De Sang Froid

Disclaimer : Est-ce que j'ai des millions sur mon compte en banque ? Vous savez pas ? Bah moi si, donc non, je n'ai pas des millions sur mon compte en banque (même si ça me gênerait pas). En toute logique, les personnages mis en scène ne sont pas à moi. Mais si on me les offrait, je dirais pas non. En revanche, Joshua, Adès, Yann, Syorah et Nathaniel sont à Moua. (Qui d'autre aurait pu les inventer, de toute manière xD )

Rating : Bah toujours rien de spécial à signaler, en toute logique. Mais si vous aimez pas trop le sadisme, c'est pas pour vous (on me dit toujours que je suis sadique, et que mes fics me ressemblent, conclusion…)

Genre : N'à moi. Gros bordel, UA, Humour vaseux, mystère douteux. Du glauque aussi…Attation, risque de slash, mais bon, ça sera pas pour tout de suite

Résumé : Et si Vernon Dursley avait abandonné son neveu à l'âge de six ans dans une rue glauque de Londres ? Et si un vampire pour le moins singulier, car tueur à gage, tombait sur un petit garçon amnésique et le ramasse avec pour intention première d'en faire son dîner, mais finalement le prend sous son aile ? Et si, plusieurs années plus tard, un homme parvenait à tuer les sorciers les mieux protégés et se faisait traquer ? Et bah ça nous emmène dans les quartiers peu fréquentables et inconnus de Londres, avec un mystère et des emmerdes en plus sur les bras.

Note d'Auteur : Alors voilà, après je sais pas combien de temps d'attente, beaucoup, je sais, et j'en suis désolée, voilà ce nouveau chapitre. Et je peux vous dire qu'il m'a fait chier. Et pour les réponses aux reviews, je crois que c'est un peu vaseux, alors si y'en a qu'ont eu deux réponses, ou pas du tout, pardon xD. Parce que je me souviens pas trop de si j'ai répondu ou pas… En tout cas, merci à Kei.Otaru, à Elise, à Nicoco49, à Khisanth-91, à Jully Reed, à Adenoide, à Trunkya (Ah ! Enfin ;p), à 666Naku, à Marie, à Rim999, à Luke S. (tiens, je t'avais zoubliée ! et là, tu vas être contente : que daaaalle), à Nyora, à Cici8250, à Eeva, à Sargis Drake (gentil, pas bougeeer, pas tapeeer), à Ptiteetoile, à Ashura-Shiva (j'aime bien ton nom !), à wilam, à Rini, et à Eni. Waaaaaw, je suis contente ! ça fait du monde Et encore désolée. Je ferais tout ce que je peux pour publier avant de partir en vacances xD

Chapitre 3 : Mais pourquoiiii ?

Draco observait le brun, pour voir quelle serait sa réaction. Et il était sur ses gardes, ne tenant que moyennement à se faire surprendre – ce qui était arrivé récemment bien trop de fois à son goût. Et il en profitait pour détailler le jeune homme, maintenant qu'il pouvait le voir en pleine lumière : en fait, il était assez petit – bon, c'était pas un nain non plus, et il devait bien gagner sept centimètres avec ses chaussures –, mais bien proportionné, pas comme celui qui avait trahi les Potter, qui était petit, gros et moche. Il était fin, mais musclé – juste ce qu'il fallait pour sa stature. Et ses cheveux étaient… définitivement longs. Très longs… S'il se battait souvent – et au vue de son environnement, ça devait être le cas –, Draco se demandait comment il s'arrangeait pour ne pas qu'ils le dérangent… Il semblait également que William avait essayé de les attacher. Tout résidait dans le « essayer », justement, parce que, franchement, ça ressemblait à rien. Un blasphème pour lui qui mettait à tout moment un point d'honneur à avoir une coiffure ir-ré-pro-cha-ble, ce qui lui prenait beaucouuuup de temps – et qui lui amenait moult et moult sarcasmes, vous vous rendez compte ? – car il était dans le genre perfectionniste. Enfin, il devait cependant avouer que ça collait bien au style… à l' « arrache » du tueur en série.

Maintenant qu'il pouvait voir distinctement ses oreilles – sans commentaires –, il put remarquer plein, plein de boucles dessus. Beaucoup, vraiment. On pouvait même voir que le jeune homme semblait beaucoup aimer ce genre de chose, car il était allé jusqu'à se faire percer l'arcade sourcilière droite… La gauche, elle, montrait une étrange cicatrice. Son visage était quant à lui… et bien assez peu viril : il avait tout d'un androgyne, le corps comme le visage. Ses cheveux longs n'aidait pas à rendre le tout plus masculin. Après tout, ce n'était peut être pas l'effet recherché…

Et le fameux collier qu'il portait représentait en fait des serpents enroulés autour d'un symbole bizarre – il aurait bien dit une rune, mais il les avait étudié et ça ne correspondait en aucun cas à rien qu'il connaisse. Et il connaissait tout de ça, ne vous faite pas de fausses idées. Oui, oui, il était très modeste aussi. Un Malfoy, quoi.

Draco sortit de ses pensées Ô combien passionnante – il avait toujours eu cette manie de détailler les gens qu'il croisait et d'en faire un examen approfondi – quand la belette annonça, avec son tact légendaire :

« Vous avez tué deux personnes hautement hiérarchisées du gouvernement sorcier. Vous devez nous accompagner pour vous faire interroger. »

Le visage du moldu plus si moldu que ça resta de marbre. En fait, c'était le cas de le dire, car il avait le teint pale, donc l'effet était total (En plus, avec son manque de virilité, on pourrait presque penser à une poupée de porcelaine. Héhé, Draco se disait que si le principal intéressé avait vent de ce qu'il était en train de penser, il s'en prendrait une.). Il ne fit que hausser un sourcil, exactement comme Draco le faisait parfois. Ciel.

Un des vampires derrière lui, celui que Severus avait réussi à contacter, Jonas, ou il ne savait trop quoi et il s'en foutait, soupira fortement et sembla blasé. Quelque chose lui disait que les pensées qu'il avait à ce moment était assez dévalorisantes envers eux. Merlin, il ne fallait pas les caser tous dans la même catégorie que la belette. C'était offensant, vraiment.

Le chauve était, d'après ce qu'il pouvait voir, amusé, par seul lui savait quoi. Et l'encapuchonné… et bien, on ne pouvait pas vraiment dire quels étaient ses sentiments du moment, et pour cause, il n'avait toujours pas découvert son visage. Bizarre.

« Ah non, désolé, mais ça me dit pas des masses. J'ai jamais beaucoup aimé les Ministères. Puis c'est la faute du type aux cheveux gras. » A ces mots, Sirius sortit de son apathie et observa le jeune homme avec intérêt. Il était amusant. Toute personne qui faisait chier Severus Snape était amusante, en fait. Quant à la personne concernée, elle se renfrogna, et parut vaguement, mais alors très vaguement offensée. Petit con. « Il a voulu se débarrasser du blondinet snobinard, ce que je conçois parfaitement, et je n'ai fait que lui donner un coup de main. En même temps, je le comprends, j'ai jamais pu encadrer les aristos dans ce genre. De là à savoir que je ne l'ai pas fait de manière bénévole, il n'y a qu'un pas… »

Tous les vampires non concernés étaient retournés à leurs activités précédentes. Si ces trois humains parlaient avec le boss et les trois autres, ils étaient pas prêt à pouvoir être consommés. Ils devraient donc trouver leur bouffe ailleurs. Merde.

« Vous avez éliminé deux sorciers membres du Ministère de la Magie (« Et ? C'est tous des cons ! »). Vous devez passer un interrogatoire, pour pouvoir déterminer votre condamnation. Albus Dumbledore aimerait également s'entretenir avec vous. »

Draco se retint de souffler bruyamment, mais c'était tout juste. Y'avait pas idée d'être aussi débile, honnêtement. C'est sur que dire ça ôtera toute résistance au tueur à gage. C'est ça, compte là-dessus et va rôtir en Enfer. Abruti. Vu la tête que son parrain tirait, il en était venu à la même conclusion que lui : ils engageaient vraiment n'importe qui au Ministère. Le gars avait peut être raison, c'étaient tous des cons.

« Sans façons, merci. Ça y est, c'est imprimé ou je vous le répète en japonais ? »

Les sorciers sortirent leur baguette : Draco et Severus par mesure de précaution, Sirius parce qu'il s'ennuyait un peu – et aussi parce qu'il s'était dit que rester sans défense au milieu de beaucoup beaucoup de vampires, c'était pas vraiment le top – et Ron parce qu'il voulait foutre la pâtée à cet emmerdeur qui contestait son autorité.

William soupira et secoua la tête. Tssss, comme s'ils avaient une quelconque chance, franchement. Alors qu'il s'apprêtait à les calmer à sa manière – pas la plus calme qui soit – il se figea avant de s'écrouler. Ah, il y avait comme qui dirait un léger problème. Les sorciers, bien sur ne savaient bien évidemment ce qu'il s'était passé (« Il a eut une crise cardiaque ? » « Arrête de raconter des conneries, Weasley. »), mais Joshua, comme Adès, si.

« Hum… Nathaniel, tu nous fait quoi là, au juste ?

-Je l'immobilise.

-Naaaaan, j'avais pas remarqué…

-Avec toi, on sait jamais…

-Je sais pas comment je dois le prendre… Donc ? Allez, explique toi !

-Oui, oui, deux minutes, on est pas pressé. » Il ne reçut que quelques regards sceptiques. « Bon, peut être un peu, oui. Bon, William doit voir Dumbledore. Non, pose pas de questions, c'est pas la peine, c'est comme ça et puis c'est tout. De toute manière, je dois parler au vieux débris, alors comme ça on fait d'une pierre deux coups. Je sais que le môme va avoir un rôle dans cette guerre humaine.

-Comme tu l'as dit, c'est une guerre humaine. Je vois pas ce qu'il vient faire là dedans.

-… C'est toujours un humain, tu te souviens ?

-Ah oui, c'est vrai…

-…

-Donc ?

-Fais moi confiance, bon sang ! C'est pas comme si j'allais faire quelque chose qui puisse lui nuire ! …

-…

-Oh, pitié, octroie moi un peu plus de crédibilité que ça, Joshua. »

Il ne put qu'abdiquer, toutefois peu convaincu. Il sentait que tout ceci allait devenir diablement épuisant dans les semaines à venir. Et il ne pouvait rien faire, que ce soit pour la situation ou contre Nathaniel. Il ne pouvait que laisser couler. Zut alors.

Nathaniel, en voyant Joshua finalement se soumettre (sans sous entendu vaseux, merci !), soupira : en voilà un de convaincu, restait plus que le principal concerné. Observant le jeune homme à ses pieds, il soupira – encore.

« Il va me tuer… »

Joshua, qui n'aimait que peu se faire moucher, retrouva sa bonne humeur. C'était le moins qu'on puisse dire : le jeune allait être tout simplement furieux. Aaaaaaaah, ce qu'il ne donnerait pas pour être présent à ce moment là – à distance raisonnable, tout de même, il ne tenait pas à ce que les foudres de son frère d'esprit tordu lui tombe dessus, mine de rien. Adès, qui jusque là n'avait pas ouvert la bouche et qui suivait l'échange, amusé, marmonna finalement quelque chose comme « Le grand sage a parlé… », s'attirant le regard noir de Nathaniel. Tssss, toujours là pour enfoncer le clou, vous pensez bien. Faux frères.

« Il devra également se rendre au Ministère, intervint le roux. Il y tenait, à son interrogatoire.

-Pas question, répliquèrent les trois vampires. Si même Adès s'y mettait…

-Mais… »

Le rouquin cessa vite de parlementer devant la foule de regards menaçant portés sur sa petite personne.

« Allez à Poudlard, je vous rejoins là bas. »

Les sorciers, à qui était adressée cette directive, ne bougèrent pas d'un pouce.

« Bon, vous bougez oui ?! »

Ils finirent cependant pas s'exécuter de mauvaise grâce. Ils avaient quand même la raison de toute la merde de ces derniers temps sous la main, et voilà qu'on leur demandait « gentiment » de partir sans rapporter l'objet. Ça avait de quoi décourager et foutre en rogne, honnêtement.

Une fois les humains – enfin – partis, Adès et Joshua refocalisèrent leur attention sur Nathaniel.

« Nan, me regardez pas comme çaaaaaaa, vous savez que ça me met mal à l'aise… » Mais visiblement, les deux vampires n'étaient pas au courant de cet état de fait et prirent une expression diabolique à souhait. « Boulette…

-Héhé.

-Donc, arrêtez. Nan, mais vraiment, sinon je devrais sévir. Voilà, c'est bien.

-Alors ?

-Trop compliqué, je vous expliquerais plus tard. Je pensais, que peut être, j'arriverais avant tout ça, mais c'était sans compter sur cet emmerdeur que certains appellent Destin. Je vous jure que si un jour, je lui met la main dessus, je lui fous mon pied au cul.

-Mais comment tu peux savoir ça ?

-Tu oublies qui je suis, Joshua.

-Justement, non. Il est bien là le problème…

-…Tssss. Dans ce cas, tu oublies de qui je suis entouré.

-Ah.

-Oui, ah. Bon, je vais y aller, parce que si Liam se réveille maintenant, j'aurais risqué ma non-vie pour rien. Bye bye ! »

Il prit le corps mou du jeune homme dans ses bras, se faisait la réflexion qu'il faudrait qu'il mange un peu plus souvent et/ou régulièrement, car il était un peu trop léger, et transplana en direction de l'école. Une école, genre, une école de dingues, oui… Du fait de son statut de vampire et de certaines de ses connaissances – parfois extorquées de manières douteuses à but frauduleux – il avait la capacité de transplaner dans l'école. Oui, oui, il y avait des barrières anti-transplanage et tout et tout, mais il allait pas non plus faire un débat sur le « pourquoi du comment il faisait jamais rien comme tout le monde ». Tiens, un point commun avec William… Question d'âge et d'amitiés particulières en tout cas…

Enfin, quoiqu'il en soit, il préférait ne pas transplaner dans l'école mais devant. Déjà que les sorciers n'appréciaient que très, très modérément les vampires, si en plus il leur foutait en l'air toutes les affirmations dont ils étaient persuadés, bref, s'il transplannait devant leur nez alors qu'il n'était pas censé pouvoir le faire, ça allait encore apporter des merdes pas possibles supplémentaires. Plutôt que de se retrouver avec une ribambelle de baguettes pointées sur lui accompagnée de « oh par Merlin, vous êtes une créatures des Enfers, vous voulez tous nous tuer ! » et se prendre quelques sorts en pleine poire, il préférait encore marcher cinq minutes, merci bien.

Après avoir déterminer approximativement l'heure grâce au ciel – naaaaaaan, il n'avait pas regardé le soleil, mais la lune. Souvenez vous : vampire + soleil catastrophe – il se dit que vu l'heure très, très matinale, peut être, qu'avec un minimum de chance, il ne croiserait personne dans les couloirs. Mais visiblement, la chance, elle était comme le Destin, elle n'en avait rien à cirer du pauvre Nathaniel, car sitôt qu'il posa l'ombre de l'un de ses doigts de pieds dans le parc, il se trouva en face de deux jeunes gens, pile poil sur son chemin, forcément, sinon, c'est pas drôôôôôôôôle. Elèves qui d'ailleurs le regardaient fort curieusement – c'était pas tous les jours que l'on voyait un gars complètement enveloppé dans sa cape avec quelqu'un d'autre dans les bras.

« On vous a jamais appris que dévisager les gens, c'était malpoli ?

-Beeeeen, nan. »

Un des deux élèves, un blond qui semblait appartenir à Serpentard – comme c'est étrange – avait eu le culot de répondre. On pouvait pas dire qu'il manquait d'audace, en tout cas.

« … Ni à être poli envers les personnes qu'on a jamais vu, visiblement. Puis qu'est ce que vous fichez dehors à une heure pareille, pour l'amour de Dieu ?! »

Ciel. Il avait juré. C'était pas là qu'était le problème, mais plutôt dans l'injure elle-même. Oh ironie. Pour une fois, il aurait du se taire. Zut alors. Si quelqu'un venait à l'apprendre… Heureusement qu'un vampire ne rougit pas.

Les deux élèves bougèrent donc, semblant voir le danger où il était, grand bien leur en fasse, mais il ne rentrèrent pas au château, notez le bien, permettant à Nathaniel de passer et de les ignorer – non ! il n'aurait pas pu les contourner, faut pas trop lui en demander non plus. Mais restait que les deux élèves, le Gryffondor et le Serpentard – enfin une alliance entre les maisons, au plus grand désespoir des professeurs – se posaient encore de nombreuses questions sur cet étrange énergumène qui poursuivait son chemin. Le monde faisait des choses bizarres, parfois…

Nathaniel, de son côté, maudissait sa poisse habituelle. Y'avait qu'à lui que ça arrivait ce genre de merdes – et à Joshua. Et histoire d'enfoncer encore un peu plus le clou, il tomba sur autre chose dans les couloirs. Chose qui s'avéra être en fait un concierge, espèce rare et protégée, heureusement en voie de disparition. A croire que ces choses là ne dormaient jamais, ça faisait flipper.

« Qui êtes vous ?

-C'est vraiment la dernière chose que vous voulez savoir. Je dois voir le directeur, donc cassez vous et laissez moi passer.

-Pourquoi ?

-Vous ne voulez pas le savoir. »

Sans perdre plus de temps avec cette chose digne des récits d'horreur les plus trash, le vampire continua son chemin, évitant d'un mouvement vif le concierge qui voulait l'empêcher de passer. Franchement, des fois, les humains faisaient vraiment preuve de crétinerie profonde, c'était vraiment hallucinant.

Il portait toujours le gamin dans ses bras. Pourquoi donc ne lui lançait-il pas un sort de déplacement ? Pour plusieurs raisons : parce qu'il ne désirait pas utiliser plus de magie sur le jeune homme, celui serait bien assez furieux comme ça sans rajouter ça, il avait horreur qu'on lui lance des sorts. Ça tournait au cataclysme dans ces moments là. Ensuite, il était de toute manière dans l'incapacité physiques de le faire, alors bon. En effet, peut importe qui lui envoyait un sort, on ne pourrait pas le toucher. Et il ne savait pas pourquoi. Et ça le chiffonnait.

Il arriva enfin devant une statue pas très très esthétique, mais comme on dit, les goûts et les couleurs, ça se commande pas, ou comment faire fuir toutes personnes non désirée. Mais, bol ou pas, Nathaniel était quelqu'un de très obstiné – bien qu'il le nie tout le temps. Il regarda donc la… chose dans les yeux, et c'est tout naturellement qu'elle se décala, lui libérant le passage. Vous pouvez pas savoir à quel point il était perturbant de regarder une statue dans les yeux, mais alors dans les yeux de celle-ci… Il soupira un bon coup – il avait vraiment l'impression de ne faire que ça en ce moment – avant d'emprunter l'escalier menant chez ce très vénéré Vieux Fou Albus Blabla Dumbledore.

Et il savait déjà que celui-ci savait tout ce qui avait bien pu se passer cette nuit, et également qu'il savait que le vampire était ici. Cet homme était véritablement crispant. Et aussi un manipulateur hors pair – bien que pas autant que lui.

Enfin quoiqu'il en soit, s'il survivait, la crise de colère qu'allait immanquablement piquer William devrait lui éviter toutes questions gênantes et curieuses, qu'il savait foisonnantes.

Arrivé en haut des escaliers – au nom de Merlin, comment ce truc fossilisé pouvait monter autant de marches sans clamser ? – il souffla un bon coup. Etonnant qu'un vampire puisse souffler alors qu'il ne respirait pas. L'heure de son testament avait sonné. Ne vous y fiez pas, ce n'était pas de cette bande de sorciers qui lui filait les pétoches. Plutôt le jeune homme qu'il portait. Ses colères étaient dévastatrices. Restait plus qu'à espérer que l'école ne s'effondre pas. En tout cas, ses fondations en seront ébranlées.

Il se jeta enfin dans la gueule du loup.


Draco et compagnie s'étaient dépêchés de rentrer à l'école. Enfin, dépêcher, il n'avaient pas non plus eu à faire des pieds et des mains pour rentrer vite, un portoloin et hop ! retour au bercail. Car, personnellement, Draco ne savait pas vraiment comment pouvait réagir un vampire agacé, et il ne tenait pas à en faire l'expérience. Il n'était certes pas un froussard, mais un Serpentard, donc pas un Gryffondor qui fait les conneries d'abord, qui réfléchit ensuite, et qui se mord les doigts après, et il ne tenait pas plus que ça à finir en repas pour bêtes féroces, merci bien.

Bon, ok ! Ils n'avaient pas ramené le but de leur visite – et pas que de ça –, pour l'interroger et blabla bla, mais il était quasiment sur que la vampire, l'encapuchonné, Nathaniel, allait vraiment le ramener ici. Puis même si c'était pas le cas, ils avaient une bonne excuse : à quatre contre une centaine de vampire, ils ne pouvaient pas grand-chose.

Ainsi, pendant que son parrain faisait son rapport à l'aide d'insultes très diverses et variées – il n'avait visiblement que peu apprécié qu'un supposé moldu lui file comme ça entre les doigts, à lui, un espion ! – Draco plongea dans ses pensées – comme tous les jeunes de son âge, son esprit avait souvent tendance à s'égarer. Et là, il ne savait pas trop pourquoi, mais il avait l'étrange impression que ces prochains mois seraient très folklo – et mouvementés. Mais dans quelle merde ils s'étaient encore fourrés…

La conversation s'arrêta d'un coup. D'un joyeux brouhaha digne de schtroumpfs de cinq ans hauts comme trois pommes – si Severus l'entendait, il était bien parti pour se prendre deux ou trois Impardonnables – à un silence radio – mais qu'est ce que c'était déjà ? – où on pouvait entendre les mouches voler. C'était assez déstabilisant, comme contraste. Enfin. La cause de ce beau désordre : le vampire venait de faire son apparition – mais comment il était rentré lui ? Certainement pas en disant le mot de passe –. C'était pas trop tôt ! …Bon, certes, il aurait très bien pu ne pas venir, personne n'aurait rien pu y faire, mais les faire attendre relevait d'un manque pur et simple de savoir vivre. Et oui, les habitudes, c'est comme l'éducation, ça mène la vie dure.

Deux yeux très très noirs qui s'étaient fixés sur les deux nouveaux venus finirent par se détourner, au bout d'un temps beaucoup trop long au goût de leur propriétaire. En effet, Severus trouvait ce tableau très – trop – fascinant. Le fameux charme des vampires. Mais il n'allait certes pas s'étendre là-dessus, hein… Mais bon, quelque chose venait casser la partie charmeuse de la scène : le vampire marmonnait. Oui, oui, vous avez bien lu, le vampire marmonnait seul lui sait quoi dans sa barbe inexistante. Et cela sonnait aux oreilles de Severus comme des supplications. Hum, son ouie devait lui jouer des tours. Mais… il n'empêchait que le vampire semblait « nerveux ». Oui, c'était vrai, les mots « nerveux » et « vampires » associés dans une phrase dans ce sens là, c'était assez étrange.

Et histoire de rendre le tout encore moins plausible, le vampire semblait même avoir peur. Snape avait une aptitude certaine à décrypter les émotions chez les personnes qui l'entouraient, statut d'espion oblige – bien que Dumbledore semble hors catégorie –, et le vampire suintait carrément d'appréhension – enfin, selon les termes Snapien, ne l'oublions pas. C'était définitivement pas normal. Car un vampire n'était censé pouvoir ressentir aucune émotion. Enfin, c'était ce que les livres en disaient, car Severus n'avait jamais été confronté à un vampire – même si tous ses élèves étaient persuadés qu'il en était un lui-même – et il n'avait jamais rencontré Dracula, grand bien lui en fasse. Oui, Dracula était un vampire hors norme. Et certains ouvrages pouvaient définitivement être considérés comme un vaste ramassis de conneries – notamment les œuvres de cet empoté de Lockhart. En gros, c'était pas avec ce genre de bouquins qu'il allait être avancé.

Mais bon, si on admettait que les vampires puissent éprouver de quelconques émotions, faire peur à l'un d'eux ne devait pas être à la porté du premier crétin venu, car d'après ce qu'il avait pu lire – et voir – ces bestioles étaient dans le genre surpuissante et presque invincible. Et ça, c'était certainement pas des salades. Diantre.

Le susnommé arrêta son monologue plus si intérieur que ça, le temps de déposer fort peu délicatement – c'était pas un vampire pour rien – son fardeau, qui, malheureusement, ne devrait pas tarder à se réveiller. Il alla ensuite poser son royal postérieur sur la chaise de l'autre côté du bureau, histoire de ne pas être trop près de la furie quand elle émergerait, et ne prêta pas la moindre attention aux sorciers présents dans le bureau, qui devaient se poser moult questions, notamment sur le comment il avait bien pu entrer, par la barbe de Merlin. Il fallut que Weasley l'interroge pour qu'il daigne leur prêter un peu d'attention. Un peu.

« Il faut le réveiller.

-Quoi ? demanda-t-il d'un ton revêche. Il avait pas que ça à faire, d'écouter ce que ces sorciers pouvaient bien avoir à lui dire. Il avait d'autres chats à fouetter.

-Il faut le réanimer.

-Pardon ? »

Face à ce langage de sourds, Malfoy décida de prendre les rênes, car le vampire semblait particulièrement peu coopératif, et les capacités oratoires de Weasley en vadrouille.

« Vous l'avez stupéfixé. Il faut le désensorceler. »

Le vampire eut pour seul réaction de renifler dédaigneusement, et lança un « A vous l'honneur ! » avant de retourner dans son mutisme, dans le but vain de s'attirer les faveurs d'une divinité quelconque – ce qui pouvait prendre un certain temps, car le jour où il se repentira…

Le rouquin, prototype même du Gryffondor pur et dur, avec une patience digne d'un esquimau en excursion dans le Sahara, s'empressa de le faire et envoya donc un sort sur le corps à terre, ne prenant pas la peine de s'interroger sur le « pourquoi donc le grand balèze ne l'a pas fait tout seul ? ».

La seule réaction qui eut lieu lorsque le sort s'apprêtait à toucher le corps fut l'apparition d'une lumière émeraude à l'endroit où aurait du se produire l'impact, et le retour du sort à l'envoyeur – autrement appelé effet boomerang. Le rouquin évita le sort de peu, grâce à des réflexes sortis d'on ne sait où.

Nathaniel, bien que n'ayant pas suivi la scène – il adressait une supplique à Belzébuth, son vieil ami, bien que ce qui était demandé n'était pas dans ses cordes, mais il lui devait une faveur – était tout à fait au courant de son évolution – Nathaniel était comme les profs : il savait toujours tout et n'avait jamais tord, notez le bien – ne prit même pas la peine de regarder les sorciers lorsqu'il fit une remarque des plus pertinentes :

« Et voilà… »

Etonnement, cette déclaration couplée à la posture de l' « homme » laissait fortement à penser à un gamin qui boudait. Bien évidemment, jamais ne lui fera part de cette remarque, à part peut être un suicidaire, ou bien William.

Faisant preuve d'une bonté suprême – ça le perdrait un jour –, Nathaniel éclaira la lanterne des pauvres humains, qui décidemment ne comprenaient pas grand-chose.

« Cherchez pas, c'est juste que rien ne peut l'atteindre – moyens magiques comme moldus. Sa magie le protège de tout ce qu'elle pense néfaste pour William. Et non, ne me demandez ni pourquoi ni comment, j'en sais rien, et lui non plus, ajouta-t-il en désignant la masse toujours au sol.

-…Et vous ? insista Weasley. Bien qu'ici, la question soit judicieuse.

-Je ne suis pas considéré comme néfaste. Ou du moins, ne l'étais pas… »

Et oui, c'était ballot – ou pas de bol, tout dépend du dialecte. Enfin, la confiance, il pouvait se la mettre où il pensait. Merde. Les sorciers, eux, semblaient juger totalement incongru de faire confiance à un vampire.

« Et le sort de pistage que je lui ai lancé ? »

Aaaaaaaaaaaaaah, Severus Snape, ou comment mettre le doigt sur le problème.

« Sa magie le protège, mais rien ne protège sa magie. »

Dumbledore sembla comprendre – en même temps, ne parle pas par énigmes centauriennes qui veut. Les autres… Et baaaah, les autres, déjà que pour le vénéré directeur, ils comprenaient vaguement une fois sur cinq, alors là, il fallait pas trop leur en demander.

« Donc, on ne peut pas lui lancer de sort ? conclut Malfoy.

-…Nan…

-Et on le réveille comment ?

-Ben, on le fait pas.

-Et bah, on est pas arrivé…

-Que nenni. Dans cinq minutes, il est debout, qu'est ce que vous croyez ? »

Nathaniel ne rajouta qu'une chose avant le cataclysme imminent :

« Et d'ailleurs, si j'étais vous, je placerais sur moi mon bouclier le plus puissant. »

Les sorciers, étant ce qu'ils étaient, soit des emmerdeurs invétérés, ou autrement appelé personnes prudentes, étaient pour ne pas prêter crédit à ce conseil, car il venait d'un vampire, et un vampire est tout sauf honnête, mais sachant qu'à force de jouer avec le feu, on finit souvent par s'y brûler les doigts, le firent quand même. Après tout, étant justement un vampire, il n'avait sans doute tout ça dans le simple but de meubler la conversation, et que donc, il avait probablement une bonne raison.

Enfin, tous sauf un, vous pensez bien. Oui, vous avez bien deviné, Weasley ne fit pas attention à ce commentaire. Ça ne faisait que la deuxième fois (si on compte la tentative de réveil) et comme on dit, jamais deux sans trois. Peut être un jour Weasley finirait-il par se servir de ce qui se trouvait entre ses deux oreilles – si tant est que ce ne soit pas que du vent.

Draco, comme Severus, avait bien remarqué que Weasley n'avait posé aucune protection autour de lui. Il s'apprêtait à lui faire une remarque s'y rapportant, quand sa nature profonde se rappela à lui : il était un Serpentard, diantre, il n'allait pas s'abaisser à aider ce crétin de Gryffondor. Il croisa le regard de son parrain et vit dans ses yeux la même lueur que celle que l'on pouvait trouver dans les siens : du sadisme pur et dur. Qui sait, avec un peu de chance, il pourrait rigoler un peu au dépend de cet illustre crétin.

Ils n'eurent pas à attendre longtemps un quelconque phénomène. Au bout de quelques minutes, il y eut comme un tremblement de terre – rien de bien méchant, toutefois, juste de quoi faire flipper un peu tout le monde – et une vague d'énergie et de magie brute les percuta de plein fouet, mettant leur bouclier à rude épreuve. En fait, pour dire la vérité, seul Dumbledore et Nathaniel n'eurent pas grandes séquelles : le premier, n'étant pas considéré comme le plus grand mage de cette ère pour son excentrisme, ne vit que ses cheveux et sa barbe devenir une joyeuse pagaille, et le second, habitué aux sauts d'humeur de notre jeune ami, ne dut faire face qu'à la disparition de sa capuche, qui s'était faite la malle avec la légère brise qui venait d'avoir lieu, dévoilant par là son visage – enfin – et foutant une pagaille monstre dans ses cheveux qui étaient jusque là très bien coiffés. Merde alors.

Les autres… et bien, ils s'étaient laissés convaincre que tenir compagnie aux tapisseries de l'office tout au fond là bas était la meilleure initiative de tous les temps. Encore que pour Malfoy, Snape et Black, la présence de leur bouclier avait quelque peu amoindri le choc. Weasley, quand à lui… il venait encore de perdre quelques neurones pour cause de traumatisme crânien. Etonnant qu'il n'ait pas l'habitude, avec toutes les altercations qu'il avait pu avoir avec Malfoy pendant sa scolarité, et que donc, des contacts rapprochés (avec les murs, avec les murs…) avaient été monnaie courante. Car oui, Ronald Weasley et Draco Malfoy ne pouvait pas se voir, pas même en peinture – non pas qu'ils aient testé. Il était d'ailleurs étonnant qu'ils ne se soient pas encore entre-tués durant le laps de temps qu'avait duré cette traque.

Sans prêter attention aux sorciers qui se relevaient difficilement, quand ils le pouvaient, ni à celui qui l'observait curieusement, William se releva prestement, bien qu'il ait un putain de mal de crâne – y'avait pas idée de jeter les gens par terre comme ça – tout en jurant avec un langage très imagé. Il semblerait qu'il n'avait vu encore personne – sinon, il ne pesterait pas dans le vide…

« Mais bord – »

Il s'arrêta d'un coup. Il venait de se rendre compte d'où il était. Ou plutôt, où il n'était pas. Il remarqua les quatre sorciers au bout là bas, ceux qui étaient venus le faire chier jusque dans la boite d'Adès et qui l'avaient pisté. Bande de cons. Donc, il était en territoire ennemi. Ça, c'était pas bon pour lui… Visiblement, le rouquin là bas – le plus débile de tout le groupe d'après ce qu'il pouvait en dire – avait du mal à se remettre sur pied, et les autres semblaient légèrement mal en point. Le nez du blondinet pissait le sang. Mwahahahahaha, bien fait pour eux. Oui, vous pouvez le voir, William pouvait également prétendre au syndrome « J'ai-trois-ans-et-je-m'assume », qu'il avait piqué par ci par là. Il reprit pied avec la réalité – ce qui arrivait très, mais alors très rarement, comme vous pourrez le voir.

« Bon, okaaaay, qui m'a lancé un sort ? Je sais pas encore si c'est pour le féliciter ou le démembrer sans anesthésiant… »

Il laissa le temps aux humains pour que l'information atteigne le cerveau. Ceux-ci n'étaient pas certains que le jeune homme soit sérieux, mais d'après le tête de psychopathe-tueur en série qu'il affichait à ce moment, il semblerait que si. Diantre, était-il réellement encore humain ?

« Bon, j'attend. Magnez vous, sinon je vous arrache à tous les tripes et je vous pends avec aux créneaux que doit certainement posséder ce château. »

Draco manqua de s'étouffer. Il manquait pas de culot, ça on pouvait le dire. Pour qui il se prenait pour les menacer ainsi alors qu'ils étaient sur leur territoire ? Et voilà qu'il se mettait à penser comme un chien. Bientôt, il ferait des réserves pour l'hiver, et ressemblerait à un écureuil… ou histoire de faire encore pire, à la belette. Ciel.

Avant d'avoir pu dire quoique ce soit au brun, le vampire s'approcha, et William parut surpris. Il ne l'avait pas vu. Les vampires étaient pleins de ressources. On pouvait voir un sourire amusé sur ses lèvres, à cause des remarques très sympathiques de son jeune ami. Et oui, ne l'oubliez pas, Nathaniel était un vampire, et par définition, un vampire, c'est sadique. Profitant de l'ersatz de calme que son apparition avait apporté, Nathaniel déclara :

« Sache qu'aucun d'eux n'aurait pu te toucher… »

William digéra l'information. Le silence se fit. Et la lumière aussi, par la même occasion. Si c'était pas un de ces sorciers qui l'avait touché, c'était forcément…

« Tu m'as vendu ?! Oh l'enflure. J'te cause même plus… »

Certes, c'était une remarque assez peu mature. Mais que voulez vous dire d'autres à un vampire surpuissant qui avait l'âge d'avoir connu vos arrière-arrière-arrière-…-arrière grands parents ? Les possibilités étaient assez réduites. L'information complète donnée par Nathaniel finit par atteindre le cerveau.

« Atta deux minutes. Tu dis qu'ils peuvent pas me toucher ?

-T'étais pas censé me bouder ?

-Si, mais ta sentence attendra bien deux minutes le temps que t'éclaires ma lanterne.

-Pour ce que t'as entre les deux oreilles…

-C'est sur que niveau vide intersidéral, tu t'y connais. Que veux tu, c'est la faute de l'environnement. Je prends exemple sur mes mentors. Alors ?

-Si on t'envoie un sort, il se fait arrêter… » William sembla surpris. Nathaniel rajouta silencieusement pour lui : « Me dis pas que t'as pas remarqué…

-Tiens, j'avais jamais fait gaffe…

-Ca se dit adulte et ça a pas le sens de l'observation…

-Ca se dit vampire plus que centenaire et ça sait pas pourquoi…

-Sale gosse.

-Héhé. »

Severus se relevait difficilement, tout en observant – et en écoutant – les deux nouveaux venus. Plus le temps passait, plus il se disait que oui, ils étaient complètement et immanquablement cinglés. Pourquoi ciel tout ceci leur tombait dessus, uh ? Sur tous les putains d'êtres vivant magiques ou pas sur cette satanée planète, il avait fallu qu'ils tombent sur un vampire complètement allumé et un gosse trop puissant bien atteint. D'abord ils échangeaient un dialogue de sourds pourvu d'une maturité plus ou moins équivalente à celle de gosses de dix ans se disputant un jouet, et maintenant ils se fusillaient du regard.

Cependant, en observant ça de plus près, il put remarquer que ce n'était pas seulement des réactions dignes de certains de ces incapables à qui il essayait d'enseigner, mais que c'était tout de même un peu plus profond que ça : il y avait de la légilimancie dans l'air. Mais petit problème, ce n'était pas l'utilisation standard : normalement, on ne pouvait que voir certains des souvenirs et l'esprit de la personne mise sous le sortilège, mais là, ils semblaient tenir une conversation. Mais qu'est ce que… ?

« Ok, ok, admettons, mais c'est parce que c'est toi…

-Une si grande preuve de confiance me va droit au cœur (« T'en as pas. » « Fais comme si. »). Je dois me sentir honoré ?

-Absolument. Tu risques pas de voir ça tous les jours…

-Content d'apprendre que tu ne fais pas confiance au premier plouc venu capable de te raconter quelque chose qui tient la route…

-Tu crois que je te fais confiance ? Ha ha ha !

-Je devrais me sentir vexé, là…

-Mah nan mon chou, j'oublie juste pas que t'es un vampire. Et je crois que ça, tu dois plutôt le prendre comme un compliment, il me semble.

-Et si tu me fais pas confiance, pourquoi t'acceptes ?

-Mais siiiiiii, je te fais confiance. C'était juste pour t'emmerder un peu, je pensais pas que tu prendrais la mouche. Enfin, dans une certaine mesure : si tu me demandais de me jeter dans un volcan en activité pour la sauvegarde des éléphants nains roses en antarctique, je pense que tu sais où tu peux te la mettre, ta solution.

-Tsss, je te jure toi, on se demande quel âge t'as.

-Ouais, moi aussi.

-Mais ça répond pas à ma question.

-Je m'emmerdais un peu ces derniers temps…

-Mais tu passes ton temps à bosser depuis deux mois.

-Ouais, ben ça veut pas dire que c'est captivant. Tu vois le blondinet là bas qu'on m'a envoyé tuer…

-Et qui est toujours vivant…

-Ferme là. Donc, le blondinet, sa vie, elle est franchement nulle. Je me suis fait chier comme un rat mort. Puis les autres étaient pas mieux.

-Mais comment tu peux dire que tu t'ennuies si tu travailles ?

-Parce que. Bon, tu me laisses finir ou je me tire ?

-Tu vas nulle part. Raconte donc.

-Donc, je m'emmerdais, et un peu de distraction me fera pas de mal, et je suis de toute manière à même de me défendre seul.

-Et tout à l'heure alors ?

-Essaie encore une fois de me lancer un sort, et tout vieux vampire croulant que tu sois, tu le sentiras passer, très cher.

-Que de haine en ce bas monde.

-Et oui, la vie est rude chez les humains. »

Une fois leur échange fini, ils remarquèrent les humains devant le bureau du vénéré directeur, qui s'étaient enfin remis du choc, bien qu'il en manque un à l'appel, pour cause de séjour à l'infirmerie. Voyant la discussion terminée, ils reprirent place. Snape marmonna un vague :

« Vous excusez pas surtout…

-Sur que j'ai que ça à faire…

-Sachez, très cher professeur de je sais pas quoi, qu'il est extrêmement difficile d'arracher des excuses à ce sale gosse.

-Ferme laaaaaaa, Nathaniel.

-Aucun respect pour ses aînés…

-Quelle utilité ? »

Severus ne savait décidemment pas s'il appréciait ce jeune homme à l'esprit caustique ou s'il souhaitait le balancer par la fenêtre – bien qu'il fut prouvé que l'effet serait négligeable. Il possédait une répartie intéressante et un humour à toute épreuve, mais Severus n'aimait guère être la cible des remarques dans ce genre. En tout cas, il était très impertinent, et il avait grande envie de lui envoyer un bon Impardonnable, là tout de suite…

« Essayez juste pour voir… »

Snape en fut tout bonnement interloqué – ce qui arrivait très rarement. Il savait très bien qu'il n'avait pas parlé à voix haute – sinon, ça ferait longtemps qu'il serait mort – et étant un Occlumen, ce dernier n'avait pas pu deviner ses intentions. En fait, même s'il n'avait pas été Occlumen, il n'aurait pas pu… normalement. Et on ne pouvait pas lire dans les pensées. Alors comment… ?

« Bon, c'est pas que je m'emmerde, mais je sais toujours pas pourquoi je suis là. Je suppose que c'était pas pour le fun de m'assommer…

-J'ai comme l'impression que tu t'en souviendras longtemps.

-Oh que oui. Tu sais bien que j'ai horreur qu'on me touche.

-Certes, mais c'était pour la bonne cause.

-Alors ça, j'en sais rien et j'en ai rien à battre. Donc, qu'est ce que je fais ici ?

-Mais je te l'ai déjà dit…

-Naaaah, tu m'as juste dit d'écouter sans tout casser.

-C'est ce que tu dois faire ici : tu écoutes.

-J'ai l'habitude d'écouter ?

-Certes non. Mais cette fois ci, tu vas le faire.

-Pourquoi ?

-Parce que ça te concerne.

-Comme à chaque fois.

-Et que sinon, je t'emmènerai plus au manoir.

-Ca, c'est les vieilles menaces pour quand j'avais six ans. Puis j'ai plus besoin de toi, je peux y apparaître tout seul.

-…Depuis quand ?

-La troisième visite, je crois…

-…T'es vraiment chiant, tu le sais ça ?

-On me l'a déjà dit, oui.

-William, s'il te plait, écoute.

-D'accord, d'accord… »

Nathaniel trouva étrange que William ait abdiqué si vite. Avait-il compris que c'était important et capital pour lui ?

Dumbledore, qui avait compris que c'était à son tour de parler, prit la parole :

« Tout d'abord, le meurtre de deux personnes.

-…

-William ? »

Le vampire porta son attention sur le jeune. Celui-ci regardait par la fenêtre, les yeux dans le vague.

« William… WILLIAM ! »

Le jeune homme sursauta, complètement ailleurs, et maugréa :

« Quoi ?! T'es pas obligé de gueuler, je suis à côté de toi et je ne suis pas sourd.

-C'est pas sur. Tu pourrais répondre quand on te parle.

-Tu m'as dit écouter, pas répondre.

-Parce que tu peux me dire ce dont Dumbledore vient de parler ?

-On a pas la même notion d'écouter, il semblerait… »

Des fois, ce môme était réellement insupportable. Même au bout de toutes ces années, Nathaniel ne parvenait toujours pas à s'y habituer.

« Donc à chaque fois qu'on te demandait d'écouter, c'était du vent…

-Mais non ! J'écoutais.

-Et pour toi, écouter, c'est quoi ? »

William ne répondit pas et se contenta de sourire. Une sourire qui pouvait paraître vraiment horripilant.

« Oh, s'il te plait, pour une fois dans ta vie, tu pourrais pas écouter, voir même répondre, si besoin est ?

-Je vais essayer, mais je te promets rien. »

Le directeur aurait pu trouver ce jeune homme et cette situation amusante, si elle avait eu lieu dans un autre contexte. Après tout, William pouvait être considéré comme un meurtrier. Ils avaient déjà certes tous tué dans cette pièce, mais hormis le vampire, aucun par bonté de cœur. Et il en avait fait son métier… Une fois que le vampire eut réussi à faire réagir son compagnon comme il fallait, il reprit :

« J'aimerais avoir quelques petits renseignements sur le meurtre de…

-Mais le blondinet est pas mort, qu'est ce que vous me faites chier avec ça ? Qu'est ce que vous voulez que je vous dise ?

-Pas la tentative d'assassinat contre Mr Malfoy…

-Alors pourquoi est ce que je suis ici ? Si c'est pas pour lui…

-Vous avez tué deux personnes de notre gouvernement surprotégées. Il nous fallait savoir comment, donc on vous a fait retrouver…

-Joshua s'est fait enfler en beauté, déclara William à l'intention de Nathaniel. Donc, qui ?

-Deux personnes…

-Soyez plus vague, là, je vois pas.

-Deux hommes…

-Ah, c'est déjà un peu mieux. Mais bon, j'ai eu pas mal de travail dernièrement, alors si vous vouliez bien être plus précis…

-Deux qui avaient un garde du corps…

-Attadez deux minutes, je réfléchis… Vu que c'était des sorciers, oui je vois. Finalement, ça m'étonne même pas que ce soient des sorciers, leurs fringues étaient trop bizarres

-Vous êtes un sorcier aussi je vous signale, grogna Draco. Il aimait peu se faire insulter, même si ce n'était pas directement, car bien évidemment, que ce soit la mode moldue ou sorcière, il était toujours habillé avec classe.

-Peut être, mais je m'habille pas comme un clown, merci. »

Draco se demanda si, par hasard, il ne devait pas prendre la remarque pour lui. Finalement, il laissa passer sans s'y attarder, ce n'était ni le lieu ni le moment de s'énerver.

« Comment les avez-vous trouvé ?

-On m'a donné un lieu et une heure où je pourrais les trouver.

-Où donc ?

-Dans un vieux bar miteux dans le centre de Londres. Bizarre d'ailleurs, j'ai trouvé les deux là bas. »

Severus fronça les sourcils. L'investigateur était très renseigné, il semblerait, car les membres du gouvernement ne passaient que peu par le chaudron baveur. Et ce n'était pas bon, car si l'emploi du temps des personnes importantes dans ce genre étaient si faciles à trouver… Et il ne s'étonnait même pas du fait que le tueur à gage ait put trouver le bar, car même si vous êtes sorcier, si vous savez pas exactement où il est et ce que c'est, vous passez devant sans le voir. Il avait dépassé ce stade.

« Je vois. Et comment les avez-vous… euh…

-Abattus ?

-…Hum, oui. Donc, comment ?

-Vous voulez savoir comment je les ai tués ? s'étonna William.

-Exactement.

-Ben… J'ai fait comme pour les autres, je les ai flingués. Mais vous avez du le voir ça…

-Vous leur avez tirés dessus ?

-C'est ce que je viens de dire.

-C'était donc ces deux impacts que l'on a trouvés sur les cadavres. »

En effet, les sorciers légistes avaient trouvé deux trous béants sur ces personnes. Mais n'étant pas habitués à ce genre de blessures…

William se demandait le but de cette conversation. Si ces personnes étaient si importantes, ils avaient du faire des autopsies. Donc, ils auraient du trouver tout ça. Donc, pourquoi, au nom de Dieu, ne le laissait-il pas tranquille ? Snape le sortit de ses pensées existentielles lorsqu'il lui demanda :

« Vous avez utilisé un sort avant de tirer ?

-…Ben, j'ai jamais jeté de sorts… »

...Jamais jeté de sorts… ? Comment ça ? Draco se demanda s'il ne se payait pas un peu leur tête. S'il n'avait jamais jeté de sorts, qu'est ce qu'il faisait ici ?

« Vous n'avez jamais lancé de sort ? demanda Snape.

-C'est bien vous savez répéter.

-…

-Calmez vous, Severus, intervint Dumbledore, un sourire amusé aux lèvres.

-Avec lui, ça risque d'être dur.

-Je vais prendre ça comme un compliment.

-Ce n'en était pas un.

-Ce que vous pensez ou non, je m'en fous…

-J'vais le tuer. » marmonna Severus pour lui-même.

William s'amusait beaucoup. Ce n'était pas tous le jours qu'il rencontrait un homme comme ça, il en profitait.

« Voyons, calmez vous tous les deux. Jeune homme, vous dites n'avoir jamais usé de magie ?

-J'ai pas dit ça.

-Et qu'avez-vous dit alors ? interrogea Severus, acide. Il avait repris le contrôle de lui-même.

-Que j'avais jamais lancé de sort.

-Et où est la différence.

-Ici. »

A ces mots, William fit apparaître une flamme au bout de ses doigts.

« Là où vous, vous utilisez un sort, moi j'utilise la magie. »

Snape regardait le phénomène estomaqué. Ah ouais, quand même, il contrôlait un élément… Cependant, il n'avait pas vraiment compris ce qu'il avait dit.

« Quoi ?

-Aaaaah, cherchez pas, il a trop traîné avec Jillian, déclara Nathaniel. C'est en général dépourvu de tous sens.

-Je t'emmerde.

-Je sais, je sais.

-Donc, vous n'avez rien fait de spécifique ?

-Naaaaaaan ! Vous voulez que je vous le dise encore une fois ? J'ai rien fait avant de tirer, et non, les balles n'étaient pas en kryptonite, en nitrate d'argent, en plutonium, ou encore en bouse de vache. Juste en acier.

-…Bouse de vache ?

-Ooooh, ne sous estimez pas les dégâts que ces choses peuvent faire. Ça peut même mettre un vampire à terre.

-Ah oui ?

-Et oui. Demandez lui.

-T'étais pas obligé de le dire, ça, grogna Nathaniel.

-Oh que si. »

C'était intéressant à savoir, en cas d'éventuels problèmes futurs. Et également, cela confirmait que ces deux ahuris était bon pour l'asile.

« Revenons en au sujet, vous voulez bien ? sourit Dumbledore.

-Faites donc.

-Rien ne s'est passé ? Les balles ont atteint leur but ? continua Snape. Il avait vraisemblablement pas l'intention de s'éterniser plus que nécessaire. Plus vite ces enquiquineurs seraient partis, plus vite la vie reprendrait un semblant de normalité.

-Si ça n'avait pas été le cas, je ne serais pas là. J'aurais fini par me suicider ou m'expatrier à force d'entendre les autres débiles se foutrent de moi. »

William avait une répartie à toute épreuve. Et aussi un détachement fou.

« Pourquoi n'avons-nous pas retrouvé de balles ? S'ils en avaient trouvé, ils nous l'auraient dit... »

Draco regarda Severus, étonné. Il n'était pas au courant de ces légers détails. Ou bien… peut être qu'on lui en avait parlé, maaaaais… qu'il n'avait pas écouté. Encore. Il faudrait éviter de reproduire ce genre d'incidents, ça allait finir par lui porter préjudice.

« Aucune idée, mon ami.

-De quoi vous parlez ? s'agaça William. La patience n'avait jamais été un de ses traits de caractère.

-On n'a pas retrouvé de balles sur les cadavres.

-Ah non ? Sont peut être ressorties…

-Non.

-… Si vous le dites. »

C'était inquiétant : comment de simples balles avaient-elles pu tuer des sorciers ? Particulièrement ces sorciers ? Et d'ailleurs, où est ce qu'elles étaient ? Peut être que les retrouver pourrait les aider, mais comme elles avaient disparues… Pfiou ! comme ça, volatilisées…

« Vous êtes vraiment sur que vous n'avez rien fait ? insista Severus.

-Oh, zut, moi qui croyais que vous n'alliez pas insister… Bon, je vais tout vous avouez… » Snape sourit. Et voilà, il avait toujours raison. « Donc voilà, j'ai casé tout mon foutoir dans un pentagramme de sang d'ornithorynque et avec des bougies rose senteur œuf pourri – super important. »… Et il déchanta bien vite. « J'ai balancé une patte d'éléphant rose nain d'Alaska pilé – vous savez, le fameux éléphant en voie de disparition, donc c'est super rare – et j'ai sacrifié un bébé castor en chantant une formule pour faire le rituel de bénissement du Dieu Kwallalacépholuès. Conseillé par un gars au nom imprononçable, et ça marche super bien. Voilà, vous savez tout.

-Vous vous moquez de moi ?

-Mais non, voyons, vous vous faites des idées. »

Snape observait le jeune homme, presque blasé. Ça lui arrivait jamais d'être sérieux ? Le pire, c'est qu'il avait sorti tout ça d'un coup, sans réfléchir… On pouvait dire qu'il avait de l'imagination.

« Enfin… Pourquoi toutes ces questions, à la fin ?

-Parce que ces hommes étaient protégés de tous types d'attaques pour éviter les incidents de ce genre. Mais visiblement, ça n'a pas marché. En plus, le deuxième était encore plus protégé, mais ça, ça n'a visiblement posé aucun problème à votre entreprise.

-Ah. Et ?

-Et bien, on essaye de savoir pourquoi…

-Je pense que je sais, déclara Nathaniel, débarquant encore une fois dans la conversation.

-Tu penses ?

-…Nan, je suis sure.

-Ah ?

-Mais oui, tu sais, j'ai toujours raison.

-Ouais, et moi je suis blond, je m'habille en rose, et je m'appelle Barbie.

-Tu m'avais caché ça.

-On évite de dévoiler ce genre de détails.

-Oui, je sais ça.

-Ah, toi aussi. Donc ? »

Mais Nathaniel, tout pas bon samaritain qu'il soit, était aussi un sacré emmerdeur. On est vampire ou on ne l'est pas, on est sadique ou on ne l'est pas… bref, on est Nathaniel ou on ne l'est pas.

« Youhouuuuu, la Terre appelle la Lune ! Allez, accouche ! Pousse encore un peu, on voit presque la tête.

-J'aurais du demander une péridurale.

-Peut être, mais de toute manière, l'anesthésiste est tombé dans un coma éthylique. Bon, accélère le mouvement, l'impatience commence à se faire sentir.

-Et ?

-Et les ennemis ne sont jamais loin.

-Euh ? » demanda Nathaniel en désignant les sorciers. « Bah, j'ai tout mon temps alors.

-Y'en a qui seraient capables de faire une césarienne. Et l'anesthésiste est toujours hors service.

-D'accord, ça va, ça vaaaa. Les exercices de respiration et de relaxation pour femmes enceintes, c'est pas à moi qu'il aurait fallu les apprendre…

-Nathaniel…

-Oui, ouiii, je sais. Donc… Ces deux sorciers étaient protégés quand ils se sont fait tuer ?

-Oui.

-Comment ?

-Magiquement.

-Ouais, ça, on s'en fout. Tant que c'est pas d'armures ou de gilets par balles qu'on parle, et encore, ça sert à rien.

-Quoi ?

-Et bien, William a du déposer de sa magie sur son arme, donc sur les balles, et quand elles sont arrivées sur les cibles, pouf, c'est passé au travers de vos protections, comme on coupe dans du beurre, et après, ça a du exploser, ou se désintégrer, là par contre, je ne sais pas trop, à cause d'un surplus de magie, avec toutes les potions, les sorts posés et tout…

-C'est impossible.

-De quoi ?

-Qu'il imprègne sa magie sur ce qui l'entoure.

-Ah, ça. William a toujours fait des trucs qu'il aurait pas du normalement.

-Quoi ?

-Il a toujours fait dans l'original.

-Je dois le prendre comment ? intervint William.

-Comme tu veux.

-Même s'il pouvait étendre sa magie, ça serait impossible, répliqua Severus. Il commençait à en avoir un peu marre.

-Ah ? »

William haussa les épaules et soupira. Déjà, on parlait de lui comme s'il était pas là, et c'était agaçant, et les entendre débattre sur si oui ou non, il avait pu ou pas faire il-ne-savait-déjà-plus-quoi était assez…et bien, saoulant. Comme pour tous les jeunes, de son âge ou pas, lorsque la situation était royalement chiantesque, comme maintenant, il n'avait qu'une envie, aller dormir et s'enterrer dans sa chambre sans sortir pendant trois jours, sauf pour aller manger (forcément, il avait la salle de bain dans sa chambre, hein. Devenir cradingue, très peu pour lui), maaaaaaaaais… ces emmerdeurs ne semblaient pas d'accord. Ciel. Voilà que le gars aux cheveux gras commençaient à perdre patience, d'ailleurs…L'autre gars aux cheveux noirs était dans la lune – il avait un peu l'air tout le temps à l'ouest, en fait… –, et le blondinet semblait un peu dans le même état que lui : somnolant, il en avait ab-so-lu-ment rien à faire.

« Les sorciers étaient protégés –

-Par des moyens magiques, oui je sais. Je suis pas en décomposition, j'ai encore un cerveau (« Hum hum… » « Tais toi, sale môme »), je m'en souviens. Mais vous visiblement, vous devez avoir quelques problèmes : j'ai déjà di que ça avait servi à rien !

-Par les sorciers les plus puissants du monde magique ! continua Severus, ne laissant pas l'agacement le submerger. Ces deux là était définitivement pires que Black et Potter dans leur jeunesse.

-De votre monde, oui…

-Qu'est ce que vous voulez dire ? »

Dumbledore, lui, avait parfaitement compris et enregistré ce que le vampire avait dit. Et soit c'était très bon pour eux, soit très mauvais… Bon, Snape aussi avait compris, mais ce que cet ahuri sous entendait était tout simplement impossible. Cet illuminé ne pouvait pas être ce que le vampire disait qu'il était. Il était tout ce qu'il y avait de plus… Bon ok, non, il n'était pas banal, pas du tout même, mais oh ! il n'avait rien non plus d'extraordinaire. Même s'il maîtrisait la magie sans baguettes et un élément. Même s'il lui avait fait presque peur tout à l'heure…. Bon, ok…

« Ce que je veux dire, c'est que vous avez à peine idée de ce que quelqu'un de vraiment puissant est.

-Et vous oui, bien sur… »

Le vampire ne fit qu'un sourire sarcastique. Ok, le message était passé : un-zéro pour le vampire. Mais Severus ne pouvait toujours… ne voulait toujours pas croire que ce gamin arrogant pouvait être aussi puissant que ce qu'il disait… Mais… la magie sans magie était un acte très compliqué, acte de magie supérieur : n'importe quel crétin ayant un minimum de capacité magique et un peu d'entraînement pouvait maîtriser les sorts bénins sans baguettes. Draco, Black et lui-même le faisait. Lupin aussi. Mais quand à maîtriser la forme de la magie… Faire ce que l'on voulait de sa magie… C'était extrêmement rare. Les sorciers possédant cette capacité se comptait sur les doigts d'une main : les Fondateurs et Merlin. Et peut être Dumbledore et Voldemort, mais rien n'était sur.

Mais voilà que lui le faisait. Et le voir ainsi, sur sa chaise, complètement ailleurs, ayant décroché depuis un bon bout de temps, le confortait dans son idée : si c'était le cas, ce gamin ne devrait pas être aussi puissant. Il était tellement je-m'en-foutiste… c'était très risqué, on ne savait pas ce qu'il allait faire… S'il s'alliait à Voldemort, s'il était si puissant, l'avenir s'annonçait mal. Et malgré ses habilités d'espion, il lui était impossible de dire dans quel camp ce jeune homme serait plus favorable d'aller.

C'est à ce moment là que le jeune homme sursauta, entraînant dans son mouvement le reste de la pièce dans son mouvement. Même Nathaniel, tellement il ne s'attendait pas à le voir bouger avant une demie heure. Et sauf Black, qui était toujours à l'ouest.

« Qu'est ce qu'il y a ? S'enquit Nathaniel, curieux de savoir ce qui avait bien pu faire réagir William alors qu'il était dans une de ses phases « Je-fais-dodo-et-j'emmerde-le-monde ».

-Quelqu'un arrive… »


Note d'auteur : Mwahahahahahaha, j'ai voulu une fin sadique, j'en ai fais une ! Mais bon, j'ai du en faire des pages pour en arriver là xD, je voulais m'arrêter à 18 pages moi, à l'origine x3…

Enfin bref, on pourra pas me dire que c'est pas long, parce que 24 pages, voilà quoi… Je me suis fait chier pour ce chapitre, c'est pour ça qu'il est arrivé si tard. D'ailleurs, j'en suis vraiment désolée, hein…

Et bon, ça se barre un peu en live aussi, mais bon, on va pas faire gaffe… Donc, qu'est ce vous en pensez ? Héhé, on tape pas, non plus…