours.
Elle ne voulait pas le forcer à quitter une famille qu'il avait si chèrement acquise. Mais bien loin de ces idées farfelues, Harry fixait Lunard et restait écœuré.
Ce dernier gardait un visage neutre, mais ses yeux étaient jaunes et son odeur pleine de rage, de jalousie et de déception mélangées. Le jeune vampire ignorait comment il pouvait le savoir, mais c'était réellement pesant et inquiétant. Remus savait-il qu'il était un vampire ? Les loups-garous étaient connus pour haïr les vampires au plus haut point et surtout pour être capables de les reconnaître.
Le survivant était déçu. Il n'avait même pas peur. Il gardait l'idée saugrenue que le grand égoïste Serpentard viendrait le sauver s'il y avait un problème. Elle fut vite écartée. Malgré tout, il ne pouvait détacher ses yeux du lycanthrope qu'il avait cru proche de lui.
Cet homme qu'il pensait réfléchi était stupide. Alors que lui-même était sujet à l'indifférence, l'intolérance ou la cruauté des autres sorciers depuis ses cinq ans, il allait lui reprocher d'être ce qu'il était ? Le nouvel immortel se sentait encore plus trahi qu'il ne l'avait été avec Dumbledore.
« Oui bon, c'est bon Nymphadora. Lâche-le, il faut y aller.
L'auror avait beau être plus jeune, elle n'appréciait guère que le loup-garou habituellement si charmant lui parle sur ce ton.
-Ne m'appelle et ne me parle pas comme ça Lupin, dit-elle rageuse pendant que des mèches rouges vives apparaissaient dans sa chevelure. »
Remus se sentait blessé. C'était la première fois que la petite cousine de Patmol le remettait à sa place en l'appelant Lupin et non Remus et il ne comprenait pas pourquoi. Il ne savait pas non plus ce qui le poussait à s'énerver contre Harry qui, cela dit en passant, n'y était pour rien.
Le survivant lui s'était calmé. Il était loin d'être un expert en sentiments divers et variés appartenant à cette espèce inconnue qu'était les femmes, mais le comportement des deux semblait très clair.
Le loup était jaloux et mécontent que Tonks ne le serre pas lui aussi dans ses bras et la demoiselle persuadée qu'il la traitait comme une moins que rien. En fin de compte, ils étaient aussi nigauds l'un que l'autre, ce qui fit bien rire le jeune immortel. Vu les regards exaspérés des deux autres adultes, ils étaient les seuls à n'avoir rien compris à leurs propres sentiments.
Malheureusement tout ce petit monde fut bien vite remis dans les rangs. Fumseck était venu pour leur porter une lettre du vieux barbu. Celui-ci s'inquiétait du temps qu'ils mettaient tous à amener le jeune Potter à destination.
Comme d'habitude, il réussit facilement à convaincre ses troupes du bien fondé de ses décisions et ceux-ci, bien qu'un peu réticents, se mirent en tête de ramener le griffon à bon port. Griffon près à les mordre.
La suite se passa très rapidement, Harry n'était pas du tout d'accord et contrôlait de moins en moins sa magie. Des étincelles crépitaient de partout faisant joyeusement griller tout ce qu'elles touchaient et les yeux noirs de Potter ressemblant à un puit sans fond n'avaient jamais été aussi froids.
Un ancien vampire ne devait jamais oh grand jamais être pris à la légère, surtout si ce n'était qu'un apprenti ne contrôlant ni son pouvoir ni ses émotions. Mais les quatre autres occupants de la pièce étaient bien incapables de comprendre ce qui leurs arrivait, même Rémus qui finalement ne pouvait détecter que les vampires de rangs mineurs.
En attendant, Harry avait peur. Se sentant totalement dépassé par des pouvoirs dont il ignorait jusqu'à l'existence, il essayait tant bien que mal de reprendre le contrôle mais c'était inutile. Les membres de l'ordre se précipitaient vers la porte, baguettes en mains et près à combattre une attaque de mangemorts imaginaire. Il eut à peine le temps de s'apercevoir qu'ils arboraient tout d'un coup un regard complètement vide, qu'il sombrait déjà dans l'inconscience.
Personne ne vit l'ombre bleue nuit qui le rattrapa avant qu'il ne s'écroule sur le sol. Personne puisque tous étaient tombés dans les bras de Morphée qui les accueillit bien volontiers faisant sombrer la belle ville dans un silence profond.
Black out total ! Fin de transmission ! Trou noir ! Cerveau en compote (oui, oui, moi aussi je suis folle. Après tout j'écris cette fic, faut bien être un peu cinglée pour ça, non ?) !
& & & & &
Le jeune vampire se réveillait au moment où Salazar passait la porte un sourire phénoménal et encore jamais vu, plaqué sur le visage. Pour une fois que son fils faisait quelque chose d'utile, franchement, il n'allait quand même pas tirer la gueule ? Fils qui se cachait sous les couvertures en tremblant de peur.
Le fondateur soupira pour la trente-six millième fois de la semaine. Il comprenait que le plus jeune puisse être effrayé en découvrant un peu mieux ses pouvoirs, mais de là à se jeter sous les couvertures, il y avait des limites. Qu'est-ce que ça allait donner lorsqu'il lui apprendrait à maîtriser les éléments ? De plus, ce bout de tissu n'allait certainement pas freiner à lui seul la maturation de son pouvoir.
Il décida de calmer son protégé en lui parlant « gentiment ». Enfin de son point de vue ce n'était bien sûr que par pur intérêt. Il lui cédait bien assez de choses comme ça pour en plus se préoccuper de son état de stress. Quant au fait qu'il l'avait rattrapé en plein vol, ce n'était bien évidement que pour ne pas avoir à laver le sol plus tard.
« Ah ! Tu es réveillé. Je dois dire que ta prestation de tout à l'heure m'a mis de très bonne humeur et fait encore des merveilles.
Voyant que son protégé ne comprenait pas, l'immortel entreprit exceptionnellement de lui fournir quelques explications, preuve irréfutable qu'il était réellement sorti de sa crise on a détruit mon déjeuné, donc tout va mal et gare à celui ou celle qui m'approche.
-Tu t'es légèrement, mais alors très légèrement, énervé. Ton pouvoir sur la volonté des gens s'est donc réveillé. Ne fais pas cette tête idiot, ça veut juste dire que les membres de l'ordre du piaf flambé sont partis en étant persuadés que tu avais raison même si la moitié d'entre eux ne savent toujours pas pourquoi.
-Mais Dumbledore va se douter de quelque chose…
-Oh ! Tu commences à cogiter quelque peu ! C'est bien, dit-il très gentiment. En fait, j'ai modifié leur mémoire lorsqu'ils sont partis pour éviter qu'ils ne fassent des cauchemars remplis de canines (ben voyons, on y croit tous) et j'ai renvoyé une nouvelle lettre à Bubus dans laquelle tu le supplie de te laisser ici car cela va de mieux en mieux avec ta chère famille et que tu veux enfin profiter d'un tel bonheur. Ne fait pas cette tête, s'il te plait. Il ne pourra pas te refuser cela. Le pauvre petit orphelin retrouvant sa famille aimante avant de crever comme un chien. C'esti pas megnon tout plein ? Et puis je lui ai rappelé de manière très anodine que tu étais plus en sécurité, oui moi aussi j'ai trouvé ça drôle, dans cette maison plutôt qu'ailleurs.
Le griffondor riait jaune sachant qu'il n'avait jamais reconnu cette maison comme la sienne. Les barrières ne marchaient donc pas, mais personne ne s'en était aperçu ou même soucié.
Enfin, il devait bien admettre qu'il était heureux que son mentor se charge de tout ça. C'était stupide, mais il avait l'impression que quelqu'un prenait enfin soin de lui. Ce qui était ridicule puisqu'il savait que Salazar Serpentard ne s'intéressait qu'à lui-même.
-Et pourquoi tout est sombre ?
-Oh ce n'est rien, juste sur une quinzaine de kilomètres. J'ai fait passer ça sur le compte d'une panne générale. Un charmant ami à moi a bien voulu m'aider…
Ce truc a des amis ? Il ne l'a pas plutôt mangé ?
…et donc tout ce bazar est passé inaperçu aux yeux du ministère. Mais il faudrait quand même que tu apprennes à te contrôler. Certes les vampires ont la possibilité de voir n'importe quand, mais faire exploser toute les lignes électriques aux alentours pour une simple histoire de tentative d'enlèvement est quelque peu exagéré, d'ailleurs je ne vois aucun rapport entre les deux. Il faudra que tu m'expliques. Bien maintenant habille-toi, on sort s'entrainer. »
& & & & &
Quelques jours après ce léger « incident », une nouvelle catastrophique pour certains et merveilleuse pour d'autres ébranla le monde sorcier.
Celle-ci venait de la gazette qui, bien évidemment, était un tissu d'âneries finies. Le survivant savait pourtant que c'était la stricte vérité et ne pu empêcher une crise de rire monumentale d'arriver. Une justice existait réellement dans ce monde, bien qu'aucun être vivant pourvu de la moindre parcelle d'intelligence n'aurait eu l'idée de la mettre sous les traits d'une midinette blonde en robe rose prêt(e) à buter quiconque l'énervait.
Harry se reprit très vite. Non pas qu'il avait peur, si son mentor avait voulu le tuer à chaque fois qu'il pensait quelque chose du même genre il l'aurait fait depuis bien longtemps ou ne l'aurait tout simplement pas « sauvé ». Non, non, non. C'était simplement que Salazar n'avait pas toujours la robe rose qui l'avait tant marqué. Aujourd'hui, elle était beige. Il reprit sa lecture sur le canapé, plus détendu.
Lucius Malfoy interné à Sainte Mangouste pour troubles psychologiques.
Aujourd'hui est un jour de deuil pour la communauté sorcière. Lucius Malfoy, éminent sang pur récemment innocenté dans l'affaire de l'attaque du ministère par des mangemorts, est sujet à une dépression post-ruinite aiguë.
Le pauvre homme se trouve actuellement dans le secteur des traumatisés graves, suite à l'annonce de sa récente pauvreté.
En effet, la famille Malfoy est depuis peu complètement ruinée.
Lucius Malfoy a bien essayé de porter plainte, mais les Gobelins affirment qu'il a lui-même vider la totalité de son coffre et qu'il n'avait qu'à faire plus attention à ses affaires. Peut-être devrait-il consulter non pas un psychomage, mais un medicomage spécialisé dans l'oubliatine ou la mythomanie involontaire chronique ?
Les biens confisqués pages 3, l'internement du père pages 4 et 5, les réactions des proches page 6…
Le reportage de Skeeter sur les déboires de la famille Malfoy continuait ainsi sur plusieurs pages et l'hilarité du vampire durait tout autant. Il avait presque pitié de ces pauvres gens qui ne pourraient même plus payer leurs pots de gomina. A la pensée d'un Draco Malfoy avec ses cheveux en bataille, son fou rire redoubla.
« Puis-je savoir ce qui te met dans un tel état ? Tu ressembles à une hyène hystérique ou peut-être à un singe complètement ivre.
-Parce que tu as déjà vu des singes bourrés toi ? Répondit effrontément l'élève.
Le fondateur eut un geste fort déplacé pour son rang, montrant très clairement son agacement. Il daigna hausser un sourcil.
C'est que le gamin devenait énervant lorsqu'il s'y mettait. Quelle idée de lui avoir ouvert les yeux ? Il n'en était que plus prise de tête. On était loin du jeune homme timide, peu sûr de lui et persuadé d'être la cause de tous les malheurs du monde d'il y avait quelques semaines seulement.
-Ce n'est rien Salazar. Je T'ADOORRREEEE !!!
-Pitié, tout mais pas ça. Debout ! Nous allons t'acheter tes fournitures pour Poudlard, ça t'éviteras de dire des âneries plus grosses que toi. Et emmène Hell avec toi, je vais chercher Saya si j'arrive à l'extirper du plat dans lequel elle a élu domicile.
Une envie subite ayant pris possession de ce pauvre immortel « sans » défenses, il ne put s'empêcher d'ajouter avec un GRAND (gigantesquissime) sourire.
-Et ne mets pas de pyjama ! »
& & & & &
Ils étaient arrivés sur le chemin de traverse trois heures plus tôt pour effectuer tous leurs achats, même si une heure avait suffit pour les livres, plumes et autres.
La deuxième avait été accaparée par un petit vampire en pleine admiration devant sa nouvelle collection automne-hiver et la troisième par un terrible Serpentard qui osait le trainer chez l'apothicaire. Salazar voulait apprendre à son nouveau fils ce qui faisait son bonheur et le malheur de son « bébé », les potions.
En sortant, ils furent bousculés par une puce version agrandie qui, en y regardant de plus près, n'était autre qu'un ancien vampire comme eux.
Harry pensait que comme tout bon sang pur qui se respecte, ce dernier serait d'un ennui sans limite. Grave erreur.
« ROH ! Mais c'esti pas mon piti SAZAR ?
-Cesse de nous briser les tympans Lucas et vas voir ailleurs si j'y suis, six pieds sous terre par exemple, lui répondit l'illustre fondateur tout à coup bien grincheux et méfiant. Lucas était réputé pour ses massacres en pleine rue et ses cibles préférées avaient moins de vingt ans.
-Allons j'ai pleins de choses à te dire et je suis venu exprès. Accueille-moi donc comme il se doit.
-Hors de question stupide parasite. La seule chose que tu mérites c'est un avada ! Tu peux repartir immédiatement. Tu nous excuseras mais nous avons des choses à faire, lui répondit le grand blond pressé d'éloigner le jeune Potter de cette créature des plus imprévisibles (mais bien entendu c'était pour éviter d'avoir à nettoyer le sang sur les murs vous dirait-il).
Le survivant s'inquiétait de plus en plus. Il avait déjà vu son père en colère, mais il n'était jamais aussi énervé. Il reprit le cours de la conversation lorsque son cas fut mis sur le tapis.
-Mais enfin, ne sois pas si grognon ! L'ancêtre veut voir Potter. Il organise une cérémonie le 12 octobre rien que pour ça, soyez près, dit Lucas tout en fixant le survivant d'un regard de bête affamée.
Heureusement pour le griffon, son mentor c'était mis entre eux, sinon il n'aurait pas donné cher de sa peau.
-Pour quelqu'un qui a passé les dix mille ans, tu es mal placé pour Le nommé comme ça.
-Seigneur ! Salazar devient GENTIL ? Se mit à hurler le nouveau venu. C'est ton bébé qui t'a changé à ce point ? Misère quel respect de la part du bloc de glace le plus connu de tous les temps. Dis, tu ne serais pas sous imperium ?
-Bien sûr que non sombre idiot…
-Mais dis-moi, ce jeune homme est bien ton fils ? Son grand frère va en faire une attaque à la rentrée.
-Tu m'écoutes ? Râla le fondateur en sachant pertinemment que la réponse était négative.
-Bon, je m'en vais ! Salut !
Et avant qu'un des deux plus jeunes ne puissent faire quoi que ce soit, Lucas embrassa le griffondor sur le front avant de se volatiliser, certain qu'il le reverrait et que Monsieur l'égoïste ne serait pas toujours à ses côtés.
-Euh ! Il est spécial, fit le plus jeune, mal à l'aise. Pourquoi vous ne vous entendez pas ?
Le serpentard regardait son protégé depuis dix minutes, lorsqu'il estima que cette phrase anodine n'était en rien une insulte et qu'il pouvait lui répondre sans l'égorger.
-Cette chose s'est introduite dans Poudlard il y a très longtemps et m'a volé plusieurs formules avant de se faire passer pour leur créateur, fit-il en omettant volontairement de parler des meurtres de ses pauvres étudiants de première année.
-Quoi ! Alors, il en a retiré tous les bénéfices ?
-Non, personne ne l'a cru. Mais cet abruti a vidé mon pot de Nutella.
Harry resta choqué quelques minutes… non mais ce type est débile ?... avant de comprendre que le vampire se moquait encore de lui et ne lui donnerait aucune réponse valable... il déteste le chocolat. Mais il en a pas marre de se foutre de ma gueule à longueur de journées ?
Apparemment non puisque celui-ci repris de plus belle.
-Allons ! Allons ! Moustique, tu sais très bien que je t'aime beaucoup. En fait non, je ne t'aime pas (voilà où mène l'auto-persuasion). Mais qu'importe tant qu'on se met d'accord et qu'on a le même but !
-Quel but ? Demanda Celui-Qui-A-Survécu sans faire attention au pincement au cœur qu'il ressentait en entendant cela, son père n'avait pas de cœur. »
Sans tenir compte des questions de son protégé, Salazar continuait à marcher. Plongé dans ses pensés, il se demandait comment le plus jeune allait s'en sortir durant la réunion des anciens vampires et surtout s'il n'allait pas encore créer une catastrophe ou même se faire attaquer. Il ne se doutait nullement que l'apprenti se demandait la même chose, bien qu'il n'en comprenait pas la moitié des enjeux.
& & & & &
Les deux immortels venaient d'entrer dans la boutique d'Ollivander pour changer la baguette de « l'élu », lorsque celui-ci se figea d'horreur. Hermione Granger et Ronald Weasley s'y trouvaient déjà et le rouquin se faisait copieusement égueuler pour avoir encore brisé sa baguette magique.
« Allons, allons, jeunes gens ça suffit ! Calmez-vous fit le vendeur exaspéré. Puisque vous ne semblez pas pressés d'acheter cette nouvelle baguette, laissez donc passer ces personnes avant vous.
Ron eut l'air outré qu'on ose passer devant lui, mais son amie accepta immédiatement en voyant le beau brun en face d'elle.
Le vampire leva les yeux d'un air désespéré. Ce que l'empathie pouvait parfois l'énerver. Il aurait préféré ignorer ça. Un Ron jaloux de son « ami » qu'il ne reconnaissait même pas parce la brunette lui faisait les yeux doux. Misère, si ils savaient à quel point il les trouvait ridicules.
-Merci, ce serait très gentil de votre part. Nous avons autre chose à faire que de nous occuper des gamineries de ses microbes, fit le plus âgé.
Bizarrement, les deux semblaient tout d'un coup d'accord sur le fait que les nouveaux arrivants n'étaient pas si gentils que ça. Pourtant, ils auraient du le remercier. Son fils avait déjà pulvérisé les vitres en s'apercevant que les deux griffons ignoraient son identité.
-Bien venez ici et essayez celle-ci je vous pris.
Ollivander donnait l'impression de vouloir noyer Harry sous une montagne de boîtes. Et comme lors de sa première année, aucune des baguettes ne fit l'affaire. Après être parti dans la réserve trois minutes, le vieil homme tendit une tige noire qui ressemblait fort peu à une baguette. Un certain rouquin ne s'empêcha pas le moins du monde de s'en moquer.
-28 cm, en bois d'ébène, avec des fils d'argent et d'or sur toute la longueur, billes de cristal à l'intérieur, ainsi qu'un élément plus que rare, le sang d'un dragon des glaces. C'est la plus belle de mes œuvres et la plus dangereuse pour les duels.
A peine eu-t-il attrapé celle-ci et pensé au dragon, qu'un vent froid vint frigorifier les occupants de la petite boutique. Plus personne n'osait rire.
-Et bien Mr Potter, reprit le fabricant. Il semblerait que Dumbledore ait eu tord de me demander de vous donner l'ancienne baguette. Celle-ci vous convient bien mieux et vous permettra d'utiliser vous capacités à leurs maximum, ceci n'ayant rien à voir avec votre nouvelle condition.
-QQUUUOOOOIIIII !!!!!!
Les vampires et le propriétaire des lieux ne se retournèrent aucunement vers les deux braillards, trop occupés à admirer l'ouvrage qui aurait du revenir au jeune Potter bien plus tôt. Le vieux citronné avait décidément des idées complètement foireuses.
-HARRYYY ! C'est toi ?
-Non, non Hermione, c'est Salazar Serpentard en personne, répondit l'étudiant moqueur.
Sans se soucier du sourire mauvais du grand blond qui s'amusait des bêtises de son enfant, la brune hurlait presque de colère.
-Mais enfin qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu es fou ? C'est dangereux ! Rentre immédiatement chez toi, tu es en danger ici et tu le sais très bien. Si Tu-Sais-Qui te retrouve…
-Et bien quoi ? Tu penses qu'il va me tuer ? Vous perdrez donc votre gentil petit saint-Potter-sauveur-de-ces-dames ? Zut, plus d'arme et plus de chaire à canon à disposition, comme c'est bête.
Furieux le rouquin vint aider son amie. En attrapant le brun pour le retourner, il ne s'attendait certainement pas à se retrouver face à deux yeux verts striés de noirs aussi froids ou un visage aussi changé.
-Comment peux-tu parler ainsi à Mione ? Elle s'inquiète pour toi…
-S'inquiéter pour moi ? Laisse-moi rire. Si c'était le cas, vous m'auriez au moins écrit. Et des amis pas fichus de se souvenir du survivant enfermé dans une chambre ou de le reconnaître, je m'en passe. Entre ta jalousie maladive et son arrogance, je ne sais pas ce qui est le plus désagréable.
-Harry, dit la brunette au bord des larmes. Comment peux-tu ? Tu es horrible. Je sais que la mort de Sirius t'a choqué, mais ce n'est pas une raison pour passer tes nerfs sur nous. Et Dumbledore se fait du souci lui aussi. Tu trahi sa confiance en sortant comme ça…
-Si vous ne voulez rien comprendre libre à vous, mais je n'ai pas l'intention de jouer les faire-valoir plus longtemps. On s'en va ?
Salazar se dit qu'il était temps d'y aller, en effet. Il paya le veil homme et les deux s'en allèrent bien trop vite pour qu'on les suive.
Le soir même, le griffondor recevait une montagne de beuglantes (Dumbledore, Remus, Molly…). Il était donc assigné à résidence jusqu'à la rentrée, où un cortège de sorciers viendraient le chercher pour la gare de Londres.
& & & & &
Bien vite, la rentrée était arrivée et si cela marquait la fin des terribles entrainements de Salazar auxquels avaient été ajoutés les monstrueux cours de potions, cela marquait aussi la fin des vacances d'Harry.
Il allait devoir retourner à Poudlard loin du fondateur et contrôler ses moindres faits et gestes pour ne pas être repéré. Et, surtout, il ignorait comment il devrait réagir avec les autres occupants du château, sans la protection de l'ancien.
Bien que celui-ci lui ait affirmé qu'ils se reverraient très vite « tu vas manger comment triple-buse ? », il ne pouvait s'empêcher d'être anxieux. Aujourd'hui, il ne contrôlait que sa force physique et ignorait encore ce qu'il pouvait faire avec ses nouveaux pouvoirs.
Le voyage en train avait était des plus étranges. C'était bien la première fois qu'il restait dans un compartiment sans la présence des derniers membres du trio d'or. Mais ceux-ci refusaient de le voir tant qu'il ne s'excuserait pas.
N'ayant absolument rien à se reprocher, Harry les avait, pour la première fois de sa vie, envoyés balader. Il avait légèrement l'impression de se retrouver en maternelle et cette affirmation déplaisait quelque peu à miss-je-sais-tout. Comme les deux griffons attendaient un premier geste de sa part qui ne risquait pas d'arriver, il était simplement parti vers le fond du train pour avoir la paix.
Il avait envoyé balader la dernière Weasley au passage et failli éclater de rire devant Draco Malfoy sans gel. Mais son regard plus que changé et l'absence des deux gorilles Crabbe et Goyle l'en avait dissuadé. Peut-être serait-il supportable cette année ?
Le sixième année avait donc passé la fin du voyage avec Neville Londubat et Luna Lovegood dont les plus grandes qualités étaient qu'ils n'étaient pas chiants et se foutaient du « survivant ».
& & & & &
« Au fait c'est qui le nouveau prof ? Dit Neville en arrivant dans la grande salle, d'un air innocent sans se douter du cataclysme qu'il allait provoquer.
En entendant cela, Harry s'était tourné pour observer la table des professeurs.
-Ce détraqué n'a pas osé ?!!! »
Cette chose blonde dans un costume noir impeccable ne pouvait être le truc cynique en robe avec qui il avait passé les deux derniers mois ?!
Bah si ! Celui-ci était assis à la table des professeurs et discutait JOYEUSEMENT avec le maître des cachots, dieu tout puissant du traumatisme d'élèves effrayés et fada des pics cinglantes, j'ai nommé Severus-la-chauve-souris.
Les deux hommes babillaient ensembles sur l'utilité d'une potion d'écartèlement instantané dans les méthodes de torture du douzième siècle. Charmant et très instructif pour l'effrayant pot d'huile sur pattes qu'était le roi des mixtures.
Mon dieu, deux monstres dans la même pièce, Harry était persuadé qu'il n'y survivrait pas. Le discours du vieux glucosé barbu commença. Non ! Rectification faite, il y en avait trois. Trois joyeux cinglés dont les deux plus dangereux s'entendaient trop bien pour de simples inconnus.
Foi de POTTER-membre-du-trio-d'or-en-voie-d'extinction, Harry allait mener l'enquête pour en trouver la raison. Mais comme à chaque fois qu'il se mêlait de se qui ne le regardait pas, il finirait bien par s'en mordre les doigts.
&
&&&
&
Fin du chapitre.
Question bête. Quel est le personnage que vous préférez dans cette histoire ? Et celui qui vous horripile le plus ?
Autre question : J'ai deux scénarios possibles, soit le petit Ryry devient un vrai diable et envoie bouler tous ceux qui d'après lui l'ont trahi (sans devenir méchant, juste moins neuneu), soit il essaie de faire réfléchir les autres (très durs pour eux et pas pour tout de suite) pour qu'ils ne le traitent plus comme un petit soldat bien docile. Qu'est-ce que vous préférez ?
A bientôt !
